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Paul Roussenq une vie au bagne


mardi 13 janvier 2026 par JMD

Paul Roussenq (1885-1949) n’avait que les os et la peau. Paul Roussenq c’est le loup dans la fable de La Fontaine. Paul Roussenq a payé cher le prix de sa liberté. Paul Roussenq fut une double victime : d’un ordre social d’abord qui préfère l’affliction à l’amendement et à la régénération parce qu’il est écrit que le délinquant – qu’il soit petit ou grand, multirécidiviste ou non, psychologiquement dérangé ou non, peu importe – doit payer, doit souffrir, dût-il en crever, doit réparer au centuple le mal commis. Un quignon de pain peut vous pourrir la vie. La vie enfermée du vagabond Roussenq nous le prouve : Clairvaux, Biribi, Le Grand Séminaire de Guyane, les CSS de Sisteron et de Fort-Barraux, ainsi qu’un grand nombre de prisons métropolitaines. L’homme est aussi une victime politique car il ne fait pas bon être anarchiste sous la IIIe République. Vingt-trois ans de bagne dont onze année de cachot. Victime politique encore sous la forme d’une marionnette rouge que l’on met au rebut parce qu’elle ne veut plus aller dans le sens voulu par le grand parti des prolétaires. Le parti communiste a vite fait d’effacer les traces du passage de Paul Roussenq, mais Paul Roussenq écrit ses souvenir (sur les bagnes de Guyane et sur l’URSS aussi) et les compagnons anarchistes ne l’oublient pas. La vie de Paul Roussenq éclaire tout un pan de notre histoire coloniale et pénitentiaire. Paul Roussenq a enfin sa biographie. Chez tous les bons et indépendants libraires.

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L’Enfer nîmois du bagne 16


lundi 10 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Jeudi 6 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE ET FIN)

Conclusions

En regard des données analytiques et documentaires de ces souvenirs, s’imposent des conclusions d’ordre juridique, social et humain.

Le Bagne de la Guyane a été créé uniquement en vue de l’anéantissement des condamnés.

C’est la guillotine sèche.

De l’amendement et du relèvement des coupables on n’en a cure.

La justice frappe sans se soucier de guérir ; elle frappe inconsidérément à tort et à travers. En présence d’un acte répréhensible déterminé, le châtiment n’est pas dépendant d’une sereine appréciation.

Il est conditionné à une foule de facteurs plus ou moins impondérables, qui échappent souvent à l’analyse.

C’est la composition du jury, au hasard du tirage au sort et par le jeu des récusations. Il y a la façon du Président des Assises pour orienter les débats, le talent ou l’insuffisance d’un avocat, l’isolement ou les relations de l’accusé, les réactions de la presse et de l’opinion publique dans un sens ou dans un autre. Les circonstances de temps et de lieu, la bonne humeur ou l’hypocondrie des juges sont autant de facteurs imprévisibles qui inspireront le verdict.il faut mettre en ligne de compte l’élasticité des peines encourue.

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L’Enfer nîmois du bagne 15


dimanche 9 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mercredi 5 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

À la visite médicale. Un jeune bagnard se présente, le corps squelettique.

  • Monsieur le Major, je me sens faible ; soyez assez bon de me donner un fortifiant et un peu de repos

Le chef de camp, qui assiste toujours à la visite :

  • Monsieur le docteur, c’est une mauvaise tête ; il vient de sortir du cachot.

Le médecin : « Ah ! oui… eh bien, il a besoin de se retaper un peu à l’hôpital !

Un autre condamné lui succède. Il a une plaie à la jambe.

Le chef de camp, sans préambule :

  • Monsieur le Docteur, c’est un maquillage !

Le médecin le toise, se lève de son siège et lui dit :

  • Tenez, prenez mon casque et asseyez-vous à ma place !

Tète du chef de camp.

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L’Enfer nîmois du bagne 14


samedi 8 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mardi 4 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

Albert Londres a fait connaître le monde du Bagne – les gardiens et les gardés.

Il les a campés, les uns et les autres, sans ménagement. Mais l’on voit bien que sa sympathie va vers le prisonnier – malgré ses tares – et qu’il n’a que du mépris pour le geôlier – à cause de ses excès.

Albert Londres n’a rien exagéré, mais il a déformé parfois et son esprit s’est exercé aux dépens de la véracité.

Il m’a consacré un chapitre : « Roussenq l’Inco », dans lequel son esprit d’imagination s’est donné libre cours.

Afin de frapper l’esprit des foules, il m’a présenté comme un homme abruti par une longue et dure répression, et qui avait perdu la notion de vivre.

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L’Enfer nîmois du bagne 13


vendredi 7 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Lundi 3 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

Enfin, le bateau accoste. La foule des libérés se presse sur l’appontement.

Une scène indescriptible, et qui s’avère fantastique, lors de l’arrivée d’un gros cargo, se produit alors.

M. Lavilla, carnet et crayon en mains, est debout sur une caisse, car il est petit de taille. Les libérés l’entourent, le pressent, l’étouffent presque. Il ne reste pas longtemps sur son perchoir. Bousculé et balloté dans tous les sens, cet infortuné ne sait plus où donner de la tête. Tout le monde parle, crie et vocifère à la fois.

Les noms, prénoms ou surnoms des candidats au déchargement fusent de toutes parts :

  • François ! M. Lavilla ;
  • Bertrand ! M. Lavilla ;
  • Dédé ! M. Lavilla !

Ce dernier, inondé de sueur, presque porté en triomphe dans ce remous humain, inscrit des noms sans rien dire. Il doit subir de terribles assauts.

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L’Enfer nîmois du bagne 12


jeudi 6 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Samedi 1er Dimanche 2 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

J’en ai connu qui faisaient venir des médicaments de France – de leur poche – pour soigner les malades ; qui leur apportait de chez eux du vin vieux et des œufs ; qui se levaient en pleine nuit pour se rendre compte de l’état d’un malade grave.

À cet égard, je dois citer particulièrement le médecin-commandant Rousseau, qui fut un véritable apôtre de bienfaisance.

Plusieurs sont morts là-bas, victimes de leur magnifique dévoûment.

Ce sont les médecins qui m’ont épargné des années de cachot en m’hospitalisant maintes et maintes fois, sans autre diagnostic que celui de misère physiologique. Celle-ci est le lot de la plupart des condamnés qui sont en outre sous le coup de toutes sortes de maladies.

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L’Enfer nîmois du bagne 11


mercredi 5 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Vendredi 31 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

En somme et pour conclure, ce lieu d’infamie qui aurait dû être un sanatorium n’est pas autre chose qu’un vaste cloaque, un dépotoir de déchets humains, un terrain admirablement préparé pour les anéantir dans un minimum de temps.

Le régime pénitentiaire français n’a pas lieu d’en être fier.

C’est peut-être pour cela que le Nouveau Camp a été relégué en pleine brousse et qu’on l’a entouré d’une haute palissade, comme si l’on voulait cacher aux yeux profanes la hideur de son intérieur et le stigmate de ses hôtes.

La répression judiciaire

Une juridiction spéciale réprime les délits et les crimes commis par les condamnés en cours de peine. Le tribunal maritime spécial, qui siège tous les trois mois à Saint-Laurent, est chargé de prononcer les peines encourues.

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L’Enfer nîmois du bagne 10


mardi 4 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Jeudi 30 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

Certes, à première vue et si l’on se fie aux apparences, cette opinion erronée peut se défendre. Tous les jours on enregistre en moyenne une douzaine d’évasions. Les condamnés ont la facilité de quitter les chantiers à chaque instant ; ils peuvent traverser le fleuve Maroni, pour aller en Guyane Hollandaise, ou bien descendre son cours pour prendre la mer et aller aborder en Guyane Anglaise ou au Vénézuéla. De ce fait, ils sont partis évadés.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Les forçats en rupture de ban qui vont se réfugier dans les pays voisins y sont reçus en indésirables et traités comme tels.

On les arrête et on les détient deux ou trois mois, puis on les renvoie en Guyane une fois les formalités de refoulement accomplies.

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L’Enfer nîmois du bagne 9


lundi 3 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mercredi 29 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

L’institution des porte-clés, condamnés auxiliaires au service de l’Administration ne pouvait légalement couvrir ces sévices abominables.

Mais il ne faut pas parler en Guyane de légalité. Le silence était de rigueur aux Incos, de jour et de nuit. Défense de fumer. Ils couchaient aux fers sur la planche, côte à côte. À leurs pieds se trouvaient des boîtes vides de conserves, pour satisfaire à leurs besoins naturels.

On ne leur donnait la soupe du soir qu’une fois accomplie l’opération du ferrage.

Ainsi il advenait qu’au moment du repas quelqu’un éprouvait le besoin d’aller à la selle, la diarrhée sévissant à l’état endémique ; les voisins, dès lors, en prenaient plus avec le nez qu’avec une pelle…

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L’Enfer nîmois du bagne 8


dimanche 2 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mardi 28 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

le puni de cachot était mis en possession du tout par l’intermédiaire, et souvent un billet accompagnait l’envoi.

Il arrivait cependant que le porte-clés en question, faisant montre de duplicité, informait le surveillant qu’il avait la presque certitude qu’un homme de corvée avait passé objets de contrebande à un tel – celui-là précisément qu’il avait ravitaillé. – Alors une fouille avait lieu ; le tabac et le restant étaient saisis et le porte-clés en bénéficiait. Il faisait donc d’une pierre deux coups.

Comment passer son temps, durant des années de cachot ? On causait étendus sur notre couverture devant la porte ; on jouait aux charades ou bien l’on racontait des histoires. Ce n’était pas sans aléas. Parfois le porte-clés ouvrait tout doucement la porte du couloir donnant dans les cachots ; le surveillant se glissait derrière lui en pantoufles.

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L’enfer nîmois du bagne 7


samedi 1 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Lundi 27 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

L’existence au cachot

Ainsi que je l’ai déjà noté, le régime du cachot consistait en l’isolement complet dans un étroit local sans fenêtre, au pain sec deux jours trois bat-flanc de bois où l’on se couchait, était muni à son extrémité inférieure d’une barre de fer munie aux extrémités de deux anneaux. Préalablement, le patient avait passé son pied droit dans cette boucle, qui le tenait ainsi rivé au bat-flanc, après que l’on avait fixé l’extrémité mobile de la barre au moyen d’un piton et d’un écrou solidement serré.

Il y en avait pour douze heures. Les punis de cachot appelaient cela « le plat de ferrailles ». Les cachots étaient disposés parallèlement sur deux files, ce qui permettait les communications illicites – qui donnaient lieu à de nouvelles punitions. Peut-être avait-on calculé cela dans l’élaboration des devis.

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L’enfer nîmois du bagne 6


vendredi 31 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Samedi 25 Dimanche 26 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

J’eus l’occasion de le voir à ma libération ; il me félicita et me dit de bonnes paroles. Passons. Si tant d’années m’ont été octroyées, ce n’est pas que la discipline du bagne soit dure en elle-même normalement. Non pas. Aussi bien au travail qu’au repos, les condamnés peuvent causer et fumer, dans les cases, ils se débrouillent à bricoler pour améliorer leur ration, on peut y chanter, faire de la musique. Il y a loin de là au régime des prisons de France. Seulement de temps à autre, on attrape une bûche : mauvaise volonté au travail, non-malade à la visite, réponse arrogante (ou prétendue telle) à un surveillant, etc., etc… Alors on allait au cachot.

Là, c’était une autre paire de manche : défense de dire un mot et de fumer, il fallait faire le mort. Mais (on verra plus loin) l’on y parlait et l’on y fumait quand-même. Alors c’était de la rallonge qui se renouvelait et qui n’en finissait plus.

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L’enfer nîmois du bagne 5


jeudi 30 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Vendredi 24 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

Le guetteur reçoit son salaire, pris sur la cagnotte, de même que celui qui prête sa couverture.

Sur les lieux du travail, chacun selon ses possibilités, on se débrouille comme l’on peut.

Les boulangers avec la farine et le pain, les cuisiniers avec les vivres collectifs, les bouchers avec la viande fraîche, les infirmiers avec le lait et les médicaments, les comptables avec les fournitures de bureaux et le pistonnage pour avoir des places, les jardiniers avec les fruits et les légumes verts, etc., etc…

Quant à ceux qui font partie des corvées de débroussage, de terrassements ou de nettoyage, ils trouvent le moyen de s’esquiver pour aller à la maraude.

Plus ou moins, tout le monde a de l’argent, chacun est à même d’améliorer sa ration et de se procurer du tabac.

Si les forçats ont conquis de haute lutte ces possibilités, c’est grâce à cela qu’on les tient, et la « Tentiaire » est bien obligée de tolérer ce qu’elle ne saurait empêcher.

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L’enfer nîmois du bagne 4


mercredi 29 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Jeudi 23 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

Je n’incriminerai pas le corps des surveillants militaires dans son ensemble, car j’ai rencontré parmi eux des hommes intègres, humains et consciencieux.

Les surveillants reçoivent une paye qui pourrait paraitre élevée par rapport aux traitements et salaires de la métropole. Ils touchent en moyenne 1800 francs par mois.

Mais la vie en Guyane – comme aux Antilles – est autrement chère qu’en France.

Toutes les denrées venant de l’extérieur sont à un prix exorbitant, en raison des frais des transport et des droits de douane.

Avec leur seule solde, les agents de la « Tentiaire » ne pourraient boucler leur budget, surtout ceux qui sont mariés. Tout comme les forçats, ils se débrouillent. Et il y a mille moyens, pour eux, de se débrouiller. Nombre de condamnés, dont les parents sont aisés, ont recours à l’intermédiaires de surveillants pour recevoir de l’argent de chez eux. (Car ils ne peuvent en recevoir d’une façon licite.)

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L’enfer nîmois du bagne 3


mardi 28 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mercredi 22 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

Cependant, les travailleurs des chantiers ont la possibilité d’améliorer leur ration, dans la limite qui leur est permise par le chef de camp, grand manitou dans ces lieux perdus dans la brousse.

La tâche accomplie, les uns vont en forêt tendre des pièges et des collets pour attraper du gibier ; d’autres vont à la pêche où à la chasse aux papillons. Ceux-ci sont recherchés par les collectionneurs, en raison de la richesse et de la variété de leurs coloris. Certains vont chercher au loin des lianes, avec lesquelles ils feront de la vannerie. Il en est qui vont à la recherche de certains fruits qui ont une valeur marchande. Enfin, chacun tire son épingle du jeu. Ce qui n’empêche pas de tomber malade. Aussi, les condamnés redoutent-ils d’être envoyés en chantier.

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