{"id":2369,"date":"2011-10-22T01:10:14","date_gmt":"2011-10-21T23:10:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=2369"},"modified":"2011-06-28T17:42:59","modified_gmt":"2011-06-28T15:42:59","slug":"attila-et-la-magie-blanche","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2011\/10\/attila-et-la-magie-blanche\/","title":{"rendered":"Attila et la magie blanche"},"content":{"rendered":"<p><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <\/xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>\n\n\n\n<style>\n \/* Style Definitions *\/\n table.MsoNormalTable\n\t{mso-style-name:\"Tableau Normal\";\n\tmso-tstyle-rowband-size:0;\n\tmso-tstyle-colband-size:0;\n\tmso-style-noshow:yes;\n\tmso-style-priority:99;\n\tmso-style-qformat:yes;\n\tmso-style-parent:\"\";\n\tmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;\n\tmso-para-margin-top:0cm;\n\tmso-para-margin-right:0cm;\n\tmso-para-margin-bottom:10.0pt;\n\tmso-para-margin-left:0cm;\n\tline-height:115%;\n\tmso-pagination:widow-orphan;\n\tfont-size:11.0pt;\n\tfont-family:\"Calibri\",\"sans-serif\";\n\tmso-ascii-font-family:Calibri;\n\tmso-ascii-theme-font:minor-latin;\n\tmso-fareast-font-family:\"Times New Roman\";\n\tmso-fareast-theme-font:minor-fareast;\n\tmso-hansi-font-family:Calibri;\n\tmso-hansi-theme-font:minor-latin;\n\tmso-bidi-font-family:\"Times New Roman\";\n\tmso-bidi-theme-font:minor-bidi;}\n<\/style>\n\n<![endif]--><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2373\" title=\"Gilles del Pappas\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1-300x209.jpg\" alt=\"\" width=\"206\" height=\"143\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1-300x209.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 206px) 100vw, 206px\" \/><\/a>Attila aime la magie blanche et nous n&rsquo;y trouvons rien \u00e0 redire. Le livre de Gilles del Pappas s&rsquo;ouvre pourtant sur un singulier avertissement. Il n&rsquo;aurait pas voulu, selon ses dires,\u00a0\u00e9crire une \u00e9ni\u00e8me biographie de l&rsquo;honn\u00eate cambrioleur. Logique, l&rsquo;auteur est un prolixe faiseur d&rsquo;histoires d\u00e9laissant ici Constantin le grec pour l&rsquo;ill\u00e9galiste Jacob. Ou plut\u00f4t pour Marius le Marseillais. Mais, alors, pourquoi, dans cette longue pr\u00e9face, prend-il le soin d&rsquo;expliquer au b\u00e9otien lectorat ce que furent le capitalisme triomphant de la belle Epoque, l&rsquo;anarchisme et le banditisme social\u00a0? Pourquoi d\u00e9clamer son amour du septi\u00e8me art, de cette magie blanche naissante qu&rsquo;il nous fait d\u00e9couvrir par le prisme d&rsquo;un ing\u00e9nieux et intr\u00e9pide voleur\u00a0? Pourquoi, enfin, se pr\u00e9venir d&rsquo;une tr\u00e8s improbable accusation de lupinose galopante et envoyer aux orties \u00ab\u00a0les experts de tous poils lisant ces aventures \u00e0 d&rsquo;autres fins que de s&rsquo;en r\u00e9galer simplement\u00a0\u00bb\u00a0?<!--more--><\/p>\n<p>Nous n&rsquo;avons pas, apr\u00e8s avoir lu ces quelques peu agressives admonestations, repos\u00e9 \u00ab\u00a0l&rsquo;humble opuscule\u00a0\u00bb de plus de 500 pages \u00ab\u00a0sur la v\u00e9n\u00e9rable table de ch\u00eane ancien\u00a0\u00bb. D&rsquo;abord parce que nos bras \u00e9taient trop courts pour atteindre le dit meuble de salon. Ensuite, parce que, de temps \u00e0 autres, ce genre de lecture, loin de lobotomiser l&rsquo;esprit, peut le bercer, le reposer, voire m\u00eame le faire s&rsquo;\u00e9vader de la banalit\u00e9 du quotidien. Cela ne constitue m\u00eame pas un comble pour qui s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;histoire d&rsquo;un ancien bagnard. Question de curiosit\u00e9, nous avons port\u00e9 nos humbles yeux sur Attila et la magie blanche.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur nous promet un conte mais c&rsquo;est plut\u00f4t un ersatz anarchiste, pas si d\u00e9sagr\u00e9able que cela, malgr\u00e9 certaines longueurs, des aventures de Martine, du club des cinq ou de Oui-Oui qu&rsquo;il nous livre. Marius Jacob, voleur intr\u00e9pide et dot\u00e9 d&rsquo;une conscience de classe, occupe-t-il le premier r\u00f4le\u00a0? Cela n&rsquo;est pas s\u00fbr m\u00eame s&rsquo;il est le fil conducteur de la narration imagin\u00e9e par l&rsquo;auteur. Car, ce Jacob de roman vous emm\u00e8ne au fil des pages et d&rsquo;une intrigue bien l\u00e9g\u00e8re \u00e0 la rencontre de personnages tous plus haut en couleur les uns que les autres.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/martine.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2371\" title=\"Martine d\u00e9tourn\u00e9e\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/martine-241x300.jpg\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"149\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/martine-241x300.jpg 241w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/martine.jpg 403w\" sizes=\"(max-width: 119px) 100vw, 119px\" \/><\/a>Marius est au chevet de Louise Michel mourante, apr\u00e8s l&rsquo;avoir c\u00f4toy\u00e9e en Nouvelle Cal\u00e9donie\u00a0; Marius fait les quatre cent coups avec son ami Jules Bonnot dont il n&rsquo;approuve gu\u00e8re le gout pour la violence\u00a0; Marius assiste aux derniers jours de Paul Gauguin\u00a0; Marius est en meeting avec Pouget et Grave\u00a0; Marius discute po\u00e9sie avec Trotsky devant la tombe de Baudelaire. L&rsquo;auteur ne pr\u00e9cise pas si l&rsquo;un des deux tient l&rsquo;ouvrage de William Caruchet dans ses mains\u00a0! Continuons. Marius se bat m\u00eame contre les apaches qui \u00ab\u00a0sont la plaie de Paris\u00a0\u00bb pour d\u00e9fendre Rose son aim\u00e9e.<\/p>\n<p>Marius l&rsquo;a connu dans d&rsquo;extravagantes et vaudevillesques circonstances\u00a0: un vieux mas proven\u00e7al inhabit\u00e9. Le premier cambriole la maison de campagne et la seconde le fait visiter \u00e0 son ami amn\u00e9sique. Celui-l\u00e0, pr\u00e9nomm\u00e9 Jean comme on nomme un chien Rex, est l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment central de l&rsquo;intrigue \u00e0 rebondissement. Et il y en a tant, de rebondissements, que l&rsquo;on finit par se lasser de rebondir pour ne plus remarquer que les arriv\u00e9es de personnages. La Rose Roux de Del Pappas, jeune femme au grand c\u0153ur, finit par avoir autant d&rsquo;importance que son h\u00e9ros d&rsquo;amant. Mari\u00e9e de force par son p\u00e8re, paysan et analphab\u00e8te, elle fuit le foyer familial \u00e0 seize pour monter \u00e0 la capitale et atterrir dans la couche, mis\u00e9rable et artistique de &#8230; Pablo Picasso. S&rsquo;ouvre ainsi au lecteur le Montmartre des peintres et des chansonniers. On \u00e9vitera de les citer. Rose Roux devient par la suite\u00a0\u00ab\u00a0jeune com\u00e9dienne engag\u00e9e par la Star Film de Georges M\u00e9li\u00e8s\u00a0\u00bb qui devient le quatri\u00e8me larron de l&rsquo;histoire, le troisi\u00e8me \u00e9tant jean, l&rsquo;ami amn\u00e9sique. Vous suivez\u00a0?<\/p>\n<p>Au fil des pages, les gentils vont en Am\u00e9rique pour lancer le cin\u00e9ma \u00e0 la fran\u00e7aise. Fort heureusement, le m\u00e9chant Edison est l\u00e0 pour que le drame puisse survenir. Mais avant, la travers\u00e9e de l&rsquo;Atlantique devient croquignolesque. Jean l&rsquo;amn\u00e9sique, qui n&rsquo;a toujours pas retrouv\u00e9 une once de ses souvenirs perdus, est poursuivi par un dangereux et myst\u00e9rieux personnage \u00e0 t\u00eate de mort, dont on sait fifre, pendant que M\u00e9li\u00e8s et les deux tourtereaux baguenaudent \u00e0 bord du vapeur et trinquent avec la bonne soci\u00e9t\u00e9. Un soir, un certain Maurice Leblanc, \u00e9crivain, vient m\u00eame s&rsquo;assoir \u00e0 leur table. On a appr\u00e9ci\u00e9 le pied de nez \u00e0 l&rsquo;histoire officielle. Un autre soir rose se prend une cuite d&rsquo;enfer avec la sulfureuse Colette\u00a0!<\/p>\n<p>D\u00e9barqu\u00e9s \u00e0 New York, les choses ne font qu&#8217;empirer pour le quatuor qui se voit contraint de fuir les USA vers le Canada voisin. Le myst\u00e9rieux m\u00e9chant a tout juste le temps de tirer un coup de\u00a0 fusil avant que nos h\u00e9ros favoris ne s&rsquo;envolent vers l&rsquo;Europe \u00e0 bord d&rsquo;un ballon dirigeable. Mais, Rose touch\u00e9e par la baballe du vraiment m\u00e9chant, dont on sait toujours fifre, finit par expirer avant d&rsquo;avoir atteint la terre ferme du vieux monde. L&rsquo;intrigue aussi peu serr\u00e9e et secondaire soit-elle finit,\u00a0comme Rose, en eau de boudin. Un faux happy End\u00a0 et une vraie fermeture de livre.<\/p>\n<p>Exit Attila. Exit la magie blanche. Retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/attila-et-la-magie-blanche1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2370\" title=\"Attila et la magie blanche, Au-del\u00e0 du raisonnable, 2010\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/attila-et-la-magie-blanche1-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"101\" height=\"152\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/attila-et-la-magie-blanche1-200x300.jpg 200w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/attila-et-la-magie-blanche1.jpg 273w\" sizes=\"(max-width: 101px) 100vw, 101px\" \/><\/a>Del Pappas a produit au final une sorte de M\u00e9moire des vaincus \u00e0 l&rsquo;envers. L\u00e0 o\u00f9 Michel Ragon faisait rentrer l&rsquo;histoire de l&rsquo;anarchie par le biais d&rsquo;une fiction, l&rsquo;auteur m\u00e9lange la r\u00e9alit\u00e9 &#8211; ou plut\u00f4t &#8211; pour en faire une \u0153uvre de fiction. Et, si les intentions nous paraissent louables et int\u00e9ressantes, le r\u00e9sultat r\u00e9ellement lourdaud nous fait entrevoir un d\u00e9cor binaire des plus st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s et manich\u00e9ens. Les gentils y sont gentils et les m\u00e9chants d&rsquo;affreux jojos.<\/p>\n<p>Depuis belle lurette, Marius Jacob a int\u00e9gr\u00e9 la sph\u00e8re fictionnelle de l&rsquo;\u00e9crit. Il apparait dans de nombreux polars. Didier Daenincks l&rsquo;int\u00e8gre dans <em>13 rue Meckert<\/em>, Il est un des pseudos du Poulpe dans <em>L&rsquo;amour tarde \u00e0 Dijon<\/em> de Jacques Vallet. Patrick P\u00e9cherot le mentionne dans quelques-unes de ses \u0153uvres et imagine le tr\u00e9sor cach\u00e9 de l&rsquo;honn\u00eate cambrioleur dans <em>Le voyage de Phil<\/em> dont Zo\u00e9 D. a fait le compte-rendu pour le Jacoblog. Il est encore un des trois personnages dont le h\u00e9ros anonyme de Jean-Pierre Levaray enfile le costume pour approcher sa cible dans <em>Tue ton Patron<\/em>. Hormis les Souvenirs d&rsquo;un r\u00e9volt\u00e9, \u00e9crits par l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9 lui-m\u00eame en 1905, Gilles del Pappas est le premier \u00e0 en avoir fait un personnage de roman. Bien s\u00fbr, il convient de ne pas tenir compte des \u00ab\u00a0\u0153uvres\u00a0\u00bb de MM. Thomas et Caruchet dont la prise sur le r\u00e9el avait la pr\u00e9tention de la v\u00e9rit\u00e9 absolue, quasi-universitaire. Nous l&rsquo;avons dit plus haut Del Pappas fait fi de cette vanit\u00e9 pr\u00e9tentieuse et c&rsquo;est tant mieux. Marius Jacob pourrait fort bien alors devenir un personnage r\u00e9current.<\/p>\n<p>Mais, la plupart du temps, le pr\u00e9nom Alexandre est laiss\u00e9 au placard de la r\u00e9alit\u00e9. R\u00e9alit\u00e9\u00a0: rappelons juste que le pr\u00e9nom Marius, deuxi\u00e8me sur l&rsquo;\u00e9tat civil, ne se justifie que par le prix de revient nettement moins on\u00e9reux d&rsquo;une inscription sur le barnum d&rsquo;un ancien bagnard devenu marchand forain dans les ann\u00e9es Trente. Seulement, l&rsquo;accent du Midi amplifie les aspects pittoresques et caustiques du r\u00e9cit et selon le bon mot d&rsquo;Henri Varennes, dans les colonnes du Figaro le 14 mars 1905\u00a0: <em>On n&rsquo;est pas anarchiste quand on s&rsquo;appelle Marius, qu&rsquo;on a dans la voix, dans l&rsquo;allure, dans le geste, la gaiet\u00e9 m\u00e9ridionale et un besoin d\u00e9bardant de rigolade<\/em>.<\/p>\n<p>Que l&rsquo;honn\u00eate cambrioleur \u00e9ructe une de ses fameuses diatribes, balance une de ses cinglantes r\u00e9parties, et l&rsquo;on imagine de facto les st\u00e9r\u00e9otypes anis\u00e9s, attach\u00e9s visc\u00e9ralement au Sud-Est de la France. De la sorte, convient-il mentalement de rajouter au propos de Jacob des <em>Putain con<\/em> !, des <em>Fan de Chichoune<\/em> ! ou encore moult <em>P\u00e9ca\u00efre<\/em> ! pour se repr\u00e9senter Attila d\u00e9clarant triomphalement la guerre au juge de paix et invectivant tout aussi triomphalement le dieu des voleurs de l&rsquo;Eglise apostolique et romaine. Triomphalement. Le proc\u00e9d\u00e9 tourne ainsi \u00e0 la farce avec des relents de Pagnol, des accents de cigale, des r\u00e9pliques \u00e0 la Giono, Daudet, Mistral et compagnie. Ca sent l&rsquo;huile d&rsquo;olive de chez Puget.<\/p>\n<p>Marius de Marseille comme Igor d&rsquo;Hossegor pardi\u00a0!<\/p>\n<p>Processus d&rsquo;inversion oblige ou principe des vases communicantes, la cause devient facile cons\u00e9quence et la cause passe au second plan. Jacob vole et est anarchiste. Le constat de lutte des classes, la soif de justice sociale, le refus de toute autorit\u00e9 et la haine des profiteurs en tout genre n&rsquo;incitent plus, ne poussent plus \u00e0 revendiquer par les actes le droit au banquet de la vie. L&rsquo;anarchisme d&rsquo;un Marius de roman ne se con\u00e7oit donc que comme un paravent, une facile fa\u00e7ade, une excuse peu cr\u00e9dible finalement pour justifier les d\u00e9lictueuses activit\u00e9s et alimenter l&rsquo;intrigue. Gilles Del Pappas n&rsquo;\u00e9chappe pas \u00e0 la r\u00e8gle. Certes, son bandit social a des convictions affirm\u00e9es \u00e0 n&rsquo;en point douter. Mais, s&rsquo;il ne rev\u00eat pas les habits du gentleman, c&rsquo;est toutefois l&rsquo;intr\u00e9pide et le jovial que l&rsquo;on retient en refermant la chose.<\/p>\n<p>Le r\u00e9cit, le roman vrai passent comme v\u00e9rit\u00e9 absolue parce que s&rsquo;appuyant sur une r\u00e9alit\u00e9 recompos\u00e9e, arrang\u00e9e, retravaill\u00e9e mais ce n&rsquo;est plus de l&rsquo;histoire. Emoi, joie, crainte, sourire, \u00e9motion, sensation &#8230; autant de sentiments propres aux livres de hall de gare ou de bord de plage. Et s&rsquo;il poursuit ce but, faire r\u00eaver, Gille Del Pappas n&rsquo;a pas eu la pr\u00e9tention de faire le sp\u00e9cialiste, celui qui sait. Il offre une aventure et c&rsquo;est tout. On attend la suite s&rsquo;il d\u00e9cide d&rsquo;en commettre une.<\/p>\n<p>Gilles Del Pappas, <strong>Attila et la Magie Blanche<\/strong><\/p>\n<p><em>Au-del\u00e0 du raisonnable<\/em>, 2010<\/p>\n<p>501 pages, 19,50 \u20ac<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2373\" title=\"Gilles del Pappas\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1-300x209.jpg\" alt=\"\" width=\"153\" height=\"106\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1-300x209.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/gilles-del-pappas1.jpg 550w\" sizes=\"(max-width: 153px) 100vw, 153px\" \/><\/a><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">4<sup>e<\/sup> de couverture\u00a0:<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Un matin de 1954, Marius Jacob se souvient de son pass\u00e9, de son enfance \u00e0 Marseille, de ses voyages, des camarades de la cause anarchiste qu&rsquo;il \u00e9pouse. Et puis de sa rencontre avec Rose, une jeune com\u00e9dienne engag\u00e9e par la Star Film de Georges M\u00e9li\u00e8s et flanqu\u00e9e de Jean, un amn\u00e9sique de deux m\u00e8tres qu&rsquo;elle accompagne sur la piste de sa m\u00e9moire perdue. A l&rsquo;\u00e9poque, l&rsquo;insaisissable Marseillais signe ses coups \u00abAttila\u00bb. Avec sa bande des Travailleurs de la nuit, il porte la cambriole au rang d&rsquo;art, subtilisant leurs biens aux profiteurs d&rsquo;un syst\u00e8me qu&rsquo;il d\u00e9nonce. Dans ce roman d&rsquo;aventures, les \u00e9pisodes bas\u00e9s sur des faits r\u00e9els (mais pas toujours) racontent aussi une histoire du cin\u00e9ma, depuis l&rsquo;\u00e2ge des cavernes jusqu&rsquo;au si\u00e8cle de son invention. On y croise les acteurs, c\u00e9l\u00e8bres ou anonymes, d&rsquo;un temps qui voit na\u00eetre bien des combats qu&rsquo;il ne faut pas abandonner tant qu&rsquo;ils ne sont pas gagn\u00e9s.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">p.7-12\u00a0: <strong>Avertissement<\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"left\">Voici un hommage \u00e0 quelques femmes et hommes que j&rsquo;admire \u00e9norm\u00e9ment. Notamment le Marseillais Alexandre Marius Jacob. Ce livre est tr\u00e8s fortement inspir\u00e9 de sa personnalit\u00e9, de sa vie incroyable. Tr\u00e8s fortement, mais pas copi\u00e9 : j&rsquo;ai voulu prendre des libert\u00e9s, me distancier&#8230; Je ne voulais pas \u00e9crire une biographie, il en existe au moins quatre, plus ou moins excellentes, \u00e7a suffisait tr\u00e8s largement. J&rsquo;avais envie de r\u00eaver. \u00c0 partir de cette existence, par bien des aspects exemplaires, d\u00e9river sur les p\u00e9riph\u00e9ries de mon imaginaire.<\/p>\n<p align=\"left\">Par ailleurs existe le personnage cr\u00e9\u00e9 par Maurice Leblanc, Ars\u00e8ne Lupin, gentleman cambrioleur, dont je ne sais \u00e0 quel point certaines p\u00e9rip\u00e9ties sont enti\u00e8rement pomp\u00e9es de la vie aventureuse du sieur Jacob ou pas. Je laisse le soin aux experts de trancher. En tout cas, cela aurait pu \u00e9galement me montrer la voie.<\/p>\n<p align=\"left\">Mais Lupin ne me convenait pas, trop \u00e9loign\u00e9 du v\u00e9ritable aventurier cambrioleur. Je n&rsquo;ai pas voulu faire ressembler cet \u00e9l\u00e9gant aristocrate au personnage de mon histoire&#8230;<\/p>\n<p align=\"left\">J&rsquo;ai \u00e9crit un conte en m\u00ealant ce que l&rsquo;on conna\u00eet de Marius Jacob sur des toiles de fond r\u00e9elles que j&rsquo;ai pu visiter. L&rsquo;\u00e9vocation de personnages, connus ou non, qui vont et viennent, m&rsquo;\u00e9chappent et agissent tout seuls, se foutant bien d&rsquo;une quelconque exactitude. Une envie folle de faire se rencontrer \u201e des gens qui, j&rsquo;en suis s\u00fbr, auraient eu des points communs avec cet inconditionnel de la libert\u00e9 qu&rsquo;\u00e9tait Marius Jacob. J&rsquo;ai ensuite bien gansaill\u00e9 en cadence, en haut, en bas, de gauche, de droite. Heu&#8230; pardon, de gauche, de gauche. Et encore \u00e0 gauche. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la sauce prenne. Enfin, je le crois. Et voil\u00e0 !<\/p>\n<p align=\"left\">Place aux chim\u00e8res, leurres, aberrations, contretemps, fant\u00f4mes, illusionnismes et \u00e0 l&rsquo;invention de la machine \u00e0 m\u00e9langer le temps pour, en partie, le r\u00e9inventer. Place aux utopies. Et aux utopistes, bien entendu, dont on ne finit pas de s&rsquo;inspirer. Dans le meilleur et dans le pire des cas car, dans ce si\u00e8cle, on voit vraiment de tout&#8230;<\/p>\n<p align=\"left\">Soyons lumineux, qu&rsquo;il n&rsquo;y ait aucune zone d&rsquo;ombre ! Que la magie blanche prenne enfin toute la place qui lui est due. Car le d\u00e9but du cin\u00e9ma \u00e9tait l\u00e0 en gen\u00e8se, tout petit.<\/p>\n<p>Oh p\u00e9tard !<\/p>\n<p align=\"left\">Les personnages historiques que je convoque n&rsquo;avaient pas forc\u00e9ment l&rsquo;\u00e2ge de se trouver dans les aventures qui suivent et les \u00e9v\u00e9nements historiques ont pu \u00e9galement \u00eatre d\u00e9plac\u00e9s. Oui, j&rsquo;ai cuisin\u00e9 le temps. Mais je le dis encore bien haut : ce livre est une simple fantaisie, destin\u00e9e uniquement aux r\u00eaveurs, aux d\u00e9sireux d&rsquo;aventures extraordinaires.<\/p>\n<p align=\"left\">Que les sp\u00e9cialistes du cin\u00e9ma ou du c\u00e9l\u00e8bre Marseillais, les historiens de l&rsquo;anarchie, de la photographie, de la peinture, les universitaires ergoteurs, les fanatiques, les savants \u00e0 barbe blanche tritur\u00e9e hyst\u00e9riquement passent gentiment leur chemin.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;ils ne m&rsquo;en veuillent surtout pas !<\/p>\n<p align=\"left\">Que les experts de tout poil lisant ces aventures \u00e0 d&rsquo;autres fins que de s&rsquo;en r\u00e9galer simplement &#8211; si vous \u00eates dans ce cas, je vous en supplie \u00e0 genoux &#8211; reposent d\u00e9daigneusement cet humble opuscule sur la v\u00e9n\u00e9rable table de ch\u00eane ancien, l\u00e0, devant eux ; et la lippe alti\u00e8re, allument plut\u00f4t une bonne pipe. Allez lire vos pairs, vos \u00e9gaux, ceusses qui parlent la m\u00eame langue obscure, ne vous perdez pas entre ces pages qui vont vous faire bondir d&rsquo;indignation \u00e0 chaque d\u00e9tour !<\/p>\n<p align=\"left\">Posez donc ce livre. Ou alors que vous chopiez la gale et que vos bras raccourcissent !<\/p>\n<p align=\"left\">Ce n&rsquo;est que mon d\u00e9sir (le d\u00e9sir \u00e9tant pr\u00e9\u00e9minent \u00e0 tout !) de changer la v\u00e9rit\u00e9 pour la rendre plus conforme \u00e0 mes fantasmes, pour me donner du plaisir, pour vous donner du plaisir, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;autre but. La v\u00e9rit\u00e9, je m&rsquo;en fous, la v\u00e9rit\u00e9, je m&rsquo;en tamponne le coquillard, elle ne m&rsquo;int\u00e9resse pas, ou peu. Je crois tr\u00e8s sinc\u00e8rement que les \u00e9v\u00e9nements que je d\u00e9cris auraient pu avoir lieu. Oui, j&rsquo;en suis certain, il aurait suffi de pas grand- chose, n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n<p align=\"left\">Je crois entendre la voix chevrotante de p\u00e9p\u00e9 Ferr\u00e9 chantant les mots du po\u00e8te Aragon : \u00ab Il n&rsquo;aurait fallu qu&rsquo;un moment de plus&#8230; \u00bb<\/p>\n<p align=\"left\">Parlons encore un peu de la libert\u00e9. Un mot fort, un mot cl\u00e9 qui explique beaucoup et qu&rsquo;Alexandre Marius Jacob a plac\u00e9 au plein centre de sa vie. Il ne m&rsquo;aurait pas d\u00e9savou\u00e9, il n&rsquo;avait certainement que m\u00e9pris pour ceusses ayant le culte de la personnalit\u00e9. Alors, je suis s\u00fbr que cet homme int\u00e8gre m&rsquo;aurait pardonn\u00e9 mes petites incartades litt\u00e9raires, historiques, g\u00e9ographiques et autres&#8230;<\/p>\n<p align=\"left\">J&rsquo;esp\u00e8re simplement &#8211; j&rsquo;aime le croire &#8211; qu&rsquo;il m&rsquo;aurait lu avec l&rsquo;indulgence profonde et l&rsquo;humour qui l&rsquo;habitaient.<\/p>\n<p align=\"left\">Le si\u00e8cle que j&rsquo;ai choisi de mettre en sc\u00e8ne est v\u00e9ritablement g\u00e9nial. C&rsquo;est le confluent de notre culture, de notre savoir et de notre politique actuelle. C&rsquo;\u00e9tait le temps des a\u00e9ronautes, l&rsquo;invention de la poste par ballon&#8230; La Commune n&rsquo;\u00e9tait pas loin et la R\u00e9volution encore proche.<\/p>\n<p align=\"left\">Un jeune po\u00e8te encore inconnu, Arthur Rimbaud, \u00e9crivait :<\/p>\n<p>\u00ab Elles ont p\u00e2li, merveilleuses,<\/p>\n<p>Au grand soleil d&rsquo;amour charg\u00e9,<\/p>\n<p>Sur le bronze des mitrailleuses<\/p>\n<p>\u00c0 travers Paris insurg\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p align=\"left\">La naissance de la photographie va pousser les peintres pompiers dans les oubliettes o\u00f9 on les n\u00e9gligera jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours. La cote de Lawrence Alma-Tadema, tr\u00e8s connu \u00e0 son \u00e9poque, va s&rsquo;effondrer ; j&rsquo;ai vu des toiles de ce peintre, obs\u00e9d\u00e9 par l&rsquo;Antiquit\u00e9 et le Moyen \u00c2ge, se vendre, jusqu&rsquo;en i960, des sommes vraiment ridicules. Heureusement, les ann\u00e9es 2000 vont rendre \u00e0 ce grand artiste son aura. Une autre forme de peinture marque les esprits, qui ne doit rien, ou si peu, \u00e0 la photographie, il s&rsquo;agit de l&rsquo;impressionnisme.<\/p>\n<p align=\"left\">Je ne peux imaginer qu&rsquo;entre les trois \u00e9v\u00e9nements il n&rsquo;y ait pas de corr\u00e9lation, et je suis assez surpris de n&rsquo;avoir jamais entendu nos beaux esprits esquisser cette th\u00e9orie qui semble assez \u00e9vidente. La haine farouche que nous, photographes conceptuels des ann\u00e9es 60, inspirions aux plasticiens perdure peut-\u00eatre ? Du coup, si la photo n&rsquo;est pas art, alors, bien s\u00fbr, il n&rsquo;y a pas de d\u00e9rive et donc pas de lien.<\/p>\n<p align=\"left\">Les hommes, \u00e0 cette \u00e9poque &#8211; contrairement \u00e0 nos jours -, croient fermement en la science, la culture, la philosophie. En l&rsquo;avenir. Demain il fera beau.<\/p>\n<p>Ils d\u00e9frichent de nouveaux terrains politiques.<\/p>\n<p align=\"left\">\u00ab La d\u00e9pravation suit le progr\u00e8s des Lumi\u00e8res. \u00bb C&rsquo;est le po\u00e8te Nicolas R\u00e9tif de La Bretonne qui a \u00e9crit cette pens\u00e9e et utilisa le premier le terme de communisme. Mais l&rsquo;id\u00e9e, elle, remonte plus loin dans le temps. Le socialisme na\u00eet en 1831 et se r\u00e9pand en France gr\u00e2ce \u00e0 Pierre Leroux et \u00e0 son livre Egalit\u00e9. La fameuse anarchie vient du grec anarkhia qui signifie absence de commandement, de chef, et appara\u00eet dans le livre majeur Qu&rsquo;est-ce que la propri\u00e9t\u00e9 ? de Pierre Joseph Proudhon.<\/p>\n<p align=\"left\">Oui, \u00eatre \u00e9crivain est r\u00e9ellement jouissif, car on peut sans aucun frais caster les plus grandes figures de l&rsquo;Histoire sans d\u00e9bourser un sou !<\/p>\n<p align=\"left\">Il y a dans mon r\u00e9cit des hommes et des femmes qui compt\u00e8rent pour le cin\u00e9ma, des anonymes, de la pr\u00e9histoire aux temps modernes : Platon &#8211; Aristocl\u00e8s de son vrai nom &#8211; et sa caverne, \u00ab le Docteur admirable \u00bb, Roger Bacon, moine franciscain qui fut l&rsquo;esprit le plus novateur de son \u00e9poque. On lui doit certainement l&rsquo;invention des lunettes et de la premi\u00e8re lanterne magique ; il est l&rsquo;un des anc\u00eatre du cin\u00e9ma. Et puis, surtout, M\u00e9li\u00e8s le magicien.<\/p>\n<p align=\"left\">Parmi les personnages que j&rsquo;ai choisis, la formidable Alice Guy, premi\u00e8re r\u00e9alisatrice de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma, est aujourd&rsquo;hui une figure injustement oubli\u00e9e par les hommes. Peut-\u00eatre parce qu&rsquo;elle a fait une partie de sa carri\u00e8re aux \u00c9tats- Unis, ou bien, tout simplement et plus s\u00fbrement, dans un monde de machos, parce que c&rsquo;\u00e9tait une femme. Comme Flora Tristan, grand-m\u00e8re de Gauguin, certainement la premi\u00e8re femme socialiste.<\/p>\n<p align=\"left\">Le capitalisme, quant \u00e0 lui, existe depuis toujours. On le trouve d\u00e9j\u00e0 en 1753 sous la plume d&rsquo;un certain Claude Adrien Helv\u00e9tius, un philosophe encyclop\u00e9diste.<\/p>\n<p align=\"left\">Quant au lib\u00e9ralisme, celui que nous vivons en permanence et duquel des hommes politiques importants se r\u00e9clament, le mot appara\u00eet en 1818 dans un manuscrit de Maine de Biran. Le concept, la fameuse \u00ab main invisible \u00bb veillant \u00e0 produire l&rsquo;ordre juste qui en d\u00e9coule m\u00e9caniquement et n\u00e9cessairement, ce pur fantasme utopique, date lui de 1776, dans La Richesse des nations d&rsquo;Adam Smith. Mais la bible \u00e0 penser de tous ces messieurs vient d&rsquo;un m\u00e9decin hollandais, Bernard de Mandeville, qui va cyniquement \u00e9crire dans une fable, La Ruche contente ou Les coquins devenus honn\u00eates, ce que pensent la plupart des gens d&rsquo;argent. Il y explique tr\u00e8s clairement que les hommes ont besoin des malfrats, des vices, du mal. Plus tard, il persiste dans un texte encore plus explicite, La Fable des abeilles, o\u00f9 \u00ab les vices priv\u00e9s font le bien public \u00bb.<\/p>\n<p align=\"left\">Je pense que tous les lib\u00e9raux devraient lire le texte fondateur des id\u00e9es qu&rsquo;ils d\u00e9fendent, j&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;ils reviendraient ainsi \u00e0 des pens\u00e9es plus humanistes ! Je ne suis pas devenu compl\u00e8tement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 des hommes, et j&rsquo;aime \u00e0 penser qu&rsquo;ils peuvent se r\u00e9former. Enfin, certains.<\/p>\n<p>Les utopistes de gauche. Les utopistes lib\u00e9raux.<\/p>\n<p align=\"left\">Ce sont les ann\u00e9es o\u00f9 Eiffel construit sa tour au centre de Paris, o\u00f9 la France, force coloniale, exhibe les peuples du monde comme des animaux lors d&rsquo;expositions dans la capitale et \u00e0 Marseille, l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 la magie blanche &#8211; le cin\u00e9ma &#8211; appara\u00eet, fruit de l&rsquo;ensemble des technologies d&rsquo;ing\u00e9nieurs \u00e9clair\u00e9s. Et moi, je suis un nostalgique de ce moment de l&rsquo;Histoire o\u00f9 tout bascule. Si\u00e8cle lumineux comme les ciels de Marsiho qui a vu na\u00eetre le formidable h\u00e9ros de roman qu&rsquo;est Marius Jacob !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attila aime la magie blanche et nous n&rsquo;y trouvons rien \u00e0 redire. Le livre de Gilles del Pappas s&rsquo;ouvre pourtant sur un singulier avertissement. 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