{"id":3578,"date":"2014-10-19T01:10:26","date_gmt":"2014-10-18T23:10:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=3578"},"modified":"2014-07-24T18:04:24","modified_gmt":"2014-07-24T16:04:24","slug":"gavroche-en-toute-bonne-foi","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2014\/10\/gavroche-en-toute-bonne-foi\/","title":{"rendered":"Gavroche en toute bonne foi ?"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3579\" title=\"Gavroche n138 novembre-decembre 2004\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg\" alt=\"\" width=\"133\" height=\"196\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg 204w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg 426w\" sizes=\"(max-width: 133px) 100vw, 133px\" \/><\/a>Le courrier des lecteurs de la revue <em>Gavroche<\/em> fait mention dans le n\u00b0138 des critiques formul\u00e9es par Jean-Fran\u00e7ois Amary et nous-m\u00eames \u00e0 l&rsquo;occasion de la publication dans le num\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent du papier de Fran\u00e7ois Roux sur \u00ab\u00a0le r\u00e9volt\u00e9 \u00e0 vie\u00a0\u00bb Jacob. Force est de constater que les lettres ont eu droit \u00e0 un traitement largement restrictif mais aussi que la r\u00e9ponse de l&rsquo;auteur est pour le moins r\u00e9v\u00e9latrice d&rsquo;une l\u00e9g\u00e8re, tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re mauvaise foi. C&rsquo;est pourquoi nous rajoutons \u00e0 ce papier la lettre originale envoy\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Gavroche<\/strong><\/p>\n<p>N\u00b0138, novembre &#8211; d\u00e9cembre 2004<\/p>\n<p><strong>Courrier des lecteurs<\/strong>, p.23<\/p>\n<p>La lecture de l&rsquo;article paru dans notre dernier num\u00e9ro \u00ab Marius Jacob: le r\u00e9volt\u00e9 \u00e0 vie (1879-1954) \u00bb a amen\u00e9 deux lecteurs \u00e0 r\u00e9agir.<!--more--><\/p>\n<p>Jean-Fran\u00e7ois Amary, auteur habi\u00adtuel dans <em>Gavroche<\/em>, se dit surpris de certaines affirmations et se demande o\u00f9 l&rsquo;auteur est all\u00e9 chercher ses infor\u00admations. <em>\u00ab Ce qui m&rsquo;ennuie, c&rsquo;est qu&rsquo;il juge excellent le livre de William Caruchet qui a \u00e9t\u00e9 pourtant condamn\u00e9 par la justice pour plagiat, suite \u00e0 la plainte d\u00e9pos\u00e9e par Bernard Thomas. Et Bernard Thomas qui n&rsquo;appr\u00e9cie pas d&rsquo;\u00eatre qualifi\u00e9 de \u00abjournaliste- romancier\u00bb a pourtant prouv\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas un historien rigoureux. Seul de ses trois biographes. Alain Sergent a connu Jacob, ce qui ne l&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s ce qu&rsquo;on a d\u00e9couvert depuis, d&rsquo;\u00e9crire des inexac\u00adtitudes. Les deux autres n&rsquo;ont pu que s&rsquo;inspirer de son travail et aussi de la presse d&rsquo;\u00e9poque, voire pour Thomas, d&rsquo;archives judiciaires habilement visi\u00adt\u00e9es bien que th\u00e9oriquement inacces\u00adsibles.\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>J.F. Amary s&rsquo;\u00e9tonne de lire que Jacob a tenu avec Lecoin des meetings devant des milliers de personnes. <em>\u00abLecoin aurait au moins cit\u00e9 Jacob dans son \u00ab\u00a0Le cours d&rsquo;une vie\u00a0\u00bb.<\/em> Si, dans ce dernier ouvrage J.F. Amary rel\u00e8ve que Lecoin a eu l&rsquo;intention de tuer Poincar\u00e9 et essay\u00e9 de tuer Gus\u00adtave Herv\u00e9 \u00ab <em>mais a-t-il appel\u00e9 \u00e0 tuer les officiers ?<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Autre interrogation : \u00ab <em>On sait que Jacob s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la guerre d&rsquo;Espagne, qu&rsquo;il a tent\u00e9 d&rsquo;aider les anars espagnols. A ma connaissance, on ne conna\u00eet encore aucun des d\u00e9\u00adtails de ses \u00e9ventuelles actions. A-t-il accompagn\u00e9 Durutti ? \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Pour J.F. Amary. \u00ab <em>le meilleur bou\u00adquin sur Jacob est bien celui de l&rsquo;Insomniaque puisqu&rsquo;il nous livre les correspondances et \u00e9crits de Jacob<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3579\" title=\"Gavroche n138 novembre-decembre 2004\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg\" alt=\"\" width=\"101\" height=\"149\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg 204w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg 426w\" sizes=\"(max-width: 101px) 100vw, 101px\" \/><\/a>Dans une longue lettre argument\u00e9e, Jean-Marc Delpech de Saint-Di\u00e9, regrette tout d&rsquo;abord que l&rsquo;article \u00ab <em>n&rsquo;apporte pas grand-chose de nou\u00adveau quant \u00e0 la connaissance de <strong>l&rsquo;illogiste<\/strong> anarchiste<\/em> \u00bb. Cette re\u00admarque se comprend mieux quand ce lecteur nous pr\u00e9cise \u00e0 la fin de sa lettre qu&rsquo;il travaille depuis plus de trois ann\u00e9es sur Alexandre Jacob ! Cette connaissance tr\u00e8s pointue du person\u00adnage l&rsquo;am\u00e8ne \u00e0 regretter que l&rsquo;article s&rsquo;inspire de biographies tendant <em>\u00e0 faire du th\u00e9oricien ill\u00e9galiste un aven\u00adturier des plus extraordinaires. De fait, les aspects libertaires s&rsquo;\u00e9dulco\u00adrent et le rapprochement avec le gent\u00adleman cambrioleur n\u00e9 de l&rsquo;imagina\u00adtion de l&rsquo;\u00e9crivain bourgeois Leblanc peut s&rsquo;\u00e9tablir sans probl\u00e8me. Que l&rsquo;on prouve la pr\u00e9sence de Leblanc \u00e0 Amiens &#8211; ne serait-ce qu&rsquo;une seule journ\u00e9e &#8211; du 8 au<\/em> 22 <em>mars 1905 et l\u00e0, effectivement on pourra \u00e9ventuelle\u00adment affirmer le lien Jacob-Lupin [&#8230;]. Certes pour Amiens nous pouvons objecter la pr\u00e9sence du magazine Gil Blas mais \u00e9galement l&rsquo;article de Pioch dans Le Libertaire qui prend ouverte\u00adment la d\u00e9fense du \u00ab\u00a0bandit d&rsquo;Abbe\u00adville\u00a0\u00bb. Leblanc participe \u00e0 Gil Blas et, dans cette feuille \u00e0 dominante \u00e9rotico- litt\u00e9raire, il rencontre r\u00e9guli\u00e8rement l&rsquo;anarchiste Pioch\u00a0; mais cela ne fait en rien de Jacob l&rsquo;inspirateur de Leblanc! \u00bb<\/em><\/p>\n<p>J.M. Delpech s&rsquo;attache ensuite \u00e0 d\u00e9montrer que la naissance de Lupin \u00e9tait dans l&rsquo;air du temps (sentiment d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9) et que l&rsquo;\u00e9diteur de Leblanc souhaitait un personnage fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;image du Sherlock Holmes de Conan Doyle.<\/p>\n<p>J.M. Delpech regrette que l&rsquo;article mette en avant le h\u00e9ros et non l&rsquo;anar\u00adchiste : \u00ab <em>Que c&rsquo;est dommageable \u00e0 la propagande libertaire et \u00e0 l&rsquo;histoire du mouvement ! Car avec Alexandre Jacob on tient un personnage cl\u00e9. Pourquoi se r\u00e9f\u00e9rer aux trop faciles ouvrages de MM. Caruchet et Tho\u00admas, romanciers, journalistes, affabulateurs alors que seul le volume publi\u00e9 aux Editions L&rsquo;Insomniaque peut r\u00e9el\u00adlement aider \u00e0 comprendre Jacob. Et pour cause: il s&rsquo;agit de ses \u00e9crits! \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Et J.M. Delpech rel\u00e8ve et commente cr\u00fbment plusieurs points inexacts dans leurs livres. En conclusion il revient sur l&rsquo;article de J.F. Roux en consid\u00e9\u00adrant que les passages sur le bagne ou encore ceux sur la guerre d&rsquo;Espagne sont des faits invent\u00e9s. <em>\u00abL\u00e0 Jacob n&rsquo;est plus Lupin mais on se met \u00e0 pen\u00adser \u00e0 Ch\u00e9ri-Bibi ou \u00e0 Pancho Villa!!! Et pourquoi pas Vidocq, premier flic de France en son temps ? \u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3579\" title=\"Gavroche n138 novembre-decembre 2004\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg\" alt=\"\" width=\"103\" height=\"152\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg 204w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg 426w\" sizes=\"(max-width: 103px) 100vw, 103px\" \/><\/a>La r\u00e9ponse de Fran\u00e7ois Roux<\/strong><\/p>\n<p>Deux connaisseurs de Marius Jacob ont adress\u00e9 \u00e0 <em>Gavroche<\/em> des courriers qui m&rsquo;incitent \u00e0 apporter aux lecteurs quelques compl\u00e9ments d&rsquo;information.<\/p>\n<p>1-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <span style=\"text-decoration: underline;\">Peut-on \u00e9tablir un \u00ab lien \u00bb entre Marius Jacob et Ars\u00e8ne Lupin ?<\/span><\/p>\n<p>Tout d\u00e9pend du lien. Le proc\u00e8s de Marius Jacob s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 quelques mois avant la naissance litt\u00e9raire de Lupin. Dans les aventures de celui-ci on retrouve nombre de m\u00e9thodes utilis\u00e9es aupara\u00advant par Jacob: d\u00e9guisements, impos\u00adtures, escalades, outillage perfec\u00adtionn\u00e9, \u00ab couvertures \u00bb, billets humo\u00adristiques, organisation de la bande, etc. A l&rsquo;\u00e9poque du proc\u00e8s des Travailleurs de la nuit, Maurice Leblanc signe des papiers dans <em>Gil Blas<\/em> (un des journaux repr\u00e9sent\u00e9s au tribunal d&rsquo;Amiens) et m\u00fbrit le personnage de son \u00ab Gentle\u00adman cambrioleur \u00bb. A-t-on une preuve formelle de sa pr\u00e9sence \u00e0 Amiens ? Non. Est-il invraisemblable qu&rsquo;il s&rsquo;y soit rendu ? C&rsquo;est plut\u00f4t le contraire qui serait \u00e9tonnant. Sur cette question nous nous trouvons, comme souvent en histoire, en face d&rsquo;un choix qui repose sur des donn\u00e9es subjectives : est-il d\u00e9raisonnable, compte tenu de ce que nous savons, d&rsquo;\u00e9tablir un lien \u00ab Jacob\/Lupin \u00bb?<\/p>\n<p>Pour terminer sur ce point, rappe\u00adlons que la comparaison entre l&rsquo;anar\u00adchiste Jacob et le \u00ab Gentleman cam\u00adbrioleur \u00bb s&rsquo;arr\u00eate aux techniques de leur \u00ab art \u00bb. Je ne crois pas avoir dit autre chose dans mon papier.<\/p>\n<p>2-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <span style=\"text-decoration: underline;\">Que penser des sources biogra\u00adphiques mentionn\u00e9es dans l&rsquo;article ?<\/span><\/p>\n<p>Pour qui souhaite approfondir vrai\u00adment sa connaissance du personnage Jacob, au-del\u00e0 des p\u00e9rip\u00e9ties spectacu\u00adlaires et des anecdotes, la meilleure source reste sans conteste Jacob lui- m\u00eame.<sup>1<\/sup> Cependant les <em>Ecrits <\/em>d&rsquo;Alexandre Marius Jacob ne consti\u00adtuent pas \u00e0 proprement parler une autobiographie. Pour retracer chrono\u00adlogiquement la vie du cambrioleur anarchiste il reste donc ses trois bio\u00adgraphes, et l&rsquo;on peut compl\u00e9ter sa documentation avec les pages que Jean Maitron lui consacre dans son <em>Histoire du mouvement anarchiste en France<\/em> (p 415 \u00e0 420).<sup> <\/sup>Faut-il tra\u00eener Bernard Thomas et William Caruchet plus bas que terre ? Quoique je ne me sente pas respon\u00adsable des \u00e9crits des deux derniers bio\u00adgraphes de Jacob &#8211; et que je n&rsquo;aie pas repris \u00e0 mon compte les bourdes d\u00e9nonc\u00e9es par J.M Delpech &#8211; quelques explications compl\u00e9men\u00adtaires sont peut-\u00eatre n\u00e9cessaires pour \u00e9clairer les lecteurs.<\/p>\n<p>Bernard Thomas a recueilli beau\u00adcoup de ses informations aupr\u00e8s de May Picqueray<sup>3<\/sup>, camarade de combat de Louis Lecoin durant 50 ans (de 1921 \u00e0 1971). May Picqueray avait bien connu Marius Jacob, en particu\u00adlier entre 1929 et 1939 (elle en parle chaleureusement dans son livre <em>May la r\u00e9fractaire,<\/em> pages 201 \u00e0 205)<sup>4<\/sup> et elle nous (\u00ab nous \u00bb, jeunes insoumis et objecteurs de conscience dans les ann\u00e9es 70) racontait parfois ses souve\u00adnirs de Jacob dans des termes que l&rsquo;on retrouve presque \u00e0 l&rsquo;identique chez Bernard Thomas. Personne, je pense, ne mettrait en doute l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 de \u00ab la r\u00e9fractaire \u00bb. Sauf preuve du contraire, j&rsquo;ai donc choisi de lui faire cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 William Caruchet, sa ver\u00adsion diff\u00e8re peu de celle de Bernard Thomas, lequel a cru bon par la suite de lui intenter un proc\u00e8s pour \u00ab plagiat \u00bb. Dommage. (Un proc\u00e8s pour des droits d&rsquo;auteur sur la vie de Marius Jacob !!!).<\/p>\n<p>3-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <span style=\"text-decoration: underline;\">Que sait-on du compagnonnage de Marius Jacob avec Louis Lecoin et de son implication au c\u00f4t\u00e9 des anar\u00adchistes espagnols ?<\/span><\/p>\n<p>Les pages \u00e9crites par May Picqueray sur Jacob indiquent clairement la proximit\u00e9 entre Lecoin et Jacob \u00e0 tra\u00advers <em>Le Libertaire<\/em>, l&rsquo;Union anarchiste et le S.I.A., m\u00eame si elle ne cite pas explicitement dans son livre certains \u00e9pisodes dont parlent Bernard Thomas et William Caruchet (meetings, etc.).<\/p>\n<p>Sur l&rsquo;Espagne. D&rsquo;apr\u00e8s \u00ab la r\u00e9frac\u00adtaire \u00bb, Marius Jacob se serait rendu deux fois en Espagne entre 36 et 39: une premi\u00e8re fois de juillet \u00e0 sep\u00adtembre 1936, et une seconde fois \u00e0 Barcelone apr\u00e8s la mort de Durruti (tu\u00e9 \u00e0 Madrid le 20\/11\/36). Marius Jacob, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de sa r\u00e9puta\u00adtion, se rendant en Espagne \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 36 pour organiser l&rsquo;approvisionnement en armes des anarchistes<sup>5<\/sup> a-t-il ren\u00adcontr\u00e9 Durruti (qui connaissait bien Lecoin depuis les passages \u00e0 Paris du libertaire espagnol en 1926 et 1927)<sup>6 <\/sup>sur le front d&rsquo;Aragon ? Il n&rsquo;y a pas l\u00e0 non plus de trace \u00e9crite, mais je ne vois pas ce que cette rencontre aurait d&rsquo;ahurissant.<\/p>\n<p>Il en va autrement d&rsquo;un \u00e9crit com\u00admun entre Jacob et Durruti apr\u00e8s novembre 1936: erreur grossi\u00e8re, coquille<sup>7<\/sup>&#8230; comme on voudra.<\/p>\n<p>4-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <span style=\"text-decoration: underline;\">Louis Lecoin a-t-il vraiment appel\u00e9 \u00e0 \u00ab tuer des officiers \u00bb en cas de mobilisation en 1912 ?<\/span><\/p>\n<p>Oui. La citation exacte est: \u00ab Voici la solution pratique pour le cas d&rsquo;une mobilisation. Au premier jour, une dizaine de camarades conscients, comme il s&rsquo;en trouve certainement dans chaque r\u00e9giment, sortent en ville porteurs d&rsquo;un pli quelconque \u00e0 l&rsquo;adresse d&rsquo;un officier ou d&rsquo;un g\u00e9n\u00e9\u00adral. Lorsque le camarade est en pr\u00e9\u00adsence de ce dernier, il agit, et agir, c&rsquo;est supprimer l&rsquo;officier. \u00bb<sup>s <\/sup>Il est bien difficile d&rsquo;approcher la v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;une vie si extraordinaire et d&rsquo;un personnage hors du commun tel que Marius Jacob. Assur\u00e9ment, il n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;\u00eatre mythifi\u00e9 pour rester fascinant.<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Roux<\/strong><\/p>\n<p>1-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Alexandre Marius Jacob, <em>Ecrits, <\/em>L&rsquo;Insomniaque, nouvelle \u00e9dition aug\u00adment\u00e9e. 2004. 847 pages,<\/p>\n<p>2-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Jean Maitron, <em>Le mouvement anar\u00adchiste en France,<\/em> Tl et T2, collection Tel, Gallimard, Paris, 1992. Jean Mai\u00adtron relate surtout la p\u00e9riode 1891-1929.<\/p>\n<p>3-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 May Picqueray a travaill\u00e9 comme cor\u00adrectrice au <em>Canard Encha\u00een\u00e9<\/em> pendant 20 ans quand Bernard Thomas y \u00e9tait jour\u00adnaliste. Bernard Thomas a \u00e9galement pr\u00e9fac\u00e9 l&rsquo;autobiographie de May.<\/p>\n<p>4-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 May Picqueray, <em>May la r\u00e9fractaire, pour mes 81 ans d&rsquo;anarchie.<\/em> Atelier Marcel Jullian, 1979.<\/p>\n<p>5-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ibid, P 204. Cet approvisionnement \u00e9tait \u00e9galement une des priorit\u00e9s du CEL, puis SIA. dont Louis Lecoin \u00e9tait secr\u00e9\u00adtaire. (Jean Maitron, op. cit., Tome II p 29 \u00e0 35).<\/p>\n<p>6-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Louis Lecoin, l&rsquo;Union anarchiste et <em>Le libertaire<\/em> organisent en 1926 et 1927 la d\u00e9fense d&rsquo; Ascaso, Durruti et Jover r\u00e9fugi\u00e9s en France et menac\u00e9s d&rsquo;extradi\u00adtion vers l&rsquo;Argentine. (Abel Paz. Buena- ventura Durruti, 1896-1936. Les \u00e9ditions de Paris, Max Chaleil, 2000., p 106 \u00e0 129).<\/p>\n<p>7-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les coquilles, \u00e7a arrive, m\u00eame aux meilleurs. Ceux qui auront la curiosit\u00e9 d&rsquo;ouvrir le tome 2 du <em>Mouvement anar\u00adchiste en France,<\/em> de Jean Maitron (une Bible!) \u00e0 la page 34 auront la surprise d&rsquo;y lire que Buenaventura Durruti serait mort \u00e0 Barcelone en mai 1937!!! Per\u00adsonne ne traite pour autant Jean Maitron d&rsquo;affabulateur.<\/p>\n<p>8-\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 13 septembre 1912, cit\u00e9 par Jean Mai\u00adtron. op. cit., p 374-375, note 118.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3579\" title=\"Gavroche n138 novembre-decembre 2004\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg\" alt=\"\" width=\"101\" height=\"149\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004-204x300.jpg 204w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gavroche-n138-novembre-decembre-2004.jpg 426w\" sizes=\"(max-width: 101px) 100vw, 101px\" \/><\/a>R\u00e9ponse \u00e0 Gavroche (revue d&rsquo;histoire populaire) \u00e0 propos de l&rsquo;article de Fran\u00e7ois Roux sur Alexandre Jacob (n\u00b0137)<\/strong><br \/>\nBonjour,<\/p>\n<p>Depuis longtemps maintenant, mon ami Jean-Fran\u00e7ois Amary me pousse \u00e0 souscrire un abonnement \u00e0 votre revue d&rsquo;histoire populaire. Depuis longtemps maintenant, je pense r\u00e9ellement \u00e0 le faire. Mais boulot, dodo, pas m\u00e9tro, etc &#8230;. Cela ne saurait tarder si je n&rsquo;avais consult\u00e9 le n\u00b0137 de votre bimestriel et notamment l&rsquo;article sur \u00ab\u00a0le mod\u00e8le pour Ars\u00e8ne Lupin\u00a0\u00bb. Au demeurant, le titre n&rsquo;incite pas \u00e0 la lecture mais, curiosit\u00e9 oblige, je l&rsquo;ai lu. Veni, vidi mais pas con-vinci. Bien au contraire. Cela appelle plusieurs commentaires de ma part qui, je l&rsquo;esp\u00e8re, retiendront votre attention.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;ensemble votre papier sur Alexandre Jacob n&rsquo;apporte gu\u00e8re de nouveaut\u00e9s quant \u00e0 la connaissance de l&rsquo;ill\u00e9galiste anarchiste qu&rsquo;il fut. Bien s\u00fbr, je veux bien croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit l\u00e0 de vulgarisation. Mais vulgariser n&rsquo;est pas mythifier ni (encore moins) inventer ni m\u00eame fabriquer. La discipline historique a ceci d&rsquo;exigeant qu&rsquo;elle se base sur des sources irr\u00e9futables. Quelles sont-elles ici ? Trois biographies dont une seule peut \u00eatre s\u00e9rieusement consid\u00e9r\u00e9e comme acceptable. Encore faut-il pr\u00e9ciser qu&rsquo;Alain Sergent tient son propos de la bouche m\u00eame du vieux forain Marius Jacob. Mais il est aussi le premier \u00e0 verser dans l&rsquo;\u00e9pique, c&rsquo;est \u00e0 dire \u00e0 faire du th\u00e9oricien ill\u00e9galiste un aventurier des plus extraordinaires. De fait, les aspects libertaires s&rsquo;\u00e9dulcorent et le rapprochement avec le gentleman cambrioleur, n\u00e9 de l&rsquo;imagination de l&rsquo;\u00e9crivain bourgeois Leblanc, peut s&rsquo;\u00e9tablir sans probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Que l&rsquo;on prouve la pr\u00e9sence de Leblanc \u00e0 Amiens &#8211; ne serait-ce qu&rsquo;une seule journ\u00e9e &#8211; du 8 au 22 mars 1905 et l\u00e0 effectivement on pourra \u00e9ventuellement affirmer le lien Jacob\/Lupin. Dans le cas contraire, on nage dans une esp\u00e8ce de processus de \u00ab\u00a0mythification\u00a0\u00bb (excusez le n\u00e9ologisme) qui ne peut que nuire \u00e0 la port\u00e9e politique de la geste jacobienne. Car l&rsquo;histoire est interpr\u00e9tation des faits et, au-del\u00e0, cela devient falsification. Certes, pour Amiens, nous pouvons objecter la pr\u00e9sence du magazine Gil Blas et l&rsquo;existence de l&rsquo;article de Georges Pioch dans le Libertaire, article qui prend ouvertement la d\u00e9fense du \u00ab\u00a0bandit d&rsquo;Abbeville\u00a0\u00bb. Leblanc a particip\u00e9 \u00e0 Gil Blas et, dans cette feuille \u00e9rotico-libertaire, il rencontre r\u00e9guli\u00e8rement l&rsquo;anarchiste Pioch. Cela ne fait en rien de Jacob l&rsquo;inspirateur de Leblanc.<\/p>\n<p>Le contexte de \u00ab\u00a0la Belle Epoque\u00a0\u00bb est nettement plus propice \u00e0 clarifier la gen\u00e8se du redresseur de tort au temp\u00e9rament philanthropique. L&rsquo;historien Jean-Marc Berli\u00e8re indique dans un de ses ouvrages sur l&rsquo;histoire de la police que le XIXe si\u00e8cle finissant vit dans la psychose du crime, sur la peur g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9. En d&rsquo;autre temps, un c\u00e9l\u00e8bre pr\u00e9sentateur TV aurait dit \u00ab\u00a0La France a peur\u00a0\u00bb. Peur des Apaches de Paris, peur des bandes agissant en province. Mais l&rsquo;imaginaire collectif se prend aussi de sympathie lorsque le criminel lui ressemble et, qui plus est, s&rsquo;attaque \u00e0 des victimes qui, en temps ordinaire, sont les profiteurs sociaux de l&rsquo;ordre capitaliste. Nous sommes en pleine r\u00e9volution industrielle et la paup\u00e9risation galopante laisse sur le carreau des masses de plus en plus prol\u00e9taris\u00e9es. En ce sens, les actes de Jacob avant 1905 s&rsquo;inscrivent dans un contexte social bien particulier et la naissance de Lupin n&rsquo;est pas due au hasard.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res aventures paraissent, c&rsquo;est vrai, quelques mois apr\u00e8s le proc\u00e8s d&rsquo;Amiens mais, \u00e0 la demande de Pierre Lafitte (son \u00e9diteur) M.Leblanc cr\u00e9e un personnage fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;image du Sherlock Holmes de Conan Doyle. Le m\u00eame inspecteur se retrouve d&rsquo;ailleurs travesti sous la plume de Leblanc et devient l&rsquo;ennemi jur\u00e9 Herlock Sholmes. Rajoutons enfin notre voix \u00e0 celles de la petite fille de Leblanc et de son biographe J.Derrouard, \u00e0 savoir que l&rsquo;id\u00e9e du bandit au grand coeur, un peu \u00ab\u00a0anar\u00a0\u00bb \u00e0 ses d\u00e9buts \u00e9tait dans l&rsquo;air au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Nous avons vu dans quel cadre. Un peu anar \u00e0 ses d\u00e9buts ? Cela m\u00e9rite un petit d\u00e9veloppement car, avec le temps, Lupin &#8211; qui \u00e9volue toujours en milieu bourgeois &#8211; devient germanophobe et flic (cf 813 et l&rsquo;agence Barnett et Cie ). La comparaison avec Jacob devient de la sorte des plus incongrues. Et inop\u00e9rante.<\/p>\n<p>L&rsquo;article de M. Fran\u00e7ois Roux participe \u00e0 la multitude de papiers ayant Jacob pour sujet. Alors qu&rsquo;il fallait mettre en avant l&rsquo;anarchiste, vous avez opt\u00e9 pour le h\u00e9ros !!! Nom de rien ! Que c&rsquo;est dommageable \u00e0 la propagande et \u00e0 l&rsquo;histoire du mouvement. Car avec Jacob, on tient un personnage cl\u00e9. Pourquoi se r\u00e9f\u00e9rer aux ouvrages de M.M. Caruchet et Thomas, romanciers, journalistes et affabulateurs alors que seul le volume publi\u00e9 aux \u00e9ditions l&rsquo;insomniaque peut r\u00e9ellement aider \u00e0 comprendre Jacob\u00a0? Et pour cause ! Il s&rsquo;agit de ses \u00e9crits. Affabulateurs, dis-je ? Le premier imagine une entrevue entre Jacob et Durutti en 1937 alors que ce dernier est mort en 1936 !!! Encore plus courtelinesque est la tr\u00e8s hypoth\u00e9tique amiti\u00e9 liant l&rsquo;anarchiste voleur \u00e0 L\u00e9on Bronstein dit Trotski, exil\u00e9 \u00e0 Paris ; les deux hommes allant m\u00eame disserter po\u00e9sie de guingois sur la tombe de Charles Baudelaire. Re-!!!! Affabulateurs dis-je ? Le second se pr\u00e9vaut de l&rsquo;utilisation du dossier d&rsquo;instruction ayant servi au proc\u00e8s d&rsquo;Amiens pour \u00e9difier son lecteur sur les travailleurs de la nuit. Or ledit dossier est \u00e0 ce jour introuvable. Ni aux archives de la Somme o\u00f9 il devrait \u00eatre, ni aux Nationales et encore moins aux archives contemporaines de Fontainebleau. Alors, Monsieur Thomas indique l&rsquo;avoir eu d&rsquo;une mani\u00e8re rocambolesque : un dossier perdu, un ami juge d&rsquo;instruction, un dossier retrouv\u00e9 dans une grotte perdue au fin fond d&rsquo;Yvetot\u00a0 et ayant servi \u00e0 planquer les archives de la Justice fran\u00e7aise \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des blind\u00e9s allemands. Soit ! Yvetot ! En Normandie ! Une grotte ! Et pourquoi pas l&rsquo;aiguille creuse tant qu&rsquo;on y est puisque Yvetot c&rsquo;est aussi un des lieux d&rsquo;Ars\u00e8ne Lupin. Comme quoi, si on voulait se mordre la queue on ne pourrait mieux s&rsquo;y prendre.<\/p>\n<p>Une petite derni\u00e8re prouve qu&rsquo;aucun des deux cit\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment n&rsquo;a s\u00e9rieusement \u00e9ruct\u00e9 sur Alexandre Jacob. Il suffit par exemple de lire la r\u00e9\u00e9dition des \u00ab\u00a0vies de Jacob\u00a0\u00bb (Mazarine 1998) pour y trouver moult d\u00e9tails sujets \u00e0 caution. Il y est \u00e9crit par exemple que Jules Clarenson finit par s&rsquo;\u00e9vader du bagne et que l&rsquo;on perd d\u00e8s lors sa trace. Jules Clarenson est un des travailleurs de la nuit. Il participe avec Jacob et Bonnefoy au coup de la rue Quincampoix. Rel\u00e9gu\u00e9, il s&rsquo;\u00e9vade effectivement du bagne et rejoint la France o\u00f9 il est arr\u00eat\u00e9 de nouveau. Retour \u00e0 la case Guyane et, le jour de son arriv\u00e9e l\u00e0-bas, Clarenson meurt. L\u00e0, on peut affirmer que l&rsquo;on perd d\u00e9finitivement sa trace !!!! Le fait est v\u00e9rifiable aux archives de l&rsquo;outre-mer \u00e0 Aix en Provence.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me des sources pour qui s&rsquo;int\u00e9resse un tant soit peu \u00e0 Jacob n&rsquo;est pas insoluble et face \u00e0 la pl\u00e9thore de celles-ci il n&rsquo;y a pas lieu de trancher le n\u0153ud gordien. Encore moins d&rsquo;inventer des faits que l&rsquo;on retrouve dans l&rsquo;article ici vilipend\u00e9. J&rsquo;en veux pour exemple les passages sur le bagne ou encore ceux sur la guerre d&rsquo;Espagne. L\u00e0 Jacob n&rsquo;est plus Lupin mais on se met \u00e0 penser \u00e0 Ch\u00e9ri-Bibi ou \u00e0 Pancho Villa ! Et pourquoi pas Vidocq, premier flic de France en son temps !!!!<\/p>\n<p>J&rsquo;esp\u00e8re que ces quelques commentaires (il y en aurait d&rsquo;autres \u00e0 faire mais le travail m\u00e9nager m&rsquo;oblige \u00e0 faire court ) ne vous auront pas trop courrouc\u00e9. Si vous voulez bien m&rsquo;envoyer un num\u00e9ro de Gavroche, j&rsquo;essaierais quand m\u00eame de m&rsquo;y abonner.<\/p>\n<p>Amiti\u00e9s<\/p>\n<p>Jean-Marc Delpech<\/p>\n<p><!--[if gte mso 9]><xml> Print   FullPage         21      9,05 pt   9,05 pt      false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>\n\n\n\n<style>\n \/* Style Definitions *\/\n table.MsoNormalTable\n\t{mso-style-name:\"Tableau Normal\";\n\tmso-tstyle-rowband-size:0;\n\tmso-tstyle-colband-size:0;\n\tmso-style-noshow:yes;\n\tmso-style-priority:99;\n\tmso-style-parent:\"\";\n\tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;\n\tmso-para-margin-top:0cm;\n\tmso-para-margin-right:0cm;\n\tmso-para-margin-bottom:8.0pt;\n\tmso-para-margin-left:0cm;\n\tline-height:107%;\n\tmso-pagination:widow-orphan;\n\tfont-size:11.0pt;\n\tfont-family:\"Calibri\",\"sans-serif\";\n\tmso-ascii-font-family:Calibri;\n\tmso-ascii-theme-font:minor-latin;\n\tmso-hansi-font-family:Calibri;\n\tmso-hansi-theme-font:minor-latin;\n\tmso-fareast-language:EN-US;}\n<\/style>\n\n<![endif]--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le courrier des lecteurs de la revue Gavroche fait mention dans le n\u00b0138 des critiques formul\u00e9es par Jean-Fran\u00e7ois Amary et nous-m\u00eames \u00e0 l&rsquo;occasion de la publication dans le num\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent du papier de Fran\u00e7ois Roux sur \u00ab\u00a0le r\u00e9volt\u00e9 \u00e0 vie\u00a0\u00bb Jacob. 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