{"id":3358,"date":"2014-05-10T01:10:24","date_gmt":"2014-05-09T23:10:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=3358"},"modified":"2013-12-24T18:34:05","modified_gmt":"2013-12-24T16:34:05","slug":"vols-a-compiegne","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2014\/05\/vols-a-compiegne\/","title":{"rendered":"Vols \u00e0 &#8230; Compi\u00e8gne"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3359\" title=\"Compiegne\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier-300x184.jpg\" alt=\"\" width=\"227\" height=\"139\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier-300x184.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 227px) 100vw, 227px\" \/><\/a>A 73 km au Nord-Est de Paris, Compi\u00e8gne est un lieu bien fr\u00e9quent\u00e9. Des rois, des empereurs, des tsars ont tra\u00een\u00e9s leurs gu\u00eatres dans la sous-pr\u00e9fecture de l&rsquo;Oise. En ao\u00fbt et en novembre 1902, en f\u00e9vrier 1903, les Travailleurs de la Nuit, Alexandre Jacob et L\u00e9on Ferr\u00e9, accompagn\u00e9s d&rsquo;abord de Joseph Ferrand puis de F\u00e9lix Bour, y ont trouv\u00e9 eux des victimes de choix. Ils \u00e9chouent pourtant \u00e0 d\u00e9rober les tapisseries du palais imp\u00e9rial. Un des deux cambriolages de commande signal\u00e9 par Alain Sergent dans sa biographie de l&rsquo;anarchiste en 1950. Si le butin n&rsquo;est pas non plus des plus cons\u00e9quents chez le capitaine Edou et dans l&rsquo;\u00e9glise Saint Jacques, c&rsquo;est en revanche un v\u00e9ritable pactole qui les attend chez la comtesse de Frezals. 72 kilogrammes d&rsquo;argenterie\u00a0! La petite entreprise anarchiste, <em>Jacob et C<sup>ie<\/sup><\/em>, cambriolages, vols et fric-frac en tout genre, ne connait pas la crise. Bien au contraire, \u00a0elle tourne \u00e0 plein r\u00e9gime.<!--more--><\/p>\n<p>L&rsquo;examen de ces trois reprises aux assises d&rsquo;Amiens, lors de la cinqui\u00e8me audience du proc\u00e8s de la bande dite d&rsquo;Abbeville, le 13 mars 1905, est l&rsquo;occasion de mettre en valeur son efficacit\u00e9 et ses motivations politiques. Les victimes sont cibl\u00e9es\u00a0: un militaire, un cur\u00e9, une noble, soit autant de nuisibles et d&rsquo;accapareurs aux yeux des ill\u00e9galistes. Les fondeurs Apport et Brunus, de la rue Lecomte \u00e0 Paris, sont directement impliqu\u00e9s. Jacob tente de les disculper. Mais le vol Fr\u00e9zal permet \u00e0 l&rsquo;orateur Jacob de discourir sur l&rsquo;\u00e9tat de noblesse. Il justifie son acte et offre \u00e0 un auditoire fourni et curieux d&rsquo;\u00e9couter le surprenant voleur, sa vision de la lutte des classes et du mat\u00e9rialisme historique. Les caustiques r\u00e9parties et les piques cinglantes fusent. Le pr\u00e9sident Wehekind tente bien encore une fois d&#8217;emp\u00eacher le malfaiteur de d\u00e9clamer cr\u00e2nement. Rien n&rsquo;y fait. Le voleur est un beau parleur et il a le dernier mot.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-place-de-lhotel-de-ville-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3360\" title=\"Compiegne\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-place-de-lhotel-de-ville-copier-300x195.jpg\" alt=\"\" width=\"151\" height=\"98\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-place-de-lhotel-de-ville-copier-300x195.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-place-de-lhotel-de-ville-copier.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 151px) 100vw, 151px\" \/><\/a>Archives de la Pr\u00e9fecture de police de Paris,<\/strong><\/p>\n<p><strong>EA\/89 : dossier de presse \u00ab\u00a0La bande sinistre et ses exploits\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>11<sup>e<\/sup> audience, 13mars 1905<\/p>\n<p><strong>Vol \u00e0 Compi\u00e8gne<\/strong><\/p>\n<p>Le 31 ao\u00fbt 1902, M. Colignou, facteur, en voulant mettre de la correspondance dans la bo\u00eete du capitaine \u00c9dou, demeurant \u00e0 Compi\u00e8gne, rue Vermenton et qui \u00e9tait au camp de Sissonne, s&rsquo;aper\u00e7ut que la porte de la maison \u00e9tait ouverte et que la g\u00e2che de la serrure avait \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9e.<\/p>\n<p>La police pr\u00e9venue se rendit sur les lieux et releva sur la porte d&rsquo;entr\u00e9e de nombreuses empreintes de pes\u00e9es.<\/p>\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e rien ne semblait avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9rang\u00e9, bien que dans le salon et la salle \u00e0 manger se soient trouv\u00e9s, dans des vitrines, des objets de valeur. Il n&rsquo;en \u00e9tait pas de m\u00eame au premier \u00e9tage. La pi\u00e8ce o\u00f9 se trouve le bureau du capitaine pr\u00e9sentait le plus grand d\u00e9sordre : les tiroirs du bureau avaient \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9s, les serrures bris\u00e9es ; dans la chambre \u00e0 coucher, une armoire \u00e0 glace avait \u00e9t\u00e9 fractur\u00e9e ; les pi\u00e8ces du deuxi\u00e8me \u00e9tage \u00e9taient intactes.<\/p>\n<p>Ce vol para\u00eet avoir \u00e9t\u00e9 commis avec une certaine pr\u00e9cipitation car des objets de valeur n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 pris.<\/p>\n<p>Les voleurs avaient emport\u00e9 : cent actions de Sedoline en vingt certificats, une paire d&rsquo;\u00e9paulettes, une m\u00e9daille, des mouchoirs, des chaussettes, un bouchon de carafe en argent, un service \u00e0 th\u00e9 en argent, une bonbonni\u00e8re en m\u00e9tal dor\u00e9, cinq m\u00e8tres de dentelles, un \u00e9ventail, un cachet, un sac de cuir jaune et diff\u00e9rents objets. Plusieurs de ces objets : une bonbonni\u00e8re, un mouchoir, un sac de voyage, saisis chez Jacob rue Leibnitz, furent formellement reconnus par le capitaine \u00c9dou comme lui appartenant.<\/p>\n<p>Ferr\u00e9 et Ferrand faisaient partie de cette exp\u00e9dition. Ferrand le reconna\u00eet. Quant \u00e0 Ferr\u00e9, la culpabilit\u00e9, dit l&rsquo;accusation, est \u00e9tablie par une d\u00e9p\u00eache exp\u00e9di\u00e9e de Compi\u00e8gne, le 31 ao\u00fbt 1902, \u00e0 sa femme, et sign\u00e9 : Fran\u00e7ois.<\/p>\n<p>M. \u00c9dou donne des d\u00e9tails sur ce vol. Jacob \u00e9coute attentivement et se penche en avant.<\/p>\n<p>&#8211; On m&rsquo;a pris, dit le t\u00e9moin, des actions Sedoline&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; And Californ, compl\u00e8te Jacob.<\/p>\n<p>&#8211; On m&rsquo;a pris une th\u00e9i\u00e8re en vermeil&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Oh ! Pardon, en cuivre dor\u00e9. On vous l&rsquo;a peut-\u00eatre vendue pour du vermeil. Les marchands sont si voleurs!&#8230;<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident<em>, \u00e0 Jacob <\/em>&#8211; Qu&rsquo;avez-vous fait des actions ?<\/p>\n<p>Jacob &#8211; Combien le t\u00e9moin les avait-il achet\u00e9es ?<\/p>\n<p>Le t\u00e9moin &#8211; 1200 francs.<\/p>\n<p>Jacob &#8211; Eh bien ! monsieur, vous vous \u00eates fait voler. Ces titres n&rsquo;avaient aucune valeur. Je les ai br\u00fbl\u00e9s. Ce sont des escrocs qui vous les ont vendus. Mais ils sont d\u00e9cor\u00e9s de la rosette, et ce sont des honn\u00eates gens. Ils ne sont pas des cambrioleurs, eux !<\/p>\n<p>Ferr\u00e9 dit qu&rsquo;il n&rsquo;a pu, le jour du vol, envoyer de Compi\u00e8gne une d\u00e9p\u00eache puisqu&rsquo;il \u00e9tait \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Ferrand dit que la d\u00e9p\u00eache \u00e9tait pour lui. Jacob la lui avait adress\u00e9e.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-eglise-saint-jacques-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3361\" title=\"Compiegne\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-eglise-saint-jacques-copier-195x300.jpg\" alt=\"\" width=\"99\" height=\"153\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-eglise-saint-jacques-copier-195x300.jpg 195w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-eglise-saint-jacques-copier.jpg 312w\" sizes=\"(max-width: 99px) 100vw, 99px\" \/><\/a>Archives de la Pr\u00e9fecture de police de Paris,<\/strong><\/p>\n<p><strong>EA\/89 : dossier de presse \u00ab\u00a0La bande sinistre et ses exploits\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>11<sup>e<\/sup> audience, 13mars 1905<\/p>\n<p><strong>Vol \u00e0 Compi\u00e8gne<\/strong><\/p>\n<p>Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1902, des malfaiteurs p\u00e9n\u00e9traient dans l&rsquo;\u00e9glise Saint-Jacques \u00e0 Compi\u00e8gne. Ils s&rsquo;introduisaient d&rsquo;abord dans la cour de la sacristie en escaladant un mur de 3 m\u00e8tres, puis ils durent successivement fracturer quatre portes. Deux des portes avaient eu leur penne forc\u00e9, les deux autres les montants arrach\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans la sacristie, les voleurs avaient pris deux ostensoirs, 80 francs en billon. Ils avaient essay\u00e9 de perforer le coffre-fort, mais n&rsquo;avaient pu y parvenir.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9glise, ils avaient d\u00e9rob\u00e9 plusieurs ex-voto en argent et d\u00e9boulonn\u00e9 un tronc.<\/p>\n<p>MM. Dubuisson et Patry ont d\u00e9clar\u00e9 que, cette nuit-l\u00e0, ils avaient aper\u00e7u deux individus r\u00f4dant autour de l&rsquo;\u00e9glise. Plus tard, ils ont reconnu dans les photographies qui leur ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es Jacob comme l&rsquo;un de ces individus.<\/p>\n<p>Jacob \u00e9tait arriv\u00e9 en \u00e9claireur. Il avait adress\u00e9 \u00e0 Ferr\u00e9 une d\u00e9p\u00eache dat\u00e9e du 9 novembre et ainsi con\u00e7ue : \u00abMercier, 51, rue Labrousse, Paris. Re\u00e7u colis conforme. [<em>Sign\u00e9 :<\/em>] Radinot. \u00bb<\/p>\n<p>Ferr\u00e9 nie avoir re\u00e7u cette d\u00e9p\u00eache.<\/p>\n<p>&#8211; Elle \u00e9tait pour Mercier, dit Jacob.<\/p>\n<p>&#8211; Pour Mercier ? objecte le pr\u00e9sident,<\/p>\n<p>&#8211; Contestez-vous l&rsquo;existence de Mercier ? Vous ne pouvez contester son existence.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3359\" title=\"Compiegne\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier-300x184.jpg\" alt=\"\" width=\"167\" height=\"102\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier-300x184.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-panorama-copier.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 167px) 100vw, 167px\" \/><\/a><strong>Archives de la Pr\u00e9fecture de police de Paris,<\/strong><\/p>\n<p><strong>EA\/89 : dossier de presse \u00ab\u00a0La bande sinistre et ses exploits\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>11<sup>e<\/sup> audience, 13mars 1905<\/p>\n<p><strong>Vol \u00e0 Compi\u00e8gne<\/strong><\/p>\n<p>Mme Gallois s&rsquo;apercevait, le 11 f\u00e9vrier 1903, que la villa de Mme de Fr\u00e9zals dont elle avait la garde avait re\u00e7u, en l&rsquo;absence de la propri\u00e9taire, la visite de malfaiteurs.<\/p>\n<p>Au premier \u00e9tage tous les meubles avaient \u00e9t\u00e9 boulevers\u00e9s et les tiroirs vid\u00e9s sur le parquet. Au deuxi\u00e8me \u00e9tage r\u00e9gnait le m\u00eame d\u00e9sordre ; toutefois aucun meuble n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 fractur\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exception de deux coffres-forts qui \u00e9taient plac\u00e9s dans une pi\u00e8ce de cet \u00e9tage. Un des coffres-forts avait \u00e9t\u00e9 \u00e9ventr\u00e9 de la m\u00eame fa\u00e7on. Dans ces coffres-forts se trouvaient une quantit\u00e9 consid\u00e9rable d&rsquo;argenterie et de nombreux objets pr\u00e9cieux qui furent emport\u00e9s.<\/p>\n<p>Bour, \u00e0 l&rsquo;instruction s&rsquo;est reconnu l&rsquo;auteur de ce vol avec Jacob et Ferr\u00e9 ; il d\u00e9clara que l&rsquo;argenterie vol\u00e9e chez Mme de Fr\u00e9zals, et qui ne pesait pas moins de 72 kilos avait \u00e9t\u00e9 transport\u00e9e chez un fondeur de la rue Michel-le-Comte, Brunus, par l&#8217;employ\u00e9 de ce dernier, Apport et par Jacob. Tous deux au retour du vol de Compi\u00e8gne \u00e9taient venus chercher \u00e0 la consigne de la gare du Nord le panier renfermant le produit du vol. Il ajoutait m\u00eame, ce qui fut reconnu exact, que l&#8217;employ\u00e9 d&rsquo;octroi, en voulant v\u00e9rifier le contenu du panier, s&rsquo;\u00e9tait coup\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement avec un couteau.<\/p>\n<p>Pour d\u00e9pister les recherches, Jacob avait transport\u00e9 ce colis chez son complice Brunus, \u00e0 l&rsquo;aide de deux voitures : la premi\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 prise \u00e0 la gare du Nord ; la seconde sur la voie publique.<\/p>\n<p>Brunus et Apport ni\u00e8rent les faits qui leur \u00e9taient reproch\u00e9s. Ils pr\u00e9tendaient n&rsquo;avoir jamais rien achet\u00e9 \u00e0 Jacob. Apport pr\u00e9tendit ne pas avoir \u00e9t\u00e9 avec Jacob chercher \u00e0 la consigne de la gare du Nord le panier d&rsquo;argenterie. Les recherches faites \u00e0 la gare \u00e9tablirent, comme Bour l&rsquo;avait d\u00e9clar\u00e9, que le panier avait bien \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 \u00e0 la consigne le matin et retir\u00e9 dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi par deux individus.<\/p>\n<p>Bour, apr\u00e8s avoir pos\u00e9 des scell\u00e9s chez Mme de Fr\u00e9zals, avait, le 10 f\u00e9vrier, adress\u00e9 \u00e0 Jacob une d\u00e9p\u00eache sign\u00e9e de \u00abGeorges \u00bb au re\u00e7u de laquelle Ferr\u00e9 et Jacob \u00e9taient venus le rejoindre.<\/p>\n<p>Trois jours apr\u00e8s, Bour \u00e9tait revenu \u00e0 Compi\u00e8gne pour voir si on pouvait continuer le vol, ses complices et lui ayant d\u00fb laisser des objets de prix. Il s&rsquo;aper\u00e7ut alors que le vol \u00e9tait d\u00e9couvert, et il adressa \u00e0 Jacob une d\u00e9p\u00eache sign\u00e9e \u00abHenri \u00bb, ce qui voulait dire qu&rsquo;il \u00e9tait inutile de venir.<\/p>\n<p>Mme de Fr\u00e9zals d\u00e9pose.<\/p>\n<p>Jacob &#8211; Si le t\u00e9moin avait eu des couverts en fer-blanc, je ne lui aurais pas pris d&rsquo;argenterie.<\/p>\n<p>M. Delaplace vient d\u00e9clarer qu&rsquo;il a vu dans son caf\u00e9 \u00e0 Paris, rue Michel-le-Comte, 34, Jacob, Bour, Apport et Brunus. Apport dit qu&rsquo;il n&rsquo;a vu qu&rsquo;une fois Bour avec Jacob chez M.Delaplace. M.Murat, ancien gar\u00e7on de caf\u00e9 chez M. Delaplace, fait une d\u00e9claration analogue \u00e0 celle de son patron.<\/p>\n<p>&#8211; Jacob, d\u00e9pose-t-il, arrivait en voiture, toujours avec une sacoche et disait : \u00ab J&rsquo;attends M.Brunus. \u00bb Tr\u00e8s souvent, Jacob, Brunus, Apport et Bour rentraient au caf\u00e9 par une porte situ\u00e9e derri\u00e8re la maison.<\/p>\n<p>Brunus et Apport protestent de leur innocence. Ils ne savaient pas que les objets qu&rsquo;ils achetaient \u00e0 Bour et \u00e0 Jacob \u00e9taient vol\u00e9s.<\/p>\n<p>Jacob discute la date du vol.<\/p>\n<p>&#8211; Vous n&rsquo;\u00eates s\u00fbr de rien. Vous le voyez bien, dit-il.<\/p>\n<p>On revient \u00e0 la fr\u00e9quentation des accus\u00e9s dans le caf\u00e9 de M. Delaplace.<\/p>\n<p>Jacob &#8211; J&rsquo;\u00e9tais un client habituel de ce caf\u00e9. On ne peut dire que Brunus et Apport sont mes complices parce que j&rsquo;allais dans ce caf\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; Vous avez avou\u00e9 avoir commis cent cinquante vols en quatre ans. Cela ferait un vol par semaine. Vous n&rsquo;aviez pas le temps d&rsquo;aller souvent au caf\u00e9. Vous \u00e9tiez souvent en province.<\/p>\n<p>&#8211; C&rsquo;est de la d\u00e9centralisation.<\/p>\n<p>M. Debain, orf\u00e8vre \u00e0 Paris, a vu des gens suspects dans le caf\u00e9 de M. Delaplace. Il reconna\u00eet<\/p>\n<p>Apport et Brunus comme venant \u00e0 ce caf\u00e9. Il ne peut dire s&rsquo;il reconna\u00eet Bour et Jacob.<\/p>\n<p>Jacob &#8211; Si le t\u00e9moin ne me reconna\u00eet pas, comment peut-il dire que j&rsquo;avais des allures suspectes ?<\/p>\n<p>Comme le t\u00e9moin se retire, Jacob s&rsquo;\u00e9crie :<\/p>\n<p>&#8211; Il est d&rsquo;essence sup\u00e9rieure, ce bonhomme-l\u00e0.<\/p>\n<p>Les incidents se multiplient.<\/p>\n<p>Une d\u00e9claration d&rsquo;Apport<\/p>\n<p>Apport se l\u00e8ve et demande \u00e0 faire une d\u00e9claration au jury.<\/p>\n<p>Il se d\u00e9fend d&rsquo;\u00eatre anarchiste. Il faisait partie d&rsquo;un comit\u00e9 r\u00e9publicain lib\u00e9ral \u00e0 La Varenne-<\/p>\n<p>Saint-Hilaire. Il est innocent et a confiance en ses juges. Jamais son casier judiciaire ne fut entach\u00e9 d&rsquo;une condamnation. Il esp\u00e8re qu&rsquo;il ne le sera pas. Il appartient \u00e0 une honorable famille. Son p\u00e8re \u00e9tait huissier.<\/p>\n<p><em>Premi\u00e8re d\u00e9claration de Jacob<\/em><\/p>\n<p>Jacob se l\u00e8ve. Il dit qu&rsquo;il a \u00e9crit au procureur de la R\u00e9publique pour lui signaler les endroits o\u00f9 il faisait fondre les bijoux et l&rsquo;argenterie. Le procureur n&rsquo;a pas voulu l&rsquo;\u00e9couter. Il faut aux magistrats des victimes.<\/p>\n<p>De juillet 1900 \u00e0 octobre 1901, Jacob a fait fondre chez diff\u00e9rentes personnes dont il donne les noms et les adresses.<\/p>\n<p>Il avait fait la connaissance d&rsquo;Apport qui \u00e9tait l&#8217;employ\u00e9 de Brunus. Ses confidences n&rsquo;\u00e9taient pas tomb\u00e9es dans l&rsquo;oreille d&rsquo;un sourd. C&rsquo;est de lui qu&rsquo;il tenait les adresses qu&rsquo;il vient de donner. Il se servit donc du nom de Brunus chez divers bijoutiers. Il s&rsquo;\u00e9tait fabriqu\u00e9 une carte d&rsquo;identit\u00e9 au nom de Brunus.<\/p>\n<p>&#8211; Ce n&rsquo;est pas pour satisfaire votre curiosit\u00e9 de jugeurs, termine Jacob, que je fais cette d\u00e9claration.<\/p>\n<p>Je ne reconnais \u00e0 personne le droit de juger. C&rsquo;est pour que des victimes innocentes ne soient pas condamn\u00e9es. MM. les jur\u00e9s appr\u00e9cieront.<\/p>\n<p><em>Deuxi\u00e8me d\u00e9claration de Jacob<\/em><\/p>\n<p>Jacob veut maintenant dire son sentiment sur la noblesse. M. le pr\u00e9sident l&rsquo;interrompt.<\/p>\n<p>&#8211; C&rsquo;est le moment r\u00e9plique-t-il, Mme de Fr\u00e9zals est noble.<\/p>\n<p>Et il commence. Voici d&rsquo;apr\u00e8s le texte qu&rsquo;il nous a remis lui-m\u00eame cette d\u00e9claration :<\/p>\n<p>\u00abParmi le nombre des fortunes bourgeoises quelques-unes peuvent se consid\u00e9rer comme \u00e9tant le produit d&rsquo;une entreprise commerciale ou industrielle. Par exemple, le n\u00e9gociant en alcool s&rsquo;enrichit en empoisonnant des g\u00e9n\u00e9rations ; le fabricant d&rsquo;armes emplit d&rsquo;or ses coffres-forts en construisant des engins de destruction ; le tenancier de maison publique &#8211; ce citoyen patent\u00e9, \u00e9lecteur et \u00e9ligible &#8211; amasse de fortes sommes en se d\u00e9vouant au salut de la morale bourgeoise : leur fortune est en quelque sorte le r\u00e9sultat d&rsquo;un&#8230; genre de travail. Mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des propri\u00e9t\u00e9s nobiliaires cette subtilit\u00e9 de possession ne peut pas m\u00eame se soutenir.<\/p>\n<p>Pour un \u00ab\u00a0noble\u00a0\u00bb, travail est synonyme d&rsquo;avilissement. Aussi sont-ils toujours demeur\u00e9s nobles. Il suffit de compulser l&rsquo;histoire pour constater qu&rsquo;ils ne doivent leur fortune qu&rsquo;aux crimes, aux brigandages et \u00e0 la prostitution. Durant dix si\u00e8cles, la noblesse ne se distingue que dans l&rsquo;art de spolier et massacrer les peuples. Plus tard la monarchie absolue ayant concentr\u00e9 le pouvoir, les nobles ne pouvant plus donner libre cours \u00e0 leur inclination de bandits cruels et f\u00e9roces, se m\u00e9tamorphosent en courtisans obs\u00e9quieux et plats. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 qui ferait le mieux la r\u00e9v\u00e9rence devant le ma\u00eetre pour accaparer des privil\u00e8ges. Les coupe-gorge devinrent des lupanars, le banditisme fit place \u00e0 la prostitution.<\/p>\n<p>\u00abAujourd&rsquo;hui, malgr\u00e9 trois r\u00e9volutions, cette caste n&rsquo;a pas d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 ses ch\u00e8res traditions.<\/p>\n<p>Les uns ne vivent que gr\u00e2ce aux revenus de biens jamais gagn\u00e9s ; d&rsquo;autres, pouss\u00e9s sans doute par des influences ataviques, ne pouvant plus piller et tuer pour leur propre compte commandent \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de cette m\u00eame R\u00e9publique que leurs grands-p\u00e8res de Coblence voulurent \u00e9touffer ; certains enfin, plus avides de gain que de gloire, restaurent leur fortune en mariant leurs prog\u00e9nitures aux marchands de porcs d&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<p>\u00abEn r\u00e9sum\u00e9, la noblesse ressemble \u00e0 ces fleurs s\u00e9duisantes dont la substance v\u00e9n\u00e9neuse tue : elle est un obstacle, un danger social comme ennemie de toute innovation humanitaire. Parasites d\u00e9cor\u00e9s d&rsquo;oripeaux, les nobles ne vivent qu&rsquo;au d\u00e9triment des classes laborieuses.<\/p>\n<p>Aussi me suis-je fait l&rsquo;instrument de r\u00e9volte en les d\u00e9pouillant du fruit de leurs rapines, avec le regret amer de n&rsquo;avoir pu faire mieux. <em>\u00bb<\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-palais-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3362\" title=\"Compiegne\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-palais-copier-300x190.jpg\" alt=\"\" width=\"169\" height=\"107\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-palais-copier-300x190.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/compiegne-palais-copier.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 169px) 100vw, 169px\" \/><\/a>Alain Sergent<\/p>\n<p><strong><em>Un anarchiste de la Belle Epoque<\/em><\/strong>, Le Seuil, 1950, p.64\u00a0:<\/p>\n<p>Jacob avait \u00e9t\u00e9 pressenti par un riche Anglais qui d\u00e9sirait se procurer une tapisserie au mus\u00e9e de Bayeux, et que la l\u00e9gende attribue \u00e0 Berthe au Grand Pied. Elle repr\u00e9sentait la conqu\u00eate de l&rsquo;Angleterre par Guillaume. Jacob se d\u00e9pla\u00e7a pour \u00e9tudier l&rsquo;op\u00e9ration, mais la jugea impossible \u00e9tant donn\u00e9 le volume de la tapisserie. L&rsquo;original amateur se rabattit alors sur certaines pi\u00e8ces du m\u00eame genre, mais plus petites, qui se trouvaient dans la chambre de Marie Antoinette, au ch\u00e2teau de Compi\u00e8gne. Nouveau voyage, nouvelle d\u00e9convenue, car le ch\u00e2teau \u00e9tait admirablement gard\u00e9, avec une organisation de ronde impeccable et un syst\u00e8me d&rsquo;alerte tellement pr\u00e9cis qu&rsquo;on l&#8217;emploie encore de nos jours.<\/p>\n<p>Jean-Marc Delpech<\/p>\n<p><strong><em>Rubare per l&rsquo;anarchia<\/em><\/strong>, Eluthera, 2012, p.84<\/p>\n<p>Jacob sourit et explique \u00e0 ses compagnons. Le richissime collectionneur anglais, celui-l\u00e0 m\u00eame qui avait cru que l&rsquo;on pouvait s&#8217;emparer de la trop longue et trop lourde tapisserie de la reine Berthe aux Grands Pieds \u00e0 Bayeux, vient tout juste de passer une nouvelle commande.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C&rsquo;est joli Compi\u00e8gne\u00a0!<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Tu ne vas pas nous faire le guide touristique des chemins de fer quand m\u00eame. Compi\u00e8gne, sa for\u00eat, son haras, son th\u00e9\u00e2tre imp\u00e9rial<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ses maisons bourgeoises &#8230; et son ch\u00e2teau. Vous voyez o\u00f9 je veux en venir\u00a0?, a demand\u00e9 Jacob.<\/p>\n<p>Le 10 f\u00e9vrier 1903, L\u00e9on Ferr\u00e9, F\u00e9lix Bour et Alexandre Jacob regardent d\u00e9pit\u00e9s la demeure royale et imp\u00e9riale, assur\u00e9ment trop bien gard\u00e9e pour que les travailleurs puisse s&rsquo;y introduire. Mais ils ne repartent pas bredouilles de Compi\u00e8gne. Les scell\u00e9s pos\u00e9s sur la belle maison de Mme de Fr\u00e9zals sont toujours en place. Au premier \u00e9tage, ils ont tout boulevers\u00e9 et vid\u00e9 sur le parquet, tandis qu&rsquo;au second, les deux coffres forts de la donzelle ont facilement vomi leur 72 kilos d&rsquo;argenterie. A Paris, il a fallu transporter le lourd colis chez Brunus depuis la consigne de la gare du Nord. Prudent, Jacob effectue le trajet, avec Apport l&#8217;employ\u00e9 de Brunus pr\u00e9venu par t\u00e9l\u00e9gramme, \u00e0 l&rsquo;aide de deux voitures pour mieux d\u00e9pister d&rsquo;\u00e9ventuelles recherches. Puis, il repart rejoindre Bour et Ferr\u00e9 \u00e0 Beauvais.<\/p>\n<p><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>\n\n\n\n<style>\n \/* Style Definitions *\/\n table.MsoNormalTable\n\t{mso-style-name:\"Tableau Normal\";\n\tmso-tstyle-rowband-size:0;\n\tmso-tstyle-colband-size:0;\n\tmso-style-noshow:yes;\n\tmso-style-priority:99;\n\tmso-style-parent:\"\";\n\tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;\n\tmso-para-margin-top:0cm;\n\tmso-para-margin-right:0cm;\n\tmso-para-margin-bottom:10.0pt;\n\tmso-para-margin-left:0cm;\n\tline-height:115%;\n\tmso-pagination:widow-orphan;\n\tfont-size:11.0pt;\n\tfont-family:\"Calibri\",\"sans-serif\";\n\tmso-ascii-font-family:Calibri;\n\tmso-ascii-theme-font:minor-latin;\n\tmso-hansi-font-family:Calibri;\n\tmso-hansi-theme-font:minor-latin;\n\tmso-fareast-language:EN-US;}\n<\/style>\n\n<![endif]--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A 73 km au Nord-Est de Paris, Compi\u00e8gne est un lieu bien fr\u00e9quent\u00e9. 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En ao\u00fbt et en novembre 1902, en f\u00e9vrier 1903, les Travailleurs de la Nuit, Alexandre Jacob et L\u00e9on Ferr\u00e9, accompagn\u00e9s d&rsquo;abord de Joseph Ferrand puis de F\u00e9lix [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[5],"tags":[738,95,94,3983,93,60,731,109,3981,3982,2558,732,1866,2992,716,3980,44],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3358"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3358"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3358\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3358"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3358"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3358"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}