{"id":186,"date":"2008-04-25T10:03:25","date_gmt":"2008-04-25T08:03:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=186"},"modified":"2008-05-08T14:01:38","modified_gmt":"2008-05-08T12:01:38","slug":"histoire-de-ses-yeux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2008\/04\/histoire-de-ses-yeux\/","title":{"rendered":"Histoire de SES yeux"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-vieux-2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-191\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-vieux-2.jpg\" alt=\"Les yeux de Jacob 1950\" width=\"631\" height=\"308\" \/><\/a>Une grande majorit\u00e9 des t\u00e9moignages, articles, souvenirs, etc\u2026, que nous avons pu r\u00e9colter sur Alexandre Jacob, mettent en avant l\u2019attrait physique du personnage. L\u2019image de Jacob, amplement d\u00e9form\u00e9e, remodel\u00e9e, recompos\u00e9e depuis sa mort en 1954, d\u00e9coule de cette vive \u00e9motion qu\u2019a suscit\u00e9e le proc\u00e8s d\u2019Amiens du 8 au 22 mars 1905.<span style=\"yes;\">\u00a0 <\/span>La vulgarisation des th\u00e8ses lombrosiennes sur le criminel-n\u00e9 trouve alors dans la presse un exemple des plus probants et la description physique du \u00ab\u00a0chef\u00a0\u00bb des Travailleurs de la Nuit doit ainsi renforcer le portrait du criminel atavique. Mais le charisme d\u2019Alexandre Jacob ne fait gu\u00e8re de doute non plus. Son regard intrigue, d\u00e9range, p\u00e9n\u00e8tre, s\u00e9duit, bien apr\u00e8s sa condamnation et son envoi au bagne. L\u2019homme, lui-m\u00eame, \u00e9tait conscient de cette particularit\u00e9\u00a0parfois g\u00eanante, parfois tr\u00e8s heureuse. Floril\u00e8ge<!--more--><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-arrete.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-189\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-arrete.jpg\" alt=\"Les yeux de Jacob 1903\" \/><\/a>Le Petit Parisien, 10 mars 1905<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><em>Nous avons aujourd&rsquo;hui \u00e0 examiner minutieusement le chef de cette redoutable association. Il a une t\u00eate \u00e9trange, diabolique au milieu de laquelle percent deux points lumineux, deux yeux d&rsquo;une vivacit\u00e9 extraordinaire. Jacob est laid, affreux et cependant l&rsquo;intelligence donne \u00e0 son visage une expression curieuse<\/em>.<strong><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">L&rsquo;Aurore, 10 mars 1905<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><em>Jacob est un type vraiment \u00e9trange, de petite taille, souple et agile comme un marin. Son visage, aujourd&rsquo;hui amaigri, refl\u00e8te \u00e0 la fois la haine et la douceur. Quand il s&rsquo;adresse au pr\u00e9sident ou au procureur g\u00e9n\u00e9ral, ses muscles se tendent et ses deux yeux, deux grands yeux noirs profond\u00e9ment enfonc\u00e9s dans l&rsquo;orbite, ont des \u00e9clairs farouches. Au contraire, quand il lance une plaisanterie aux t\u00e9moins ou lorsqu&rsquo;il s&rsquo;adresse \u00e0 son d\u00e9vou\u00e9 d\u00e9fenseur, Me Justal, il se fait empreint de bont\u00e9. C&rsquo;est une figure \u00e9nigmatique et troublante, inspirant tour \u00e0 tour les sentiments les plus contradictoires.<\/em>\u00ab\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">Le radical, 11 mars 1905<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><em><span style=\"Times New Roman;\">Le principal accus\u00e9 a aujourd&rsquo;hui 26 ans. De petite taille, l&rsquo;allure souple, la physionomie mobile. Jacob est une figure certes curieuse. (\u2026) Ses grands yeux noirs enfonc\u00e9s sous l&rsquo;arcade sourcili\u00e8re \u00e9clairent et soulignent ces divers jeux de physionomie.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">Le Figaro, 14 mars 1905<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\"><em><span style=\"small;\">Mais o\u00f9 l&rsquo;on retrouve vraiment en lui, non le cabot de cour d&rsquo;assises, mais le voleur de nuit, c&rsquo;est quand, oubliant la galerie et son r\u00f4le, il \u00e9coute un t\u00e9moin \u00e0 mi-voix. Alors, il tend au-dessus de la barre son cou et tout son buste ; il colle la main \u00e0 son oreille et plate o\u00f9 tortille sa fine moustache blonde ; ses grands yeux \u00e0 la pupille noire et luisante dans le globe bleut\u00e9, des yeux superbes, des yeux d&rsquo;Arabes, brillent de tout leur \u00e9clat. Il sort ses m\u00e2choires de loup, il plisse son front haut et bomb\u00e9, il rapproche ses arcades sourcili\u00e8res ou passe sa main dans ses cheveux d\u00e9sordonn\u00e9s. Il a vraiment alors des attitudes de b\u00eate \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt. On retrouve dans l&rsquo;\u00e9nergie de son attitude, dans le feu de son regard, le chef de bande. On cesse de rire et l&rsquo;on s&rsquo;inqui\u00e8te<\/span><\/em><em><span style=\"12.0pt;\">.<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-enfant.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-190\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-enfant.jpg\" alt=\"Les yeux de Jacob enfant\" width=\"91\" height=\"59\" \/><\/a>Histoire de mes yeux<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">(lettre d\u2019Alexandre Jacob \u00e0 Josette Passas, 29 juin 1954)<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><em><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">C\u2019\u00e9tait en 1900 \u00e0 Paris. Je travaillais alors en interm\u00e8de avec un Napolitain acrobate chez M\u00e9drano. Travail tr\u00e8s sp\u00e9cial. Quartiers riches, h\u00f4tels particuliers. Pendant l\u2019heure du d\u00eener, le soir, lui, avec aisance, comme un singe grimpait aux fen\u00eatres entrouvertes au premier \u00e9tage et, en 4 \u00e0 5 minutes, butinait dans les vide-poches, regardait mon signal et, leste, redescendait agripp\u00e9 aux saillis du mur. La r\u00e9colte \u00e9tait toujours copieuse, tr\u00e8s payante. Non loin de (Madrid), il y a, il y a sans doute encore, un petit h\u00f4tel de deux \u00e9tages dont les fen\u00eatres du rez-de-chauss\u00e9e n\u2019\u00e9taient pas grillag\u00e9es. Je dis \u00e0 l\u2019Italien\u00a0: \u00ab\u00a0Laisse-moi faire celui-l\u00e0\u00a0\u00bb. D\u2019accord. J\u2019entre par la fen\u00eatre, il est 7h, 7h30. J\u2019allume la lampe \u00e9lectrique et, comme j\u2019ouvre l\u2019armoire \u00e0 glace, le reflet d\u2019icelle me projette une femme. Je me suis fait comme un rat. Je m\u2019avance vers elle en lui projetant le faisceau du rayon lumineux en la regardant fixement. Et comme je suis aupr\u00e8s d\u2019elle, fig\u00e9e comme extatique, elle me tombe dans les bras, sans un cri d\u2019alerte, \u00e0 peine avec un souffle et me dit\u00a0: \u00ab\u00a0Ch\u00e9ri\u00a0\u00bb. dans ces moments l\u00e0, on n\u2019a pas le tricotin. Je ne pensai absolument pas \u00e0 \u00e7a. Mais comme elle me serrait comme dans un \u00e9tau, elle \u2026 me viola. Elle me demanda pourquoi j\u2019\u00e9tais l\u00e0, je lui dis la v\u00e9rit\u00e9. \u00ab\u00a0Fouille\u00a0\u00bb me r\u00e9pond-elle. Je manque d\u2019aplomb, ne prend rien. Je regarde le signal dans la rue. La voie libre, je m\u2019\u00e9chappe. Mon copain \u00e0 qui je raconte l\u2019alerte me traite d\u2019idiot et, le lendemain, sans rien en dire, retourne au m\u00eame h\u00f4tel, seul. Le surlendemain, je lis sur le journal Le Journal qu\u2019une tentative de vol aurait \u00e9t\u00e9 commise \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de la comtesse Tamara d\u2019Erlanger. Le voleur, poursuivi par les agents, n\u2019avait pu \u00eatre pris. C\u2019est la comtesse elle-m\u00eame qui avait donn\u00e9 l\u2019alarme. L\u2019Italien n\u2019avait pas les yeux qu\u2019il fallait.<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><em><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">Passons encore d\u2019autres cas moins spectaculaires. Prenons celui de ma comparution aux assises. Tout le monde a \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait de l\u2019attitude du pr\u00e9sident. C\u2019est moi qui pr\u00e9sidais. Le procureur g\u00e9n\u00e9ral est venu lui-m\u00eame jusqu\u2019au banc des accus\u00e9s, pris mes mains dans les siennes (l\u2019innocent) et obtemp\u00e9ra \u00e0 ma demande de faire distribuer un suppl\u00e9ment de nourriture (fromage et saucisson) parce que je disais que notre d\u00e9fense \u00e9tait en \u00e9tat d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 parce que nous \u00e9tions \u00e0 jeun. Jamais on n\u2019avait vu cela et on ne le vit plus. Il suffit qu\u2019il y ait r\u00e9ceptivit\u00e9, ambiance favorable. Or, aux assises, j\u2019\u00e9tais gonfl\u00e9 \u00e0 bloc bien que physiquement d\u00e9ficient par trente mois de d\u00e9tention.<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><em><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\">Aux \u00eeles, \u00e0 Royale, le commandant (Lagarade) disait au Dr Rousseau\u00a0: \u00ab\u00a0Ce Jacob, avec son regard, me fait peur. C\u2019est Lucifer\u00a0\u00bb. Rousseau en rigolait avec moi.<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><em><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><span style=\"Times New Roman;\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-vieux.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-193\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-vieux.jpg\" alt=\"Les yeux du vieux Marius\" \/><\/a><\/span>A ma lib\u00e9ration, ma pauvre m\u00e8re aimait \u00e0 me pr\u00e9senter \u00e0 ses amis. Pour lui faire plaisir, j\u2019acceptais mais quelle corv\u00e9e. Je ne pouvais pourtant pas mettre mes yeux dans ma poche. Au d\u00e9but, en entrant, je baissais bien un peu les volets mais, d\u00e8s qu\u2019ils s\u2019ouvraient, je tapais dans l\u2019\u0153il d\u2019une femme et cela sans la moindre intention de ma part. C\u2019est bien simple, dans le m\u00eame mois, ma m\u00e8re re\u00e7ut trois demandes en mariage. Et les autres, vex\u00e9es de mon indiff\u00e9rence, me traitaient de satire. La maman \u00e9tait fi\u00e8re, contente du succ\u00e8s f\u00e9minin de son fils. Mais moi, j\u2019en \u00e9tais exc\u00e9d\u00e9. A l\u2019atelier, m\u00eame jeu avec bon nombre d\u2019ouvri\u00e8res. Dans le m\u00e9tro, j\u2019aurais fait plus de dix touches tous les jours si telles avaient \u00e9t\u00e9 mes intentions, mon d\u00e9sir.<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><em><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-vieux-3.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-192\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/yeux-de-jacob-vieux-3.jpg\" alt=\"Les yeux de Jacob 1954\" \/><\/a>Sur le voyage, aux march\u00e9, j\u2019avais beau surveill\u00e9 le jeu des paupi\u00e8res, je remarquai toujours des d\u00e9faillances d\u00e8s que le ressort des paupi\u00e8res jouait et que le venin fusait. Il serait trop long de te narrer les avatars que ce magn\u00e9tisme a suscit\u00e9s. Mais cela est peu de chose au regard de ce qu\u2019il advint lorsque j\u2019avais des relations sexuelles avec une femme. En sorte que, en plus de ce magn\u00e9tisme de malheur, tr\u00e8s souvent je ne pouvais pas me s\u00e9parer de ma partenaire<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/jo-attia.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-188\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/jo-attia.jpg\" alt=\"Jo Attia\" width=\"135\" height=\"152\" \/><\/a>Souvenirs de Jo Attia<\/strong> (dans Jean Marcilly, Vie et mort d\u2019un ca\u00efd, Fayard, 1977)<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><em>Ce type, malgr\u00e9 son \u00e2ge, j\u2019\u00e9tais fascin\u00e9 par ses yeux, des quinquets de m\u00f4me, \u00e9blouissants de richesses, tellement brillants que \u2026<\/em> L\u00e0, le \u00ab\u00a0grand\u00a0\u00bb Jo Attia fit une pose r\u00eaveuse puis reprit dans un sourire \u00e9merveill\u00e9\u00a0: <em>Que \u2026 tu vois, rien qu\u2019\u00e0 les regarder, tu te laisser aller au vol \u00e0 l\u2019\u00e9talage<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/rolland-henault.bmp\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-94\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/rolland-henault.bmp\" alt=\"Rollanad Henault\" width=\"154\" height=\"100\" \/><\/a>Lettre de Rolland H\u00e9nault<\/strong>, 3 mai 2001<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><em>Mme Bougnoux, personne tr\u00e8s instruite et tr\u00e8s intelligente, que j\u2019ai connue, et qui fut institutrice \u00e0 Reuilly\u00a0: \u00ab\u00a0Ce qui me frappait, c\u2019\u00e9tait son regard, on ne peut pas le d\u00e9crire, il y avait quelque chose d\u2019insaisissable, de tr\u00e8s profond, de tr\u00e8s myst\u00e9rieux, il d\u00e9gageait une puissance inhabituelle\u00a0\u00bb<\/em>.<strong><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><strong><span style=\"Times New Roman;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/madeleinne_briselance_01.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-86\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/madeleinne_briselance_01-300x226.jpg\" alt=\"Madeleine Briselance\" width=\"151\" height=\"114\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/madeleinne_briselance_01-300x226.jpg 300w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/madeleinne_briselance_01.jpg 720w\" sizes=\"(max-width: 151px) 100vw, 151px\" \/><\/a>Entretien avec Madeleine BRISELANCE <\/strong>Montreuil, le 19 f\u00e9vrier 2002<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><em><span style=\"AR-SA;\">Je devais avoir au moins entre douze et quatorze ans parce que je faisais les march\u00e9s avec mes parents. Il m\u2019intriguait avec son regard tout \u00e0 fait exceptionnel. Il n\u2019y a qu\u2019un homme qui m\u2019a rappel\u00e9 cette force dans le visage et dans le regard surtout. C\u2019est un artiste de cin\u00e9ma qui s\u2019appelle Charles Denner. Evidemment celui-ci n\u2019avait pas la stature mais il avait le m\u00eame regard g\u00eanant, tellement profond. Avec Jacob, on \u00e9tait presque g\u00ean\u00e9 par un regard pareil. Je l\u2019admirais \u00e0 cause de cette t\u00eate extraordinaire qu\u2019il avait, ses cheveux tout blancs, son regard incroyable et son accent<\/span><\/em><span style=\"AR-SA;\">.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une grande majorit\u00e9 des t\u00e9moignages, articles, souvenirs, etc\u2026, que nous avons pu r\u00e9colter sur Alexandre Jacob, mettent en avant l\u2019attrait physique du personnage. L\u2019image de Jacob, amplement d\u00e9form\u00e9e, remodel\u00e9e, recompos\u00e9e depuis sa mort en 1954, d\u00e9coule de cette vive \u00e9motion qu\u2019a suscit\u00e9e le proc\u00e8s d\u2019Amiens du 8 au 22 mars 1905.\u00a0 La vulgarisation des th\u00e8ses [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[15],"tags":[106,130,32,136,131,25,134,114,133,132,129,63,44,135,128,127],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/186"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=186"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/186\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=186"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=186"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=186"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}