{"id":4293,"date":"2018-03-25T01:10:37","date_gmt":"2018-03-25T00:10:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=4293"},"modified":"2018-03-24T18:59:12","modified_gmt":"2018-03-24T17:59:12","slug":"via-angers-et-segre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2018\/03\/via-angers-et-segre\/","title":{"rendered":"Via Angers et Segr\u00e9 \u2026"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-4294 alignleft\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Angers-avenue-de-Contades-300x183.jpg\" alt=\"\" width=\"259\" height=\"158\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Angers-avenue-de-Contades-300x183.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Angers-avenue-de-Contades-768x469.jpg 768w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Angers-avenue-de-Contades-1024x625.jpg 1024w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Angers-avenue-de-Contades.jpg 1292w\" sizes=\"(max-width: 259px) 100vw, 259px\" \/>Aussi bien huil\u00e9e que soit la m\u00e9canique d\u2019une tourn\u00e9e, les cambriolages se suivent mais ne se ressemblent pas forc\u00e9ment. Certains rapportent gros\u00a0; d\u2019autres avortent parfois piteusement\u00a0; d\u2019autres encore parviennent \u00e0 passer inaper\u00e7us. Ainsi en est-il de l\u2019exp\u00e9dition men\u00e9e \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1901 et au d\u00e9but du mois de janvier suivant par Baudy, Henry et Ferrand. Gabrielle Damiens, l\u2019amante de ce dernier, signale \u00e0 la police les d\u00e9tails de l\u2019excursion lors du d\u00e9mant\u00e8lement de la bande en 1903. Des articles de presse retrouv\u00e9s r\u00e9cemment nous permettent d\u2019apporter quelques pr\u00e9cisions sur une exp\u00e9dition qui m\u00e8ne nos ill\u00e9galistes de Paris \u00e0 Laroche sur Yon en passant surtout par Angers et peut-\u00eatre Segr\u00e9.<!--more--><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Une paire de boutons de manchettes en or, une cha\u00eenette de cou en or, une bague de femme avec brillant, une loupe \u00e0 deux verres, une loupe \u00e0 verre unique, une paire de ciseaux, un m\u00e9daillon en argent, quatre boutons de chemise en or, et une paire de chaussettes en\u00a0 coton avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9rob\u00e9s\u00a0\u00bb[1] \u00e0 Chartres entre le 23 d\u00e9cembre et le 2 janvier 1902. Les malfaiteurs ont op\u00e9r\u00e9 rapidement et ont fouill\u00e9 la maison de M. Rouard de fond en comble. Ils peuvent se consoler de ce maigre butin avec l\u2019\u00e9tape suivante. Dans la nuit du 3 au 4 janvier, le trio pratique sur Le Mans une juteuse \u00ab\u00a0op\u00e9ration de d\u00e9placement de capitaux\u00a0\u00bb. Le sieur Tonnet, r\u00e9sidant sur le boulevard Lamartine, se voit ainsi d\u00e9lest\u00e9 de plus de 2000 francs de bijoux et d\u2019argenterie. La police constate aussi l\u2019\u00e9ventrement du coffre-fort de la victime. Cinq jours plus tard, des cambriolages sont signal\u00e9s sur Angers chez les bien nantis Louis de Contades et Hippolythe Godard. Les deux rapines ne sont pas \u00e0 la hauteur de la moisson esp\u00e9r\u00e9e mais il est fort probable que, la veille ou l\u2019avant-veille, les trois voleurs aient fait une bienheureuse halte non loin d\u2019Angers, \u00e0 Segr\u00e9[2].<\/p>\n<p>Un gros cambriolage fait du bruit dans le landernau et la presse locale \u2013 <em>Le Petit Courrier<\/em> \u2013 ne manque pas de relater ce fait divers[3]. Peut-on le mettre \u00e0 l\u2019actif de Ferrand, Baudy et Henry\u00a0? Le mode op\u00e9ratoire semble l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rer car nos travailleurs de la nuit ont ici op\u00e9r\u00e9 de jour, entre 11h et 3h de l\u2019apr\u00e8s-midi, profitant de la foire des Rois qui se tient au village, place du march\u00e9, pour soustraire quelques 5000 francs \u00e0 L\u00e9on Pelletier, adjudicataire des droits de p\u00e9age. Toujours est-il que cette rapine, qui n\u2019appara\u00eet pas lors du proc\u00e8s d\u2019Amiens du 8 au 22 mars 1905, peut tr\u00e8s bien s\u2019inscrire dans la tourn\u00e9e du trio d\u2019anarchistes qui se dirige ensuite sur Nantes pour se terminer \u00e0 La Roche sur Yon. Le 11 ou le 12 janvier, deux des trois hommes ont pris une chambre \u00e0 l\u2019h\u00f4tel du Coq Hardi, \u00e0 quelques enjamb\u00e9es de la gare de cette ville. La nuit suivante, apr\u00e8s une derni\u00e8re tourn\u00e9e d\u2019inspection des scell\u00e9s pos\u00e9s[4] et apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 rejoint par le dernier des Travailleurs, le groupe s\u2019introduit dans la belle demeure de Mme Richoux et doit fuir \u00e0 toute vitesse en entendant les cris d\u2019alerte lanc\u00e9s par Louis Marceron qui gardait la propri\u00e9t\u00e9. Ils ont abandonn\u00e9 sur place de nombreux outils et la \u00a0police parvient m\u00eame \u00e0 mettre la main sur leurs sacoches laiss\u00e9es en consigne \u00e0 la gare. Les voleurs eux sont d\u00e9j\u00e0 loin de la douceur vend\u00e9enne et angevine mais ils ont failli y croiser l\u2019apocalypse justici\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-4295\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Segr\u00e9-rue-de-la-gare-300x248.jpg\" alt=\"\" width=\"165\" height=\"136\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Segr\u00e9-rue-de-la-gare-300x248.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/Segr\u00e9-rue-de-la-gare.jpg 667w\" sizes=\"(max-width: 165px) 100vw, 165px\" \/>Le Petit Courrier<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>9 janvier 1902<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un vol tr\u00e8s important \u00e0 Segr\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Maison cambriol\u00e9e. \u2014 3.000 fr. de num\u00e9raire et 2.000 fr. de bijoux vol\u00e9s<\/p>\n<p>La foire des Rois qui s&rsquo;est tenue mercredi \u00e0 Segr\u00e9, et qui chaque ann\u00e9e attire en cette ville une foule consid\u00e9rable, a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par un \u00e9v\u00e9nement important.<\/p>\n<p>M. L\u00e9on Le Pelletier, directeur des droits de places et en m\u00eame temps marchand, \u00e9tait \u00e0 son banc de vente sur la place du March\u00e9, pendant que sa femme et plusieurs de ses employ\u00e9s s&rsquo;occupaient de faire payer les droits \u00e0 tous les \u00e9talagistes.<\/p>\n<p>Vers 3 heures 1|2, Mme Le Pelletier, son travail fini, rentra \u00e0 son domicile. Une surprise des plus d\u00e9sagr\u00e9ables l&rsquo;attendait. Toutes les portes \u00e9taient fractur\u00e9es et les meubles boulevers\u00e9s ; d&rsquo;audacieux malfaiteurs avaient profit\u00e9 de ce que l&rsquo;immeuble \u00e9tait d\u00e9pourvu de son locataire pour y p\u00e9n\u00e9trer et tout fouiller.<\/p>\n<p>Mme Le Pelletier, sans se rendre compte de ce qui lui avait \u00e9t\u00e9 vol\u00e9, courut pr\u00e9venir son mari<\/p>\n<p>Celui-ci constata alors avec effroi la disparition d&rsquo;une somme de 3.000 fr. et de 2.000 fr. de bijoux qui \u00e9taient dans un des tiroirs du secr\u00e9taire (meuble qui fut comme tous les autres fractur\u00e9).<\/p>\n<p>M. Le Pelletier n&rsquo;eut d&rsquo;autres ressources que d&rsquo;aller imm\u00e9diatement pr\u00e9venir la gendarmerie.<\/p>\n<p>Sur les voleurs on n&rsquo;a aucun indice.<\/p>\n<p>Des constatations il r\u00e9sulte qu&rsquo;ils ont d\u00fb commettre leur m\u00e9fait entre 11 heures et 3 heures de l&rsquo;apr\u00e8s-midi et qu\u2019ils ont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans la maison en brisant une vitre d\u2019une fen\u00eatre et en escaladant ladite fen\u00eatre.<\/p>\n<p>Nous en reparlerons.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Le Petit Courrier<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>11 janvier 1902<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un cambriolage rue de Bel Air<\/strong><\/p>\n<p>Vendredi matin, entre 2 et 3 heures, des malfaiteurs ont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 dans l&rsquo;immeuble 20, rue de Bel-Air, appartenant \u00e0 M. Godard, docteur-m\u00e9decin au ch\u00e2teau de Bouillon, \u00e0 Tign\u00e9.<\/p>\n<p>Les voleurs n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 heureux. M. Godard qui ne se servait de cette maison que comme pied \u00e0 terre, n&rsquo;y laissait rien de tr\u00e8s pr\u00e9cieux ou pour mieux dire rien qui, tentant la cupidit\u00e9 des malfaiteurs, soit facile \u00e0 emporter.<\/p>\n<p>En effet, d\u00e8s la d\u00e9couverte du vol, une d\u00e9p\u00eache avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e \u00e0 M. Godard qui, arriv\u00e9 vendredi apr\u00e8s-midi \u00e0 Angers, a pass\u00e9 l&rsquo;inspection de son pied \u00e0 terre.<\/p>\n<p>Les meubles avaient tous \u00e9t\u00e9 fractur\u00e9s et fouill\u00e9s, mais las cambrioleurs n&rsquo;ont sans doute rien trouv\u00e9 \u00e0 leur go\u00fbt, car M. Godard n&rsquo;a pu constater de disparition d&rsquo;objets.<\/p>\n<p>Seul, un restant de cognac qui se trouvait dans une bouteille sur le bureau du docteur, a \u00e9t\u00e9 bu par les visiteurs nocturnes.<\/p>\n<p>Ceux-ci avaient essay\u00e9 de p\u00e9n\u00e9trer d\u2019abord par la porte de la cave o\u00f9 on a relev\u00e9 17 pes\u00e9es. La porte ayant r\u00e9sist\u00e9e, ils se sont attaqu\u00e9 \u00e0 la porte d&rsquo;entr\u00e9e de l\u2019immeuble dont \u00e0 l\u2019aide de 5 pes\u00e9es, ils ont fait sauter la serrure et fractur\u00e9 un montant.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 dans la cave et dans le jardin et avoir parcouru tout l&rsquo;immeuble, les visiteurs nocturnes qui ont d&rsquo;ailleurs \u00e9t\u00e9 vus et entendus, sont partis sans rien emporter Un capitaine au 135e les a vu vers 6 heures du soir faisant le guet, une voisine les a entendu dans la maison mais a cru que c\u2019\u00e9tait M. Godard qui \u00e9tait rentr\u00e9 dans son appartement.<\/p>\n<p>Le commissaire de police du quartier a ouvert une enqu\u00eate.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Le Petit Courrier<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>11 janvier 1902<\/strong><\/p>\n<p><strong>Vol avec effraction \u00e0 Segr\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Voici les renseignements complets que nous avons pu nous procurer sur ce vol.<\/p>\n<p>Vers 8 heures du matin, M. et Mme Lepeltier, adjudicataires du droit de p\u00e9age \u00e0 Segr\u00e9, envoyaient tout leur personnel \u00e0 la surveillance des entr\u00e9es en ville. Eux-m\u00eames allaient vaquer \u00e0 leurs affaires et fermaient \u00e0 cl\u00e9 les portes de leur domicile situ\u00e9 rue du Ch\u00e2teau-Gontier.<\/p>\n<p>Vers 11 heures, Mme Lepeltier renvoya \u00e0 la maison sa petite servante, \u00e2g\u00e9e de 18 ans, puis elle-m\u00eame rentra \u00e0 la maison vers 2 heures de l\u2019apr\u00e8s-midi.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9couverte du vol<\/strong><\/p>\n<p>A son arriv\u00e9e, Mme Lepeltier remarqua qu&rsquo;un carreau de la porte de la salle \u00e0 manger \u00e9tait bris\u00e9 ; elle en fit la remarque \u00e0 la bonne qui d\u00e9clara qu\u2019elle avait elle aussi constat\u00e9 cet accident, mais qu\u2019elle n&rsquo;y avait pas port\u00e9 plus d\u2019attention croyant qu&rsquo;il \u00e9tait survenu le matin avant le d\u00e9part des ma\u00eetres.<\/p>\n<p>De suite, Mme Lepeltier soup\u00e7onna qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 pendant l\u2019absence de tout le monde quelque chose d&rsquo;anormal. Elle monta aussit\u00f4t au premier \u00e9tage et constata la triste v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le vol<\/strong><\/p>\n<p>Une armoire et un secr\u00e9taire plac\u00e9s dans une chambre du premier \u00e9tage avaient \u00e9t\u00e9 fractur\u00e9s puis fouill\u00e9s par les malfaiteurs. C&rsquo;est alors que Mme Lepeltier constata la disparition des objets suivants ;<\/p>\n<p>Le voleur avait pris dans l&rsquo;armoire :<\/p>\n<p>1\u00b0 300 fr. environ en argent consistant en pi\u00e8ces courantes, 5 fr., 2 fr. et 0 fr. 50 ;<\/p>\n<p>2\u00b0 200 fr. en or ;<\/p>\n<p>3\u00b0 Une broche en argent d&rsquo;une valeur de 5 fr. ;<\/p>\n<p>4\u00b0 Une bague en or chevali\u00e8re homme, orn\u00e9e d\u2019une petite pierre bleue, d\u2019une valeur de 35 fr. ;<\/p>\n<p>5\u00b0 Une bague en or chevali\u00e8re femme, d\u2019une valeur de 45 fr. ;<\/p>\n<p>6\u00b0 Un collier or pour femme, d\u2019une valeur de 100 fr. ;<\/p>\n<p>7\u00b0 Une montre en or avec cha\u00eene en doubl\u00e9, 140 fr. ;<\/p>\n<p>8\u00b0 Un petit livre de messe, 3 fr. ;<\/p>\n<p>9\u00b0 Un grand porte-monnaie contenant environ 10 fr. de menue monnaie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Le Petit Courrier<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>12 janvier 1902<\/strong><\/p>\n<p><strong>Encore un cambriolage<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;immeuble appartenant \u00e0 M. Louis de Contades, 4 avenue de Contades, a re\u00e7u vendredi matin la visite de cambrioleurs qui se sont introduits dans les sous-sols en fracturant les portes d&rsquo;entr\u00e9e donnant sur la rue. Les serrures ouvertes \u00e0 l&rsquo;aide de fausses clefs, les malfaiteurs, des sous-sols, se sont introduits dans l&rsquo;immeuble qu&rsquo;ils ont visit\u00e9 du haut en bas, bouleversant tout.<\/p>\n<p>Dans le bureau, ils ont fractur\u00e9 le tiroir qui ne devait contenir que quelques rares pi\u00e8ces de monnaie.<\/p>\n<p>M. de Contades, propri\u00e9taire au ch\u00e2teau de Launay, pr\u00e8s Louresse, a d\u00e9clar\u00e9 que pour lui il ne lui avait rien \u00e9t\u00e9 soustrait.<\/p>\n<p>La police recherche les autours de ce cambriolage. On les soup\u00e7onne \u00eatre les m\u00eames que ceux qui ont op\u00e9r\u00e9 rue de Bel Air, les traces de pes\u00e9es \u00e9tant identiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Archives de la Pr\u00e9fecture de Police de Paris, EA\/89, dossier de presse \u00ab\u00a0La bande sinistre et ses exploits\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Audience du 10 mars 1905<\/strong><\/p>\n<p><strong>Vols \u00e0 Angers<\/strong><\/p>\n<p>Dans la nuit du 9 au 10 janvier [1902], des malfaiteurs s\u2019introduisaient chez M. de Contades, \u00e0 Angers ; mais ils ne trouvaient rien \u00e0 emporter.<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame nuit, la maison de M. Godard Hippolyte \u00e9tait cambriol\u00e9e. Un \u00e9crin sans valeur avait seul disparu.<\/p>\n<p>Ces deux vols font partie de la tourn\u00e9e faite par Ferrand, accompagn\u00e9, d\u2019apr\u00e8s Gabrielle Damiens, par Baudy et Henry.<\/p>\n<p>M. de Contades croit qu\u2019on n\u2019enleva rien chez lui.<\/p>\n<p>Ferrand \u2013 Je n\u2019ai rien pris.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident \u2013 Mais vous reconnaissez le fait ?<\/p>\n<p>Ferrand \u2013 Oui, monsieur.<\/p>\n<p>Baudy \u2013 Moi, je nie !<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident \u2013 Vous niez ?<\/p>\n<p>Baudy \u2013 Je le crois que je nie !<\/p>\n<p>[1] Archives de la Pr\u00e9fecture de Police de Paris, EA\/89, dossier de presse \u00ab\u00a0La bande sinistre et ses exploits\u00a0\u00bb, 3e audience du proc\u00e8s d\u2019Amiens, 10 mars 1905.<br \/>\n[2] Soit environ un quarantaine de kilom\u00e8rres.<br \/>\n[3] Un grand merci \u00e0 Xavier de la librairie Les Nuits Bleues d\u2019Angers, d\u2019avoir retrouv\u00e9 pour nous ces trois articles du Petit Courrier.<br \/>\n[4] \u00ab\u00a0Au pied de la porte du jardin se trouvaient deux petits carr\u00e9s de papier qui avaient \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s entre cette porte et le montant afin de s\u2019assurer si la maison \u00e9tait habit\u00e9e. Un semblable carr\u00e9 de papier se trouvait dans la porte d\u2019entr\u00e9e de la maison.\u00a0\u00bb Archives de la Pr\u00e9fecture de Police de Paris, EA\/89, dossier de presse \u00ab\u00a0La bande sinistre et ses exploits\u00a0\u00bb, audience du 10 mars 1905.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aussi bien huil\u00e9e que soit la m\u00e9canique d\u2019une tourn\u00e9e, les cambriolages se suivent mais ne se ressemblent pas forc\u00e9ment. Certains rapportent gros\u00a0; d\u2019autres avortent parfois piteusement\u00a0; d\u2019autres encore parviennent \u00e0 passer inaper\u00e7us. Ainsi en est-il de l\u2019exp\u00e9dition men\u00e9e \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1901 et au d\u00e9but du mois de janvier suivant par Baudy, Henry [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[5],"tags":[4820,243,60,4824,5417,52,232,5418,391,4821,876,5419,5416,3473,5415,24,81],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4293"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4293"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4293\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4299,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4293\/revisions\/4299"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4293"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4293"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4293"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}