{"id":18,"date":"2008-04-09T11:23:24","date_gmt":"2008-04-09T09:23:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=18"},"modified":"2008-06-18T17:23:24","modified_gmt":"2008-06-18T15:23:24","slug":"jules-clarenson","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2008\/04\/jules-clarenson\/","title":{"rendered":"Jules CLARENSON"},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"center;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/clarenson.jpg\"><\/a>CLARENSON<\/strong><span style=\"yes;\"> <\/span>Jules Alexandre Gabriel (dit Albert Puis, Fournil, le Baron, Canet, Audierne)<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">N\u00e9 \u00e0 Saintes le 31 janvier 1867, mort \u00e0 Saint Jean du Maroni le 19 juillet 1927. Fils d\u2019Andr\u00e9 et de Maria Fragniaud.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"center\"><span style=\"Times New Roman;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/clarenson.jpg\"><\/a><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/clarenson.bmp\"><\/a><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/clarenson.jpg\"><\/a><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/clarenson.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-454\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/clarenson-266x300.jpg\" alt=\"Jules Clarenson, mars 1905\" width=\"190\" height=\"222\" \/><\/a><\/strong><\/span><\/span><\/strong><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"Times New Roman;\">Anarchiste ill\u00e9galiste, l\u2019existence de Jules Clarenson est, selon l\u2019expression employ\u00e9e par le journal <em>La France<\/em> du 18 septembre 1896, \u00ab <em>un v\u00e9ritable roman criminel<\/em> \u00bb. L\u2019homme vient d\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9 \u00e0 cette date \u00e0 Montpellier en flagrant d\u00e9lit de cambriolage. Il n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai. Le 20 d\u00e9cembre 1884, la Cour d\u2019Assises de la Gironde le condamne \u00e0 3 ans d\u2019emprisonnement pour vol et tentative d\u2019homicide.<!--more-->\u00a0Lib\u00e9r\u00e9 le 6 avril 1886, il fr\u00e9quente assid\u00fbment les compagnons libertaires bordelais. Mais il est \u00e0 nouveau poursuivi pour vol un an plus tard. Clarenson appartiendrait \u00e0 une bande de cambrioleurs \u00e9cumant les Landes et la Dordogne. Il parvient \u00e0 s\u2019\u00e9vader le 27 octobre 1887 lors de son transfert au Palais de Justice de Bordeaux. <\/span><span style=\"Times New Roman;\">Interpell\u00e9 \u00e0 Marseille, il blesse gri\u00e8vement un agent de police \u00e0 coups de revolver. La Cour d\u2019Assises des Bouches du Rh\u00f4ne le condamne \u00e0 3 ans de prison, peine qu\u2019il purge jusqu\u201916 septembre 1891. Transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019asile Montperrin d\u2019Aix en Provence, Clarenson souffrirait d\u2019une esp\u00e8ce de schizophr\u00e9nie cr\u00e9ant chez lui, selon les m\u00e9decins charg\u00e9s de son observation, \u00ab <em>deux personnalit\u00e9 bien distinctes : l\u2019une, l\u2019anarchiste, en possession de ses facult\u00e9s ; (\u2026) l\u2019autre, l\u2019ali\u00e9n\u00e9, fatalement aux prises avec les atteintes de son affection<\/em> \u00bb. Il est probable que Clarenson soit un simulateur, comme Alexandre Jacob en 1900 dans le m\u00eame asile. Toujours est-il que nous le retrouvons libre \u00e0 Bordeaux en 1992. Il est impliqu\u00e9 au d\u00e9but de cette ann\u00e9e dans une affaire de possession de dynamite. Malgr\u00e9 une ordonnance de non-lieu, la justice bordelaise le fait interner \u00e0 l\u2019asile de Cadillac (33). Il s\u2019en \u00e9vade le 22 ao\u00fbt. Activement recherch\u00e9 apr\u00e8s la rixe mortelle de Langon (33) o\u00f9 se tenait le 27 f\u00e9vrier 1893 une r\u00e9union libertaire (affaire Dekaetler), Jules Clarenson parvient \u00e0 nouveau \u00e0 dispara\u00eetre. La police signale sa pr\u00e9sence \u00e0 Toulouse et \u00e0 Saumur. Mais c\u2019est \u00e0 Marseille que Clarenson se r\u00e9fugie. Il y fr\u00e9quente les anarchistes (dont Alexandre Jacob ?) et le milieu local. Il vit du cambriolage, activit\u00e9 lui permettant d\u2019assouvir sa passion du jeu. C\u2019est dans ce cadre qu\u2019il est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Montpellier en 1896. <\/span><span style=\"Times New Roman;\">La justice l\u2019envoie une fois de plus se faire soigner en asile psychiatrique. Il s\u2019\u00e9vade encore. Jusque vers 1900, il semble r\u00e9sider dans le Midi. Il est emprisonn\u00e9 un temps \u00e0 la maison d\u2019arr\u00eat de N\u00eemes. Un avis de recherche est lanc\u00e9 \u00e0 sa sortie de prison le 14 janvier 1901.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"justify;\"><span style=\"Times New Roman;\">Jules Clarenson porte alors le n\u00b0277 sur l\u2019Etat Vert des anarchistes port\u00e9s disparus. Il est pourtant inscrit \u00e0 partir du mois de septembre de cette ann\u00e9e \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de la Cl\u00e9 (Paris Ve) sous le nom d\u2019Albert Puis. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il projette avec ses deux compagnons marseillais, Alexandre Jacob et Honor\u00e9 Bonnefoy, le vol de la bijouterie du sieur Bourdin, au 6 de la rue Quincampoix. Ce c\u00e9l\u00e8bre cambriolage (il a inspir\u00e9 Jules Dassin pour son Film \u00ab\u00a0<em>Du Riffifi chez les hommes<\/em>\u00ab\u00a0), effectu\u00e9 le 6 octobre 1901, rapporte environ 120000 francs \u00e0 la bande dite des Travailleurs de la Nuit. Mais Clarenson commet l\u2019imprudence de vouloir n\u00e9gocier \u00e0 Mont\u00e9 Carlo un titre de rente au mois de janvier 1902. Arr\u00eat\u00e9, puis rel\u00e2ch\u00e9 et \u00e0 nouveau arr\u00eat\u00e9, il est transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Abbeville en 1904 en attendant de pouvoir compara\u00eetre \u00e0 Amiens dans le cadre du proc\u00e8s d\u2019Alexandre Jacob et de sa bande d\u2019anarchistes cambrioleurs. Contrairement \u00e0 ce qu\u2019il peut affirmer devant le jury de la Cour d\u2019Assises, Clarenson n\u2019a rien perdu de ses convictions libertaires. La chanson <em>La cellule<\/em>, qu\u2019il compose en d\u00e9tention, constitue une v\u00e9ritable charge contre l\u2019institution p\u00e9nitentiaire. Elle est publi\u00e9e dans le journal anarchiste ami\u00e9nois, Germinal, \u00e0 l&rsquo;occasion du proc\u00e8s d&rsquo;Amiens. Ce texte (voir ci-dessous) confirme \u00e9galement le propos inscrit dans une fiche signal\u00e9tique \u00e9tablie en 1892 et faisant de lui un \u00ab <em>anarchiste, libre penseur et lettr\u00e9<\/em> \u00bb. Le tribunal ne croit pas en revanche \u00e0 la folie de Clarenson, pourtant attest\u00e9 par des rapports m\u00e9dicaux. Il est condamn\u00e9 le 22 mars 1905 \u00e0 5 ans de travaux forc\u00e9s. La Cour d\u2019Assises de Laon ram\u00e8ne cette peine \u00e0 5 ans de prison le 1<sup>er<\/sup> octobre mais elle est assortie de la rel\u00e9gation. Jules Clarenson ne peut donc \u00e9chapper au bagne. Il est embarqu\u00e9 le 17 juillet 1908 pour la colonie p\u00e9nitentiaire de Guyane. Il parvient \u00e0 s\u2019\u00e9vader en 1918 mais la police retrouve sa trace \u00e0 Nice. De retour \u00e0 Saint Jean du Maroni, il r\u00e9ussit une seconde Belle le 17 juillet 1927. Arr\u00eat\u00e9 et r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 le 19 de ce mois, Jules Clarenson meurt le m\u00eame jour. Le dossier de bagne du rel\u00e9gu\u00e9, matricule 9609, ne pr\u00e9cise pas les conditions de ce d\u00e9c\u00e8s pour le moins tr\u00e8s ambigu.<\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"0cm 0cm 0pt;\"><span style=\"small;\"><span style=\"Times New Roman;\"><span style=\"EN-GB;\"><strong>SOURCES :<\/strong> Arch. Nat. BB<sup>18<\/sup> 2261 A dossier 2069 A03, Arch. <\/span>Pref. Police EA\/89 dossier de presse \u201cLa bande sinistre et ses exploits\u201d, Arch. De l\u2019Outre Mer H3671\/9609 et H4362, Arch. Dep. Gironde 1M488, Alexandre Jacob <em><span style=\"underline;\">Ecrits<\/span><\/em> (Insomniaque 2004), Jean-Marc Delpech <em><span style=\"underline;\">Parcours et r\u00e9seaux d\u2019un anarchiste : Alexandre Marius Jacob 1879-1954<\/span><\/em>, th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Nancy II 2006.<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CLARENSON Jules Alexandre Gabriel (dit Albert Puis, Fournil, le Baron, Canet, Audierne) N\u00e9 \u00e0 Saintes le 31 janvier 1867, mort \u00e0 Saint Jean du Maroni le 19 juillet 1927. Fils d\u2019Andr\u00e9 et de Maria Fragniaud. 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