Aux actes citoyens13/05/13

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Inauguration du composteur collectif de la rue Bodin03/05/13

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Les communistes sur la place Sathonay01/05/13

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Soirée super-féministe08/02/13

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Les étoiles nous appartiennent !21/12/12

Je suis un réfugié politique italien, non-extradé par François Mitterrand. Comme d’autres camarades italiens dans les années 1970-80, nous avons trouvé asile politique en France, ce qui ne nous a jamais empêché de continuer la lutte avec les autres réfugiés politiques. En ce qui me concerne, je n’ai jamais cessé d’exprimer mes convictions politiques malgré mon arrestation en vue d’une éventuelle extradition vers l’Italie en 1986.
Je n’ai jamais abandonné mes idées, ni dénoncé mes camarades, et ne me suis encore moins repenti de mes activités politiques, y compris lorsque les gendarmes du général Della Chiesa m’ont torturé en Italie.
Depuis mon arrivée en France, j’ai continué à vivre mon engagement au quotidien avec les camarades français, même lorsque j’ai été arrêté à Paris, en 1984, avec ma camarade Gabriella Bergamaschini. Incarcéré à la prison de Fresnes entre 1984 et 1986, j’y ai mené, avec d’autres camarades prolétaires emprisonnés, des luttes contre la prison en général, et pour l’abolition des régimes spéciaux, comme les quartiers de haute sécurité à l’intérieur des établissement pénitenciers français et italiens, ainsi que des luttes pour la défense des autres prisonniers politiques et de droits communs.
En Italie, j’ai milité pendant de longues années au sein d’organisations révolutionnaires, ce qui m’a poussé à vivre dans la clandestinité pendant 10 ans, dont 2 ans en France, avant mon arrestation. Je ne souhaite pas entrer ici dans les détails concernant les actions auxquelles j’ai participé en Italie, et notamment les opérations politico-militaires afin de protéger ceux de mes camarades toujours en liberté… Je peux néanmoins rappeler que, pendant les années 1970 – ces fameuses années passées à l’histoire comme étant celles où, d’un côté s’est développée « la stratégie de la tensionr » et de l’autre la renaissance des mouvements révolutionnaires -, j’ai participé, entre autres, à des actions d’expropriation révolutionnaire dont le but était de financer le mouvement.
Depuis toujours, en tant que militant révolutionnaire avec mes camarades, j’ai participé activement à la lutte antifasciste : à Turin, en 1972, à la fermeture définitive du parti fasciste (MSI) de Giorgio Almirante ; et toujours à Turin, en 1973, à la « jambisation » des militants de Ordino nuovo, Ambrosini et Cibin. Ces deux nazis c’étaient rendus coupables de graves actes de violence à l’encontre de camarades militants révolutionnaire travaillant à la Fiat et d’autres usines en lutte. Ces mêmes personnages, au début des années 1970, avaient été impliqués dans la tentative de coup d’État organisé par Valerio Borghese et l’organisation secrète neo-fasciste dénommée « Loge P 2 ».
Depuis que je vis en France, j’ai continué en première ligne à lutter contre le fascisme.
Mes chers camarades, suite à l’agression du dimanche 16 décembre, je ne me sens pas une victime, et je ne veux pas pleurer sur mon sort. J’étais et je reste un militant révolutionnaire combattant contre le fascisme et l’oppression capitaliste.
Certes, les tortures que j’ai subies en Italie ont laissé de graves séquelles (lésion vésicale, lésions à la colonne vertébrale, ablation de la prostate…). À cela il faut ajouter les dommages procurés par le contact avec l’amiante dans mon activité professionnelle, ce qui fait qu’actuellement je suis handicapé à 80 %. De plus, seulement trois jours avant cette agression, je sortais de l’hôpital de la Croix-Rousse suite à un nouvel AVC qui a laissé des séquelles au niveau de ma jambe et de mon bras gauches, ce qui fait que je dois désormais me déplacer avec une béquille.
Mon état de santé n’a pourtant pas diminué ma volonté de combattre le fascisme, le capitalisme et toutes les injustices sociales. Il y a quelques jours, j’ai participé à la journée no-TAV, et je soutiens toutes les initiatives militantes et révolutionnaires présentes ici à Lyon.
D’ailleurs, depuis mon arrivée à Lyon, et à la Croix-Rousse en particulier, j’ai toujours participé aux nombreuses activités et actions qu’y se sont développées et qui continuent à maintenir vivant les mouvements squats, anticapitalistes, antifascistes, libertaires et alternatifs.
Ce dimanche 16 décembre, en sortant de mon domicile vers 7 heures du matin, j’ai remarqué deux personnes sur le trottoir d’en face mais, je n’avais aucune raison d’y prêter attention. Mais, quelques secondes plus tard, alors que je continuais tranquillement mon chemin, ces individus se sont approchés et, après m’avoir demandé s’ils pouvaient me parler, l’un d’entre eux a sorti une batte de base-ball de son blouson et m’a frappé à la tête. Le deuxième m’a dérobé la béquille avec laquelle il m’a aussi frappé, suite à quoi je suis tombé par terre. Sur ça, une troisième personne que je n’avais pas encore vu, est arrivé et à son tour m’a donné des coups de pieds dans les jambes et au ventre… Enfin, j’ai entendu ce troisième individu s’exclamer : « On l’a bien cassé, on peut y aller ! »
Sachez chers camarades que ce n’est pas cette agression qui me fera me désister de mon engagement contre le fascisme. Sachez que, malgré ma condition physique précaire, ils ne me réduiront pas au silence. Sachez enfin que jusqu’à mon dernier souffle, j’apporterais mon soutien et ma solidarité aux camarades révolutionnaires et antifascistes avec force et dignité.

Les étoiles sont à nous et nous appartiennent.
La lutte contre le fascisme et le capitalisme continue.
Courage camarades, ne baissez jamais les bras !

Salvatore Cirincione, 21 décembre 2012

Ceux qui souhaitent mieux connaître mon histoire peuvent regarder le documentaire qui résume ma vie et qui est disponible sur Rebellyon : http://rebellyon.tv/La-Notte-di-Toto.html.

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Pierre Darphin – 1925-201218/12/12

Prête ouvrier, philosophe et militant.
Beaucoup de ceux et de celles qui, vers le milieu des années 1970, sont arrivés à la Croix-Rousse et se sont engagés dans des activités nécessitant la publication de tracts, affiches, revues, brochures ou livres ont trouvé dans l’imprimerie IPN (Imprimerie presse nouvelle – devenue AIPN, Association impression presse nouvelle) des ami.e.s, des camarades qui les ont beaucoup aidés dans cette tâche. Faut-il rappeler que pour faire connaître nos idées, nos indignations, nos propositions, nos utopies, à l’époque nous avions que du papier et de l’encre… et cet esprit solidaire d’entraide que des personnes comme Pierre Darphin ne manquaient d’offrir, partager, comme toutes ces personnes qui ne peuvent accepter les injustices sociales, celles contre les plus démuni.e.s qui, pour Pierre, étaient avant tout les immigré.e.s et les Palestiniens.
De 1975 à 1983, nous l’avons côtoyé régulièrement rue Burdeau dans les locaux d’AIPN et avons appris un peu le métier d’imprimeur et celui d’éditeur, aussi grâce à ses conseils. Mais surtout il était, à nos jeunes yeux et cervelles, l’exemple de l’engagement non sectaire ne visant nullement à occuper les places du pouvoir, aussi petites soient-elles dans nos collectifs…
Il était aussi peintre et, il y a quelque temps, on avait exposé ses tableaux de croyant et de militant, ici, sur nos pentes croix-roussiennes.
Aujourd’hui qu’il nous a quitté, je me permets de remercier Pierre pour tout ce qu’il a fait au nom des alternatifs croix-roussiens qui l’ont connu, mais aussi ceux et celles qui continuent a ne pas baisser les bras, qu’ils/elles soient croyant.e.s ou non croyant.e.s.

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Spécial night-clubing libertaire10/10/11

Samedi 8 octobre, me voilà à la Gryffe (7, rue Sébastien Gryphe dans le septième arrondissement) loin, très loin de Ma Croix-Rousse alternative, mais un coup de métro et nous revoilà, comme d’habitude, dans cet espace libertaire ouvert, contre vents et marées, depuis plus de trente ans, pour son pot de rentrée…

Á nous parler de son histoire et de ce qui va se passer, une Croix-Roussienne et un Croix-Roussien l’ont fait. La nouvelle année libertaire adonc commencé, à vous d’y apporter votre contribution… car « notre » librairie a toujours besoin de nouvelles énergies…

Sur ma colline, l’autre semaine il y a eu le pot de la CNT (rue Burdeau) et de la Plume noire (rue Diderot). Je n’avais pas pris de photos, juste le verre de l’amitié et humé cet esprit combatif qui défie le temps et l’espace.
Et puis, toujours ce samedi 8 octobre, le CSA (Centre social autogéré, rue des Tables Claudienne) fêtait sa fermeture… L’ambiance n’était pas aux funérailles, alcool et enthousiasme transpirait autour des nombreux jeunes gens présent-e-s. Je suis sûr qu’ils/elles vont s’aventurer sur d’autres chemins.
Pour l’heure, nous devons les remercier pour avoir, pendant trois ans, apporté leur touche militante sur les Pentes.
Orphelins et orphelines du monde entier, unissons-nous pour bâtir un quartier, une ville, une région, des pays, un monde autogéré.
Et que vivent les CSA d’ici et d’ailleurs;
Il semble qu’à Saint-Etienne et Grenoble viennent d’ouvrir deux CSA…

Enfin, hier dimanche, alors que le soleil boudait notre colline et même le plateau, l’équipe de Vogue la galère avec de nombreux bénévoles trinquait à la bonne réussite de l’édition de 2011 et à celle qui va briller en septembre 2012, avec les lèvres, les mains, les yeux et nos petites ailes d’anges croix-roussiens…

Armez-vous de courage, d’un zeste d’utopie et le ciel reviendra bleu, c’est oncle Mimmo qui vous l’assure !

Bonne semaine à tous et toutes…

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Inauguration aujourd’hui des nouveaux locaux de la Plume noire05/02/11

Inauguration du nouveau local de la Plume Noire 8 rue Diderot, Lyon, à  côté de la place colbert, Bus 6 arrêt Pouteau
Samedi 5 février.
Après des mois de travaux, nous inaugurons notre nouveau lieu par une journée d’activités :
Débat, Apéro et Concert…
Débat à 15h de présentation de l’anarchisme par les militants et militantes de le Coordination des groupes anarchistes. Nos modes d’organisations, nos implications dans les luttes, notre projet de société… Venez en discutez avec nous dans notre nouveau lieu !
Apéro-bouffe à 18 heures (Chorba)

Concert à 20h du groupe Dialek, musique gnawa.

Prix libre

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La Plume noire nouvelle01/02/11

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In memoriam21/01/11

Guylaine et la politique de l’insoumission au commerce équitable, des Pentes de la Croix-rousse au Grand Lyon, un sourire qui cachait l’effort, et toujours l’envie d’apporter une petite pierre à coté de ce grand caillou qui pèse sur nos épaules.
Guylaine et l’élan d’une jeunesse qui, depuis la fin des années 1960 à aujourd’hui, a essayé, avec toute ses forces, de donner un sens à la vie, celle qui sème des fleurs qui sentent l’utopie et colorent notre quotidien.

Guylaine je chante pour toi entre le vert et l’anarchie,

Ciao

(Guylaine Gouzou-Testud est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi. Mariée et mère de trois enfants, elle avait 52 ans.)

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