{"id":2379,"date":"2011-11-19T01:10:00","date_gmt":"2011-11-18T23:10:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=2379"},"modified":"2011-07-07T09:58:58","modified_gmt":"2011-07-07T07:58:58","slug":"meric-victor","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2011\/11\/meric-victor\/","title":{"rendered":"M\u00c9RIC Victor"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/victor-meric.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2382\" title=\"Victor M\u00e9ric\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/victor-meric.jpg\" alt=\"\" width=\"84\" height=\"114\" \/><\/a><span style=\"text-decoration: underline;\">pseudonymes\u00a0:<\/span> Flax, Luc, Sirius, Veheme.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 10\u00a0mai 1876 \u00e0 Marseille (Bouches-du-Rh\u00f4ne), mort le 10\u00a0octobre 1933 \u00e0 Paris. Journaliste et \u00e9crivain. Socialiste anarchisant, militant du Parti communiste (1920-1923) puis de l&rsquo;Union socialiste-communiste. Fondateur de la Ligue internationale des combattants de la paix et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de 1931 \u00e0 juin 1933.<!--more--><\/p>\n<p>Issu d&rsquo;une famille r\u00e9publicaine, Victor M\u00e9ric partit en 1897 pour le r\u00e9giment o\u00f9 son indiscipline lui valut un premier s\u00e9jour en prison. Grand lecteur de Vall\u00e8s, Verlaine et Zo\u00a0d&rsquo;Axa, il se tourna d&rsquo;abord vers l&rsquo;anarchisme et collabora au Libertaire de S\u00e9bastien Faure. Dessinateur \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de ville de Paris puis correcteur d&rsquo;imprimerie, il fr\u00e9quenta alors le milieu de la \u00ab\u00a0petite boh\u00eame\u00a0\u00bb qu&rsquo;il d\u00e9crivit longuement dans ses souvenirs, la qualifiant de \u00ab\u00a0cour des miracles de la rive gauche\u00a0\u00bb. A la m\u00eame \u00e9poque il aurait \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9 \u00e0 des affaires de fausse monnaie. Tr\u00e8s hostile \u00e0 la guerre et \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e, il fut en 1904 un des fondateurs de l&rsquo;Association internationale antimilitariste o\u00f9 il rencontra notamment Almereyda, Gustave Herv\u00e9 et Yvetot. Inlassable propagandiste, il se lan\u00e7a dans un tour de France de la parole et ne cessa de faire campagne pour l&rsquo;antimilitarisme le plus intransigeant. Tout en refusant de la signer, il participa, semble-t-il, \u00e0 la r\u00e9daction de la fameuse affiche rouge placard\u00e9e sur les murs de Paris en 1905 pour appeler les conscrits \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance qui valut un retentissant proc\u00e8s \u00e0 ses signataires.<\/p>\n<p>M\u00e9ric fut tr\u00e8s marqu\u00e9 par l&rsquo;affaire Dreyfus dans laquelle il s&rsquo;\u00e9tait pleinement engag\u00e9. Sa d\u00e9ception ensuite n&rsquo;en fut que plus grande. D\u00e8s les ann\u00e9es 1906, M\u00e9ric critiqua les dreyfusards au pouvoir &#8212;\u00a0le dreyfusisme\u00a0&#8212; et constata avec regret la d\u00e9gradation de la \u00ab\u00a0mystique en politique\u00a0\u00bb. Dans la Guerre sociale comme dans les Hommes du jour qu&rsquo;il avait contribu\u00e9 \u00e0 fonder avec Henri Fabre en 1907, il fit montre d&rsquo;un anti-intellectualisme de gauche, r\u00e9sultant de l&rsquo;\u00e9chec des esp\u00e9rances r\u00e9volutionnaires qu&rsquo;il avait mises dans \u00ab\u00a0l&rsquo;Affaire\u00a0\u00bb, et non d\u00e9nu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;antis\u00e9mitisme. D\u00e8s 1906 il \u00e9tait devenu tr\u00e8s proche de Gustave Herv\u00e9 et fut avec lui un des fondateurs de la Guerre sociale. C&rsquo;est sous son influence qu&rsquo;il adh\u00e9ra \u00e0 la SFIO et milita \u00e0 la IVe\u00a0section de la F\u00e9d\u00e9ration parisienne \u00e0 majorit\u00e9 herv\u00e9iste et \u00e0 minorit\u00e9 guesdiste, o\u00f9 il rencontra Graziani, Madeleine Pelletier, Aristide Jobert et Raymond Escholier. La virulence de sa plume lui valut deux s\u00e9jours en prison en 1908 et 1909 pour des articles antimilitaristes parus dans les Hommes du jour. En 1909-1910, il d\u00e9fendit entre autres causes celles de Francisco Ferrer et de Liaboeuf, jeune ouvrier condamn\u00e9 \u00e0 mort.<\/p>\n<p>Seul r\u00e9dacteur de la Guerre sociale en octobre 1910 alors que ses camarades \u00e9taient en prison, il soutint les cheminots dans leur tentative de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale bris\u00e9e par Briand. Son militantisme \u00e0 la base fut compl\u00e9t\u00e9 par des repr\u00e9sentations plus officielles et Victor M\u00e9ric fut plusieurs fois d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 dans les congr\u00e8s nationaux du Parti socialiste. En 1908 \u00e0 Toulouse, il n&rsquo;intervint pas et fut m\u00eame mis en accusation car il n&rsquo;\u00e9tait pas en r\u00e8gle avec son parti. Deux ans plus tard \u00e0 N\u00eemes (f\u00e9vrier 1910), il s&rsquo;\u00e9leva contre le projet de loi sur les retraites ouvri\u00e8res et paysannes et les d\u00e9non\u00e7a comme une escroquerie contre la classe ouvri\u00e8re. Il fut \u00e9galement pr\u00e9sent au congr\u00e8s de Paris (juillet 1910), puis \u00e0 celui de Strasbourg (f\u00e9vrier 1920).<\/p>\n<p>La guerre n&rsquo;alt\u00e9ra pas son pacifisme mais contribua \u00e0 changer le cadre de son action. Parti entre deux gendarmes en 1914, il resta quatre ans au front comme sapeur du g\u00e9nie\u00a0; il envoya des articles aux rares journaux de sa tendance, notamment le Journal du peuple de son ami Henri Fabre par l&rsquo;interm\u00e9diaire de S\u00e9verine. Pendant une permission en 1915 on put voir M\u00e9ric en capote boueuse \u00e0 la Chambre des d\u00e9put\u00e9s discuter avec Sembat et Longuet des horreurs auxquelles il avait assist\u00e9, notamment l&rsquo;ex\u00e9cution de volontaires \u00e9trangers. Mais la guerre, ce fut aussi la R\u00e9volution russe et la \u00ab\u00a0grande lueur \u00e0 l&rsquo;Est\u00a0\u00bb pour bien des socialistes.<\/p>\n<p>Le pacifisme de M\u00e9ric le conduisit au communisme. Il devint r\u00e9dacteur \u00e0 l&rsquo;Internationale de P\u00e9ricat qui pr\u00f4nait d\u00e8s 1919 la cr\u00e9ation d&rsquo;un parti communiste fran\u00e7ais. En ao\u00fbt 1919, il adh\u00e9ra au Comit\u00e9 de la III<sup>e<\/sup> Internationale en m\u00eame temps que G.\u00a0Pioch, Souvarine, Rappoport, Treint et milita en faveur du bolchevisme. Durant cette m\u00eame ann\u00e9e, il prit la d\u00e9fense de Joseph Caillaux, \u00ab\u00a0proie des forces de l&rsquo;iniquit\u00e9 sociale\u00a0\u00bb. Pr\u00e9sent\u00e9 par Frossard comme ayant men\u00e9 \u00ab\u00a0dans le IVe\u00a0arrondissement une campagne vigoureusement socialiste et r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb, M\u00e9ric pr\u00e9sida la premi\u00e8re s\u00e9ance du 27\u00a0d\u00e9cembre 1920 au congr\u00e8s de Tours \u00e0 l&rsquo;issue duquel il fut \u00e9lu au comit\u00e9 directeur du tout nouveau Parti communiste. Lors de sa premi\u00e8re r\u00e9union, le 4\u00a0janvier 1921, il fut nomm\u00e9 \u00e0 la commission des archives et entra \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque au comit\u00e9 de r\u00e9daction de l&rsquo;Humanit\u00e9. Deux mois plus tard, Frossard le chargea de repr\u00e9senter la SFIC aupr\u00e8s du KPD qui pr\u00e9parait une insurrection orchestr\u00e9e par Bela Kun de Moscou et qui fut un \u00e9chec total. M\u00e9ric \u00e9voque cet \u00e9pisode dans ses souvenirs en traitant Bela Kun de \u00ab\u00a0dictateur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Rapidement il entra en opposition avec la ligne de l&rsquo;Internationale soutenue par la gauche du PC\u00a0: il ne voulait pas voir imposer la discipline bolchevique \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Parti. D\u00e8s l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1921, de violentes pol\u00e9miques l&rsquo;oppos\u00e8rent \u00e0 B.\u00a0Souvarine. Au congr\u00e8s f\u00e9d\u00e9ral de la Seine de d\u00e9cembre 1921, il d\u00e9non\u00e7a la \u00ab\u00a0centralisation de secte\u00a0\u00bb et refusa toute dictature venue d&rsquo;en haut. D\u00e8s lors se constitua une droite dans le parti dont M\u00e9ric, Verfeuil, Henri Fabre et Henri Sellier furent les repr\u00e9sentants. La pol\u00e9mique s&rsquo;amplifia au premier congr\u00e8s du PC (Marseille, d\u00e9cembre 1921). De virulentes discussions s&rsquo;engag\u00e8rent sur l&rsquo;antimilitarisme, constante de la pens\u00e9e de M\u00e9ric et d\u00e9nonc\u00e9 par Paul Vaillant-Couturier comme \u00ab\u00a0un pacifisme tolsto\u00efen\u00a0\u00bb. La question du Front unique vit \u00e0 nouveau M\u00e9ric se dresser contre la IIIe\u00a0Internationale. Il s&rsquo;exprima \u00e0 ce sujet dans l&rsquo;Humanit\u00e9 et l&rsquo;Internationale en en montrant le caract\u00e8re inapplicable puisque depuis Tours les communistes ne cessaient de d\u00e9noncer les socialistes. M\u00e9ric devint franchement hostile \u00e0 l&rsquo;Internationale communiste, fut mis en accusation notamment par Trotsky et ne fut pas r\u00e9\u00e9lu au Comit\u00e9 directeur lors du second congr\u00e8s du PC (Paris, octobre 1922). Le IVe\u00a0congr\u00e8s de l&rsquo;Internationale \u00e0 Moscou, o\u00f9 Trotsky r\u00e9ussit habilement \u00e0 disloquer le centre en imposant l&rsquo;exclusion des francs-ma\u00e7ons et des membres de la Ligue des droits de l&rsquo;homme, devait mettre un point final \u00e0 la br\u00e8ve aventure communiste de M\u00e9ric. Bien que ne relevant pas de cette d\u00e9cision puisque ni franc-ma\u00e7on ni \u00ab\u00a0ligueur\u00a0\u00bb, il devint cependant un des opposants les plus farouches \u00e0 ces mesures.<\/p>\n<p>En janvier 1923, il fit partie avec Charles Lussy, H. P.\u00a0Gassier, H.\u00a0Torr\u00e8s, B.\u00a0Lecache, A.\u00a0Morizet, No\u00ebl Gounier et G.\u00a0Pioch, du comit\u00e9 de r\u00e9sistance qui publia dans l&rsquo;Humanit\u00e9 une d\u00e9claration d\u00e9non\u00e7ant la perte de l&rsquo;esprit critique et \u00ab\u00a0ce centralisme qui n&rsquo;a plus rien de d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb (elle fut publi\u00e9e avec, pour chaque passage, une r\u00e9ponse du bureau politique). Tous les signataires furent exclus. M\u00e9ric pour sa part avait de plus \u00e9t\u00e9 \u00e9vinc\u00e9 quelque temps plus t\u00f4t de ses responsabilit\u00e9s de l&rsquo;Humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Il fut un des fondateurs du Parti communiste unitaire qui fusionna d\u00e8s mai 1923 avec un premier groupement d&rsquo;exclus du PCF pour former l&rsquo;Union socialiste communiste. M\u00e9ric s&rsquo;exprima dans son journal l&rsquo;\u00c9galit\u00e9 bien vite de fa\u00e7on tr\u00e8s critique vis-\u00e0-vis du communisme et de l&rsquo;URSS. Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 pour ce parti et avoir \u00e9t\u00e9 battu aux \u00e9lections de 1924 comme il l&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 en 1919 pour la SFIO, il poursuivit son militantisme tout en donnant une plus grande part de son temps \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture et au combat pour la paix, le fondement de sa pens\u00e9e. Il signa en 1928 L&rsquo;appel au bon sens, publi\u00e9 dans la revue \u00c9volution dirig\u00e9e par Victor Margueritte (voir ce nom), pour la r\u00e9vision du Trait\u00e9 de Versailles et notamment de l&rsquo;article\u00a0231 sur les responsabilit\u00e9s de l&rsquo;Allemagne dans le d\u00e9clenchement du conflit. A partir de 1930, la d\u00e9nonciation d&rsquo;une future guerre a\u00e9ro-chimique devint sa grande affaire et il lan\u00e7a une grande enqu\u00eate \u00e0 ce sujet dans le Soir pour s&rsquo;enqu\u00e9rir de l&rsquo;avis de personnalit\u00e9s c\u00e9l\u00e8bres. L\u00e9on Daudet comme Jean-Richard Bloch y r\u00e9pondirent. Non content d&rsquo;agir par la plume, Victor M\u00e9ric organisa une grande campagne de meetings et de conf\u00e9rences dans toute la France, \u00ab\u00a0la croisade pour la paix\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En 1931, M\u00e9ric fonda un journal pour exprimer son pacifisme militant, la Patrie humaine et cr\u00e9a la Ligue internationale des combattants de la paix (LICP) dont un des premiers meetings se tint avec la participation de Marc Sangnier, Marcelle Capy, Armand Charpentier, les Allemands Ernst Johannsen, Rudolph Leonhard et l&rsquo;Italien Pietro Nenni. S&rsquo;affirmant apolitique, \u00e9trang\u00e8re aux luttes \u00e9lectorales et uniquement pr\u00e9occup\u00e9e par le combat pour la paix, la ligue se donnait pour but le rapprochement de tous les peuples d&rsquo;Europe sans aucune distinction. \u00ab\u00a0Un seul mot d&rsquo;ordre\u00a0: la paix\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;y a pas de d\u00e9fense nationale, de plus la paix n&rsquo;est possible et durable que par le d\u00e9sarmement total sans s&rsquo;occuper du voisin. M\u00e9ric \u00e9tait entour\u00e9 de plusieurs compagnons au parcours proche du sien\u00a0: S\u00e9bastien Faure et surtout Georges Pioch, Robert Tourly, Henri Fabre. Le comit\u00e9 d&rsquo;honneur de la LICP comprenait d&rsquo;\u00e9minents pacifistes\u00a0: Stefan Zweig, Albert Einstein, Georges Duhamel, Jean-Richard Bloch, Jules Romains, Paul Langevin et son pr\u00e9sident d&rsquo;honneur, Romain Rolland, \u00e9tait un symbole. M\u00e9ric ne cessa de se d\u00e9penser en tourn\u00e9es de propagande pour la ligue sillonnant banlieues et provinces.<\/p>\n<p>Bien vite cependant apparurent des dissensions politiques notamment \u00e0 l&rsquo;occasion du congr\u00e8s contre la guerre imp\u00e9rialiste tenu \u00e0 Amsterdam en ao\u00fbt 1932 sous l&rsquo;\u00e9gide d&rsquo;Henri Barbusse et de Romain Rolland. M\u00e9ric refusa toute adh\u00e9sion \u00e0 ce mouvement qu&rsquo;il jugeait par trop inf\u00e9od\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Internationale communiste, contrairement \u00e0 d&rsquo;autres membres de la Ligue tel Georges Pioch. Son pacifisme int\u00e9gral lui interdisait de marcher dans \u00ab\u00a0la guerre contre l&rsquo;hitl\u00e9risme ou le mussolinisme\u00a0\u00bb tout comme \u00ab\u00a0dans la guerre sociale du prol\u00e9tariat\u00a0\u00bb. Les pol\u00e9miques allaient \u00e9galement bon train avec Victor Margueritte. A ces divergences d&rsquo;analyse s&rsquo;ajoutaient des difficult\u00e9s financi\u00e8res\u00a0: la LICP \u00e9tait toujours \u00e0 court d&rsquo;argent d&rsquo;autant plus que son tr\u00e9sorier Pierre Perrin n&rsquo;h\u00e9sitait pas, semble-t-il, \u00e0 puiser dans la caisse. Aussi le congr\u00e8s annuel de la Ligue tenu les 16 et 17\u00a0avril 1933 apparut comme une mise en cause du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral o\u00f9 ses rapports &#8212;\u00a0moral et financier\u00a0&#8212; furent tr\u00e8s discut\u00e9s. Les rapports entre le journal, la Patrie humaine, et l&rsquo;organisation furent longuement d\u00e9battus. Enfin, la d\u00e9claration officielle de la Ligue fut adopt\u00e9e en d\u00e9pit du refus de M\u00e9ric. Il fut n\u00e9anmoins r\u00e9\u00e9lu au Comit\u00e9 directeur avec G.\u00a0Pioch, M.\u00a0Capy, Ren\u00e9 Gerin, Boucher et M.\u00a0Leretour (voir ce nom). M\u00e9ric sortit tr\u00e8s \u00e9prouv\u00e9 moralement du congr\u00e8s. Sa position \u00e9tait tr\u00e8s affaiblie au sein de la Ligue et, d\u00e8s mai 1933, il fut remplac\u00e9 par R.\u00a0Gerin au secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Victor M\u00e9ric d\u00e9c\u00e9da d&rsquo;un cancer et fut incin\u00e9r\u00e9 au colombarium du P\u00e8re-Lachaise. Lors de ses obs\u00e8ques, S\u00e9bastien Faure et Henri Fabre, ses fid\u00e8les amis, depuis l&rsquo;\u00e9poque du Libertaire, prononc\u00e8rent son oraison fun\u00e8bre.<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">OEUVRE\u00a0:<\/span><\/strong> Opinions subversives de M.\u00a0Clemenceau, chef de gouvernement, recueillies et annot\u00e9es par Victor M\u00e9ric, Paris, la Guerre sociale, 16\u00a0p.\u00a0&#8212; Lettre \u00e0 un conscrit, Paris, Publications de l&rsquo;Association internationale antimilitariste, 1904, 8\u00a0p.\u00a0&#8212; Le b\u00e9tail, pi\u00e8ce antimilitariste en un acte, th\u00e9\u00e2tre de propagande. Pr\u00e9face de Charles Malato, Paris, \u00c9d. de l&rsquo;Internationale, 22\u00a0p.\u00a0&#8212; Les hommes de la r\u00e9volution\u00a0: Marat (vol.\u00a0I), Camille Desmoulins (vol.\u00a0II), Gracchus Babeuf (vol.\u00a0III), Paris, Librairie du progr\u00e8s, 1907.\u00a0&#8212; Comment on fera la r\u00e9volution, Paris, Petite biblioth\u00e8que des Hommes du jour, 1910, 32\u00a0p.\u00a0&#8212; \u00c9mile Zola, Paris, \u00c9d. des portraits d&rsquo;hier, 1909, 32\u00a0p.\u00a0&#8212; Les bandits tragiques (les milieux anarchistes), Paris, Simon Kra, 1926, 223\u00a0p.\u00a0&#8212; Le crime des vieux, roman, \u00c9d. de France, 1929, 285\u00a0p.\u00a0&#8212; La der des der (roman de la prochaine guerre), \u00c9d. de France, 1929, 295\u00a0p.\u00a0&#8212; Les Compagnons de l&rsquo;escopette (roman de sac et de corde), \u00c9d. de l&rsquo;\u00c9pi, 1930, 272\u00a0p.\u00a0&#8212; A travers la jungle politique et litt\u00e9raire, Paris, Librairie Valois, 1930, 283\u00a0p.\u00a0&#8212; Coulisses et tr\u00e9teaux (A travers la jungle politique et litt\u00e9raire, deuxi\u00e8me s\u00e9rie), Paris, Librairie Valois, 1931, 192\u00a0p.\u00a0&#8212; La guerre aux civils (Discours prononc\u00e9 au cours de la croisade de la paix organis\u00e9e par la Ligue internationale des combattants de la paix), Paris, \u00c9d. de la \u00ab\u00a0Patrie Humaine\u00a0\u00bb, 1932, 27\u00a0p.\u00a0&#8212; Fra\u00eeche et gazeuse (la guerre qui revient), Paris, \u00c9d. Sirius, 1932, 257\u00a0p.\u00a0&#8212; S\u00e9bastien Faure, L.\u00a0Barbedette, Voline, M\u00e9ric\u00a0: La v\u00e9ritable r\u00e9volution sociale, Paris, \u00c9d. de l&rsquo;Encyclop\u00e9die, 1933, 236\u00a0p (1re\u00a0\u00e9d. in l&rsquo;Encyclop\u00e9die anarchiste).<\/p>\n<p id=\"[object]\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">SOURCES\u00a0:<\/span><\/strong> Arch. Nat. F\u00a07\/13324.\u00a0&#8212; Arch. PPo., Ba 1777.\u00a0&#8212; Biblioth\u00e8que nationale\u00a0: fonds de lettres re\u00e7ues\u00a0: NAF 15900, ff\u00a01-63\u00a0; correspondance Jean-Richard Bloch, notamment volumes XIII (Capy), XXXII (M\u00e9ric), XXXVIII (Pioch).\u00a0&#8212; Le combat pour la paix, bulletin de la LICP, 1933. \u00ab\u00a0Les hommes du jour et le journal du peuple\u00a0\u00bb, n\u00b0\u00a067, 19\u00a0octobre 1933.\u00a0&#8212; Victor M\u00e9ric, \u00ab\u00a0Vieilles choses, vieilles histoires, souvenirs d&rsquo;un militant\u00a0\u00bb, in La Nouvelle Revue socialiste, n\u00b0\u00a01, 2, 8, 9, 10, 14, 15, 17, 1926-1927.\u00a0&#8211;Victor M\u00e9ric, sa vie, son oeuvre par ses amis, \u00c9ditions de la Patrie Humaine, 1934, 28\u00a0p.\u00a0&#8212; Josephson (ed.), Biographical dictionary of modern peace leaders, Greenwood Press, 1985.\u00a0&#8212; Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France, op. cit.\u00a0&#8212; Christophe Prochasson, Place et r\u00f4le des intellectuels dans le mouvement socialiste fran\u00e7ais, 1900-1920, Th\u00e8se, Paris\u00a0I, 1989.\u00a0&#8212; Philippe Robrieux, Histoire int\u00e9rieure, op. cit., Fayard, 1980, t. 1.\u00a0&#8212; Patrick Galouzeau de Villepin, Victor Margueritte (1866-1942)\u00a0: le pacifisme au service de l&rsquo;Allemagne\u00a0? Th\u00e8se, Paris\u00a0IV, 1989, 1780\u00a0p.\u00a0&#8212; Robert Wohl, French communism in the making 1914-1924, Standford University Press, 1966, 530\u00a0p.\u00a0&#8212; M.\u00a0Dreyfus, PCF\u00a0: Crises et dissidences, Bruxelles, \u00c9d. Complexe, 1989, 280\u00a0p.\u00a0&#8212; Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fran\u00e7ais, tome 14.<\/p>\n<p><strong>M. Dreyfus, N. Offenstadt<\/strong><\/p>\n<p id=\"[object]\">Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>pseudonymes\u00a0: Flax, Luc, Sirius, Veheme. N\u00e9 le 10\u00a0mai 1876 \u00e0 Marseille (Bouches-du-Rh\u00f4ne), mort le 10\u00a0octobre 1933 \u00e0 Paris. Journaliste et \u00e9crivain. Socialiste anarchisant, militant du Parti communiste (1920-1923) puis de l&rsquo;Union socialiste-communiste. Fondateur de la Ligue internationale des combattants de la paix et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de 1931 \u00e0 juin 1933.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[7,4],"tags":[2977,95,1646,2987,103,2982,2972,2983,1152,2978,2984,2981,1504,2980,2985,520,2975,145,2986,2989,245,1230,2974,1774,2321,2976,2973,2988,787,2979],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2379"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2379"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2379\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}