{"id":327,"date":"2008-05-21T06:50:16","date_gmt":"2008-05-21T04:50:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=327"},"modified":"2008-05-21T06:50:16","modified_gmt":"2008-05-21T04:50:16","slug":"mon-ami-parfait","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2008\/05\/mon-ami-parfait\/","title":{"rendered":"Mon ami parfait"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/defense-de-lhomme-71.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-328\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/defense-de-lhomme-71-200x300.jpg\" alt=\"D\u00e9fense de l\\'homme n\u00b071\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/defense-de-lhomme-71-200x300.jpg 200w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/defense-de-lhomme-71.jpg 214w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a>D\u00e9fense de l\u2019Homme<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">N\u00b071, septembre 1954<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"14pt;\"><strong>Jacob, mon ami parfait<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">DES hommes vivent, mais les raisons de leur vie sont mortes ; des hommes meurent et leurs raisons de vie persistent. Alexandre Jacob \u00e9tait de ces derniers.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">D\u00e9j\u00e0 il m&rsquo;\u00e9crivait voil\u00e0 trois ans : \u00ab Le jour, ou l&rsquo;heure, o\u00f9 je sentirai une d\u00e9faillance, une inaptitude \u00e0 pouvoir poursuivre le chemin, je trancherai sage\u00adment le probl\u00e8me de l&rsquo;absurde.\u00a0\u00bb<!--more--><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Puis, ce 27 ao\u00fbt : \u00ab D\u00e8s samedi, je pr\u00e9parerai un grand fourneau contenant vingt litres (2 sacs) de charbon de bois. Avec les ampoules, je crois que ce sera suffisant. Je mettrai de la t\u00f4le sur le carrelage ; \u00e9loignerai les meubles, bou\u00adcherai de mon mieux toutes les issues, allumerai le feu, me piquerai et me coucherai. Et tout sera bien ainsi&#8230;<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00ab &#8230;Tu sais, \u00e0 mon \u00e2ge, m\u00eame si j&rsquo;avais v\u00e9cu encore dix ans, il faut son\u00adger dans quelles conditions. Alors il est plus sage, raisonnable, de choisir soi-\u00adm\u00eame le moment plut\u00f4t que de laisser ce soin a nos organes. Si j\u2019avais des moyens, j&rsquo;aurais peut-\u00eatre risqu\u00e9 le coup. Mais \u00eatre \u00e0 la merci d&rsquo;autrui, je ne puis l\u2019accepter&#8230;\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Samedi 28\u00a0: \u00ab\u00a0 &#8230;Encore un coup, tous deux, apaisez votre peine. Moi je vais l\u00e0 tranquille, l&rsquo;\u00e2me sereine, accom\u00adplissant un geste tout naturel. J e sais bien que le chagrin est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ceux qui restent. Mais comment faire autre\u00adment ? Pr\u00e9f\u00e8reriez-vous que, vivant et malade, je g\u00e9misse dans mon lit, sans secours, seul ? Alors &#8230;\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Alors, ma gorge se noue quand je pense que, peut-\u00eatre, nous aurions pu arr\u00eater, retarder encore. Je pense au t\u00e9l\u00e9gramme que nous n&rsquo;avons pas envoy\u00e9 : \u00ab NON. PENSE A LA PEINE DE CEUX: QUI T&rsquo;AIMENT. PENSE A NOUS ET, POUR NOUS, VIS ENCORE. \u00a0\u00bb Je pense encore \u00e0 ses amis de D\u00e9ols, de Lussault ; qui, alert\u00e9s \u00e0 temps, auraient pu &#8230;<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Et puis, non. D\u00e9j\u00e0 c&rsquo;\u00e9tait inutile.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Les amis, qu&rsquo;il fr\u00e9quentait depuis plus de vingt ans, lui avaient offert une exis\u00adtence qui\u00e8te, d\u00e9nu\u00e9e de tous ennuis p\u00e9cuniaires. II avait refus\u00e9. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 dernier, V. lui rendait visite et posait une \u00ab brique\u00a0\u00bb sur la table (lisez un million), II refusait. Je me souviens de nos conver\u00adsations autour de son suicide, des arguments que j&rsquo;excipais : sa d\u00e9cision \u00e9tait de roc.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Voil\u00e0 pourquoi, aujourd\u2019hui, nous venons de perdre le meilleur des hommes.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Pour nous, c&rsquo;\u00e9tait Marius.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Il suffisait de vivre avec lui quelques jours en terre berrichonne pour conna\u00ee\u00adtre de quel poids ce vieillard, qui ne vivait plus gu\u00e8re, pesait encore sur la vie.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Marius, au bon rire proven\u00e7al, bourrant sa pipe, levant le sourcil comme pour venir en aide \u00e0 sa m\u00e9moire, qui restait \u00e9tonnante ; Marius, au regard noir, transper\u00e7ant on ne savait quels lointains paysages ; Marius et son \u00e9cri\u00adture patte de mouche, diligente et habi\u00adt\u00e9e ;<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Marius, bonhomme, discourant avec son vieux copain de Negro ou lissant pr\u00e9cautionneusement la fourrure de sa chatte Z\u00e9zette ; Marius pestant doucement contre ses b\u00eates, et r\u00e9p\u00e9tant : \u00ab Ca, c&rsquo;est pas bien! \u00bb ;<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Marius go\u00fbtant un morceau de musi\u00adque classique pris au hasard des ondes, et marmonnant : \u00ab Ca, c&rsquo;est du Mozart \u00bb puis, examinant l&rsquo;itin\u00e9raire d&rsquo;un ami quelque part en Suisse: \u00ab II va a Inter\u00adlaken, \u00f4 putain !\u00a0\u00bb ; Marius \u00e9coutant \u00e0 la radio la trilogie de Pagnol, et, <span style=\"yes;\">\u00a0<\/span>\u00e0 la sc\u00e8ne \u00e9mouvante du retour de Marius qui vient chercher son fils, Marius (le vrai) pleurant comme un enfant ;<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Marius nous parlant de sa vieille ma\u00adman, ou d\u00e9clarant \u00e0 un camarade d\u00e9sh\u00e9\u00adrit\u00e9: \u00ab Une m\u00e8re, vois-tu, c&rsquo;est l&rsquo;humanit\u00e9 \u00a0\u00bb ; Marius avec les femmes: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai toujours cherch\u00e9 \u00e0 aider ma compagne dans le m\u00e9nage, car la femme a plus d&rsquo;ouvrage que l&rsquo;homme et moins de r\u00e9sistance ; en ce sens, je ne ressemble ni a l&rsquo;oriental ni au latin, qui ont du maquereau en eux \u00ab\u00a0, et encore, &#8211; dans sa derni\u00e8re lettre, \u00e0 propos de Jeanne, ma compagne: \u00ab Fais en sorte de lui accorder toute ta tendresse&#8230; Sache la garder en sacrifiant parfois quelques gout\u00adtes de ton \u00e9go\u00efsme. A ton \u00e2ge, les hom\u00admes sont toujours \u00e9go\u00efstes avec les femmes, je veux dire que nous n&rsquo;attachons pas assez d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 leurs frivolit\u00e9s \u00bb ;<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Marius et les gamins du village, en grappes joyeuses sur sa Renault des temps pr\u00e9historique ; Marius et les gens du patelin, jour de march\u00e9: \u00ab Bonjour, monsieur Marius. \u00bb \u00ab La sant\u00e9 est bonne, monsieur Marius ? \u00bb \u00ab A la prochaine, monsieur Marius\u00a0!\u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Marius\u00a0! Tel qu&rsquo;il demeure en moi, pour toujours : familier et bon enfant, pensant \u00e0 tout, pressentant tout, ayant r\u00e9plique \u00e0 tout. Dans ce monde par trop pr\u00e9occup\u00e9 de lui-m\u00eame, au milieu de tous ces cr\u00e2nes qui, s&rsquo;ils \u00e9taient fendus, ne laisseraient gicler que de la vanit\u00e9, sa d\u00e9licatesse et ses mille pr\u00e9venances m&rsquo;\u00e9taient chaudes au coeur.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Mais le Marius que j&rsquo;ai connu, le doux philosophe, l&rsquo;humoriste, n&rsquo;a jamais cess\u00e9 de me rappeler l&rsquo;autre Jacob, explosif et dur : Alexandre, Alexandre le tragique, Alexandre Jacob l&rsquo;homme.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Je ne reviendrai pas sur son \u00e9pop\u00e9e attilienne, ses vingt-cinq ans de Guyane ; d&rsquo;autres l&rsquo;ont fait, plus savamment. Il m&rsquo;aurait plu n\u00e9anmoins de comparer Jacob au Zarathoustra de Nietzsche, avec cette nuance pourtant : l&rsquo;indivi\u00addualisme f\u00e9roce du premier n&rsquo;est pas orgueil mais noblesse naturelle. Dans ses plus implacables comportements, et sans cesse l&rsquo;aff\u00fbt de soi-m\u00eame, Jacob incarne la tension de l\u2019homme vers l&rsquo;authenticit\u00e9. A l&rsquo;examiner ainsi trouve-t-on homme plus homme que cet anarchiste rac\u00e9 ? Plus libre et plus \u00e9tonnamment conscient de ses limites, ni qui s&rsquo;y soit plus magni\u00adfiquement organis\u00e9 ?<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Alexandre Jacob ne se voulait pas solidaire d&rsquo;un r\u00e9gime social que tout son \u00eatre condamnait, et dont il enten\u00addait bien ne pas devenir complice. C&rsquo;est \u00e0 cause de ce refus m\u00eame qu&rsquo;il a pass\u00e9 le tiers de sa vie au bagne. Certes, il ne se dissimulait pas le non-sens de la vie, non plus que la fragilit\u00e9 des id\u00e9ologies ; mais c&rsquo;est \u00e0 partir de son attitude que la vie rev\u00eatait une signification.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00ab Lorsque, comme nous, on est arriv\u00e9 au soir de la vie et qu&rsquo;en sondant sa conscience on peut franchement s&rsquo;affir\u00admer que l&rsquo;on n&rsquo;a jamais trahi quelqu&rsquo;un et toujours respect\u00e9 la parole donn\u00e9e cela d\u00e9passe de beaucoup toutes les vai\u00adnes approbations d&rsquo;autrui. Sans l&rsquo;hon\u00adneur, je n&rsquo;estimerais pas qu&rsquo;il vaille la peine de vivre. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Par une position directe, sans leurre, Alexandre Jacob s&rsquo;est lib\u00e9r\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t et a d\u00e9pass\u00e9, en l&rsquo;assumant, l&rsquo;absurde du monde.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Je ne crois pas \u00e0 la st\u00e9rilit\u00e9 dans la souffrance ; d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, j&rsquo;estime qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de douleur si cruelle que nous ne puissions en tirer profit. C&rsquo;est pourquoi, la le\u00e7on demeure : la sagesse \u00e0 laquelle le vieux bagnard nous convie n&rsquo;est pas dans le cul d&rsquo;un fauteuil, mais dans la fureur du poi\u00adgnet.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00ab Ne rien demander, ne rien accepter, cela donne la mesure de ce que l&rsquo;on est en droit de s&rsquo;accorder soi-m\u00eame. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Je pleure mon ami comme tous ceux qui l&rsquo;ont aim\u00e9 le pleurent aujourd&rsquo;hui. Et, cependant, qu&rsquo;il n&rsquo;ait point man\u00adqu\u00e9 de souffle, au dernier moment: pour l&rsquo;ultime pente \u00e0 gravir, voil\u00e0 qui m&rsquo;\u00e9meut et me r\u00e9conforte tout \u00e0 la fois. Une mort rat\u00e9e, non conforme, a toujours quelque chose de pitoyable. La sienne, au contraire, si haute, loin d&rsquo;\u00eatre une abdi\u00adcation, est une conqu\u00eate. Ma\u00eetre sans conteste de sa vie, il l&rsquo;est rest\u00e9 jusque dans la tombe, et je suis bien s\u00fbr qu&rsquo;il ne d\u00e9sirait rien d&rsquo;autre.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00ab S&rsquo;imposer volontairement quelques devoirs, rire l\u00e0 o\u00f9 les autres g\u00e9missent, supporter fi\u00e8rement l\u2019indigence et avoir honte d&rsquo;avoir honte, voil\u00e0 qui s&rsquo;appelle vivre et au besoin peut justifier de mourir. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">J&rsquo;ai sous les yeux le t\u00e9l\u00e9gramme : MARIUS DECEDE, ENTERREMENT DEMAIN MARDI 14 HEURES 30.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">A l&rsquo;heure o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ceci, le hideux voyage s&rsquo;ach\u00e8ve, et j&rsquo;ai froid ; Marius, c\u2019est donc bien fini ? Du fond de ton nuage, n&rsquo;illumineras-tu donc plus la terre d&rsquo;\u00e9clairs indign\u00e9s ?<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"none;\"><span style=\"Times New Roman;\">Mais je revois soudain son beau visage, j&rsquo;entends sa voix qui m&rsquo;arr\u00eate : \u00ab pas d&rsquo;apitoiements! \u00bb, et je me dis, a travers mes larmes, que ce n&rsquo;est pas vrai, que c&rsquo;est absolument impossible, que Marius ne pouvait pas mourir.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"AR-SA;\">Robert Passas<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9fense de l\u2019Homme N\u00b071, septembre 1954 Jacob, mon ami parfait DES hommes vivent, mais les raisons de leur vie sont mortes ; des hommes meurent et leurs raisons de vie persistent. Alexandre Jacob \u00e9tait de ces derniers. 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