{"id":3352,"date":"2014-03-22T01:10:32","date_gmt":"2014-03-21T23:10:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=3352"},"modified":"2013-12-10T10:18:31","modified_gmt":"2013-12-10T08:18:31","slug":"poste-restante-a-la-cure-de-saint-laurent-du-maroni","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2014\/03\/poste-restante-a-la-cure-de-saint-laurent-du-maroni\/","title":{"rendered":"Poste restante \u00e0 la cure de Saint Laurent du Maroni"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/eglise-saint-laurent-du-maroni.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3353\" title=\"\u00e9glise de Saint Laurent du Maroni\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/eglise-saint-laurent-du-maroni-196x300.jpg\" alt=\"\" width=\"148\" height=\"227\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/eglise-saint-laurent-du-maroni-196x300.jpg 196w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/eglise-saint-laurent-du-maroni.jpg 453w\" sizes=\"(max-width: 148px) 100vw, 148px\" \/><\/a>Sans appui, sans soutien, sans un lien aussi minime soit-il avec l&rsquo;ext\u00e9rieur, le prisonnier, l&rsquo;enferm\u00e9, le bagnard ne peut esp\u00e9rer adoucir son sort \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de son espace carc\u00e9ral. Sa survie dans un milieu particuli\u00e8rement mortif\u00e8re en d\u00e9pend. Mais les conditions de d\u00e9tention r\u00e9duisent largement les marges de man\u0153uvre. Il faut alors des tr\u00e9sors d&rsquo;imagination pour parvenir \u00e0 faire passer entre les mailles du filet de la censure p\u00e9nitentiaire un colis ou un courrier. Car la correspondance du bagne est minutieusement \u00e9pluch\u00e9e par une bureaucratie qui ne manque pas de confisquer les missives d\u00e8s que celles-ci lui semblent suspectes. Pour contourner cette censure, le for\u00e7at doit faire confiance \u00e0 un interm\u00e9diaire qui, au passage, n&rsquo;h\u00e9site souvent pas \u00e0 se faire r\u00e9tribuer ou \u00e0 garder pour lui la nouvelle, la monnaie ou la marchandise tant attendues. Ce peut \u00eatre un for\u00e7at lib\u00e9r\u00e9, un surveillant peu regardant &#8230; ou bien encore, le cachet de la poste faisant foi, un cur\u00e9.<!--more--><\/p>\n<p>Celui de Saint Laurent du Maroni semble avoir \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement actif dans cette pratique au point de s&rsquo;\u00eatre fait pincer \u00e0 partir de 1929. Les trois injonctions que lui adresse le directeur de l&rsquo;Administration P\u00e9nitentiaire cette ann\u00e9e, en 1931 et en 1932, pour mena\u00e7antes qu&rsquo;elles soient, signalent tout de m\u00eame les\u00a0\u00ab\u00a0excellentes intentions\u00a0\u00bb de l&rsquo;homme d\u2019\u00c9glise qui viendrait en aide par ce biais aux hommes punis. S&rsquo;agit-il du p\u00e8re Naegel, spiritain, ancien missionnaire en Afrique, venu renforcer en 1927 le p\u00e8re desservant de St. Laurent du Maroni, le P\u00e8re Barri\u00e8re, tr\u00e8s \u00e2g\u00e9, et mentionn\u00e9 dans l&rsquo;excellent ouvrage, <em>A perp\u00e9tuit\u00e9<\/em>, de Jean-Lucien Sanchez sur les <em>rel\u00e9gu\u00e9s au bagne de Guyane<\/em> paru r\u00e9cemment\u00a0? L&rsquo;historien note que le cur\u00e9 a multipli\u00e9 les actions caritatives dont une soupe populaire en 1928 et une \u0153uvre de secours, <em>La croisade de pri\u00e8res<\/em>, en 1930<a name=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Tout aussi r\u00e9v\u00e9latrice est la r\u00e9action presque \u00e9pidermique du haut fonctionnaire lorsque le dit eccl\u00e9siastique semble s&rsquo;appuyer pour justifier son acte sur les \u00e9crits d&rsquo;un certain docteur Rousseau ici accus\u00e9 d&rsquo;avoir produit un coup facile et mensonger avec son <em>M\u00e9decin au bagne<\/em> (1930) alors qu&rsquo;il ne serait rest\u00e9 en Guyane que sept mois. Louis Rousseau d\u00e9barque \u00e0 Cayenne le 26 juillet 1920. Il pose le pied aux \u00eeles du Salut o\u00f9 il va officier le 1<sup>er<\/sup> septembre de cette ann\u00e9e. Il fait valoir ses droits \u00e0 la retraite en 1922 et quitte le bagne au mois de mai. Faut-il voir de la part du directeur de l&rsquo;AP plus une m\u00e9connaissance du parcours du docteur Rousseau\u00a0qu&rsquo;une entreprise de d\u00e9nigrement de l&rsquo;ouvrage que le m\u00e9decin a produit et qui aujourd&rsquo;hui encore fait toujours r\u00e9f\u00e9rence en la mati\u00e8re ?<\/p>\n<p>Toujours est-il que l&rsquo;Oncle de l&rsquo;honn\u00eate cambrioleur Jacob et de tant d&rsquo;autres fagots serait m\u00eame selon les dires du directeur de l&rsquo;AP \u00ab\u00a0un des plus grands cameloteurs\u00a0\u00bb que le bagne ait connu. La camelote, c&rsquo;est la combine qui permet \u00e0 un bagnard, \u00e0 un surveillant d&rsquo;am\u00e9liorer son sort pour le premier et pour le second d&rsquo;arrondir ses fins de mois. Elle consiste g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 de la vente en tout genre\u00a0: nourriture, m\u00e9dicaments, objets fabriqu\u00e9s par les bagnards, etc. Louis Rousseau est donc ici accus\u00e9 de trafic. Il n&rsquo;a pourtant pas besoin de cela au regard de son aisance sociale. Louis Rousseau dispose du grade de commandant. Cet officier vit bien. S&rsquo;il camelote c&rsquo;est donc pour d&rsquo;autres raisons que l&rsquo;app\u00e2t du gain.<\/p>\n<p>Mais le m\u00e9decin de la coloniale n&rsquo;a, du fait de son grade et de sa fonction, aucun ordre \u00e0 recevoir de personne. Le fait engendre bien s\u00fbr une relation d&rsquo;autant plus tendue avec la hi\u00e9rarchie administrative du bagne qu&rsquo;il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 redoubler d&rsquo;activit\u00e9 pour am\u00e9liorer le sort des for\u00e7ats. Les souvenirs de Roussenq, de Dieudonn\u00e9 ou encore de Jacob Law mettent m\u00eame en sc\u00e8ne une sorte de saint la\u00efque exer\u00e7ant avec ferveur son apostolat m\u00e9dical. De l\u00e0, les nombreux conflits qu&rsquo;il a d\u00fb endurer avec les surveillants, les commandants et autres chaouchs galonn\u00e9s et, deux ans apr\u00e8s la sortie du livre ici d\u00e9cri\u00e9 le souvenir de Louis Rousseau semble encore tout empreint de fiel et de ranc\u0153ur \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;institution bagne prend l&rsquo;eau de toute part.<\/p>\n<p><strong>Minist\u00e8re des Colonies<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guyane fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<p><strong>Administration p\u00e9nitentiaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cabinet<\/strong><\/p>\n<p><strong>N\u00b052<\/strong><\/p>\n<p><strong>Analyse\u00a0: Confidentiel<\/strong><\/p>\n<p><strong>Saint Laurent, le 14 d\u00e9cembre 1929<\/strong><\/p>\n<p>Le Directeur de l&rsquo;Administration p\u00e9nitentiaire<\/p>\n<p>A Monsieur le desservant eccl\u00e9siastique \u00e0 Saint Laurent,<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 votre communication du 3 d\u00e9cembre courant, j&rsquo;ai le regret de vous faire conna\u00eetre que je ne puis me que borner \u00e0 vous demander instamment de ne plus tomber dans pareilles erreurs.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas en effet au moment o\u00f9 l&rsquo;autorit\u00e9 locale s&rsquo;attache \u00e0 r\u00e9primer les correspondances illicites et les tractations clandestines, que vous pourriez, sans encourir des responsabilit\u00e9s graves, servir d&rsquo;interm\u00e9diaires (m\u00eame pour des raisons qui \u00e0 vos yeux auraient une certaine valeur) entre les transport\u00e9s en cours de peine et leurs familles.<\/p>\n<p>La loi, au surplus, ne fait aucune distinction entre les d\u00e9linquants et il serait vraiment p\u00e9nible que les tribunaux fussent appel\u00e9s \u00e0 statuer sur un incident auquel vous vous trouveriez m\u00eal\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Minist\u00e8re des Colonies<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guyane fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<p><strong>Administration p\u00e9nitentiaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>2<sup>e<\/sup> bureau<\/strong><\/p>\n<p><strong>N\u00b02<\/strong><\/p>\n<p><strong>Confidentiel<\/strong><\/p>\n<p><strong>Analyse\u00a0: Au sujet de collusions avec les condamn\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p><strong>Saint Laurent, le 3 d\u00e9cembre 1931<\/strong><\/p>\n<p>Le Directeur de l&rsquo;Administration p\u00e9nitentiaire<\/p>\n<p>A Monsieur l&rsquo;aum\u00f4nier de Saint Laurent,<\/p>\n<p>Monsieur l&rsquo;Aum\u00f4nier,<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte d&rsquo;une enqu\u00eate men\u00e9e \u00e0 St-Jean que vous continuez \u00e0 pr\u00eater votre entremise aux condamn\u00e9s pour la r\u00e9ception, en dehors de 1a voie administrative, de correspondances, sommes d&rsquo;argent et autres objets.<\/p>\n<p>Les d\u00e9clarations recueillies \u00e9tablissent, en effet, que vous avez remis au rel\u00e9gu\u00e9 collectif GAUTHIER (Roger) N\u00b0Mle 14865, \u00e0 l&rsquo;insu des autorit\u00e9s du p\u00e9nitencier une somme de 100 francs, et que vous lui avez communiqu\u00e9 la lettre qui vous avait adress\u00e9e par sa m\u00e8re au, sujet de cet envoi.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 semblable infraction aux r\u00e8glements a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e contre vous, et, \u00e0 cette occasion, je vous ai signal\u00e9 les peines que vous encouriez par application du d\u00e9cret du 13 Mai 1898 : <span style=\"text-decoration: underline;\">emprisonnement<\/span> de 16 jours \u00e0 trois mois et <span style=\"text-decoration: underline;\">amende<\/span> de 16 \u00e0 500 francs, ou une de ces peines seulement ; en cas de r\u00e9cidive, le <span style=\"text-decoration: underline;\">double de ces peines<\/span>.<\/p>\n<p>Mon avertissement ne semble pas avoir \u00e9t\u00e9 retenu par vous.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous le renouveler, en vous informant que votre r\u00e9cidive me mettrait dans la n\u00e9cessit\u00e9 de vous faire application du texte qui r\u00e9prime ces collusions avec l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment p\u00e9nal.<\/p>\n<p>Veuillez agr\u00e9er, Monsieur l&rsquo;Aum\u00f4nier, mes salutations.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne-3-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3119\" title=\"Louis Rousseau, D\u00e9tective, n\u00b0415, 1936\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne-3-copier-215x300.jpg\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"167\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne-3-copier-215x300.jpg 215w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne-3-copier.jpg 414w\" sizes=\"(max-width: 119px) 100vw, 119px\" \/><\/a>Minist\u00e8re des Colonies<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guyane fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<p><strong>Administration p\u00e9nitentiaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>9<sup>e<\/sup> bureau<\/strong><\/p>\n<p><strong>Confidentiel<\/strong><\/p>\n<p><strong>Saint Laurent, le 27 janvier 1932<\/strong><\/p>\n<p>Le Directeur de l&rsquo;Administration p\u00e9nitentiaire<\/p>\n<p>A Monsieur le cur\u00e9 de Saint Laurent,<\/p>\n<p>Monsieur le Cur\u00e9,<\/p>\n<p>J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous accuser r\u00e9ception de votre lettre de ce jour.<\/p>\n<p>Certes je sais bien que vos intentions sont excellentes, et c&rsquo;est pourquoi je serais d\u00e9sol\u00e9 s&rsquo;il vous y arrivait le moindre ennui.<\/p>\n<p>Je comprends parfaitement aussi, que des familles vous adressent des sommes d&rsquo;argent pour des condamn\u00e9s ou rel\u00e9gu\u00e9s, mais le r\u00e8glement exige que ces sommes-l\u00e0 soient vers\u00e9es \u00e0 la Caisse, organisme qui fonctionne par\u00adfaitement et qui pourvoit \u00e0 tous les achats demand\u00e9s par les int\u00e9ress\u00e9s.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi d&rsquo;ailleurs que proc\u00e9dait le regrett\u00e9 Monseigneur DELAVALLE.<\/p>\n<p>Quant au livre dont vous me parlez, je ne l&rsquo;ai point lu et ne veut point le lire.<\/p>\n<p><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><\/p>\n<p>L&rsquo;auteur est rest\u00e9 je crois sept mois \u00e0 l&rsquo;Administration P\u00e9nitentiaire, moi j&rsquo;y suis depuis sept ans &#8230; et je n&rsquo;\u00e9crirai pas de livre, <a name=\"bookmark0\">surtout dans un but mer\u00adcantile. (docteur Rousseau)<\/a><\/p>\n<p>Laissez-mai vous dire aussi que cet auteur fut<strong> <\/strong>l&rsquo;un des plus grands \u00ab\u00a0cameloteurs\u00a0\u00bb du bagne<\/p>\n<p>Veuillez agr\u00e9er Monsieur le Cur\u00e9 l&rsquo;expression de mes meilleurs sentiments    <!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>\n\n\n\n<style>\n \/* Style Definitions *\/\n table.MsoNormalTable\n\t{mso-style-name:\"Tableau Normal\";\n\tmso-tstyle-rowband-size:0;\n\tmso-tstyle-colband-size:0;\n\tmso-style-noshow:yes;\n\tmso-style-priority:99;\n\tmso-style-parent:\"\";\n\tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;\n\tmso-para-margin-top:0cm;\n\tmso-para-margin-right:0cm;\n\tmso-para-margin-bottom:10.0pt;\n\tmso-para-margin-left:0cm;\n\tline-height:115%;\n\tmso-pagination:widow-orphan;\n\tfont-size:11.0pt;\n\tfont-family:\"Calibri\",\"sans-serif\";\n\tmso-ascii-font-family:Calibri;\n\tmso-ascii-theme-font:minor-latin;\n\tmso-hansi-font-family:Calibri;\n\tmso-hansi-theme-font:minor-latin;\n\tmso-fareast-language:EN-US;}\n<\/style>\n\n<![endif]--><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Sources\u00a0:<\/span><\/strong> Archives Municipales de Saint Laurent du Maroni.<\/p>\n<hr size=\"1\" \/><a name=\"_ftn1\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Jean-Lucien Sanchez, A perp\u00e9tuit\u00e9, Vend\u00e9miaire, 2013, p.134 ; la soupe populaire initi\u00e9e par le p\u00e8re Naegel va durer jusque dans les ann\u00e9es 1950.<\/p>\n<p><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>\n\n\n\n<style>\n \/* Style Definitions *\/\n table.MsoNormalTable\n\t{mso-style-name:\"Tableau Normal\";\n\tmso-tstyle-rowband-size:0;\n\tmso-tstyle-colband-size:0;\n\tmso-style-noshow:yes;\n\tmso-style-priority:99;\n\tmso-style-parent:\"\";\n\tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;\n\tmso-para-margin-top:0cm;\n\tmso-para-margin-right:0cm;\n\tmso-para-margin-bottom:10.0pt;\n\tmso-para-margin-left:0cm;\n\tline-height:115%;\n\tmso-pagination:widow-orphan;\n\tfont-size:11.0pt;\n\tfont-family:\"Calibri\",\"sans-serif\";\n\tmso-ascii-font-family:Calibri;\n\tmso-ascii-theme-font:minor-latin;\n\tmso-hansi-font-family:Calibri;\n\tmso-hansi-theme-font:minor-latin;\n\tmso-fareast-language:EN-US;}\n<\/style>\n\n<![endif]--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sans appui, sans soutien, sans un lien aussi minime soit-il avec l&rsquo;ext\u00e9rieur, le prisonnier, l&rsquo;enferm\u00e9, le bagnard ne peut esp\u00e9rer adoucir son sort \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de son espace carc\u00e9ral. 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