{"id":545,"date":"2008-08-02T10:16:21","date_gmt":"2008-08-02T08:16:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=545"},"modified":"2008-08-02T10:16:21","modified_gmt":"2008-08-02T08:16:21","slug":"exces-de-zele-figaresque-et-petit-plaisir-balneaire","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2008\/08\/exces-de-zele-figaresque-et-petit-plaisir-balneaire\/","title":{"rendered":"Exc\u00e8s de z\u00e8le figaresque et petit plaisir baln\u00e9aire"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/bonnot.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-547\" title=\"bonnot\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/bonnot-300x189.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"189\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/bonnot-300x189.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/bonnot.jpg 320w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>DEVOIRS DE VACANCES &#8211; Plaisir du matin estival et baln\u00e9aire. Landes. Et\u00e9 2008, t\u00f4t, tr\u00e8s t\u00f4t dans la journ\u00e9e : sous les pav\u00e9s que dalle. Foncer chez le buraliste pour lire son torchon de plage qui est le m\u00eame que celui de la vie civile. Regard crois\u00e9 sur la presse que d\u2019ordinaire on ne lit pas parce qu\u2019on sait, comme celle qu\u2019on lit d\u2019ailleurs, ce que l\u2019on va y trouver. Des fois, la surprise arrive, \u00e9veille l\u2019\u0153il encore engourdi par la folie nocturne du front de mer ou bien par le Scrabble, le Cluedo ou le Uno de la veille au soir qui s\u2019est \u00e9ternis\u00e9. Faut bien occuper la marmaille. Dans le panel de la presse nationale, expos\u00e9 aux quatre vents du pr\u00e9sentoir, la t\u00eate \u00e0 Jules finit de dissiper le brouillard que l\u2019inf\u00e2me kawa de bas de rayon n\u2019avait pu d\u00e9loger de l\u2019enc\u00e9phale en vill\u00e9giature.<\/p>\n<p><!--more-->L\u2019\u0153il op\u00e8re un douloureux agrandissement pour visualiser le journal qui balance tonton Jules au dessus de sa manchette. Plus pr\u00e8s. Le nez se colle au torchon. Ca y est, nous y sommes. Le Figaro. Reflux pavlovien mais on y retourne quand m\u00eame. Le titre reste \u00e0 lire. Accrocher le lecteur. On se fait prendre au jeu du filet comme les autres poissons. \u00ab Ennemis publics : Bonnot et sa bande, premier volet de notre nouvelle s\u00e9rie \u00bb. Vaste programme pour serviette sur la plage. Autre regard sur la monnaie que l\u2019on vient d\u2019extirper de la poche du bermuda hawa\u00efen. Quelques brouzoufs en sus. Mettre un gant et prendre le torchon aux pages saumon. M\u00eame frais, le poisson, celui-l\u00e0 en particulier d\u00e9gage une odeur assez pr\u00e9gnante et relativement difficile, apr\u00e8s coup, \u00e0 d\u00e9loger.  Nouveau coup d\u2019\u0153il, histoire de voir si aucune personne ne nous a vus prendre l\u2019inf\u00e2me papier. Sortir discr\u00e8tement. Pas de bl\u00eame, \u00e0 cette heure-ci le camarade dort. Et si le baignassou, bouffeur de gouda ou mangeur de choucroute, arpente le rayonnage du mercantile marchand de journals, ce qui est au demeurant fort peu probable \u00e9tant donn\u00e9 sa propension \u00e0 fr\u00e9quenter jusqu\u2019aux aubes roses les lieux de d\u00e9bauches nocturnes, les f\u00e9rias et leurs bandas, et donc sa capacit\u00e9 \u00e0 se lever tard, il y a tout lieu de penser que ses acquis culturels et nationals ne lui permettent pas forc\u00e9ment de reconna\u00eetre et le torchon aux vertus lib\u00e9rales, et les ennemis publics hexagonaux dont en particulier le premier de l\u2019\u00e8re moderne : \u00ab Jules Bonnot, anarchiste par d\u00e9faut \u00bb. C\u2019est le titre \u00e9crit en gros sous la photo de la fiche anthropom\u00e9trique ici reproduite en deuxi\u00e8me page. L\u2019image en noir et blanc annonce donc tout de suite la couleur. Une t\u00eate de voyou. Une allure de marlou. Des yeux mena\u00e7ants de fouine scrutant le moindre mauvais coup \u00e0 faire. La physionomie lombrosienne type de l\u2019assassin. Un bandit de la pire esp\u00e8ce. Et qu\u2019il enveloppe ses actes horribles avec un immonde drapeau noir, ne doit pas inqui\u00e9ter le lecteur. Ce ne peut \u00eatre que par d\u00e9faut. En plus cela donne envie de lire la suite, m\u00eame si la suite on imagine tr\u00e8s bien ce qu\u2019elle va donner la gueuse. Anarchiste par d\u00e9faut. Force est de constater que le Figaro ne p\u00e8che pas par exc\u00e8s d\u2019analyse et de justesse historique dans ce premier article d\u2019une s\u00e9rie, consacr\u00e9e aux ennemis publics, et qui comporte dix-huit histoires estivales pour faire fr\u00e9mir, trembler, grelotter d\u2019effroi sous le ciel bleu azur (donc de droite) l\u2019honn\u00eate Monsieur Plus (celui qui travaille pour vivre moins). Dix huit histoires de l\u2019\u00e9ternel triptyque ordre \u2013 gendarme \u2013 voleur. Mais qu\u2019importe la justesse, un mot qui ne doit pas exister dans la vocabulaire figaresque. Honneur est donc fait dans ce papier, sign\u00e9 Thierry Portes, \u00e0 Jules Bonnot. Honneur ? Le mot ne convient pas. Le lecteur atterr\u00e9 et confortablement allong\u00e9 sur son transat \u00e0 l\u2019heure de la sieste post-cassoulet, peu importe le lieu pourvu que la largeur du larfeuille permette le ghetto social et l\u2019absence de ce que le dico nomme vulgairement pauvre ou assist\u00e9, le lecteur atterr\u00e9, donc, par la geste ill\u00e9galiste de la bande tragique doit vite \u00eatre rassur\u00e9. Bonnot et consort doivent crever sous le joug \u2026 sous les coups d\u2019une violence l\u00e9gale que l\u2019on nomme force de l\u2019ordre et que l\u2019on a irr\u00e9m\u00e9diablement provoqu\u00e9e. L\u2019inf\u00e2me braqueur expire \u00e0 la fin. Les m\u00e9chants meurent toujours \u00e0 la fin, les gentils aussi mais le Figaro ne le dit pas. Probl\u00e8me. La l\u00e9gende a depuis fait son petit bonhomme de chemin. Le petit m\u00e9canicien Bonnot est devenu un grand du crime. Car Bonnot ne peut \u00eatre que petit. M\u00e9prisable pi\u00e9taille cherchant \u00e0 sortir du rang social dans lequel l\u2019\u00e9tat naturel du droit,  la force sociale des choses, le jeu du march\u00e9 qui seul peut r\u00e9guler, l\u2019ont pouss\u00e9. Pr\u00e9destination calviniste \u00e0 la mode du Dieu Argent. Bonnot est petit. Bonnot ne peut pas \u00eatre grand. L\u2019exact contraire du gentil Kirikou. Et ce m\u00eame s\u2019il \u00ab veut oublier la guigne et cette m\u00e9diocrit\u00e9 qui ne l\u2019ont jamais quitt\u00e9 \u00bb. Dans ces conditions, l\u2019anarchisme ne peut \u00eatre \u00e0 coup s\u00fbr que de fa\u00e7ade ! Excuse facile pour justifier le fait criminel de droit commun qui de d\u00e9cembre 1911 \u00e0 avril 1912 fait trembler la France. Ramener alors la l\u00e9gende \u00e0 sa piteuse, \u00e0 sa triste et vulgaire r\u00e9alit\u00e9. A la dure et sanglante r\u00e9alit\u00e9. Bref la passer sous les fourches caudines du Figaro et la sortir de l\u2019orni\u00e8re de l\u2019\u00e9pop\u00e9e : \u00ab La r\u00e9alit\u00e9 de ce braquage, comme celle des coups suivants d\u2019ailleurs, est pourtant peu glorieuse \u00bb. Autre probl\u00e8me : d\u2019o\u00f9 vient cette gloire alors ? Mais qui parle de gloire ? Bonnot lui-m\u00eame peu de temps avant de manger les pruneaux des sbires de L\u00e9pine. Certes mais le journaliste a vite fait de mettre en relief une volont\u00e9 de reconnaissance et tout aussi vite fait de lui \u00f4ter le qualificatif social sans lequel l\u2019histoire des tragiques devient peu compr\u00e9hensible. Dans le cas pr\u00e9sent il conviendrait de faire admettre aux lecteurs du F\u2026 (gros mot) qu\u2019il existe bel et bien une lutte des classes. En ob\u00e9rant l\u2019aspect politique, en le d\u00e9formant, en omettant de mentionner une justification th\u00e9orique, on peut retomber sur le sch\u00e9ma classique faisant les choux gras des feuilles \u00e0 grands tirages v\u00e9hiculant le sentiment suppos\u00e9 d\u2019ins\u00e9curit\u00e9. Donc, chez T\u2026 P\u2026 (autre gros mot), quand l\u2019id\u00e9e politique honnie int\u00e8gre la sph\u00e8re du r\u00e9el, autrement dit quand la mise en pratique est \u00e0 l\u2019ordre du jour, l\u2019acte militant rev\u00eat bien souvent les frusques habits d\u2019une bestiale brutalit\u00e9, propre \u00e0 ces sales pauvres (on ne dira pas prolos) et motiv\u00e9 en r\u00e9alit\u00e9 par l\u2019app\u00e2t du gain. Bonnot, Callemin Garnier ? Des parasites. Valet, Carouy, Soudy ? Des parasites. Et tous les autres aussi. Hors de question de faire dans ces quelques lignes de faire du vol, du meurtre et du braquage des pratiques politiques. Trop complexe certainement pour la compr\u00e9hension limit\u00e9e des sectateurs de la divine propri\u00e9t\u00e9. D\u00e9ification qui exige de simples et hypocrites explications pour l\u00e9gitimer l\u2019assassinat en deux temps de quatre hommes par des centaines de pandores. C\u2019est au nom de l\u2019ordre public et social (juste et lib\u00e9ral diraient aujourd\u2019hui certains socialauds) que quelques jeunes ill\u00e9galistes &#8211; hormis Bonnot et Dieudonn\u00e9 ils ont moins de trente ans &#8211; sont pass\u00e9s de vie \u00e0 tr\u00e9pas, vont aller crever en Guyane, sont marqu\u00e9s du fer rouge de l\u2019infamie. Ils ne cherchaient pourtant qu\u2019\u00e0 vivre l\u2019anarchie d\u00e8s maintenant, qu\u2019\u00e0 vivre mieux tout simplement. \u00ab Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend \u00bb affirmait en 1905 l\u2019honn\u00eate cambrioleur et membre des Travailleurs de la Nuit. Les bandits en auto, comme Alexandre Jacob, r\u00e9clamaient aussi le droit \u00e0 l\u2019existence, le partage des richesses et une vie d\u00e9cente pour tous. Ce que cet article naus\u00e9eux que nous ne citerons que parcimonieusement, traduit par un douteux amalgame : \u00ab M\u00eal\u00e9s \u00e0 des malfrats et des marginaux, ils cherchaient \u00e0 mettre en pratique la th\u00e9orie de la reprise individuelle que le code p\u00e9nal qualifie plus sobrement de vol \u00bb. Loi n\u2019est pas l\u2019expression de la volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. La loi \u00e9mane de la propri\u00e9t\u00e9 de quelques-uns. Les mots de Thierry Portes v\u00e9hiculent cette fausse id\u00e9e, cette vraie n\u00e9gation de l\u2019\u00e9galit\u00e9 ass\u00e9n\u00e9e \u00e0 grand renfort de grosses ficelles. Pourquoi, par exemple, un voleur ne pourrait-il pas \u00eatre un politique acceptable plut\u00f4t que par d\u00e9faut. L\u2019acte d\u00e9lictueux n\u2019emp\u00eache pas, nous semble-t-il de penser la chose publique. Bonnot et ses compagnons ne peuvent pas ici dans une simple et manich\u00e9enne \u00e9vidence faire partie de l\u2019\u00e9lite qui dit la voie menant au bien. Mais, pour bourgeoise qu\u2019elle soit, la v\u00e9rit\u00e9 ob\u00e9it tout de m\u00eame \u00e0 des encha\u00eenements dialectiques, \u00e0 des sch\u00e9mas de r\u00e9flexions, soit autant de points de passage auxquels elle ne peut se soustraire si elle veut aboutir \u00e0 une conclusion conforme \u00e0 ses fondements id\u00e9ologiques. On ne change pas l\u2019histoire. Ce serait du n\u00e9gationnisme av\u00e9r\u00e9. On peut l\u2019interpr\u00e9ter par contre. On ne peut pas faire les deux \u00e0 la fois non plus. Bref, il s\u2019agit ici de montrer de dangereux criminels, des malfaiteurs de la pire esp\u00e8ce. Qu\u2019ils soient audacieux, en auto, tragiques, vulgaires, m\u00e9diocrement m\u00e9diocres, peu importe. Ce ne sont que des criminels. La soci\u00e9t\u00e9 doit les \u00e9liminer. Qu\u2019ils se piquent en plus de politique, qu\u2019ils se permettent de discourir sur la marche, bonne ou mauvaise, du monde, c&rsquo;est-\u00e0-dire celle o\u00f9 le troupeau ne peut que suivre le berger, pose en revanche un probl\u00e8me : \u00ab On n\u2019est pas anarchiste quand on s\u2019appelle Marius, qu\u2019on a dans la voix, dans l\u2019allure, dans le geste, la gaiet\u00e9 m\u00e9ridionale et un d\u00e9bordant besoin de rigolade \u00bb. Voil\u00e0 ce qu\u2019\u00e9crivait le 14 mars 1905 Henri Varennes dans les colonnes de ce m\u00eame Figaro \u00e0 propos d\u2019Alexandre Jacob, de ses reprises individuelles et surtout de ses professions de foi libertaires au tribunal d\u2019Amiens du 8 au 22 mars de cette ann\u00e9e. A peu de choses pr\u00e8s c\u2019est le m\u00eame type d\u2019argumentation que l\u2019on retrouve chez Thierry Portes. Reste l\u2019\u00e9criture que l\u2019on savait ma\u00eetriser au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Cent ans plus tard environ, les ficelles ont pris du poids, allant jusqu\u2019\u00e0 concurrencer les aussi\u00e8res des yachts des amis de Monsieur Bling-Bling. Bonnot ne peut \u00eatre ainsi qu\u2019un voleur, assassin pr\u00e9sum\u00e9, ou plut\u00f4t ici affirm\u00e9, de son compagnon Platano. Assassin aussi de ce pauvre Louis Juin, n\u00b02 de la S\u00fbret\u00e9 parisienne qui n\u2019aura pas la chance de voir le printemps se finir. Bonnot non plus mais l\u00e0 on s\u2019en fout. Ce n\u2019est qu\u2019un anarchiste de fa\u00e7ade. Par d\u00e9faut. Lui et les autres. Des esprits limit\u00e9s. Egar\u00e9s par les gourous de la secte individualiste dans les locaux du journal l\u2019anarchie (on rappellera au lecteur du Figaro qu\u2019il n\u2019y a pas de majuscule au titre du journal) qui les ont pouss\u00e9s dans une geste sanglante, meurtri\u00e8re, sans issue. Condamnation sans appel et largement posthume. De fait, on ne s\u2019embarrassera pas non plus d\u2019approximations et d\u2019anachronismes flagrants, donnant par exemple au Kibaltchiche de Rirette les paroles d\u2019Albert Libertad lorsque le b\u00e9quillard affirme en 1905, dans son article sur les r\u00e9sign\u00e9s, cracher sur les idoles, la patrie, le capital, la religion, les lois, etc. Plus un esprit est limit\u00e9, plus il est facilement manipulable, plus il fait dans le grand n\u2019importe quoi. Un grand n\u2019importe quoi fort emport\u00e9, bestial et combatif qui plus est. Anarchiste par d\u00e9faut encore puisque ces bandits tragiques sont simples d\u2019esprit. Encore que : \u00ab Parmi tous ces anarchistes violents, Callemin qui \u00e9tait le troisi\u00e8me de la rue Ordener, est le seul \u00e0 avoir une profondeur intellectuelle \u00bb. La preuve ? Son surnom : Raymond la science !!!! CQFD. Nous ne savons si les autres de la bande dont Bonnot n\u2019\u00e9tait absolument pas le chef \u00e9taient des cons patent\u00e9s. Mais le propos de Thierry Portes, qui prend l\u2019ouvrage \u2013 un bien grand mot \u2013 Mort aux Bourgeois de Renaud Tomazo pour r\u00e9f\u00e9rence bibliographique, nous fait irr\u00e9m\u00e9diablement penser \u00e0 l\u2019aphorisme de Michel Audiard dans Un Taxi pour Tobrouk : \u00ab Un intellectuel assis va moins loin qu&rsquo;un con qui marche \u00bb. Bonnot, Garnier et Valet ne sont pas all\u00e9s plus loin que Romainville et Choisy le Roy. Il est \u00e0 peu pr\u00e8s s\u00fbr, d\u2019apr\u00e8s nos sources autoris\u00e9es, que l\u2019article du Figaro a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit aux antipodes ; que les lecteurs de ce journal qui n\u2019en a pas fini d\u2019enterrer ses vieux d\u00e9mons l\u2019ont depuis belle lurette rejoint. Vous voulez noyez votre chien ? Accusez-le de la rage. Et c\u2019est peut-\u00eatre cette rage, c\u2019est justement cette rage de vivre d\u00e9cemment qui a mis les bandits en auto sur la route des braquages et vers un terminus oblig\u00e9. Soumettre des existences de lutte \u00e0 l\u2019intelligence bourgeoise \u2013 si tant est qu\u2019il puisse y en avoir une au regard de l\u2019aspect corrosif de la finance \u2013 est finalement chose assez ardue. Chim\u00e8re estivale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DEVOIRS DE VACANCES &#8211; Plaisir du matin estival et baln\u00e9aire. Landes. Et\u00e9 2008, t\u00f4t, tr\u00e8s t\u00f4t dans la journ\u00e9e : sous les pav\u00e9s que dalle. Foncer chez le buraliste pour lire son torchon de plage qui est le m\u00eame que celui de la vie civile. 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