{"id":2207,"date":"2011-06-04T01:10:43","date_gmt":"2011-06-03T23:10:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=2207"},"modified":"2011-01-11T06:52:26","modified_gmt":"2011-01-11T04:52:26","slug":"voleurs-et-voles","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2011\/06\/voleurs-et-voles\/","title":{"rendered":"Voleurs et vol\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/germinal-2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-219\" title=\"Germinal, n\u00b011, 19-25 mars 1905\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/germinal-2-300x225.jpg\" alt=\"Germinal, n\u00b011, 19-25 mars 1905\" width=\"149\" height=\"118\" \/><\/a>Peu de plumes nationales sont venues pr\u00eater main forte aux camarades picards soutenant l&rsquo;action des Travailleurs de la Nuit jug\u00e9s du 08 au 22 mars 1905 au palais de justice d&rsquo;Amiens. \u00a0Avec <em>Le plus voleur des deux<\/em>, Albert Libertad donnait, dans le n\u00b011 de <em>Germinal<\/em>, une vision duale d&rsquo;un proc\u00e8s o\u00f9 la justice sociale n&rsquo;a pas vraiment le droit de cit\u00e9. L&rsquo;article <em>Voleurs et vol\u00e9s<\/em>, dans le m\u00eame num\u00e9ro de cette feuille anarchiste, reprend lui-aussi le principe d&rsquo;une opposition entre la majorit\u00e9 asservie et la minorit\u00e9 poss\u00e9dante se rebellant sous les traits de l&rsquo;ill\u00e9galiste Jacob. Mais la confrontation, au regard de l&rsquo;actualit\u00e9 internationale, et en particulier des \u00e9v\u00e8nements r\u00e9volutionnaires russes, ne peut \u00eatre que violente\u00a0 &#8230; et porteuse d&rsquo;espoir. Le ton se fait m\u00eame messianique, l&rsquo;auteur, un d\u00e9nomm\u00e9 Souvarine, proph\u00e9tisant en conclusion \u00ab\u00a0<em>une aurore nouvelle<\/em> (&#8230;) <em>o\u00f9 il n&rsquo;y aura plus ni juges, ni vol\u00e9s, ni voleurs<\/em> \u00bb.<!--more--><\/p>\n<p>Nous ne savons pas avec exactitude qui se cache derri\u00e8re cette signature. Le pseudonyme est plus que probablement emprunt\u00e9 \u00e0 Emile Zola. Dans le treizi\u00e8me opus de la s\u00e9rie des Rougon Macquart, <em>Germinal<\/em>, \u00a0\u00e9crit en 1885, l&rsquo;\u00e9crivain social d\u00e9mocrate pr\u00e9sente l&rsquo;anarchie sous les traits de Souvarine, exil\u00e9 nihiliste russe, pr\u00e9f\u00e9rant l&rsquo;attentat, la peur et la destruction \u00e0 l&rsquo;action collective pour secouer les masses. Malgr\u00e9 cette vision partisane de l&rsquo;id\u00e9e libertaire, le personnage marque les esprits et il n&rsquo;en faut pas moins pour que l&rsquo;on retrouve son nom un peu partout. Ici, deux possibilit\u00e9s s&rsquo;offrent \u00e0 nous.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre s&rsquo;agit-il de cet ouvrier serrurier, Eug\u00e8ne Borda, n\u00e9 \u00e0 Montaigu en Vend\u00e9e le 23 octobre 1860. Un rapport de police en date du 21 novembre 1893 le qualifie d&rsquo;\u00a0\u00ab\u00a0<em>anarchiste dangereux, capable de se livrer aux derni\u00e8res extr\u00e9mit\u00e9s<\/em> \u00bb. Il est certes vrai qu&rsquo;il faut relativiser le propos policier, toujours enclin \u00e0 surestimer volontairement la capacit\u00e9 de nuisance des individus rep\u00e9r\u00e9s comme anarchistes pour mieux r\u00e9primer le mouvement libertaire, surtout en pleine p\u00e9riode de propagande par le fait. La condamnation de Borda \u00e0 deux ans de prison pour excitation au crime de meurtre, le 18 mars de cette ann\u00e9e, justifie n\u00e9anmoins le rapport des forces de l&rsquo;ordre. Il est vrai que le discours de Borda, prononc\u00e9 \u00e0 Trignac le 23 octobre 1892 et rapport\u00e9 dans <em>Le Progr\u00e8s de Nantes<\/em> en date du 13 novembre suivant, parait pour le moins explicite, justifiant de fait des poursuites judicaires\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Mais poignardez donc le patron. Enfoncez-lui le couteau dans la gorge\u00a0! Retournez le fer pour jouir de son agonie\u00a0! Volez-le donc\u00a0! Pillez-le donc\u00a0! Est-ce que c&rsquo;est un vol de piller et de voler le patron\u00a0?<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Borda, surnomm\u00e9 Souvarine ou encore Beck, multiplie \u00e0 cette \u00e9poque les condamnations pour vols, vagabondage et filouterie d&rsquo;aliments. Nous ignorons ce qu&rsquo;il devient par la suite m\u00eame s&rsquo;il est possible que, une dizaine d&rsquo;ann\u00e9e plus tard, sa signature ait pu se retrouver dans le journal anarchiste d&rsquo;Amiens pour soutenir Alexandre Jacob et ses camarades ill\u00e9galistes. Nous devons toutefois nous \u00e9tonner d&rsquo;une aire g\u00e9ographique relativement limit\u00e9e \u00e0 la Vend\u00e9e et \u00e0 la Loire Atlantique\u00a0; celle-ci prenant \u00e0 d\u00e9faut l&rsquo;hypoth\u00e8se que Borda soit l&rsquo;auteur de l&rsquo;article <em>Voleurs et vol\u00e9s<\/em>. Le ton nettement plus mod\u00e9r\u00e9 de ce papier, qui regrette malgr\u00e9 tout \u00ab\u00a0<em>d&rsquo;avoir recours \u00e0 des moyens d&rsquo;intimidation tels que la bombe ou le revolver<\/em> \u00bb, nous oriente encore sur un autre possible auteur.<\/p>\n<p><em><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/octave-jahn.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2208\" title=\"octave-jahn\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/octave-jahn-221x300.jpg\" alt=\"\" width=\"114\" height=\"156\" \/><\/a>Le dictionnaire International des militants anarchistes<\/em>, que l&rsquo;on peut consulter sur le web, signale qu&rsquo;Octave Jahn collabore en 1915 \u00e0 la revue mexicaine <em>Ariete<\/em> sous le pseudonyme de Souvarine. L&rsquo;homme, n\u00e9 \u00e0 Cherbourg le 10 f\u00e9vrier 1869, est un militant propagandiste reconnu et surveill\u00e9. Il r\u00e9side \u00e0 Marseille une premi\u00e8re fois en 1895 puis une seconde d&rsquo;avril 1898 \u00e0 mars 1899. A cette date, le jeune Alexandre Jacob, aid\u00e9 de son \u00ab\u00a0professeur de cambriolage\u00a0\u00bb Arthur Roques mais aussi de son p\u00e8re Joseph et de l&rsquo;anarchiste Morel, commet le fameux coup du Mont de Pi\u00e9t\u00e9 dans la cit\u00e9 phoc\u00e9enne. Il est d&rsquo;autant plus possible que Jahn et Jacob se soient fr\u00e9quent\u00e9s que le premier fait partie de l&rsquo;\u00e9quipe du <em>Libertaire<\/em> migrant de mars \u00e0 juin 1898 dans le Midi et prenant la suite de l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re <em>Agitateur<\/em> auquel a collabor\u00e9 le second. Jahn est l&rsquo;auteur, nous disent les travaux de Ren\u00e9 Bianco sur le mouvement anarchiste dans les Bouches du Rh\u00f4ne, de nombreuses conf\u00e9rences en 1897 et 1898 \u00e0 Marseille.<\/p>\n<p>Notons encore qu&rsquo;en 1899 Jahn r\u00e9side \u00e0 Paris dans le quartier de la Goutte d&rsquo;Or, soit le m\u00eame que celui de l&rsquo;h\u00f4tel de la Clef\u00a0 o\u00f9 se retrouvaient certains des Travailleurs de la Nuit. En 1901 et 1902, il travaille comme commis \u00e0 Angoul\u00eame. Au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, Jacob, Ferr\u00e9 et Bour passent par cette ville, o\u00f9 ils d\u00e9valisent la demeure de M\u00a0.Ripoteaux, apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre rendu \u00e0 Cholet, Niort et Rochefort o\u00f9 fut cambriol\u00e9e la demeure de Pierre Loti. Les circonstances sont troublantes et, dans ces conditions, Jahn &#8211; Souvarine a tr\u00e8s bien pu livrer au journal <em>Germinal<\/em> d&rsquo;Amiens en 1905 cet article o\u00f9 il ferait sienne cette \u00ab\u00a0<em>haine<\/em> [de Jacob] <em>pour tous les jouisseurs qui \u00e9crasent les malheureux de leur morgue autoritaire<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/germinal-3.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-287\" title=\"Manchette du journal libertaire ami\u00e9nois Germinal\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/germinal-3-300x77.jpg\" alt=\"\" width=\"154\" height=\"43\" \/><\/a>Germinal<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\"><strong>N\u00b011<\/strong><\/p>\n<p><strong>Du 19 au 25 mars 1905<\/strong><\/p>\n<p><strong>VOLEURS ET VOLES<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;heure o\u00f9 les \u00e9ternels vol\u00e9s de Russie sont en train de r\u00e9gler terriblement le compte des gros propri\u00e9taires voleurs et des grands-ducs assassins ; \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 les d\u00e9p\u00eaches nous apprennent que \u00ab\u00a0des hordes de moujiks, des bandes affam\u00e9es de plusieurs milliers de paysans, en pleine r\u00e9volte parcourent le pays, saccagent les ch\u00e2teaux et les maisons des propri\u00e9taires terriens, br\u00fblant et pillant, sans qu&rsquo;aucune force puisse leur \u00eatre oppos\u00e9e \u00bb ; \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 les voleurs de la Mandchourie payent leur audace et leur barbarie par des ruisseaux de sang et des milliers de cadavres ; \u00e0 cette m\u00eame heure se joue au Palais d&rsquo;Injustice d&rsquo;Amiens une sinistre com\u00e9die, entre voleurs et vol\u00e9s, que l&rsquo;on a mis pr\u00e8s de deux ans \u00e0 machiner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Douze poss\u00e9dants vont juger 23 personnes accus\u00e9es d&rsquo;avoir d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 rentiers, magistrats, officiers, cur\u00e9s et autres parasites plus ou moins malfaisants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G\u00e9n\u00e9ralement, c&rsquo;est un plaisir pour un bourgeois, de distribuer des dizaines d&rsquo;ann\u00e9es de prison ou de bagne aux malheureux qui viennent \u00e9chouer sur les bancs de la Cour d&rsquo;assises\u00a0; mais, il faut croire que la crainte est le commencement de la sagesse, car, cette fois, la composition du jury n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 sans tiraillements.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Serait-il vrai, comme on le dit, que Jacob a encore des amis libres qui pointent soigneusement les faits et gestes des jur\u00e9s et s&rsquo;appr\u00eatent \u00e0 en tirer vengeance ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est certainement regrettable d&rsquo;avoir recours \u00e0 des moyens d&rsquo;intimidation tels que la bombe ou le revolver, mais si cette peur salutaire avait pour r\u00e9sultat de faire r\u00e9fl\u00e9chir les jur\u00e9s, ils seraient forc\u00e9s de se rendre l&rsquo;\u00e9vidence des faits. Ils verraient clairement le bateau pharamineux qu&rsquo;on a mont\u00e9 et dont on veut les rendre complices. Ils se refuseraient \u00e0 appliquer les lois sc\u00e9l\u00e9rates que les jur\u00e9s parisiens ont condamn\u00e9es, il y a dix ans, lors du proc\u00e8s des Trente. O\u00f9 sont les preuves de la fameuse association de malfaiteurs\u00a0? Qui est le chef\u00a0? O\u00f9 sont ses lieutenants ? <em>Jacob, anarchiste, <\/em>ne peut \u00eatre<em> chef.<\/em> Le roman soutenu par la presse vendue s&rsquo;\u00e9croule. Les 20000 pi\u00e8ces de proc\u00e9dure sont un fatras d&rsquo;immondes rapports de toutes les inf\u00e2mes boites \u00e2 police de France et de Navarre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il appara\u00eet clairement aujourd&rsquo;hui que la fameuse bande contient plus d&rsquo;innocents que de coupables, juridiquement parlant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Jacob, Ferrand,<\/em> et tous ceux qui ont agi, ont le courage de revendiquer hautement leurs actes et m\u00eame de s&rsquo;en glorifier. Ce sont des hommes comme on n&rsquo;en conna\u00eet plus parmi la bourgeoisie de la d\u00e9cadence ; <em>des hommes dont la graine fera la grande <\/em>liquidation finale quoi qu&rsquo;en puissent dire les timor\u00e9s de tous les partis. Mais tout cela est loin de prouver la culpabilit\u00e9 des <em>Ader, Brunus, Sautarel<\/em> et autres. Il est facile aux accusateurs de dire : \u00ab\u00a0ils ont fait ceci, ils ont fait cela \u00bb mais les preuves\u00a0? Ils sont anarchistes, amis de Jacob, ils ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s, condamn\u00e9s m\u00eame, ils approuvent la th\u00e9orie de Proudhon : \u00ab la Propri\u00e9t\u00e9 c&rsquo;est le vol\u00a0\u00bb. Sont-ce l\u00e0 des preuves\u00a0? Mais, nous aussi, nous approuvons Proudhon et admirons le courage, l&rsquo;intelligence et l&rsquo;attitude de Jacob que nous consid\u00e9rons comme un des n\u00f4tres. Nous voudrions le mieux conna\u00eetre pour l&rsquo;aimer davantage, car, si son c\u0153ur d\u00e9borde de haine pour les pires ennemis du Peuple, c&rsquo;est qu&rsquo;il est plein de la pitoyable bont\u00e9 qui fait le fond de tout anarchiste conscient. Oui, vils bourgeois, plus on aime les d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s de la vie, plus on ressent de haine pour tous les jouisseurs qui \u00e9crasent les malheureux de leur morgue autoritaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et c&rsquo;est cette haine sainte que nous semons partout contre vos turpitudes et vos crimes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Assez longtemps vous avez tromp\u00e9 le Peuple\u00a0; assez longtemps vous avez r\u00e9ussi \u00e0 lui faire croire que le vol\u00e9 \u00e9tait le voleur. La v\u00e9rit\u00e9 \u00e9clate aujourd&rsquo;hui aux yeux de tous, le prol\u00e9tariat s&rsquo;\u00e9veille, il lit, il \u00e9coute, il r\u00e9fl\u00e9chit, il voit clair. Il sait que la<em> Propri\u00e9t\u00e9 c&rsquo;est le vol<\/em> ; or, si la propri\u00e9t\u00e9 c&rsquo;est le vol, celui qui porte atteinte \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 ne porte atteinte qu&rsquo;au vol, et comme cons\u00e9quence les propri\u00e9taires sont les seuls voleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils ont d\u00e9pouill\u00e9 le genre humain \u00e0 leur profit exclusif. Qu&rsquo;ont-ils \u00e0 dire si on les d\u00e9pouille \u00e0 leur tour ? &#8211; Ah\u00a0! vous jouez la com\u00e9die de la Justice\u00a0; mais l\u00e2ches hypocrites, vous savez bien qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de juste dans votre soci\u00e9t\u00e9 pourrie. Vos savants, vos professeurs,<strong> vos <\/strong>journalistes<strong> sont <\/strong>oblig\u00e9s d&rsquo;avouer \u00e0 chaque occasion, que l&rsquo;injustice, que tout ce qu&rsquo;il peut y avoir de plus affreux dans le domaine moral et mat\u00e9riel, sont les r\u00e8gles de votre belle soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;avari\u00e9s et d&rsquo;invertis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et vous avez l&rsquo;audace de jouer au juste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Laissez-nous rire une minute de votre hermine souill\u00e9e et de vos robes sanglantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La R\u00e9volte populaire exproprie vos confr\u00e8res de Russie ; l&rsquo;orient s&rsquo;illumine des feux des repr\u00e9sailles r\u00e9volutionnaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une aurore nouvelle enfin se l\u00e8ve o\u00f9 il n&rsquo;y aura plus ni juges, ni vol\u00e9s, ni voleurs\u00a0!<\/p>\n<p align=\"left\">SOUVARINE<\/p>\n<p align=\"left\">\n<p align=\"left\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/octave-jahn-2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2209\" title=\"Octave Jahn\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/octave-jahn-2.jpg\" alt=\"\" width=\"83\" height=\"127\" \/><\/a>Octave Jahn dans <\/strong><\/span><\/p>\n<ul>\n<li>&#8211; <span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>L&rsquo;Eph\u00e9m\u00e9ride anarchiste:<\/strong><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le 9 juin 1917, mort d&rsquo;Octave JAHN \u00e0 Mexico.<br \/>\nMilitant et propagandiste anarchiste.<br \/>\nIl est na\u00eet le 10 f\u00e9vrier 1869 \u00e0 Cherbourg. T\u00e9l\u00e9graphiste \u00e0 15 ans, il participe \u00e0 la premi\u00e8re gr\u00e8ve de ce secteur. Son p\u00e8re mena\u00e7ant de la placer en maison de redressement, il s&rsquo;enfuit, et trouve refuge chez S\u00e9verine. En 1886, il participe avec Tortelier et d&rsquo;autres, \u00e0 la cr\u00e9ation de la \u00ab\u00a0Ligue des Anti-patriotes\u00a0\u00bb. Mais \u00e0 cause de la r\u00e9pression, il passe en Belgique, o\u00f9 il prend part \u00e0 la gr\u00e8ve de mai 1897 dans le bassin du Hainaut, il s&rsquo;y distingue dans les meetings par un discours v\u00e9h\u00e9ment et r\u00e9volutionnaire. Arr\u00eat\u00e9, il est condamn\u00e9 \u00e0 2 ans et demi de prison. Par la suite, il devient un infatigable propagandiste anarchiste, se d\u00e9pla\u00e7ant beaucoup (malgr\u00e9 de nombreuses condamnations et plusieurs s\u00e9jours en prison) \u00e0 travers la France, l&rsquo;Afrique du nord, mais aussi la Suisse, l&rsquo;Angleterre et l&rsquo;Espagne, pays o\u00f9 il r\u00e9side jusqu&rsquo;en 1909.<br \/>\nIl part ensuite pour le Mexique et participe \u00e0 la r\u00e9volution. En 1915, il est un des fondateurs, au Mexique, d&rsquo;une \u00e9cole rationaliste sur le mod\u00e8le Ferrer. En 1916, il est d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 en France par la \u00ab\u00a0Casa del Obrero Mundial\u00a0\u00bb, aupr\u00e8s du syndicat des Terrassiers. Correspondant de la presse anarchiste, dont \u00ab\u00a0CQFD\u00a0\u00bb de S\u00e9bastien Faure (pour les articles sur la r\u00e9volution mexicaine), il est aussi l&rsquo;auteur de la chanson \u00ab\u00a0Les pieds plats\u00a0\u00bb.<\/p>\n<ul>\n<li>&#8211; <span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Dictionnaire International des Militants Anarchistes:<\/strong><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>JAHN, Octave <em>\u00ab\u00a0SOUVARINE\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>N\u00e9 le 10 f\u00e9vrier 1869 \u00e0 Cherbourg (Manche) &#8211; mort le 9 juin 1917<\/p>\n<p>Paris &#8211; Lyon (Rh\u00f4ne) &#8211; Marseille (Bouches-du-Rh\u00f4ne) &#8211; Valence (Levant) &#8211; Mexico<\/p>\n<p>Octave Jahn qu&rsquo;un rapport de police qualifiait d&rsquo;\u00eatre <em>\u00ab\u00a0un agitateur des plus actifs\u00a0\u00bb<\/em> allait tour \u00e0 tour habiter et militer \u00e0 Paris, Lyon, Grenoble et Marseille, parcourant la France en tous sens pour faire de la propagande et, souvent pour \u00e9chapper aux nombreuses condamnations dont il fut l&rsquo;objet, faisant de nombreux s\u00e9jours \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger<\/p>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans, il organisa en 1884 \u00e0 Paris une gr\u00e8ve des t\u00e9l\u00e9graphistes.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1886, avec les compagnons Tortelier, Marie Murjas, Tennevin, Niquet et Bidault il fonda \u00e0 Paris la Ligue des Antipatriotes qui allait \u00e9diter plusieurs placards et organiser des conf\u00e9rences antimilitaristes. En 1887 il fut l&rsquo;un des r\u00e9dacteurs avec Tennevin, Murjas et Paillette du journal <em>L&rsquo;avant-garde Cosmopolite<\/em> (Paris, 8 num\u00e9ros du 28 mai au 23 juillet). Il fut \u00e9galement le fondateur du groupe <em>\u00ab\u00a0les pieds plats\u00a0\u00bb<\/em> sp\u00e9cialis\u00e9 en d\u00e9m\u00e9nagement \u00ab\u00a0\u00e0 la cloche de bois\u00a0\u00bb et dont il composa la chanson. Le 5 mars 1887 il fut condamn\u00e9 par le tribunal de la Seine \u00e0 100f d&rsquo;amende pour <em>\u00ab\u00a0contravention \u00e0 la police des chemins de fer\u00a0\u00bb<\/em>. Le 6 juin il fut \u00e0 nouveau condamn\u00e9 \u00e0 6 mois de prison pour <em>\u00ab\u00a0outrage \u00e0 magistrat\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;\u00e9tait alors r\u00e9fugi\u00e9 en Belgique o\u00f9 il \u00e9tait arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la Louvi\u00e8re le 22 mai lors de gr\u00e8ves o\u00f9 il avait organis\u00e9 trois meetings et o\u00f9 le 16 novembre la Cour d&rsquo;assises du Hainault le condamnait \u00e0 2 ans et 6 de prison pour <em>\u00ab\u00a0excitation suivie d&rsquo;effets, \u00e0 la destruction de propri\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>. Sa d\u00e9fense fut reproduite plus tard dans le journal <em>L&rsquo;Etoile Socialiste<\/em> (Bruxelles) dans les num\u00e9ros 14 (4 avril) \u00e0 16 (18 avril 1897). Il fut intern\u00e9 \u00e0 la prison de Mons o\u00f9 en f\u00e9vrier 1888 il \u00e9tait malade.<\/p>\n<p>Lib\u00e9r\u00e9 au printemps 1889 il partait pour Barcelone, d&rsquo;o\u00f9, recherch\u00e9 par les autorit\u00e9s espagnoles, il revenait en France o\u00f9 son courrier \u00e9tait adress\u00e9 au compagnon Henri Beaujardin, ouvrier ma\u00e7on \u00e0 Bouglon (Lot-et-Garonne). En juillet 1889 il fit une grande tourn\u00e9e de conf\u00e9rences dans le Var (Toulon, Hy\u00e8res)n \u00e0 N\u00eemes, Avignon et Lyon. En ao\u00fbt 1889 il s&rsquo;installait \u00e0 Lyon o\u00f9 sous son impulsion les anarchistes entreprirent une campagne abstentionniste \u00e0 l&rsquo;occasion des \u00e9lections de septembre. Il organisa \u00e0 cette \u00e9poque plusieurs conf\u00e9rences et meetings entre autres \u00e0 Troyes (12 juin 1890), Firminy (22 septembre 1890). Le 30 juillet 1890 le tribunal de Lyon le condamnait \u00e0 1 mois de prison pour <em>\u00ab\u00a0outrage \u00e0 un commissaire de police\u00a0\u00bb<\/em>. En ao\u00fbt 1890 il travaillait comme typographe et fut l&rsquo;un des organisateurs du groupe <em>La Jeunesse cosmopolite<\/em> sp\u00e9cialis\u00e9 dans la lutte antimilitariste et l&rsquo;aide aux d\u00e9serteurs et insoumis. Ce groupe r\u00e9unissait une vingtaine de membres et avait son si\u00e8ge au caf\u00e9 \u00ab\u00a0Marcellin\u00a0\u00bb, 105 avenue de Saxe. Les 16 et 17 ao\u00fbt 1890 il avait particip\u00e9 comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de Chamb\u00e9ry au congr\u00e8s des groupes anarchistes de la r\u00e9gion de Gen\u00e8ve qui avait r\u00e9uni dans cette ville une vingtaine de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s fran\u00e7ais et suisses et o\u00f9 avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e la F\u00e9d\u00e9ration internationale des revendications prol\u00e9tariennes dont le secr\u00e9taire \u00e9tait Chomat.<\/p>\n<p>Le 11 octobre 1890 il fit avec Paul Bernard et Claude Colas une conf\u00e9rence \u00e0 Roanne \u00e0 la suite de laquelle tous trois furent condamn\u00e9s par d\u00e9faut \u00e0 un an de prison et 100f d&rsquo;amende pour <em>\u00ab\u00a0appel au meutre\u00a0\u00bb<\/em>. Puis il participa avec Paul Bernard et Ernest Nahon \u00e0 la pr\u00e9paration d&rsquo;un congr\u00e8s r\u00e9gional de la r\u00e9gion de l&rsquo;est qui devait d\u00e9cider de fonder une F\u00e9d\u00e9ration des ouvriers r\u00e9unis, de la tactique de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et de l&rsquo;entr\u00e9e des anarchistes dans les syndicats. Ce congr\u00e8s fut pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;un meeting public salle Rivi\u00e8re le 31 octobre o\u00f9 des propos violents furent tenu \u00e0 propos de la Gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, du 1er mai et de la propagande par le fait. Le lendemain, 1er novembre, s&rsquo;ouvrit au caf\u00e9 Marcellin le congr\u00e8s qui regroupa 150 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s malgr\u00e9 le boycott de certains anarchistes qui s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9solidaris\u00e9s des positions violentes de Jahn. Le lendemain, la police arr\u00eatait cinq des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, tandis que Jahn, poursuivi pour avoir refus\u00e9 de constituer un bureau lors du meeting du 31 octobre, parvenait \u00e0 s&rsquo;enfuir et \u00e0 passer en Suisse. Le 22 novembre il \u00e9tait condamn\u00e9 par d\u00e9faut \u00e0 2 ans de prison et 100f d&rsquo;amende pour <em>\u00ab\u00a0provocation au meurtre et au pillage\u00a0\u00bb<\/em>. Quelques jours plus tard, le 8 d\u00e9cembre, la Cour d&rsquo;Assises de la Loire le condamnait \u00e0 une nouvelle peine de un an de prison et 100f d&rsquo;amende pour les m\u00eames raisons.<\/p>\n<p>Octave Jahn se r\u00e9fugiait alors une nouvelle fois en Espagne o\u00f9 il allait militer dans la r\u00e9gion de Valence et fonder en juin 1893 le journal <em>La Controversia<\/em> (5 num\u00e9ros). C&rsquo;est sans doute d&rsquo;Espagne qu&rsquo;il collabora au journal <em>Le Pot \u00e0 Colle<\/em> (Bagnolet, 1891-1892) publi\u00e9 par L. Gu\u00e9rineau.<\/p>\n<p>En 1894, apr\u00e8s un bref passage \u00e0 Alger o\u00f9 il fut condamn\u00e9 en avril \u00e0 un mois de prison, il revint en France o\u00f9 tr\u00e8s vite il subit de nouvelles condamnations\u00a0: 2 ans de prison pour <em>\u00ab\u00a0excitation non suivie d&rsquo;effets au meurtre, pillage et incendie\u00a0\u00bb<\/em> (20 mai 1894, cour d&rsquo;Assises du Rh\u00f4ne), 6 mois de prison (15 juin 1894, tribunal de Marseille), 1 an de prison pour <em>\u00ab\u00a0excitation au meurtre et pillage\u00a0\u00bb<\/em> (15 juin 1894, Cour d&rsquo;Assises de la Loire). Jahn en mai 1894 s&rsquo;\u00e9tait enfui de Lyon, avait gagn\u00e9 Marseille o\u00f9 il s&rsquo;\u00e9tait embarqu\u00e9 pour l&rsquo;Alg\u00e9rie. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Marseille en juin 1894.<\/p>\n<p><strong>En ao\u00fbt 1895, il r\u00e9sida \u00e0 Marseille dans un garni (26 rue du Baignoir) et fut perquisitionn\u00e9 \u00e0 deux reprises puis \u00e9crou\u00e9 apr\u00e8s des propos tenus lors des r\u00e9unions qu&rsquo;il avait organis\u00e9 les 24 et 29 ao\u00fbt et qui lui valent une nouvelle condamnation le 17 octobre \u00e0 2 ans de prison et 500f d&rsquo;amende.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lib\u00e9r\u00e9 en septembre 1897, il se rendit \u00e0 Londres o\u00f9 il travailla comme plongeur dans un restaurant, puis \u00e0 Jarnac (Charente) avant de revenir \u00e0 Marseille en avril 1898. Il logea alors avec Salud Borras, compagne de Luis Mas fusill\u00e9 \u00e0 Barcelone en 1897 &#8211; et ses deux enfants dans un garni de la Belle-de-Mai, 11 rue Saint R\u00e9gis, o\u00f9 il h\u00e9bergea un moment Jean Marestan. Jusqu&rsquo;en mars 1899 il participa \u00e0 toutes les activit\u00e9s des groupes marseillais, chantant m\u00eame des chansons anarchistes lors des f\u00eates familiales. Il fit alors partie de la r\u00e9daction du <em>Libertaire<\/em> quand ce journal se d\u00e9localisa \u00e0 Marseille entre mars et juin 1898. Il collabora \u00e9galement \u00e0 cette \u00e9poque au journal <em>Le Cri de r\u00e9volte<\/em> (Paris, 10 num\u00e9ros du 20 ao\u00fbt 1898 au 1er mars 1899) fond\u00e9 par G. A. Bordes ainsi qu&rsquo;au quotidien <em>Le Journal du Peuple<\/em> (Paris, 299 num\u00e9ros du 6 f\u00e9vrier au 3 d\u00e9cembre 1899) fond\u00e9 par S\u00e9bastien Faure. En 1899 il r\u00e9sida \u00e0 Paris au quartier de la Goutte d&rsquo;or (18\u00e8). En 1901 il r\u00e9sidait \u00e0 Angoul\u00e8me o\u00f9 il travaillait comme commis d&rsquo;un fabricant de cognac, puis en 1902 il \u00e9pousa Salud Borras dont le premier mari \u00e9tait mort en prison, et le second fusill\u00e9 \u00e0 Montjuich en 1897.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au printemps 1908 il \u00e9migra au Mexique o\u00f9, apr\u00e8s divers s\u00e9jours au Guatemala et \u00e0 Cuba, sous le pseudonyme de <em>Souvarine<\/em> il collabora \u00e0 la revue <em>Ariete<\/em>(Mexico, 1915) organe de la \u00ab\u00a0Casa del Obrero Mundial\u00a0\u00bb et participa \u00e0 la r\u00e9volution mexicaine.<\/strong> De janvier \u00e0 septembre 1915 il fut le secr\u00e9taire d&rsquo;un colonel de l&rsquo;arm\u00e9e Zapatiste. Le 10 octobre 1915 il participa \u00e0 l&rsquo;inauguration de l&rsquo;\u00e9cole rationaliste de Mexico et le mois suivant, avec entre autres Rafael Quintero, Agustin Aragon et L. Camacho escamilla, fonda <em>l&rsquo;Ateneo Ciencia-Luz y Verdad<\/em> de Mexico.<\/p>\n<p>En 1916 en tant que d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la \u00ab\u00a0Casa del Obrero\u00a0\u00bb de Mexico il fit une tourn\u00e9e de conf\u00e9rences en France sur la r\u00e9volution mexicaine et \u00e9crivit plusieurs articles sur ce th\u00eame en particulier dans le journal <em>Ce Qu&rsquo;il Faut Dire<\/em> de S\u00e9bastien Faure (cf. n\u00b0\u00a0des 21 et 29 mai, 12 ao\u00fbt et 16 septembre 1916). On pouvait alors le contacter au si\u00e8ge du journal <em>Les Hommes du jour<\/em> (19 rue J.J. Rousseau \u00e0 Paris 4\u00e8) pour lequel il fut l&rsquo;auteur du num\u00e9ro consacr\u00e9 au pr\u00e9sident mexicain V. Carranza. Le 12 ao\u00fbt 1916, au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise \u00e0 Paris, il fut l&rsquo;un des orateurs avec S\u00e9bastien Faure, Lepetit et Schneider lors de l&rsquo;incin\u00e9ration de Pierre Martin. Le 21 septembre, lors d&rsquo;une r\u00e9union organis\u00e9e par le syndicat des terrassiers, il d\u00e9clara\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Depuis la guerre on ne paie plus les loyers, mais il faudrait que cela continue et on pourrait profiter de l&rsquo;occasion pour supprimer la propri\u00e9t\u00e9 individuelle et \u00e9tablir la propri\u00e9t\u00e9 communiste. Si la classe ouvri\u00e8re le voulait, ce serait t\u00f4t fait, mais il faudrait qu&rsquo;\u00e0 la guerre bourgeoise succ\u00e9d\u00e2t la guerre sociale, la guerre de classes\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Octave Jahn retourna vers octobre 1916 au Mexique o\u00f9 il d\u00e9c\u00e9da le 9 juin 1917.<\/p>\n<ul>\n<li>&#8211; Arch. Nat. F7\/13657, rapport du 28 septembre 1916. &#8211; J. Maitron, Histoire du Mouvement anarchiste en France (1880-1914), op. cit. &#8211; M.Massard, Histoire du Mouvement anarchiste \u00e0 Lyon, 1880-1894, DES, Lyon 1954. &#8211; Note de J.-L. Pinol. = notice de J. Maitron in \u00abDictionnaire biographique du mouvement ouvrier&#8230;\u00bb, op. cit. \/\/ AD Marseille M6\/3348, 3349,3350, 3388, 3397, 4693C, 6035 &#8211; AD Aix 14 U 95 quinto &amp; 14 U 119 &#8211; J. Grave \u00abQuarante ans&#8230;.\u00bb, op. cit. &#8211; M.Nettlau \u00abHistoire de l&rsquo;anarchie&#8230;\u00bb, op. cit. = Notice de R. Bianco \u00abLe Mouvement anarchiste&#8230;\u00bb, op. cit. \/\/ CIRA Marseille (Dossier Jahn) \/\/ Documents communiqu\u00e9s par sa ni\u00e8ce Antonia Fontanillas \/\/ Notes D. Dupuy \/\/ <em>Ce Qu&rsquo;il faut Dire<\/em>, ann\u00e9e 1916 \/\/<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"left\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peu de plumes nationales sont venues pr\u00eater main forte aux camarades picards soutenant l&rsquo;action des Travailleurs de la Nuit jug\u00e9s du 08 au 22 mars 1905 au palais de justice d&rsquo;Amiens. \u00a0Avec Le plus voleur des deux, Albert Libertad donnait, dans le n\u00b011 de Germinal, une vision duale d&rsquo;un proc\u00e8s o\u00f9 la justice sociale n&rsquo;a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[111],"tags":[106,1407,2737,5399,121,25,2738,164,899,148,2739,44,317,1599,2321,24,81,2736],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2207"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2207"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2207\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2207"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2207"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2207"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}