{"id":3320,"date":"2014-01-25T01:10:34","date_gmt":"2014-01-24T23:10:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=3320"},"modified":"2013-10-31T12:07:56","modified_gmt":"2013-10-31T10:07:56","slug":"louis-est-mort","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2014\/01\/louis-est-mort\/","title":{"rendered":"Louis est mort"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/briselance-louis-copier.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3284\" title=\"Louis Briselance vers 1937\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/briselance-louis-copier-211x300.jpg\" alt=\"\" width=\"156\" height=\"222\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/briselance-louis-copier-211x300.jpg 211w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/briselance-louis-copier.jpg 339w\" sizes=\"(max-width: 156px) 100vw, 156px\" \/><\/a>Nous avons en d\u00e9cembre dernier \u00e9tabli une tentative de biographie de Louis Briselance, marchand de laine puis g\u00e9rant du magasin Polyplastic \u00e0 Ch\u00e2teauroux et surtout ami de l&rsquo;honn\u00eate cambrioleur Jacob. L&rsquo;homme d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en mai1963 est enterr\u00e9 le 24 de ce mois. Pierre Valentin Berthier, dans le n\u00b0176 de la revue de Louis Lecoin, D\u00e9fense de l&rsquo;Homme, en date du mois de juin suivant, dresse sa n\u00e9crologie. Le portrait \u00e9tabli vient confirmer l&rsquo;anarchisme du forain et les th\u00e9ories abondancistes qu&rsquo;il affectionnait mais que ne partageait pas Jacob. Mais le texte de Berthier, s&rsquo;il nous r\u00e9v\u00e8le encore l&rsquo;ath\u00e9isme de Briselance, nous renseigne surtout sur la fin de vie de l&rsquo;ancien voleur anarchiste \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque \u00ab\u00a0en r\u00e9sidence libre et amicale chez M. Guy Denizeau, Indre-et-Loire\u00a0\u00bb<a name=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. L&rsquo;homme de lettre, ancien journaliste et correcteur, nous donne \u00e0 lire une lettre de Briselance en date du 13 mai 1954. Le papier \u00e9voque les vell\u00e9it\u00e9s de suicide du cambrioleur en retraite qui d\u00e9sirait mourir en bonne sant\u00e9. A cette \u00e9poque, le vieux Marius \u00e9crit passionn\u00e9ment \u00e0 Josette Passas et a pr\u00e9vu de se donner la mort apr\u00e8s sa venue au mois d&rsquo;ao\u00fbt \u00e0 Bois Saint Denis. Il n\u00a0\u00bba pas support\u00e9 son s\u00e9jour chez les Denizeau qui lisaient son courrier et avait voulu rentrer chez lui. Ceux-l\u00e0 mais aussi Berthier et Briselance l&rsquo;aident \u00e0 surmonter ses difficult\u00e9s financi\u00e8res. Mais Briselance signale aussi un bien myst\u00e9rieux \u00ab\u00a0fait pass\u00e9\u00a0\u00bb qui affecterait grandement son moral pr\u00e9sent.<!--more--><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/defense-de-lhomme-logo.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-3321\" title=\"D\u00e9fense de l\\'homme logo\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/defense-de-lhomme-logo.jpg\" alt=\"\" width=\"207\" height=\"50\" \/><\/a><strong>Pierre Valentin Berthier<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00e9fense de l&rsquo;Homme<\/strong>, n\u00b0176, juin 1963<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>LOUIS BRISELANCE<\/strong><\/p>\n<p>Les obs\u00e8ques civiles de Louis Briselance ont eu lieu le 24 mai. Notre camarade avait soixante-trois ans. Depuis longtemps d\u00e9j\u00e0 on savait que tout espoir \u00e9tait interdit d&rsquo;un retour \u00e0 la sant\u00e9 ; le mal qui l&rsquo;avait happ\u00e9 ne l\u00e2cherait pas sa proie. Mais, pour ceux qui l&rsquo;ont connu \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 il militait, une telle fin est \u00e0 peine croyable. C&rsquo;est qu&rsquo;en effet on ne saurait imaginer camarade plus actif, plus dynamique et plus gai. Je l&rsquo;ai connu alors que, n&rsquo;ayant pas mont\u00e9 encore son grand bazar forain, il vendait de la laine sur les march\u00e9s. Il \u00e9tait toujours d&rsquo;une bonne humeur d\u00e9licieuse ; sa douceur, son \u00e9galit\u00e9 d&rsquo;humeur, son sourire, ne le quittaient pas plus dans son travail de camelot que dans son action de propagandiste, et multipliaient ici comme l\u00e0 sa tr\u00e8s grande force de persuasion. Avant la guerre de 1939, je le rencontrai presque chaque semaine, puis\u00adque, habitant D\u00e9ols, il venait faire le march\u00e9 d&rsquo;Issoudun, o\u00f9 je demeurais. Sur ce march\u00e9 il se trouvait en contact avec d&rsquo;autres cama\u00adrades, notamment Alexandre Jacob. Sa client\u00e8le \u00e9tait fort m\u00eal\u00e9e, et les religieuses venaient sou\u00advent lui acheter de la laine. Je me souviens du jour o\u00f9 il alla leur servir une commande \u00e0 domicile et revint deux bonnes heures apr\u00e8s : comme elles avaient essay\u00e9 de l&rsquo;endoctriner par un petit pr\u00eache, il avait saisi la balle au bond et leur avait fait, sur un ton cordial et plaisant, une v\u00e9ritable conf\u00e9rence o\u00f9 la question de Dieu et de la religion avait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e fort subtilement et fort h\u00e9r\u00e9tiquement. Sans doute ne convertit-il aucune nonne, mais il est pro\u00adbable que ses interlocutrices n&rsquo;avaient jamais rien ou\u00ef de pareil : du moins surent-elles d\u00e9\u00adsormais \u00e0 qui elles avaient affaire ; elles lui conserv\u00e8rent n\u00e9anmoins leur client\u00e8le.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la guerre, Louis Briselance cessa d&rsquo;\u00eatre seulement un militant \u00ab de bouche \u00e0 oreille\u00a0\u00bb pour organiser de v\u00e9ritables r\u00e9unions. Mais, doutant de l&rsquo;efficacit\u00e9 de la propagande anar\u00adchiste dans son cadre traditionnel, i1 transporta l&rsquo;expos\u00e9 de ses id\u00e9es sur un autre terrain, celui de l&rsquo;abondancisme. Il partait des th\u00e8ses de Jac\u00adques Duboin pour se faire l&rsquo;ap\u00f4tre de l&rsquo;\u00e9co\u00adnomie distributive, qu&rsquo;il consid\u00e9rait comme le fruit normal de la r\u00e9volution technique f\u00e9con\u00add\u00e9e par les doctrines libertaires. Encore fallait-il que cette f\u00e9condation e\u00fbt lieu. Aussi Brise\u00adlance ne perdait-il jamais une occasion d&rsquo;asso\u00adcier les opinions kropotkiniennes qu&rsquo;il avait em\u00adbrass\u00e9es dans sa jeunesse et les conviction\u00bb abondancistes auxquelles il avait souscrit dans son \u00e2ge m\u00fbr. Il organisa un cercle d&rsquo;\u00e9tudes, donna des conf\u00e9rences dans les milieux \u00e9co\u00adnomiques et id\u00e9ologiques les plus divers, tou\u00adjours avec la m\u00eame bonne gr\u00e2ce, le m\u00eame sang-froid jamais en d\u00e9faut. Ses concessions au milieu n&rsquo;exc\u00e9daient pas un honn\u00eate souci de ne vexer personne hors de saison. Si les catholiques lui demandaient de venir parler de l&rsquo;\u00e9conomie distributive dans un de leurs c\u00e9nacles, sans doute se gardait-il de toute allu\u00adsion intempestive \u00e0 la religion, allusion \u00e0 la\u00adquelle il se f\u00fbt livr\u00e9 volontiers devant des anti\u00adcl\u00e9ricaux. Mais il n&rsquo;y .avait l\u00e0 aucun opportu\u00adnisme&rsquo; d&rsquo;efficacit\u00e9 : sa courtoisie naturelle et son respect des croyances d&rsquo;autrui lui dictaient suffisamment cette attitude sans qu&rsquo;il f\u00fbt besoin d&rsquo;aucun calcul pour qu&rsquo;il l&rsquo;observ\u00e2t. J&rsquo;assistai<\/p>\n<p>un soir \u00e0 une de ses causeries \u00e0 la mairie d&rsquo;Issoudun. Quand il eut fini, il donna la pa\u00adrole au public ; alors, le secr\u00e9taire de la section locale du parti communiste, un de ces types sourcilleux, renfrogn\u00e9s, rong\u00e9s de bile marxiste, sans cesse hant\u00e9s par la peur d&rsquo;\u00eatre d\u00e9viation\u00adnistes sans le savoir et de d\u00e9border la \u00ab ligne jaune \u00bb dans les virages de la tortueuse route qui m\u00e8ne \u00e0 la r\u00e9volution, lui posa cette ques\u00adtion saugrenue : \u00ab Qui vous a <em>contact\u00e9\u00a0?<\/em> \u00bb Cela se passait vers 1948; le verbe (contacter\u00bb, vulgaris\u00e9 par la R\u00e9sistance, \u00e9tait un vocable en faveur. Souriant, Briselance r\u00e9pondit: \u00ab Con\u00adtact\u00e9 ? Mais personne ne m&rsquo;a contact\u00e9. J&rsquo;ai appris qu&rsquo;il existait un mouvement abondanciste en assistant a une conf\u00e9rence analogue \u00e0 celle que je vous fais ce soir. Cela m&rsquo;a plu, j&rsquo;ai adh\u00e9r\u00e9, et \u00e0 mon tour je vais dans le public r\u00e9pandre les id\u00e9es que d&rsquo;autres m&rsquo;ont communiqu\u00e9es. <em>\u00bb<\/em> Il y eut ensuite une con\u00adtradiction communiste, accusant les organisa\u00adteurs du mouvement de d\u00e9voyer la classe ou\u00advri\u00e8re, de vouloir l&rsquo;arracher \u00e0 ses vrais guides, \u00e0 sa vraie mission, et de servir ainsi le capital, le patronat, les imp\u00e9rialistes et la r\u00e9action. A quoi, toujours calme et avenant, notre ami r\u00e9\u00adpliqua qu&rsquo;il n&rsquo;avait aucune intention. de dissua\u00adder qui que ce f\u00fbt d&rsquo;\u00eatre communiste, aucun dessein non plus d&rsquo;attaquer le parti de Staline et de Thorez ; \u00ab Adh\u00e9rez au parti de votre choix. Je vous conseille seulement de juger par vous-m\u00eames si l&rsquo;\u00e9conomie distributive est souhaitable ou non. Si je vous ai convaincus qu&rsquo;elle l&rsquo;est, je vous demande simplement d&rsquo;es\u00adsayer d&rsquo;en persuader vos camarades de parti. Je ne viens pas combattre vos id\u00e9es ; je viens vous exposer les miennes. Si elles sont justes les unes et les autres, pourquoi se combattraient-elles ?\u00bb<\/p>\n<p>Ainsi s&rsquo;exprimait-il, le visage et l&rsquo;esprit ou\u00adverts et rayonnants d&rsquo;intelligence et de bont\u00e9. Il \u00e9tait toujours pr\u00eat &#8211; je le constatai dans des moments p\u00e9nibles &#8211; \u00e0 la solidarit\u00e9, \u00e0 la cama\u00adraderie. \u00e0 la compassion. Il fut en quelque sorte l&rsquo;ex\u00e9cuteur testamentaire d&rsquo;Alexandre Ja\u00adcob : voici une lettre qu&rsquo;il m&rsquo;adressa en date du 13 mai 1954 et consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ancien <em>\u00ab<\/em> tra\u00advailleur de la nuit \u00bb :<\/p>\n<p><em>\u00ab Mon cher ami,<\/em><\/p>\n<p><em>\u00bb Je suis all\u00e9 chez Jacob hier, et, sachant qu&rsquo;il avait pass\u00e9 dans de tr\u00e8s bonnes conditions physiques et morales trois mois d&rsquo;hiver chez un ami, que l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;activit\u00e9 et de jeunesse l&rsquo;avait rajeuni, je pensais, malgr\u00e9 les renseignements fournis par un autre cama\u00adrade, le trouver dans un \u00e9quilibre relativement bon.<\/em><\/p>\n<p><em>. \u00bb Or J&rsquo;ai trouv\u00e9 un Marius tr\u00e8s d\u00e9prim\u00e9 bien plus au moral qu&rsquo;au physique. Certes il a des acc\u00e8s de bronchite qui le fatiguent, il a eu une crise de prostatite qui a n\u00e9cessit\u00e9 un sondage, mais cela seul ne constitue pas \u00e0 mon avis, pour un homme de sa trempe, un handicap suffisant pour d\u00e9terminer l&rsquo;\u00e9tat moral que j&rsquo;ai rencontr\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00bb D&rsquo;ailleurs, il fait par bribes allusion \u00e0 quelque chose qui se serait pass\u00e9 (?) tr\u00e8s loin et qu&rsquo;il ne peut surmonter, et dont il tient \u00e0 garder le, secret. Et comme, seul \u00e0 seul, je l&rsquo;engageais \u00e0 r\u00e9agir, il m&rsquo;a r\u00e9pondu qu&rsquo;il ne pouvait plus, qu&rsquo;il souffrait trop (et cela s&rsquo;entendait : moralement).<\/em><\/p>\n<p><em>\u00bb Il s&rsquo;inqui\u00e8te du placement de ses b\u00eates, ou parle de les faire piquer s&rsquo;il lui arrivait quelque chose.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00bb Du c\u00f4t\u00e9 des moyens d&rsquo;existence, tout va bien. Jusqu&rsquo;ici il n&rsquo;avait pas voulu accepter d&rsquo;argent, ne voulant pas avoir une somme trop importante chez lui, promettant de me faire signe en cas de besoin. Cette fois il a accept\u00e9, et, de ce fait, il est tranquille pour quelques mois. Il a 500 kg de charbon que, je lui ai fait parvenir. J&rsquo;ai envisag\u00e9 avec lui la r\u00e9pa\u00adration de son chauffage, qui a gel\u00e9 pendant son absence cet hiver.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00bb Comme tu le vois, tout est d\u00e9routant, mais j&rsquo;avoue que je ne suis pas tranquille, et c&rsquo;est pour cela que je t&rsquo;\u00e9cris, car de ton c\u00f4t\u00e9, ces craintes tu les as ressenties.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00bb Je suis r\u00e9duit aux hypoth\u00e8ses quant aux causes de cet \u00e9tat. II y a sans doute un affai\u00adblissement physique qu&rsquo;occasionne une hyper\u00adtrophie des faits d&rsquo;ordre moral. (&#8230;) Je vais m&rsquo;arranger pour aller le voir souvent et me tenir en relation constante avec lui. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Louis Briselance ne se doutait pas qu&rsquo;il \u00e9tait lui-m\u00eame \u00e0 la veille d&rsquo;un effondrement physi\u00adque et moral qui serait, h\u00e9las ! beaucoup plus douloureux que ne le fut celui de Jacob.<\/p>\n<p>Atteint dans ses forces vives, il fut bruta\u00adlement retranch\u00e9 de cette activit\u00e9 qui constitue l&rsquo;existence m\u00eame des temp\u00e9raments laborieux. Je le revis pour la derni\u00e8re fois \u00e0 la Toussaint de 1961, dans sa maison du Montet, \u00e0 D\u00e9ols, qu&rsquo;il avait construite de ses mains, et o\u00f9 venait de me conduire Th\u00e9r\u00e8se Collet. Il \u00e9tait clou\u00e9 dans un fauteuil, et ne se leva qu&rsquo;\u00e0 tr\u00e8s grand-peine avec l&rsquo;aide d&rsquo;une canne pour m&#8217;emme\u00adner, \u00e0 pas menus et compt\u00e9s, voir les tableaux qu&rsquo;il avait peints quand son \u00e9tat lui permettait encore cette occupation o\u00f9 il excellait. Parfois, un mot lui manquait, et c&rsquo;\u00e9tait le silence. Moi je le revoyais conduisant nagu\u00e8re sa voi\u00adture avec une s\u00fbret\u00e9 de main .parfaite, ou bien jouant du violon, ou en train de couvrir sa maison, ou vendant au march\u00e9 ses pelotes de laines multicolores, et surtout propageant la r\u00e9volution sociale et l&rsquo;\u00e9conomie distributive &#8211; f\u00fbt-ce sans. les nommer &#8211; jusque chez les bonnes soeurs dans le parloir de leur couvent. Cher et infortun\u00e9 Louis ! Une seule consid\u00e9\u00adration vient att\u00e9nuer notre tristesse : souffrir ainsi, d\u00e9j\u00e0, ce n&rsquo;\u00e9tait plus vivre.<\/p>\n<hr size=\"1\" \/><a name=\"_ftn1\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Alexandre Jacob, <em>Lettre ouverte au procureur de Marseille<\/em>, L&rsquo;Unique, d\u00e9cembre 1954.<\/p>\n<p><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>\n\n\n<style>\n \/* Style Definitions *\/\n table.MsoNormalTable\n\t{mso-style-name:\"Tableau Normal\";\n\tmso-tstyle-rowband-size:0;\n\tmso-tstyle-colband-size:0;\n\tmso-style-noshow:yes;\n\tmso-style-priority:99;\n\tmso-style-parent:\"\";\n\tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;\n\tmso-para-margin:0cm;\n\tmso-para-margin-bottom:.0001pt;\n\tmso-pagination:widow-orphan;\n\tfont-size:10.0pt;\n\tfont-family:\"Times New Roman\",\"serif\";}\n<\/style>\n\n<![endif]--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous avons en d\u00e9cembre dernier \u00e9tabli une tentative de biographie de Louis Briselance, marchand de laine puis g\u00e9rant du magasin Polyplastic \u00e0 Ch\u00e2teauroux et surtout ami de l&rsquo;honn\u00eate cambrioleur Jacob. 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