{"id":6019,"date":"2025-11-01T01:10:00","date_gmt":"2025-11-01T00:10:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=6019"},"modified":"2025-10-15T16:59:42","modified_gmt":"2025-10-15T14:59:42","slug":"lenfer-nimois-du-bagne-7","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2025\/11\/lenfer-nimois-du-bagne-7\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enfer n\u00eemois du bagne 7"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"250\" height=\"576\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Roussenq-Le_Republicain_du_Gard-27-janvier-1936-IDS-Durant.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6020\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Roussenq-Le_Republicain_du_Gard-27-janvier-1936-IDS-Durant.jpg 250w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Roussenq-Le_Republicain_du_Gard-27-janvier-1936-IDS-Durant-130x300.jpg 130w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Le R\u00e9publicain du Gard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lundi 27 janvier 1936<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;Enfer du Bagne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>(M\u00c9MOIRES D&rsquo;UN CONDAMN\u00c9 MILITAIRE)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>par Paul ROUSSENQ<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>(SUITE)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;existence au cachot<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi que je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 not\u00e9, le r\u00e9gime du cachot consistait en l&rsquo;isolement complet dans un \u00e9troit local sans fen\u00eatre, au pain sec deux jours trois bat-flanc de bois o\u00f9 l&rsquo;on se couchait, \u00e9tait muni \u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9 inf\u00e9rieure d&rsquo;une barre de fer munie aux extr\u00e9mit\u00e9s de deux anneaux. Pr\u00e9alablement, le patient avait pass\u00e9 son pied droit dans cette boucle, qui le tenait ainsi riv\u00e9 au bat-flanc, apr\u00e8s que l&rsquo;on avait fix\u00e9 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 mobile de la barre au moyen d&rsquo;un piton et d&rsquo;un \u00e9crou solidement serr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y en avait pour douze heures. Les punis de cachot appelaient cela \u00ab&nbsp;le plat de ferrailles&nbsp;\u00bb. Les cachots \u00e9taient dispos\u00e9s parall\u00e8lement sur deux files, ce qui permettait les communications illicites \u2013 qui donnaient lieu \u00e0 de nouvelles punitions. Peut-\u00eatre avait-on calcul\u00e9 cela dans l&rsquo;\u00e9laboration des devis.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Une quinzaine de trous, de la grandeur d&rsquo;une pi\u00e8ce de deux francs \u00e9taient dispos\u00e9s dans une plaque m\u00e9tallique fix\u00e9e au bas de la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Des visiteurs de marque se sont fait enfermer dans un cachot, pour voir un peu\u2026 Ils n&rsquo;y restaient pas longtemps, s&#8217;empressant vite de se faire ouvrir. Pour eux, c&rsquo;\u00e9tait horriblement noir l\u00e0-dedans&nbsp;; \u00e7a sentait mauvais, on y \u00e9touffait\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et lorsqu&rsquo;ils apprenaient que des hommes restaient confin\u00e9s dans ces cercueils de pierre pendant des mois et des ann\u00e9es sans en sortir, ils en \u00e9taient terrifi\u00e9s. Un grand \u00e9crivain mort pr\u00e9matur\u00e9ment, Louis Chadourne, a not\u00e9 ses impressions dans son admirable \u00ab&nbsp;Voyage aux Tropiques&nbsp;\u00bb au style magique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais tous visiteurs de prisons et de bagnes \u2013 amateurs ou journalistes \u2013 ne pourront jamais situer d&rsquo;une fa\u00e7on exacte et pr\u00e9cise le milieu ambiant qu&rsquo;ils veulent \u00e9tudier. Par cela m\u00eame qu&rsquo;ils y demeurent un temps limit\u00e9, ils ne peuvent atteindre aux arcanes de la v\u00e9rit\u00e9. Leurs impressions fugitives sont des sensations de premi\u00e8re vue que d\u00e9truirait un examen plus approfondi.<\/p>\n\n\n\n<p>Par le fait, au bout d&rsquo;un certain temps, lorsque les yeux s&rsquo;y sont habitu\u00e9s, on y voit suffisamment dans un cachot pour pouvoir lire et \u00e9crire. Il suffit pour cela que la lumi\u00e8re du jour y p\u00e9n\u00e8tre par une fente ou quelques trous. Or, ces trous existent au bas de la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9vident que dans ces oubliettes o\u00f9 l&rsquo;air est rar\u00e9fi\u00e9, il se d\u00e9gage une odeur \u00ab&nbsp;sui g\u00e9n\u00e9ris&nbsp;\u00bb provenant de la tinette, et que ces relents ne manquent pas d&rsquo;incommoder le profane qui veut y p\u00e9n\u00e9trer quelques secondes. Mais pour l&rsquo;habitu\u00e9 de ces lieux, il n&rsquo;en est pas de m\u00eame. Il se fait \u00e0 cette odeur et \u00e0 ces relents, \u00e0 tel point qu&rsquo;il n&rsquo;en a pas de conscience olfactive.<\/p>\n\n\n\n<p>Soumis ou pain sec les deux tiers du temps, les h\u00f4tes du cachot arrivaient, \u00e0 la longue, \u00e0 ne plus pouvoir en avaler une bouch\u00e9e. Surtout que le pain noir du bagne n&rsquo;est pas une friandise.<\/p>\n\n\n\n<p>Je sais que pour mon compte j\u2019avais l\u2019estomac au repos deux jours sur trois, me d\u00e9dommageant les jours de soupe. Certes, je n&rsquo;engraissais pas \u00e0 ce r\u00e9gime. D&rsquo;une taille au-dessus de la moyenne, je suis arriv\u00e9 \u00e0 ne peser que 48 kilos<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre ce repos forc\u00e9 de l&rsquo;estomac a contribu\u00e9 \u00e0 me maintenir dans l&rsquo;\u00e9tat parfait, o\u00f9 je poss\u00e9d\u00e9 encore aujourd&rsquo;hui<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre au contraire que des exc\u00e8s de table me l&rsquo;aurait ruin\u00e9. C&rsquo;est bien possible. Mais mon exp\u00e9rience assez pouss\u00e9e du r\u00e9gime jockey se trouve en contradiction avec les enseignements de la Facult\u00e9, lorsque les physiologistes pr\u00e9tendent que tant de calories sont n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019homme qu\u2019il lui faut tant de grammes de viande, de graisse, de sucre, de f\u00e9cule, etc\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis un exemple vivant pour montrer que ces assertions doctrinales sont tr\u00e8s relatives.<\/p>\n\n\n\n<p>Au vrai, le corps humain a 1a capacit\u00e9 de supporter les pires privations&nbsp;; sa r\u00e9sistance est infinie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit, avant tout d&rsquo;avoir un bon moral. Tout s\u00e9questr\u00e9 que j&rsquo;\u00e9tais, je ne m\u2019en faisais pas. On finit par s\u2019habituer aux maux que l&rsquo;on endure&nbsp;; leur aiguillon finit par s&rsquo;\u00e9mousser.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai pu appr\u00e9cier pleinement la philosophie du sto\u00efcisme\u00a0: douleur, tu n\u2019es qu\u2019un mot\u00a0!<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Roussenq-Le-Republicain-du-Gard-1936-Enfer-du-Bagne.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5985\" width=\"303\" height=\"138\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Roussenq-Le-Republicain-du-Gard-1936-Enfer-du-Bagne.jpg 511w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Roussenq-Le-Republicain-du-Gard-1936-Enfer-du-Bagne-300x136.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 303px) 100vw, 303px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Pourtant je n\u2019\u00e9tais pas un passionn\u00e9 du cachot&nbsp;; je n\u2019\u00e9tais pas poss\u00e9d\u00e9 de je ne sais quel \u00e9rotisme de la souffrance, comme l\u2019a d\u00e9clar\u00e9 Albert Londres. On lui avait dit que j\u2019avais adress\u00e9 des vers au ministre des Colonies, lui vantant les douleurs du cachot. Mais ces vers \u00e9taient au minist\u00e8re, et il ne pouvait en prendre connaissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela importa peu \u00e0 l\u2019\u00e9minent journaliste qui devait plus tard trouver une mort tragique et myst\u00e9rieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne trouva rien de mieux que d&rsquo;improviser ce qui suit, en m&rsquo;en attribuant la paternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>A ! douze ans sans ne rien faire,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Douze ans soustrait de ta terre&nbsp;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ministre&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Tu crois que c&rsquo;est sinistre&nbsp;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Non, rouquin,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>C&rsquo;est plus beau que ton maroquin.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s cela il faut tirer l&rsquo;\u00e9chelle. Je ne sais si le Ministre des Colonies de ce temps-l\u00e0 avait les cheveux roux, mais ce que je sais bien c&rsquo;est que le pauvre Albert Londres avait un fameux toupet. D&rsquo;ailleurs, je reviendrai plus loin sur son enqu\u00eate en g\u00e9n\u00e9ral, et sur le chapitre qu&rsquo;il m&rsquo;a consacr\u00e9 en particulier dans son livre sur le bagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici les vers originaux que j&rsquo;adressais au Ministre. Le lecteur ne les prendra pas \u00e0 la lettre&nbsp;; il remarquera leur am\u00e8re ironie :<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je m&rsquo;\u00e9lance sur vous foudres disciplinaires<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Qui venez me plonger dans mon isolement<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Depuis longtemps j&rsquo;ai su vous rendre titulaires,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Vous savez m&rsquo;attirer de m\u00eame qu&rsquo;un armant.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>D\u00e9lices du cachot, c&rsquo;est \u00e0 vous que j&rsquo;aspire,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Nostalgique et meurtri c&rsquo;est vers vous que je tends.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Car vous seules pouvez, alors que je soupire,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Endormir ma douleur sur les ailes du Temps.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;aimais sacrifier \u00e0 la Muse, dans la solitude de mon cachot. Ainsi je m&rsquo;en \u00e9vadais.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;y ai compos\u00e9 de nombreux po\u00e8mes, qui ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9s je ne sais o\u00f9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait s&rsquo;\u00e9tonner que l&rsquo;administration nous laissa la facult\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire au cachot. Certes, c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9fendu d&rsquo;y avoir le n\u00e9cessaire \u00e0 cet effet.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque nous voulions exercer notre droit de r\u00e9clamation, on nous fournissait bien le papier, l&rsquo;encre et la plume, mais ensuite on nous retirait le mat\u00e9riel. Mais nous \u00e9tions assez d\u00e9brouillards pour nous procurer un crayon, du papier et m\u00eame de l&rsquo;encre. Au besoin, nous vidions \u00e0 moiti\u00e9 l&rsquo;encrier administratif dans un encrier de circonstance fait en mie de pain durcie.<\/p>\n\n\n\n<p>Les hommes de corv\u00e9e non punis, nous faisaient passer sous la porte du papier blanc, de m\u00eame que du tabac ou des journaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est vrai que des fouilles avaient lieu de temps \u00e0 autre, et alors on nous enlevait tout ce qui \u00e9tait illicite sans pr\u00e9judice d&rsquo;une nouvelle punition.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai parl\u00e9 de journaux. La population civile, le personnel administratif et de surveillance les re\u00e7oivent r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 chaque courrier.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois qu&rsquo;ils les ont lus ils les laissent \u00e0 la tra\u00eene et les condamn\u00e9s employ\u00e9s chez eux y mettent la main dessus. C&rsquo;est ainsi que journaux, livres et revues p\u00e9n\u00e9traient dans les p\u00e9nitenciers.<\/p>\n\n\n\n<p>Les porte-cl\u00e9s affect\u00e9s aux locaux disciplinaires, pour ouvrir et fermer les portes en m\u00eame temps que pour pr\u00eater main forte aux surveillants, se livraient \u00e0 toutes sortes de trafics avec les punis. Le surveillant de service n&rsquo;\u00e9tait pas toujours \u00e0 leurs trousses.<\/p>\n\n\n\n<p>Paul ROUSSENQ.<\/p>\n\n\n\n<p>(A suivre) (Tous droits de reproduction r\u00e9serv\u00e9s)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le R\u00e9publicain du Gard Lundi 27 janvier 1936 L&rsquo;Enfer du Bagne (M\u00c9MOIRES D&rsquo;UN CONDAMN\u00c9 MILITAIRE) par Paul ROUSSENQ (SUITE) L&rsquo;existence au cachot Ainsi que je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 not\u00e9, le r\u00e9gime du cachot consistait en l&rsquo;isolement complet dans un \u00e9troit local sans fen\u00eatre, au pain sec deux jours trois bat-flanc de bois o\u00f9 l&rsquo;on se couchait, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[6022],"tags":[180,171,1820,478,69,5696,459,1241],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6019"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6019"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6019\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6022,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6019\/revisions\/6022"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6019"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6019"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6019"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}