{"id":589,"date":"2008-09-13T04:32:56","date_gmt":"2008-09-13T02:32:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=589"},"modified":"2008-09-13T07:27:45","modified_gmt":"2008-09-13T05:27:45","slug":"le-crepuscule-du-justicier","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2008\/09\/le-crepuscule-du-justicier\/","title":{"rendered":"Le cr\u00e9puscule du justicier"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><span style=\"italic;\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/franc-tireur-3-aout-1954.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-591\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/franc-tireur-3-aout-1954.jpg\" alt=\"Franc Tireur 3 ao\u00fbt 1954\" width=\"333\" height=\"195\" \/><\/a>Alexis Danan &#8211; auteur d&rsquo;un livre sur le bagne et de la notice n\u00e9crologique sur Jacob publi\u00e9e dans <\/span><em>Le <span style=\"bold;\">Monde libertaire<\/span><\/em><strong> <\/strong><span style=\"italic;\">en novembre <\/span>1954 &#8211; <span style=\"italic;\">\u00e9crivit, \u00e0 pr\u00e8s de vingt ans de distance, deux articles sur Jacob. Le second parut quelques semaines avant la mort du vieil anarchiste, le 3 ao\u00fbt 1954, dans le journal <em>Franc Tireur<\/em>.<!--more-->\u00a0Comme pour le premier, <em>Jean Valjean 1935<\/em>, paru dans le magazine <em>Voil\u00e0<\/em> le 18 mai 1935, Alexis Danan ne s\u2019embarrasse gu\u00e8re d\u2019exactitude pour retracer la vie de son sujet. Le papier de l\u2019\u00e9crivain sonne alors comme une n\u00e9crologie ant\u00e9-mortem, tant on sent une admiration, qu\u2019il essaie de faire partager \u00e0 ses lecteurs, pour ce \u00ab\u00a0<em>vieillard au profil d\u2019universitaire \u00e0 la retraite<\/em>\u00a0\u00bb. Il est vrai que Jacob a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019en finir mais ce ne sera qu\u2019apr\u00e8s le d\u00e9part, non du journaliste, mais de son aim\u00e9e, Josette Passas.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/jacobjardin.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-590\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/jacobjardin.jpg\" alt=\"Jacob dans son jardin\" width=\"340\" height=\"216\" \/><\/a>Franc-Tireur<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong>03 ao\u00fbt 1954<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong>Dimanche berrichon<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong>Le cr\u00e9puscule <span style=\"bold;\">du <\/span>justicier<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Presque tous ceux qui, le moindrement; ont tenu une place dans la vie d&rsquo;Alexandre Jacob, \u00abcriminel c\u00e9l\u00e8bre\u00bb, sont morts. II est, \u00e0 73 ou 74 ans, un survivant, fatigu\u00e9 de survivre. II hausse les \u00e9paules quand on lui sugg\u00e8re d&rsquo;\u00e9crire ses M\u00e9moires, qu&rsquo;il pourrait \u00e9crire fort bien, et non pas seulement pour la d\u00e9lectation des amoureux de la chose polici\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Car cet homme \u00e9tonnant, qui a quitt\u00e9 l\u2019\u00e9cole primaire \u00e0 11 ans pour grimper sur les ver\u00adgues comme mousse, \u00e0 la Joliette, a tout juste la plume savoureuse et griffue qu&rsquo;il faut pour les souvenirs qu&rsquo;il a, et beaucoup d\u2019\u00e9crivains achaland\u00e9s apprendraient de sa phrase bien cou\u00adl\u00e9e et nourrie de cette tristesse gentiment f\u00e9roce qu\u2019on appelle l&rsquo;humour.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Rappellerai-je qu&rsquo;Alexandre Jacob, \u00e0 20 ans, fit trembler la France ? Je l&rsquo;enseignerais sans doute aux jeunes gendarmes de Reuilly et d&rsquo;Issoudun qui le croisent et le saluent tous les jours, depuis dix ans, au volant de son antique guimbarde, qui lui reste du temps ou, avec sa compagne, il faisait retentir les foires de France de son verbe aux p\u00e9tulances proven\u00e7ales. Car Jacob fut marchand forain, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9, quelque vingt-six ans, gal\u00e9rien aux \u00eeles.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\".7pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">Je n&rsquo;ai pas eu la chance de le rencontrer sous les cocotiers de Saint-Joseph, mais nous avons mang\u00e9 le morceau ensemble, avant la guerre, dans un petit bistro, sur la Loire, proche du mail d&rsquo;Amboise. Il surveillait, en coupant le bifteck dans son assiette, sa longue boutique rou\u00adlante, pleine de bleus de travail et de calicots de toutes les couleurs, t\u00e9moignage au soleil de sa r\u00e9ussite d&rsquo;homme libre.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Il \u00e9tait fier de cette r\u00e9ussite tardive, qui ne devait rien a personne.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Quand je dis qu&rsquo;il a fait trembler la France du commencement du si\u00e8cle, c\u2019est \u00e0 la lettre qu&rsquo;il faut l&rsquo;entendre. A son proc\u00e8s d\u2019Amiens, qui dura onze jours, les portes du palais \u00e9taient gard\u00e9es par tout ce qu\u2019on avait pu trouver de police et de gendarmes a dix lieues \u00e0 la ronde. On pensa que ce n&rsquo;\u00e9tait pas encore assez et l\u2019on mobilisa la troupe disponible. Un bataillon d&rsquo;infanterie garda deux semaines les avenues du tribunal. Mais la grande peur des bourgeois picards jouait ici \u00e0 contretemps. Jacob n&rsquo;\u00e9tait pas le chef de bande qu&rsquo;on croyait, ma\u00eetre, \u00e0 20 ans, d&rsquo;un \u00e9tat-\u00admajor clandestin et de brigades de choc, diss\u00e9min\u00e9es dans les replis des villes.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">C&rsquo;\u00e9tait un adversaire individuel de l&rsquo;ordre social, sans associ\u00e9s ni commanditaires, un anarchiste d\u00e9daigneux qui n&rsquo;entend risquer que sa vie propre, moins au demeurant par respect de la vie des autres que par une m\u00e9fiance solidement \u00e9tablie de la fid\u00e9lit\u00e9 et d&rsquo;ailleurs de l&rsquo;intelligence de ces autres. Seul, il avait men\u00e9 sa bagarre implacable. Seul, il r\u00e9pondait, au reste gouailleur et sans illusions, des coups port\u00e9s pendant cinq ans \u00e0 un syst\u00e8me qu&rsquo;il jugeait inique.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Pendant cinq ans, commandant \u00e0 des copains d&rsquo;occasion, li\u00e9s \u00e0 lui par rien, il avait cam\u00adbriol\u00e9 un peu partout en France des ch\u00e2teaux, des banques, des cath\u00e9drales, non pour lui dans la moindre mesure, mais pour \u00ab la Cause \u00bb, pour la F\u00e9d\u00e9ration anarchiste, \u00e0 qui il appor\u00adtait \u00e0 un sou pr\u00e8s le produit de ses exp\u00e9ditions.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Il revendait les tapisseries patin\u00e9es par les si\u00e8cles, les maquillant un peu, faisant d&rsquo;un christ de descente de croix un Vercing\u00e9torix \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e flamboyante, fondant lui-m\u00eame les m\u00e9taux pr\u00e9cieux, r\u00e9glant les moindres d\u00e9tails de tout, en rapport avec les experts de Scotland Yard et les diamantaires d&rsquo;Amsterdam, les poches souvent tintantes de millions et n\u00e9anmoins d\u00e9jeunant ou d\u00eenant \u00e0 23 sous dans un bouchon du boulevard Voltaire, car donner au plai\u00adsir un franc du butin, c\u2019eut \u00e9t\u00e9 un vol.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Il n\u2019\u00e9tait pas voleur. Il reprenait aux riches, aux institutions de la puissance, qui, eux, avaient vol\u00e9. Et, faute de pouvoir restituer directement aux pauvres d\u00e9pouill\u00e9s, il virait \u00e0 la propagande, qui lib\u00e8rerait les pauvres.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Tel \u00e9tait ce justicier incorruptible, qui, chaque nuit, ayant risqu\u00e9 sa peau pour ce qui lui paraissait la forme la plus authentique de la justice, laquelle est d&rsquo; abord r\u00e9paratrice, chargeait \u00e0 la barbe des policiers des coffres-forts et des chasses d\u2019or serties d\u2019escarboucles sur des char\u00adretons \u00abmobilis\u00e9s\u00bb \u00e0 la rencontre, et, le jour, lisait Kropotkine, au restaurant, entre le petit carr\u00e9 de fromage et les trois figues v\u00e9reuses d&rsquo;un repas arros\u00e9 d&rsquo;eau. Un justicier qui peut se tromper sur sa mission, mais un justicier asc\u00e8te, aux talons mang\u00e9s d&rsquo;usure.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Pris, jug\u00e9, sa t\u00eate sauv\u00e9e de justesse, gr\u00e2ce pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ce que l&rsquo;enqu\u00eate r\u00e9v\u00e9la de son d\u00e9sint\u00e9ressement inintelligible aux tenants d&rsquo;un ordre fond\u00e9 sur le profit d&rsquo;argent, Jacob est condamn\u00e9 au bagne \u00e0 vie. II a 23 ans.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Le bagne n\u2019a pas de richesses \u00e0 reconvertir et Jacob ne trouvera un jour \u00e0 se rappeler ses talents de forceur de coffres-forts qu&rsquo;\u00e0 la pri\u00e8re d&rsquo;un sous-directeur des \u00eeles, qui avait par m\u00e9garde perdu la cl\u00e9 du sien. Jacob r\u00e9solut le probl\u00e8me en quelques minutes, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une baleine de corset et d&rsquo;une feuille de papier \u00e0 cigarette. II y gagna dix paquets de cigarettes et l&rsquo;admiration de Mme la sous-directrice, qui avait l&rsquo;enthousiasme d\u00e9monstratif.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Mais la carri\u00e8re de Jacob, au bagne, ne se passa pas \u00e0 forcer des coffres-forts administratifs et des vertus de plain-pied. Il retrouva devant lui, bard\u00e9 de surveillants militaires, le f\u00e9roce ordre social qu&rsquo;il avait d\u00e9fi\u00e9 dans sa patrie. Il supporta sa m\u00e9chancet\u00e9 avec une patience digne, qui jamais ne fl\u00e9chit. Jacob a v\u00e9cu le plus clair de son temps de for\u00e7at dans les cellules de Saint-Joseph, aux \u00eeles. II y a ramp\u00e9 six ans d&rsquo;affil\u00e9e, nourri d&rsquo;eau et de pain, les fers aux chevilles. Il n&rsquo;a jamais demand\u00e9 gr\u00e2ce.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">&#8211; Il y a bient\u00f4t trente ans de \u00e7a, m&rsquo;a dit hier Jacob. Dans mon lit d&rsquo;homme libre, je dors toujours les pieds serr\u00e9s l&rsquo;un contre l&rsquo;autre, comme au temps des fers de Saint-Joseph.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Sans doute sa vie de survivant, graci\u00e9 sans le vouloir, est-elle command\u00e9e par d&rsquo;autres hallucinantes habitudes, h\u00e9rit\u00e9es de l&rsquo;enfer. Mais il n&rsquo;en parle gu\u00e8re. II aime mieux rire a l&rsquo;\u00e9vocation des moments dr\u00f4les de son lot anticip\u00e9 de g\u00e9henne. II me parle par exemple de ce cuisinier Lambert, qui achetait pour un paquet de tabac, \u00e0 la chirurgie, les cervelles des for\u00e7ats qui restaient des autopsies \u00e0 peu pr\u00e8s quotidiennes. Il les servait, au beurre noir, \u00e0 la table des \u00abhuiles \u00bb, se r\u00e9servant \u00e0 lui et r\u00e9servant \u00e0 ses copains de la cuisine la cervelle de boeuf ou de buffle qu&rsquo;il avait re\u00e7ue de l&rsquo;\u00e9conomat.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">&#8211; Tous les gouverneurs de Cayenne, jubile Jacob en tenant son ventre, tous les inspecteurs g\u00e9n\u00e9raux de Paris en tourn\u00e9e aux \u00eeles, tous les parlementaires venus \u00e9tudier sur place le r\u00e9gime du p\u00e9nitencier ont mang\u00e9, \u00e0 la table du directeur, sous Lambert, de la cervelle d&rsquo;assassin. C\u2019\u00e9taient les petites vengeances du bagne.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Jacob, dans un village gris et vert du Berry, non loin d&rsquo;une rivi\u00e8re \u00e0 peupliers moir\u00e9s, est maintenant un vieillard au profil d&rsquo;universitaire \u00e0 la retraite, qui tire tranquillement le b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;une vie depuis toujours entra\u00een\u00e9e \u00e0 la solitude, parfois s\u00e9pulcrale. Sa maison est \u00e0 lui, dans les noyers et les herbes hautes, qu&rsquo;il n&rsquo;a plus le go\u00fbt de faucher. Il regarde les choses peu \u00e0 peu r\u00e9pondre \u00e0 son d\u00e9tachement d&rsquo;elles. II ne se sent plus de tendresse au coeur, sa vieille maman et sa compagne mortes, que pour son gros cocker aveugle, ses deux chats perclus et les enfants du voisinage, \u00e0 qui, pour employer les heures de ses journ\u00e9es vides, il donne \u00e0 go\u00fbter et pr\u00e9pare paternellement des friandises.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">J&rsquo;ai d&rsquo;autant plus appr\u00e9ci\u00e9 ce que cet homme d\u00e9sormais \u00e0 peu pr\u00e8s d\u00e9li\u00e9 de tout me donna tout ce dernier dimanche, g\u00e9nial dans l&rsquo;amiti\u00e9 comme on le d\u00e9couvre en tant de choses.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Reverrai-je encore ce visage, l&rsquo;un des plus beaux que je connaisse, burin\u00e9 par une intelligence qui n&rsquo;a br\u00fbl\u00e9 que pour le gratuit service des autres, pour ces indiff\u00e9rents, ces ingrats et ces m\u00e9diocres qu&rsquo;on appelle les autres ?<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"italic;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/danan1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-588\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/danan1.jpg\" alt=\"Alexis Danan\" width=\"118\" height=\"118\" \/><\/a><\/strong><\/span>Alexis Danan<\/span><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alexis Danan &#8211; auteur d&rsquo;un livre sur le bagne et de la notice n\u00e9crologique sur Jacob publi\u00e9e dans Le Monde libertaire en novembre 1954 &#8211; \u00e9crivit, \u00e0 pr\u00e8s de vingt ans de distance, deux articles sur Jacob. 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