{"id":1619,"date":"2010-01-24T01:55:25","date_gmt":"2010-01-23T23:55:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=1619"},"modified":"2010-01-23T21:57:19","modified_gmt":"2010-01-23T19:57:19","slug":"attentat-encyclopedie-anarchiste-chronologie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2010\/01\/attentat-encyclopedie-anarchiste-chronologie\/","title":{"rendered":"ATTENTAT (Encyclop\u00e9die Anarchiste, chronologie)"},"content":{"rendered":"<p align=\"left\"><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/bombe-a1.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-460\" title=\"bombe\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/bombe-a1.jpg\" alt=\"sorci\u00e8re anarchiste\" \/><\/a>QUELQUES D\u00c9CISIONS INT\u00c9RESSANTES<\/p>\n<p align=\"left\"><em>Bulletin de la F\u00e9d\u00e9ration Jurassienne<\/em>, <strong>1876<\/strong> : \u00ab\u00a0La f\u00e9d\u00e9ration italienne croit que le fait insurrectionnel, destin\u00e9 \u00e0 affirmer <em>par des actes<\/em> les principes socialistes, est le moyen de propagande le plus efficace et le seul qui, sans tromper et corrompre les masses, puisse p\u00e9n\u00e9trer jusque dans les couches sociales les plus profondes et attirer les forces vives de l&rsquo;humanit\u00e9 dans la lutte que soutient l&rsquo;<em>Internationale<\/em>&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\">Cette d\u00e9claration est sign\u00e9e par les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s f\u00e9d\u00e9raux au Congr\u00e8s de Berne : Errico MALATESTA et Carlo CAFIERO.<!--more--><\/p>\n<p align=\"left\"><em>Bulletin de la F\u00e9d\u00e9ration Jurassienne<\/em> <strong>1877<\/strong>. &#8211; \u00ab\u00a0Le premier mode de propagande de l&rsquo;id\u00e9e est&#8230; la causerie. Ce moyen de propagande, quoique excellent, ne suffit pas&#8230; il n&rsquo;y a pas assez de propagandistes pour parler d&rsquo;homme \u00e0 homme, pour causer&#8230; on est amen\u00e9 \u00e0 remplacer la causerie par la conf\u00e9rence ou le meeting&#8230; Mais si la voix humaine peut parler \u00e0 mille personnes, il est une voix qui parle \u00e0 dix mille, \u00e0 cent mille auditeurs, c&rsquo;est celle de la presse. Ainsi s&rsquo;\u00e9tablit un troisi\u00e8me mode de propagande th\u00e9orique, le plus puissant de tous : la propagande par la brochure et surtout celle par le journal&#8230; \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la propagande th\u00e9orique, la propagande par <em>le fait<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\">\u00ab\u00a0L&rsquo;Avant Garde\u00a0\u00bb, organe de la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise de l&rsquo;Internationale 1878. &#8211; \u00ab\u00a0L&rsquo;id\u00e9e marche en s&rsquo;appuyant sur deux forces qui se compl\u00e8tent : le rayonnement de l&rsquo;acte, la puissance de la th\u00e9orie. Et si l&rsquo;une de ces forces fait plus que l&rsquo;autre, c&rsquo;est <em>l&rsquo;acte<\/em> et non pas la th\u00e9orie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\"><em>Congr\u00e8s .de la F\u00e9d\u00e9ration Jurassienne<\/em>, \u00e0 Fribourg, 1878. &#8211; \u00ab\u00a0Quant aux principes : 1\u00b0 Pour l&rsquo;appropriation collective de la richesse sociale ;<\/p>\n<p align=\"left\">2\u00b0 Pour l&rsquo;abolition de l&rsquo;\u00c9tat sous toutes ses formes, y compris la pr\u00e9tendue agence centrale des services publics ;<\/p>\n<p align=\"left\">Quant aux moyens : 1\u00b0 Pour la propagande th\u00e9orique ;<\/p>\n<p align=\"left\">2\u00b0 Pour l&rsquo;action insurrectionnelle et r\u00e9volutionnaire ;<\/p>\n<p align=\"left\">3\u00b0 Quant au vote : il ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un principe de droit capable de r\u00e9aliser la soi\u00ad disant souverainet\u00e9 du peuple ; et, comme instrument, son emploi est toujours dangereux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\"><em>Congr\u00e8s international socialiste r\u00e9volutionnaire<\/em>, tenu \u00e0 Londres du 14 au 20 juillet 1881. Il e\u00fbt pour but la reconstitution de l&rsquo;Association Internationale des Travailleurs et d\u00e9clara n\u00e9cessaire de joindre \u00e0 la propagande verbale et \u00e9crite, la propagande <em>par le fait<\/em>.<\/p>\n<p align=\"left\"><em>Attentats ayant un caract\u00e8re social et, pour la plupart, altruiste.<\/em> &#8211; 1858, 15 janvier : <em>Orsini<\/em>, aid\u00e9 de deux camarades, lance des bombes sur Napol\u00e9on III. -1866 : <em>Karakosoff<\/em>, tire un coup de pistolet sur le tzar, il le manque. &#8211; 1875, 29 juin : \u00c0 Lipetzk, un Congr\u00e8s r\u00e9volutionnaire d\u00e9cide la mort d&rsquo;Alexandre II. &#8211; 1876, 10 juillet : Le mouchard Prune est ex\u00e9cut\u00e9 dans un cimeti\u00e8re \u00e0 Saint-P\u00e9tersbourg. &#8211; 1877, 5 avril : Un groupe de r\u00e9volutionnaires dans lequel est <em>Malatesta<\/em>, s&#8217;empare de l&rsquo;h\u00f4tel de ville de B\u00e9n\u00e9vent (Italie), et en br\u00fble les archives.<\/p>\n<p align=\"left\">\u00ab C&rsquo;est \u00e0 San-Lupo, le 5 avril, que la bande s&rsquo;est montr\u00e9e pour la premi\u00e8re fois ; mais, surprise pr\u00e9matur\u00e9ment et peut-\u00eatre \u00e0 l&rsquo;improviste par les carabiniers, elle les a re\u00e7us par une d\u00e9charge de coups de feu, qui en a bless\u00e9 deux ; puis elle s&rsquo;est retir\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 des montages du Malese&#8230; \u00ab\u00a0La bande (dit un journal de Naples) ne comptait pas plus de trente hommes et \u00e9tait dirig\u00e9e par Cafiero, Malatesta et Ceccarelli. S&rsquo;\u00e9tant rendus \u00e0 la maison commune de Letino, ils se firent remettre par le secr\u00e9taire tous les papiers qui s&rsquo;y trouvaient. Ces papiers, ainsi que le portrait du roi, furent br\u00fbl\u00e9s sur la place publique. Puis, la bande se mit en route pour la petite bourgade de San Gallo&#8230;\u00a0\u00bb Dans cette bourgade, les archives furent aussi br\u00fbl\u00e9es, et l&rsquo;argent qu&rsquo;on trouva au bureau du receveur des imp\u00f4ts fut distribu\u00e9 au peuple&#8230; La bande, surprise dans une ferme de Letino, fut cern\u00e9e, et ceux qui la composaient furent arr\u00eat\u00e9s le soir du 11 avril, apr\u00e8s avoir tenu la campagne pendant six jours&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1878<\/strong>, 5 f\u00e9vrier. &#8211; Une femme : <em>Vera Zassoulitch<\/em>, p\u00e9n\u00e8tre dans le bureau de Tr\u00e9poff, chef de la police \u00e0 P\u00e9tersbourg, et lui tire \u00e0 bout portant deux coups de pistolet, il est mortellement bless\u00e9. &#8211; 11 mai : <em>H\u0153del<\/em> tire plusieurs coups de revolver sur Guillaume 1<sup>er<\/sup>, qui faisait une promenade en voiture sur l&rsquo;avenue des Tilleuls, \u00e0 Berlin. Extrait du jugement d&rsquo;H\u0153deI, ouvrier ferblantier :<\/p>\n<p align=\"left\">Le Pr\u00e9sident : \u00ab\u00a0Vous aimiez \u00e0 vous dire anarchiste ; savez-vous ce que c&rsquo;est qu&rsquo;un anarchiste ? L&rsquo;Accus\u00e9 : Je n&rsquo;ai pas besoin de vous expliquer cela ici. Je ne vous convertirais pas \u00e0 mes opinions, pas plus que vous ne me convertiriez aux v\u00f4tres.\u00a0\u00bb Condamn\u00e9 \u00e0 mort, H\u0153del a \u00e9cout\u00e9 sa sentence la t\u00eate haute, avec le sourire sur les l\u00e8vres, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de quelque autre. Comme on lui ordonne de quitter la salle, il campe fi\u00e8rement son chapeau sur l&rsquo;oreille et pousse le cri de : \u00ab\u00a0Vive la Commune!\u00a0\u00bb 5 juin: <em>Nobiling<\/em>, tente de tuer Guillaume 1er, roi de Prusse. \u00ab\u00a0&#8230;Vers trois heures de l&rsquo;apr\u00e8s-midi, au moment o\u00f9 l&#8217;empereur passait en voiture d\u00e9couverte dans cette m\u00eame all\u00e9e des Tilleuls, Nobiling para\u00eet \u00e0 une des deux fen\u00eatres de son appartement, une carabine en mains. Il vise l&#8217;empereur, il tire ; on envahit l&rsquo;appartement de Nobiling pour l&rsquo;arr\u00eater. Quand la porte de sa chambre a \u00e9t\u00e9 ouverte, on a vu Nobiling appuy\u00e9 sur son po\u00eale, le revolver \u00e0 la main. Le ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel s&rsquo;avance ; il re\u00e7oit une balle au cou. Le second visiteur est tir\u00e9 et manqu\u00e9. Nobiling se tire un troisi\u00e8me coup \u00e0 la tempe droite, et enfin un quatri\u00e8me. Alors, un officier du 82e r\u00e9giment trouve utile et courageux d&rsquo;ass\u00e9ner un coup de sabre sur la t\u00eate du malheureux mourant. Charles Nobiling a 30 ans, n\u00e9 \u00e0 Kollno, \u00e9tudiant tr\u00e8s instruit et distingu\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u docteur en philosophie \u00e0 Liepzig en 1876.\u00a0\u00bb. &#8211; 16 ao\u00fbt : <em>Metzentsoff<\/em>, g\u00e9n\u00e9ral et chef de la section de la haute police est poignard\u00e9 au moment o\u00f9 il sortait d&rsquo;une confiserie de la place Saint-Michel \u00e0 P\u00e9tersbourg (brochure de l&rsquo;imprimerie clandestine de P\u00e9tersbourg) : \u00ab\u00a0Nous avons institu\u00e9 notre propre tribunal pour juger les fauteurs des crimes commis contre nous&#8230; Metzentsoff avait m\u00e9rit\u00e9 la mort pour ses crimes contre les socialistes, et l&rsquo;arr\u00eat de ce jugement a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 \u00e0 P\u00e9tersbourg. &#8211; 1878, 25 octobre : <em>Oliva Moncasi<\/em> fait feu sur le roi d&rsquo;Espagne, Alphonse XII. Le roi, passait au trot de son cheval, rue Mayor, \u00e0 Madrid, un jeune homme de 23 ans passe son bras entre les soldats, abaisse vers lui un pistolet de poche et fait feu. Il manque, il est venu expr\u00e8s de Tarragone pour accomplir son acte. &#8211; 1878, 17 novembre : <em>Passanante<\/em> tente de tuer le roi d&rsquo;Italie. Le cort\u00e8ge royal sortait lentement de la gare de Naples&#8230; Tout \u00e0 coup, un homme se pr\u00e9cipite sur le marchepied. C&rsquo;est Passanante&#8230; Il tire vivement son couteau de l&rsquo;\u00e9toffe rouge qui l&rsquo;enveloppe, pousse \u00e0 l l&rsquo;oreille du roi le cri de \u00ab\u00a0Vive Orsini !\u00a0\u00bb et, lui porte un premier coup au bas ventre. Le roi se baisse, \u00e9tend le bras gauche, pare ; le coup porte \u00e0 peine ; la pointe entre un peu au-dessus de l&rsquo;\u00e9paule. Alors une lutte s&rsquo;engage. C&rsquo;est Passanante qui devient l&rsquo;assailli, Calroli le prend aux cheveux ; le roi d\u00e9gaine et frappe sur la t\u00eate de son agresseur. Passanante ne perd pas courage. Il porte un second coup, c&rsquo;est Cairoli qui le re\u00e7oit. Un capitaine de cuirassiers, d&rsquo;un coup de sabre \u00e0 la nuque, \u00e9tend Passanante sur le pav\u00e9. Extrait de son interrogatoire: \u00ab\u00a0Giovanni Passanante, 29 ans, cuisinier. J&rsquo;ai r\u00e9solu de tuer le roi parce que je d\u00e9teste tous les monarques de la terre et tous les gouvernements. Ils me sont odieux parce qu&rsquo;ils engendrent la mis\u00e8re&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1879<\/strong>, 21 f\u00e9vrier : Le prince Dmitri Krapotkine, gouverneur de la province de Karkoff, re\u00e7oit une balle dans l&rsquo;\u00e9paule en revenant du bal en voiture. Il est mort le lendemain. L&rsquo;imprimerie clandestine de P\u00e9tersbourg a affich\u00e9 une proclamation dont voici quelques extraits : \u00ab\u00a0Un des plus dangereux ennemis du parti socialiste-r\u00e9volutionnaire russe, un des ge\u00f4liers les plus f\u00e9roces envers les repr\u00e9sentants arr\u00eat\u00e9s ou condamn\u00e9s de ce parti, n&rsquo;existe plus&#8230; C&rsquo;est le parti socialiste-r\u00e9volutionnaire russe qui s&rsquo;est charg\u00e9 d&rsquo;accomplir cette ex\u00e9cution, comme toutes celles qui ont eu lieu dans le cours de l&rsquo;ann\u00e9e 1878.\u00a0\u00bb &#8211; 1879, 22 mars : Le chef de la police secr\u00e8te \u00e0 Odessa, le colonel de gendarmerie Knopp, vient d&rsquo;\u00eatre trouv\u00e9 \u00e9trangl\u00e9 dans son lit. Un billet laiss\u00e9 sur la table, disait que l&rsquo;ex\u00e9cution a \u00e9t\u00e9 faite par le comit\u00e9 r\u00e9volutionnaire. &#8211; 1879, 14 avril : <em>Solovieff<\/em> tire trois coups de revolver sur le tzar, qui ne fut pas atteint. &#8211; 1879, 19 novembre : Tentative d&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;Alexandre II, par <em>Hartmann<\/em>. Ce dernier r\u00e9ussit \u00e0 se r\u00e9fugier en France. &#8211; 1879, 1er d\u00e9cembre : Le tzar devait arriver de Crim\u00e9e \u00e0 Moscou, une mine plac\u00e9e sous le chemin de fer \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la ville fit explosion au moment o\u00f9 passait le train imp\u00e9rial ; le tzar avait pris le train pr\u00e9c\u00e9dent. &#8211; 1879, 30 d\u00e9cembre : <em>Otero Gonzal\u00e8s<\/em>, p\u00e2tissier, \u00e2g\u00e9 de 20 ans, d\u00e9charge deux coups de pistolet sur le roi Alphonse, au moment o\u00f9, avec sa nouvelle femme, ils rentraient de promenade dans Madrid.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1880<\/strong>, 17 janvier : Vers 7 heures du soir, une terrible explosion retentit dans le palais d&rsquo;Hiver, tuant et blessant une soixantaine de soldats&#8230; La mine devait faire sauter le tzar la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il y aurait au palais un d\u00eener officiel&#8230; Mais, par une circonstance quelconque, le d\u00eener fut retard\u00e9, ce jour-l\u00e0, d&rsquo;une demi-heure et la mine \u00e9clata avant que le tzar et ses invit\u00e9s fussent entr\u00e9s dans la salle \u00e0 manger&#8230; Les auteurs de l&rsquo;attentat ont disparu. &#8211; 1880, 1er mars : Un jeune homme, <em>Mlodetsky<\/em>, tire sur le dictateur Loris-M\u00e9l\u00e9koff au moment o\u00f9 il descendait de voiture. La balle a atteint le g\u00e9n\u00e9ral, mais elle n&rsquo;a que d\u00e9chir\u00e9 ses habits. Mlodetsky a \u00e9t\u00e9 pendu &#8211; 1881, 13 mars : La mort d&rsquo;Alexandre II. &#8211; Vers deux heures, sortant du palais de la duchesse Catherine, le tzar monta dans sa voiture blind\u00e9e pour se rendre dans son palais. La route ordinaire aurait \u00e9t\u00e9 le long de la perspective de la N\u00e9va ; mais, \u00e9vitant la foule, il ordonna au cocher de suivre le quai \u00e9troit, g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9sert \u00e0 ces heures, qui longe le canal de Catherine&#8230; Lorsque la voiture s&rsquo;engagea sur le quai du canal, une bombe explosible fut jet\u00e9e sous la voiture par un jeune homme (<em>Ryssakoft<\/em>)&#8230; Le tzar se mit \u00e0 marcher \u00e0 pied. Alors, un jeune homme accourut et lui jeta sous les pieds une seconde bombe, qui \u00e9clata imm\u00e9diatement, en enlevant au tzar une partie de chaque jambe et du bas ventre&#8230; Le jeune homme qui jeta la seconde bombe a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 par l&rsquo;explosion, le lendemain, il est mort \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, sans avouer son nom ni son adresse. (<em>Jelaboff<\/em>).<\/p>\n<p align=\"left\">1881, 24 novembre : <em>Sankowsky<\/em>, arm\u00e9 d&rsquo;un revolver, a d\u00e9charg\u00e9 celui-ci sur le g\u00e9n\u00e9ral Tch\u00e9r\u00e9vine, chef de la police secr\u00e8te de Russie. Celui-ci portait une cuirasse et n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 bless\u00e9.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1882<\/strong>, ao\u00fbt : \u00c0 Montceau-les-Mines, des groupes arm\u00e9s ont parcouru la ville en criant : \u00ab\u00a0Vive la R\u00e9volution Sociale!\u00a0\u00bb Ils ont pill\u00e9 un armurier, somm\u00e9 les riches, revolver au poing, d&rsquo;avoir \u00e0 donner des fonds, menac\u00e9 de mort les directeurs des Compagnies mini\u00e8res ; puis ils se sont r\u00e9pandus dans les campagnes en br\u00fblant une \u00e9glise et en faisant dispara\u00eetre tous les embl\u00e8mes religieux. L&rsquo;irr\u00e9dentiste italien <em>Oberdan<\/em> : complote la mort de l&#8217;empereur Fran\u00e7ois\u00a0Joseph. &#8211; Octobre : Une explosion formidable se produit \u00e0 Lyon, \u00e0 l&rsquo;Assommoir ; lieu de rendez-vous de la haute soci\u00e9t\u00e9 lyonnaise. Le m\u00eame jour, une seconde explosion a lieu au bureau de recrutement du fort de la Vitriolerie. &#8211; 30 octobre : Explosion de dynamite dans le b\u00e2timent de police \u00e0 Francfort-sur-le-Main.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1883<\/strong>, 9 mars, Paris : Manifestation des sans-travail \u00e0 l&rsquo;Esplanade des Invalides, plusieurs boulangeries sont pill\u00e9es et le pain distribu\u00e9 aux sans-travail. &#8211; 30 septembre : Attentat manqu\u00e9 de <em>Reinsdorf<\/em> contre l&rsquo;Empereur d&rsquo;Allemagne, Guillaume 1<sup>er<\/sup>. &#8211; D\u00e9cembre, Autriche : <em>Kammerer<\/em> tue un policier.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1884<\/strong>, janvier, Autriche : Assassinat d&rsquo;un policier par <em>Stallmacher<\/em>.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1885<\/strong>, 13 janvier : A Francfort, Rumpf, conseiller de police a \u00e9t\u00e9 poignard\u00e9 devant sa maison. &#8211; 25 d\u00e9cembre : Les nihilistes ex\u00e9cutent le colonel Soudekine.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1886<\/strong>, 26 janvier. &#8211; Watrin, directeur impitoyable des usines de Decazeville est ex\u00e9cut\u00e9 par les mineurs en gr\u00e8ve&#8230; \u00ab\u00a0Une d\u00e9l\u00e9gation avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e pour pr\u00e9senter \u00e0 la Compagnie les r\u00e9clamations des gr\u00e9vistes&#8230; Watrin la re\u00e7oit et refuse net d&rsquo;accepter les r\u00e9clamations. Alors la foule compos\u00e9e surtout de femmes et d&rsquo;enfants, l&#8217;emm\u00e8ne avec les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 la mairie ; et pendant que les pourparlers continuent, la foule toujours grossissant, r\u00e9clame \u00e0 grands cris la d\u00e9mission de Watrin. Il refuse et quitte la mairie. Dans la rue, il est accueilli par une foule mena\u00e7ante qui lui lance une gr\u00eale de pierres. Sous ces projectiles, Watrin se r\u00e9fugie dans son bureau et se barricade dans une chambre du deuxi\u00e8me \u00e9tage. Alors commence le si\u00e8ge du bureau. Des hommes escaladent la maison, d&rsquo;autres enfoncent la porte et assomment Watrin \u00e0 coups de b\u00e2ton. Puis, son corps est jet\u00e9 par la fen\u00eatre. Dans la nuit, il expire\u00a0\u00bb. &#8211; Avril : \u00ab\u00a0En Belgique, un meeting, \u00e0 Li\u00e8ge, fut l&rsquo;\u00e9tincelle qui donna l&rsquo;\u00e9lan au peuple ; quelques magasins furent pill\u00e9s, quelques caf\u00e9s d\u00e9vast\u00e9s&#8230; Le lendemain, les charbonnages voisins se mettent en gr\u00e8ve&#8230; La troupe arriva, chargea le peuple qui, furieux, s&rsquo;en prit \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de ses affameurs et, sous les balles des soldats, se mit \u00e0 la d\u00e9vaster&#8230; Le 26, le bassin de Charleroi se mettait en mouvement. Les gr\u00e9vistes sans perdre de temps, ravag\u00e8rent en deux jours toute la campagne voisine&#8230; Usines, couvents, villas flambaient.\u00a0\u00bb &#8211; 1er mai : Une foule de 7 \u00e0 10 mille personnes attaque l&rsquo;usine Mac Cormick, \u00e0 Chicago ; une lutte terrible s&rsquo;engage. Le 4 mai la lutte se renouvelle ; le lendemain 15.000 travailleurs arm\u00e9s r\u00e9pondirent \u00e0 l&rsquo;appel. Une bombe, jet\u00e9e par la police, \u00e9clate au milieu des travailleurs. Avec des fusils \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, la police profite de la circonstance pour mitrailler la foule. \u00c0 la suite de ces \u00e9v\u00e9nements, sept militants anarchistes sont arr\u00eat\u00e9s et, bien qu&rsquo;innocents, pendus. Ce sont ceux que l&rsquo;on appelle les Martyrs de Chicago. Notons, en passant, que la date du 1er mai, journ\u00e9e de manifestation internationale, a \u00e9t\u00e9 choisie en souvenir de ces \u00e9v\u00e9nements. &#8211; Juin : Gallo tente de tuer un banquier \u00e0 la Bourse de Paris. &#8211; Octobre : Le serrurier Cl\u00e9ment Duval, pille puis incendie l&rsquo;h\u00f4tel Lemaire \u00e0 Paris. Quand un policier voulut l&rsquo;arr\u00eater, il lui enfon\u00e7a une lime dans le corps.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1887<\/strong>, 7 ao\u00fbt : Dans la Bukovine, en Autriche, les paysans pillent les ch\u00e2teaux. &#8211; Novembre : <em>M\u00e9reaux<\/em> se d\u00e9fend \u00e0 coups de revolver contre les policiers qui voulaient l&rsquo;arr\u00eater \u00e0 la sortie d&rsquo;une r\u00e9union boulevard M\u00e9nilmontant<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1888<\/strong>, janvier : Dans une r\u00e9union publique, au Havre, Lucas, un malheureux fanatis\u00e9 par la presse cl\u00e9ricale, tire \u00e0 bout portant deux coup de revolver sur <em>Louise Michel <\/em>; Louise Michel plaide en sa faveur et le fait acquitter. &#8211; 4 mars : \u00c9meute des ma\u00e7ons \u00e0 Rome, ils pillent les boutiques et luttent contre la troupe. &#8211; 4 ao\u00fbt : La police a sabr\u00e9 les terrassiers en gr\u00e8ve \u00e0 Paris. &#8211; Attentat de Otero Gonzalez contre Alphonse XII.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1889<\/strong> juin : Un portugais tire sur l&#8217;empereur du Br\u00e9sil, sans l&rsquo;atteindre. &#8211; Septembre : \u00c0 Naples, <em>Caporali<\/em> lance une pierre sur Crispi, il l&rsquo;atteint \u00e0 la figure.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1890<\/strong>, 9 Janvier : Une employ\u00e9e du t\u00e9l\u00e9graphe \u00e0 Moscou, <em>Olga Gontscharenko<\/em>, \u00e2g\u00e9e de 19 ans, tue d&rsquo;un coup de revolver Solotouchine, chef de la police secr\u00e8te de Moscou. &#8211; 24 f\u00e9vrier : En Serbie, Tauchanovitch, ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur, en sortant du minist\u00e8re, est bless\u00e9 \u00e0 la t\u00eate par une pierre. &#8211; 24 avril : \u00e0 Lille, les bureaux du journal r\u00e9actionnaire <em>La D\u00e9p\u00eache<\/em>, sont envahis par des anarchistes qui venaient demander une rectification qui fut refus\u00e9e. Deux r\u00e9dacteurs furent corrig\u00e9s et dans les bureaux tout fut bris\u00e9. &#8211; 25 juin : A Tavara (province de Girgenti) en Italie. Trois mille ouvriers d&rsquo;une solfatare, en gr\u00e8ve, incendient le club civil o\u00f9 se r\u00e9unissaient les directeurs. &#8211; 22 juillet : A Valparaiso, 500 gr\u00e9vistes pillent et br\u00fblent de nombreuses boutiques. &#8211; 2 septembre : A NijniNovgorod, <em>Vladimirof<\/em>, un jeune homme, tire un coup de revolver sur le gouverneur de la province. &#8211; 6 septembre : A Roubaix, les policiers viennent pour arr\u00eater <em>Girier-Lorion<\/em> dans sa chambre. Un revolver \u00e0 chaque main, celui-ci tire sur les agents. &#8211; 5 septembre : \u00c0 Madrid. Au d\u00e9part du train dans lequel \u00e9tait Canevas, pr\u00e9sident du Conseil, des jeunes gens lancent une gr\u00eale de pierres. &#8211; 18 septembre : En protestation contre l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation des imp\u00f4ts, pr\u00e8s de Chieti (province des Abruzzes), six cents paysans arm\u00e9s attaquent et pillent l&rsquo;h\u00f4tel de ville et d\u00e9chirent les actes, documents et registres. &#8211; 17 octobre : A la Nouvelle-Orl\u00e9ans. Hennesy, chef de la police est assailli dans la rue par un coup de feu mortel. &#8211; 13 novembre : <em>Padlevsky<\/em>, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de Bade, \u00e0 Paris, ex\u00e9cute \u00e0 bout portant, au revolver, le g\u00e9n\u00e9ral policier russe Seliverstoff. &#8211; 10 d\u00e9cembre : Dans un bois pr\u00e8s de Shornoff (province de Kiew). On trouve un homme tu\u00e9, attach\u00e9 \u00e0 un arbre, avec cette inscription : Punition d&rsquo;un espion. &#8211; Les lib\u00e9rateurs de la Russie. &#8211; 12 d\u00e9cembre : Mme de Kartzeff, parente du Consul g\u00e9n\u00e9ral de Russie \u00e0 Paris, est trouv\u00e9e tu\u00e9e dans son h\u00f4tel particulier \u00e0 Moscou. &#8211; 13 d\u00e9cembre : La police faisant irruption dans une imprimerie nihiliste \u00e0 Odessa, est re\u00e7ue \u00e0 coups de revolvers. &#8211; 15 d\u00e9cembre : \u00c0 Rome, <em>Bonesana<\/em> lance une pierre sur l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Autriche aupr\u00e8s du Vatican, la glace de sa voiture est bris\u00e9e et il est atteint \u00e0 la figure.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1891<\/strong>, 6 f\u00e9vrier : \u00c0 Barcelone. Un p\u00e9tard \u00e9clate sous une fen\u00eatre du bureau des douanes. &#8211; 21 f\u00e9vrier : \u00c0 Saint-Denis (France). Dans une manifestation antimilitariste, le jour du tirage au sort. Le commissaire de police Rouquier, voulant arr\u00eater le compagnon <em>D\u00e9camp<\/em>, celui-ci sortit son revolver et fit feu sur le commissaire. Les manifestants applaudirent en criant : \u00ab\u00a0Vive l&rsquo;Anarchie !\u00a0\u00bb &#8211; 21 mars : \u00c0 Tr\u00e9laz\u00e9 (France). Les ardoisiers sont en gr\u00e8ve. Gendarmes et cuirassiers viennent pour prot\u00e9ger les exploiteurs. Ils sont re\u00e7us par une pluie de pierres. Les gr\u00e9vistes furent charg\u00e9s. &#8211; 28 mars : \u00c0 Sofia (Bulgarie). Stambouloff, ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur et Beltichef, ministre des Finances, sont attaqu\u00e9s au revolver. Stambouloff mourut instantan\u00e9ment, Beltichef re\u00e7ut trois balles dans le corps. &#8211; 31 mars : \u00c0 Moron (R\u00e9publique Argentine). Pendant la p\u00e9riode \u00e9lectorale. Deux cents hommes attaquent la police ; le combat dura deux heures. Il y eut vingt tu\u00e9s &#8211; 6 avril : \u00c0 Vienne. Un attentat sur le prince de Bulgarie est manqu\u00e9. &#8211; 20 avril : \u00c0 Cerda, en Sicile, les paysans refusent de payer l&rsquo;imp\u00f4t, br\u00fblent les livres des taxes et ouvrent les prisons. &#8211; 1<sup>er<\/sup> <em>mai <\/em>: La troupe gardait la mairie de Fourmies, o\u00f9, quelques manifestants \u00e9taient enferm\u00e9s. Des pierres furent lanc\u00e9es sur les soldats, un officier fut bouscul\u00e9. Alors, subitement, et sans sommation, cinquante coups de fusil tu\u00e8rent quatorze personnes et en bless\u00e8rent une vingtaine. &#8211; 1<sup>er<\/sup> <em>mai <\/em>: Avenue des Champs-\u00c9lys\u00e9es, \u00e0 Paris. Explosion de dynamite \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel du marquis de Tr\u00e9vise. &#8211; 1<sup>er<\/sup> <em>mai <\/em>: \u00c0 Clichy, pr\u00e8s Paris. Pour emp\u00eacher la manifestation d&rsquo;avoir lieu, la police voulut arr\u00eater les anarchistes, ceux-ci la re\u00e7urent \u00e0 coups de revolver. (Affaire <em>D\u00e9camps Daredare<\/em> et <em>L\u00e9veill\u00e9<\/em>.) &#8211; 5 mai : \u00c0 Hornu (Borinage). La maison d&rsquo;un jaune saute \u00e0 la dynamite. &#8211; 8 mai : Le commissariat du Nord de Saint-Denis est assailli par une gr\u00eale de pierres, toutes les vitres sont bris\u00e9es. &#8211; 10 mai : \u00c0 Remoncheval, pr\u00e8s Charleroi. Une cartouche de dynamite d\u00e9truit la maison d&rsquo;un porion &#8211; 10 mai : Pr\u00e8s de Madrid, \u00e0 Ataun. Explosion \u00e0 la dynamite devant la maison d&rsquo;un conseiller g\u00e9n\u00e9ral. &#8211; 11 mai : Dans un voyage au Japon, \u00e0 Otsu. Le Tzarewitch a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un coup de sabre. &#8211; 12 mai : \u00c0 Grenoble. <em>Brul\u00e9<\/em> accomplissait une p\u00e9riode de 28 jours. Mal not\u00e9 parce qu&rsquo;anarchiste et \u00e0 cause de ses punitions, il fut retenu au r\u00e9giment. Pendant l&rsquo;exercice il lan\u00e7a son fusil sur le capitaine, dont le cheval fut atteint au poitrail ; puis il jeta son ceinturon sur la joue du capitaine. &#8211; 13 mai : \u00c0 Ha\u00efti. Le pr\u00e9sident Hippolyte, au cour ; d&rsquo;une promenade, fut attaqu\u00e9 par quatre hommes qui l&rsquo;attendaient sous un pont ; deux de ses compagnons furent tu\u00e9s. &#8211; 16 mai : \u00c0 Paturages. Attentat \u00e0 la dynamite contre un porion. &#8211; 11 juin : \u00c0 Levallois\u00a0Perret. Tentative \u00e0 la dynamite pour faire sauter le commissariat de police de la rue Rivay ; des placards affich\u00e9s disaient : \u00ab\u00a0les anarchistes sauront venger les victimes du guet-apens du 1er mai !\u00a0\u00bb. &#8211; 16 juin : \u00c0 Prizrend (Turquie). Le Consul autrichien a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 la poitrine trou\u00e9e d&rsquo;une balle. &#8211; 8 juillet : Charleroi. Pendant la gr\u00e8ve, un attentat \u00e0 la dynamite a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 contre la maison du directeur g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Farcienne. Les d\u00e9g\u00e2ts sont importants. &#8211; 26 juillet : Constans, ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur (France), re\u00e7oit, par la poste, un petit paquet qui devait exploser en l&rsquo;ouvrant. Il parut suspect \u00e0 Mme Constans, qui l&rsquo;envoya au Laboratoire. &#8211; 30 juillet : Toulouse. Gr\u00e8ve des tramways, la population prend la cause des gr\u00e9vistes ; des tramways sont renvers\u00e9s et le feu est mis \u00e0 tous les kiosques. &#8211; 4 ao\u00fbt : Barcelone. Attaque de la caserne du Buen-Succeso. Elle fut repouss\u00e9e par la garnison. &#8211; 9 ao\u00fbt : Le roi Christian de Danemark est attaqu\u00e9 dans sa promenade autour du ch\u00e2teau de Bernstof. Tr\u00e8s bon cavalier, il s&rsquo;en est \u00e9chapp\u00e9 &#8211; 27 ao\u00fbt : A Corrientes (R\u00e9publique. Argentine). La population attaque et d\u00e9truit le Cercle de l&rsquo;Union Civique. &#8211; 1er septembre : Zerloff, chef de la police de Brelaia, a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9. &#8211; 2 septembre : Tentative manqu\u00e9e sur Stambouloff, ministre bulgare. &#8211; 18 septembre : Le g\u00e9n\u00e9ral Bogron, ex-pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de Honduras, est tu\u00e9 dans son bureau. &#8211; 1<sup>er<\/sup> octobre : Pr\u00e8s de Reichenberg, en Boh\u00eame. Tentative \u00e0 la dynamite, sous le viaduc de Rosenthal, pour faire sauter le train imp\u00e9rial dans lequel \u00e9tait l&#8217;empereur Fran\u00e7ois\u00a0Joseph. (Le train imp\u00e9rial avait devanc\u00e9 l&rsquo;heure.) &#8211; 17 octobre : Le directeur des usines de Sclessin, pr\u00e8s Li\u00e8ge, re\u00e7oit deux balles de revolver d&rsquo;un ouvrier cong\u00e9di\u00e9. &#8211; 21 octobre : Nouvelle attaque manqu\u00e9e, au revolver, sur Stambouloff. &#8211; 20 d\u00e9cembre : \u00c0 Paris. Quatre bombes sont d\u00e9pos\u00e9es sur le seuil de la porte de Berthelot, juge d&rsquo;instruction. En aboyant, son chien donna l&rsquo;\u00e9veil. &#8211; 25 d\u00e9cembre : \u00c0 l&rsquo;\u00e9glise San Andr\u00e9 \u00e0 Valencia. Pendant la messe, quatre p\u00e9tards font sauter la chapelle de la vierge et le ma\u00eetre-autel.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1892<\/strong>, janvier &#8211; Les anarchistes \u00e0 X\u00e9r\u00e8s attaquent la prison pour d\u00e9livrer les prisonniers, ils sont repouss\u00e9s et eurent 3 morts. &#8211; 17 janvier : Un \u00e9tudiant tire trois coups de revolver sur le gouverneur de Kazan (Russie). &#8211; 12 f\u00e9vrier : Par protestation contre les condamnations de X\u00e9r\u00e8s (Espagne). Une bombe explose devant la maison habit\u00e9e par le Consul d&rsquo;Espagne \u00e0 Lisbonne. &#8211; 14 f\u00e9vrier : 35 kilos de dynamite sont d\u00e9rob\u00e9s \u00e0 Soisy-sous-Etiolle. &#8211; 17 f\u00e9vrier : \u00c0 Potenza. Trouvant les imp\u00f4ts trop lourds, la population a br\u00fbl\u00e9 les archives communales Un gendarme fut tu\u00e9. &#8211; 25 f\u00e9vrier : Voulkoviche, repr\u00e9sentant de la Bulgarie \u00e0 Constantinople, est frapp\u00e9 d&rsquo;un coup de yatagan. &#8211; 27 f\u00e9vrier : \u00c0 Berlin. Dans une manifestation contre les brutalit\u00e9s polici\u00e8res, trois magasins sont d\u00e9valis\u00e9s dans la K\u0153pniker-Strasse. &#8211; 1<sup>er<\/sup> mars : \u00c0 l&rsquo;h\u00f4tel Sagan, rue Saint-Dominique (Paris). Explosion d&rsquo;une bombe de dynamite. 300 carreaux sont bris\u00e9s, vases et pendules sont r\u00e9duits en pi\u00e8ces. &#8211; 15 mars : Place Lobau, Paris, \u00e0 la caserne de la garde, explosion de dynamite, 12 fen\u00eatres sont bris\u00e9es. &#8211; Mars : Attentat \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel du conseiller \u00e0 la cour, Benoist, 136, boulevard Saint-Germain (Paris). Ce magistrat avait pr\u00e9sid\u00e9, avec une partialit\u00e9 r\u00e9voltante, les d\u00e9bats de l&rsquo;affaire Decamp. &#8211; Mars : Un p\u00e9tard de dynamite \u00e9clate rue Montmartre, un deuxi\u00e8me rue de Provence, un troisi\u00e8me, rue Alibert (Paris). &#8211; 27 mars : \u00c0 8 heures du matin, au 39, de la rue de Clichy, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue de Berlin (Paris), \u00e9clate une formidable d\u00e9tonation de dynamite qui \u00e9branle tout le quartier, la panique est g\u00e9n\u00e9rale, l&rsquo;escalier est compl\u00e8tement d\u00e9truit. Au premier \u00e9tage habitait Guillaume, avocat \u00e0 la Cour d&rsquo;appel, au quatri\u00e8me \u00e9tage habitait le substitut Bulot qui s&rsquo;\u00e9tait montr\u00e9 impitoyable dans les proc\u00e8s des anarchistes. &#8211; 17 avril : \u00c0 Li\u00e8ge (Belgique). Explosion dans la maison de l&rsquo;avocat g\u00e9n\u00e9ral Beljens, lequel avait requis contre les anarchistes. &#8211; 25 avril : Boulevard Magenta, \u00e0 Paris. Une formidable explosion fait sauter le restaurant V\u00e9ry, dans lequel, par une d\u00e9nonciation du gar\u00e7on, avait r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 Ravachol, il y eut des d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables et six victimes dont V\u00e9ry. &#8211; 28 avril : Attentat \u00e0 la dynamite dans l&rsquo;\u00e9glise de Monterotondo, pr\u00e8s Rome. &#8211; 1<sup>er<\/sup> mai : \u00c0 Li\u00e8ge, trois explosions : contre le pr\u00e9sident du S\u00e9nat ; dans une \u00e9glise ; chez un noble. &#8211; 12 mai : Lens (France). Une cartouche de dynamite d\u00e9molit la maison de Cappelier, sous-chef des ateliers des mines. &#8211; 10 juin : Barcelone. Des gr\u00e9vistes attaquent la maison d&rsquo;un avocat et celles des patrons. &#8211; 15 juillet : Explosion dans le ch\u0153ur de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Martin \u00e0 Li\u00e8ge, des vitraux sont bris\u00e9s. Autre explosion \u00e0 Li\u00e8ge dans la maison de M. Minette, d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables. &#8211; 20 juillet : A San Andr\u00e8s Palomar. Les ouvriers en gr\u00e8ve font exploser la dynamite chez un directeur de fabrique. &#8211; 23 juillet : \u00c0 Pontev\u00e9dra. Les femmes se sont r\u00e9volt\u00e9es contre les tarifs d&rsquo;octroi. Au nombre d&rsquo;un millier environ, elles ont chass\u00e9 les pr\u00e9pos\u00e9s et ont jet\u00e9 les gu\u00e9rites dans la rivi\u00e8re, puis, mirent \u00e0 sac le bureau central de l&rsquo;octroi. &#8211; 24 juillet : Gr\u00e8ves \u00e0 Pittsburg. Frick, directeur des usines Carnegie est seul dans son cabinet, <em>Alexandre Berkman<\/em> y p\u00e9n\u00e8tre et lui tire trois coups de revolver \u00e0 bout portant. &#8211; 19 ao\u00fbt : Knoxville U.-S. : Les troupes tirent au canon sur les gr\u00e9vistes de Coal-Creck. Nombreuses victimes. &#8211; 11 septembre : En Russie, dans les villages miniers de Bachmont et de Yousoufjka, les gr\u00e9vistes incendient 180 maisons et auberges et la synagogue. &#8211; 13 septembre : Sofia. Des poutres sont mises en travers des voies pour faire d\u00e9railler le train qui ram\u00e8ne le prince Ferdinand de Philipopoli \u00e0 Sofia. &#8211; 26 septembre : Trois bombes font explosion dans la maison d&rsquo;un banquier \u00e0 Bologne. &#8211; 27 septembre : \u00c0 St-\u00c9loi (France). Une cartouche de dynamite est plac\u00e9e sous la grille de la demeure des ing\u00e9nieurs des mines, la grille et le portique sont d\u00e9truits. &#8211; 8 novembre : Une bombe \u00e0 renversement est d\u00e9pos\u00e9e devant le bureau de la Soci\u00e9t\u00e9 des mines de Carmaux, avenue de l&rsquo;Op\u00e9ra. Les agents la transportent au commissariat de police de la rue des Bons-Enfants. En l&rsquo;examinant elle \u00e9clata et six policiers furent tu\u00e9s. &#8211; 20 novembre : \u00c0 Lisbonne. Le comte de Folgosa \u00e9tait charg\u00e9 de pr\u00e9parer une brillante r\u00e9ception au roi. Une bombe \u00e9clate sous ses fen\u00eatres et fait d&rsquo;\u00e9normes d\u00e9g\u00e2ts. &#8211; 21 novembre : \u00c0 Saint-\u00c9loi. Nouvelle explosion contre la maison d&rsquo;un ing\u00e9nieur aux mines. &#8211; 11 d\u00e9cembre : \u00c0 Taschkend. Le g\u00e9n\u00e9ral Drozgowsky, pr\u00e9sident d&rsquo;un Conseil de guerre, qui avait condamn\u00e9 des nihilistes, est trouv\u00e9 tu\u00e9 dans sa chambre. &#8211; 18 d\u00e9cembre : \u00c0 Commentry (France). Une forte cartouche de dynamite d\u00e9truit une partie des b\u00e2timents de la Soci\u00e9t\u00e9 Fourchambault. &#8211; 24 d\u00e9cembre : \u00c0 Dublin. Une explosion contre les bureaux de police de s\u00fbret\u00e9 de l&rsquo;Exchange-Court, cause des d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables. &#8211; 28 d\u00e9cembre : Paris. Une bombe \u00e9clate \u00e0 la caserne de la pr\u00e9fecture de police de la Cit\u00e9. D\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels, fen\u00eatres bris\u00e9es, portes d\u00e9molies. &#8211; 31 d\u00e9cembre : \u00c0 Gelsenhirchen. Explosion devant la caserne de la gendarmerie.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1893<\/strong>, 10 janvier : \u00c0 Gelsenhirchen. Les ouvriers mineurs en gr\u00e8ve font partir deux cartouches de dynamite devant les h\u00f4tels des directeurs. &#8211; 22 janvier : \u00c0 Rome. Un p\u00e9tard \u00e9clate sous une fen\u00eatre de l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Angleterre, un des plus riches de la ville. -11 f\u00e9vrier : \u00c0 Rome. Pour comm\u00e9morer l&rsquo;anniversaire de X\u00e9r\u00e8s. Une bombe explose devant la porte du commissaire de police. Une autre partit devant le poste de gendarmerie. &#8211; 14 f\u00e9vrier : Jemeppe. Attentat au ch\u00e2teau du directeur d&rsquo;un \u00e9tablissement industriel. &#8211; 21 f\u00e9vrier : Rome : Attentat au fulmi-coton contre la maison de Ferri. &#8211; 10 mars : Rome. Une bombe \u00e9clate chez Cavalieri, directeur du journal Cr\u00e9dit et Commerce. &#8211; 12 mars : En Espagne, \u00e0 Pola de Lena : Une cartouche de dynamite \u00e9clate devant la maison d&rsquo;un juge. &#8211; 21 mars : Rome. Un p\u00e9tard explose sous la porte du palais du marquis Sacchetti, cam\u00e9rier du pape. &#8211; 22 mars : Moscou. <em>Andrianoff<\/em> p\u00e9n\u00e8tre dans le cabinet de l&rsquo;ancien maire de Moscou, Alexejeff, et lui tire trois coups de revolver ; il est mortellement atteint. Andrianoff se venge d&rsquo;une condamnation injuste prononc\u00e9e par ce maire. &#8211; 20 mai : Gladstone se rend \u00e0 Chester. Une pierre est lanc\u00e9e sur son wagon et en brise les vitres (Angleterre). &#8211; 28 mai : Potsdam. Une cartouche de dynamite fait sauter le d\u00e9p\u00f4t des munitions militaires. &#8211; 17 juin : Goron et ses agents voulant arr\u00eater <em>Mauduit<\/em>, soup\u00e7onn\u00e9 de faux-monnayage, ce dernier prit son revolver et visa le chef de la s\u00fbret\u00e9, les agents d\u00e9tourn\u00e8rent l&rsquo;arme. &#8211; 21 juin : <em>Alvarez<\/em>, r\u00e9dacteur du journal <em>Anarquia<\/em>, d\u00e9pose un engin pour faire sauter la maison de Canovas, pr\u00e9sident du Conseil d&rsquo;Espagne ; l&rsquo;engin \u00e9clate et il est lui-m\u00eame tu\u00e9. &#8211; 27 juillet : \u00c0 Ensival. Attentat \u00e0 la dynamite chez le directeur d&rsquo;une fabrique. &#8211; Ao\u00fbt : \u00c0 Lemberg (Galicie). Un \u00e9tudiant Ruth\u00e8ne tue le Gouverneur de la Galicie, le comte Potocki. &#8211; 8 septembre : Angleterre. Dans les gr\u00e8ves des mineurs de Leeds, \u00e0 Chiswell, les mineurs lancent des pierres sur les agents de police. \u00c0 Heckmondwike des pierres sont jet\u00e9es sur le directeur des houill\u00e8res et sur les agents. Pr\u00e8s de Nottingham, les gr\u00e9vistes attaquent les policiers et brisent tout ce qui se trouve sur leur passage. &#8211; \u00c0 Poutresopp, de hautes piles de bois sont incendi\u00e9es, la foule pille les boutiques et les r\u00e9coltes. &#8211; 24 septembre : \u00c0 Barcelone. Apr\u00e8s une revue, une bombe charg\u00e9e de dynamite et de mitraille est jet\u00e9e sous le cheval du mar\u00e9chal Martinez Campos, par <em>Paulino Pallas<\/em>. Le mar\u00e9chal est bless\u00e9 ainsi que les g\u00e9n\u00e9raux Molins et Costelvi et plusieurs gendarmes. &#8211; 28 octobre : Le maire de Chicago, Carter Harisson, qui avait pr\u00e9c\u00e9demment charg\u00e9 les anarchistes, a re\u00e7u une d\u00e9charge de revolver, il est tomb\u00e9 mort. &#8211; 8 novembre : Le th\u00e9\u00e2tre du Lic\u00e9o \u00e0 Barcelone, r\u00e9unissait l&rsquo;\u00e9lite de la haute soci\u00e9t\u00e9 catalane ; trois bombes Orsini furent lanc\u00e9es sur le 3<sup>e<\/sup> rang des fauteuils d&rsquo;orchestre, il y eut 22 morts et 50 bless\u00e9s. &#8211; 13 novembre : \u00c0 Paris. Georgevitch, ministre pl\u00e9nipotentiaire de Serbie est frapp\u00e9 mortellement par <em>L\u00e9autier<\/em>, de deux coups de tranchet, dans un bouillon Duval, de la rue des Petits-Champs. &#8211; 16 novembre : Marseille. Attentat pour faire sauter la r\u00e9sidence du g\u00e9n\u00e9ral Voulgrenant. &#8211; 27 novembre : Berlin. Une machine infernale qui devait an\u00e9antir le chancelier de Caprevi, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte par le major Ebmayer et n&rsquo;a pas \u00e9clat\u00e9. &#8211; 9 d\u00e9cembre : <em>Vaillant<\/em>, des tribunes publiques de la Chambre des d\u00e9put\u00e9s, lance une bombe en pleine s\u00e9ance dans le Palais Bourbon. La frousse de tous les d\u00e9put\u00e9s est g\u00e9n\u00e9rale, quoique le pr\u00e9sident Dupuy, par cr\u00e2nerie, dise, vingt minutes apr\u00e8s et tout danger ayant disparu : \u00ab\u00a0la s\u00e9ance continue\u00a0\u00bb. &#8211; 23 d\u00e9cembre : A Loivre (Haute-Marne). Explosion de dynamite chez le maire, industriel en tissus.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1894<\/strong>, 8 janvier : Rome. Des gardes barrent la route du pont Garibaldi, sur laquelle devaient passer des manifestants ; ces derniers tir\u00e8rent des coups de revolver pour se frayer le passage. &#8211; 9 janvier : Berlin. Les ouvriers qui demandent du travail ou du pain ont bris\u00e9 des portes et des vitres au M\u00e9tropolitain. &#8211; 25 janvier : Barcelone. Coups de pistolet par un ouvrier ma\u00e7on sur le Gouverneur civil. &#8211; 9 f\u00e9vrier : Neuilly (France), rue Laffitte. Explosion de dynamite \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel du comte Salverte. &#8211; 12 f\u00e9vrier : Paris, gare Saint\u00ad Lazare <em>\u00c9mile Henry<\/em>, dans le caf\u00e9 de l&rsquo;H\u00f4tel Terminus, lance une bombe au milieu des consommateurs. La panique est g\u00e9n\u00e9rale. &#8211; 14 f\u00e9vrier : Londres. <em>MartiaI Bourdin<\/em> en voulant essayer des bombes se fait sauter \u00e0 Greenwich. &#8211; 20 f\u00e9vrier : Paris. Explosion de dynamite dans un h\u00f4tel, 69, rue Saint-Jacques. &#8211; 20 f\u00e9vrier : Paris. Une bombe est d\u00e9pos\u00e9e derri\u00e8re la porte d&rsquo;une chambre d&rsquo;h\u00f4tel, 47, faubourg Saint-Martin, elle \u00e9tait destin\u00e9e au commissaire de police. Tentative manqu\u00e9e. &#8211; 9 mars : Rome. Une bombe \u00e9clate devant la Chambre des d\u00e9put\u00e9s. 8 personnes bless\u00e9es. &#8211; 10 mars : Puenterrobollo. Une cartouche de dynamite blesse l&rsquo;alcade et un sacristain. &#8211; 15 mars : Paris. Un engin charg\u00e9 explose contre le tambour de la porte d&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 la Madeleine. <em>Pauwels<\/em> croyant que la porte s&rsquo;ouvrait int\u00e9rieurement la poussa et l&rsquo;engin fit explosion dans ses mains ; il fut tu\u00e9 net. &#8211; 18 mars : Voiron. Une bombe explose rue du Colombier. &#8211; 4 avril : Paris. Une bombe \u00e9clate sous une fen\u00eatre du restaurant Foyot, rue de Tournon, o\u00f9 mangent quelques s\u00e9nateurs. Elle fait deux victimes, dont Laurent Taillade, qui s&rsquo;\u00e9crie : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;importe l&rsquo;acte, si le geste est beau !\u00a0\u00bb &#8211; 11 avril : Argenteuil. Une bombe est d\u00e9pos\u00e9e chez le juge de paix qui instruisit contre Dardare, elle fut d\u00e9couverte \u00e0 temps. &#8211; 12 avril : Vienne. Une explosion est produite dans la cour du palais de justice. &#8211; 29 avril : Li\u00e8ge. Explosion de dynamite clans l&rsquo;\u00e9glise Saint-Jacques &#8211; 3 mai : Lourches (Nord). Explosion contre l&rsquo;habitation de Deverne, ing\u00e9nieur en chef de la Compagnie de Douchy. &#8211; 9 mai : Rome. Attentat manqu\u00e9, par une bombe contre le prince Odelcalchy. &#8211; 11 mai : Paris. Devant l&rsquo;h\u00f4tel Massing, avenue Kl\u00e9ber. Une explosion cause des d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables. &#8211; 22 mai : Paris. Bombe avenue Niel contre la demeure de l&rsquo;abb\u00e9 Garnier &#8211; 16 juin : Rome. <em>Pietro Lega<\/em> tire un coup de pistolet, sur Crispi, la balle n&rsquo;a fait que traverser la paroi de son coup\u00e9. &#8211; 24 juin : Lyon. Le pr\u00e9sident Carnot est frapp\u00e9 au c\u0153ur d&rsquo;un coup de poignard par le boulanger <em>Sante Caserio<\/em>, qui \u00e9tait venu expr\u00e8s de S\u00e8te. &#8211; 7 juillet : Chicago. Les gr\u00e9vistes incendient six grands b\u00e2timents de l&rsquo;Exposition, le Marshall fut jet\u00e9 dans un lac. &#8211; \u00c0 Stokane, dans l&rsquo;\u00e9tat de Washington, les gr\u00e9vistes d\u00e9truisent la ligne du Northern Railway. &#8211; 9 juillet : Chicago. Les gr\u00e9vistes attaquent la milice qui prot\u00e9geait un train, le lieutenant fut tu\u00e9 d&rsquo;un coup de barre de fer. &#8211; 11 juillet : Sur la ligne Atchinson-Santa-F\u00e9, les gr\u00e9vistes d\u00e9truisent \u00e0 la : dynamite une locomotive et des wagons qui furent projet\u00e9s en miettes hors des rails. &#8211; 18 juillet : Hernalle (Belgique). Une cartouche de dynamite \u00e9clate devant la maison du bourgmestre. &#8211; 18 ao\u00fbt : Le contre-amiral Rozvogow, capitaine du port de Cronstadt est tu\u00e9 par un employ\u00e9 de bureau. &#8211; 7 septembre : Sofia. Troisi\u00e8me attaque manqu\u00e9e contre Stambouloff. &#8211; 19 septembre : Lugano. <em>Pietro Gori<\/em>, avocat anarchiste est assailli par des individus qui le guettaient et qui tir\u00e8rent sur lui plusieurs coups de revolver ; bless\u00e9, il riposta \u00e0 ses agresseurs qui s&rsquo;enfuirent &#8211; 21 d\u00e9cembre : Rome. Deux explosions \u00e0 la dynamite : contre la maison du Consul hongrois et rue Saint-Marc devant l&rsquo;Ambassade d&rsquo;Autriche au Vatican.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1895<\/strong>, 14 janvier : Paris, rue de Monceau. Une bombe \u00e9clate devant la maison d&rsquo;un ancien officier, d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels. &#8211; 19 janvier : Milan. Explosion au palais de la police centrale dans une chambre voisine du cabinet du chef de police. &#8211; 22 janvier : Milan. Explosion contre le mur de la prison. &#8211; 3 juin : Madrid. Un ancien capitaine tire deux coups de revolver sur le g\u00e9n\u00e9ral Primo Rivera, une des balles l&rsquo;a travers\u00e9 de part en part, il n&rsquo;est pas mort. &#8211; 4 juin : Rimini. Ferrari, ex sous secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat, re\u00e7oit un coup de feu qui le blesse mortellement. &#8211; 16 juillet : Sofia. Trois hommes arr\u00eatent la voiture de Sambouloff. L&rsquo;ex-dictateur sauta de la voiture pour fuir, un premier coup de couteau lui d\u00e9tacha la main droite, poursuivi il en re\u00e7ut un coup dans la t\u00eate, puis une balle de revolver dans le dos, il tomba et mourut le lendemain. &#8211; 2 ao\u00fbt : Tatar-Bazardjik. Matakief ami de Stambouloff, est mortellement bless\u00e9. &#8211; 4 ao\u00fbt : Auberchicourt (Nord). <em>Decoux<\/em>, ouvrier mineur cong\u00e9di\u00e9, a \u00e9t\u00e9 mis en lambeaux par une bombe qu&rsquo;il portait et qu&rsquo;il destinait \u00e0 Vuillemin, le directeur des mines d&rsquo;Aniche. &#8211; 16 ao\u00fbt : Anc\u00f4ne. Pour venger Caserio, une bombe \u00e9clate devant le Consulat de France, portes et vitres sont bris\u00e9s. &#8211; 24 ao\u00fbt : Paris. Par une lettre charg\u00e9e de fulminate de mercure et adress\u00e9e au banquier Rothschild, une explosion se produit en l&rsquo;ouvrant et blesse le contentieux charg\u00e9 d&rsquo;ouvrir la correspondance. &#8211; 5 septembre : Paris, rue Lafitte. Un tube de fer rempli d&rsquo;explosifs est d\u00e9pos\u00e9 dans la maison de la banque de Rothschild, il ne fit que fuser. &#8211; 15 octobre : Carmaux. Des coups de revolver sont d\u00e9charg\u00e9s sur l&rsquo;ing\u00e9nieur Ress\u00e9guier, les balles n&rsquo;ont que d\u00e9chir\u00e9 les v\u00eatements.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1896<\/strong>, 29 janvier : Lisbonne. Le roi Carlos rentrant au palais en voiture, des pierres lui furent lanc\u00e9es par un ouvrier, son aide-de-camp fut bless\u00e9. &#8211; 18 f\u00e9vrier : New\u00ad York. Dans une course de taureaux, plusieurs hommes arm\u00e9s de revolvers, se pr\u00e9cipitent dans la loge du pr\u00e9sident Crespo, pour le tuer. Le complot avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9, le pr\u00e9sident n&rsquo;y est pas venu. &#8211; 20 f\u00e9vrier : Madrid. Cinq p\u00e9tards ont fait explosion dans les jardins du Palais-Royal. Les d\u00e9g\u00e2ts sont consid\u00e9rables. &#8211; 21 avril : Lisbonne. Le riche industriel Domingar se rendait en voiture \u00e0 la gare. Une bombe de dynamite et de clous lui est lanc\u00e9e. Domingar et son cocher sont mis en lambeaux. &#8211; 27 avril : Paterno. La population veut l&rsquo;abolition des octrois. Elle essaie de mettre le feu \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de ville et prend d&rsquo;assaut plusieurs maisons bourgeoises. &#8211; 27 avril : Palerme. Une boite de poudre et de morceaux de fer explose devant le Consulat de France. &#8211; 30 avril : Sannois (France). Explosion de dynamite chez Froidure, le ma\u00eetre des fours \u00e0 chaux. &#8211; 2 mai : T\u00e9h\u00e9ran. <em>Mollaz-Reza<\/em> tire plusieurs coups de revolver sur le Shah de Perse, qui tombe mort. &#8211; 31 mai : Thorn (Allemagne). Explosion de fulmi-coton sur la place d&rsquo;armes. Trois officiers sont bless\u00e9s. &#8211; 7 juin : Barcelone. Une bombe est jet\u00e9e sur la procession de la F\u00eate\u00ad Dieu, dans la rue Nuevos-Cambios Cinq tu\u00e9s. &#8211; 16 juin : Le marquis de Mor\u00e8s est tu\u00e9 dans une mission en Tripolitaine. &#8211; 27 juin : T\u00e9h\u00e9ran. Attentat manqu\u00e9 sur le nouveau Shah de Perse. &#8211; 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt : Marseille. Explosion d&rsquo;une bombe rue Montaux, dans la maison de Julien, vice-pr\u00e9sident du tribunal de premi\u00e8re instance. Dans la m\u00eame maison habitait Artaud, brigadier de la police de s\u00fbret\u00e9. Grands d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels. &#8211; 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt : Sofia. Une bombe fait sauter le monument du tombeau \u00e9lev\u00e9 au dictateur Stambouloff. &#8211; 13 septembre : Le tzar doit faire un voyage de gala ; un complot contre lui est d\u00e9couvert. Il \u00e9tait organis\u00e9 \u00e0 Glascow, \u00e0 Rotterdam, \u00e0 Anvers et \u00e0 Boulogne. &#8211; 14 septembre : Charleroi. _ Une explosion de dynamite au presbyt\u00e8re a caus\u00e9 de grands d\u00e9g\u00e2ts. &#8211; 29 septembre. &#8211; La Grande-Combe (France). Explosion par la dynamite contre la maison de l&rsquo;ing\u00e9nieur de la Compagnie Bayle. Les cloisons et la toiture sont d\u00e9molis. &#8211; 19 octobre : Berlin. Meyer\u00ad L\u00e9vy, conseiller de justice et pr\u00e9sident de l&rsquo;Association des Avocats, est mortellement atteint dans sa chambre par deux coups de poignard. &#8211; 20 octobre : Constantinople. L&rsquo;avocat Colodian-Avidis est condamn\u00e9 \u00e0 mort par le tribunal secret des r\u00e9volutionnaires. Le complot ayant, \u00e9t\u00e9 d\u00e9voil\u00e9, deux policiers furent charg\u00e9s de garder sa demeure ; tous les deux furent tu\u00e9s \u00e0 coups de couteau. &#8211; 13 d\u00e9cembre : New-York. Feigel, Consul d&rsquo;Allemagne, est attaqu\u00e9 au revolver par <em>Ludwig Schutt <\/em>; le coup est manqu\u00e9.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1897<\/strong>, 3 janvier : Caracas Pendant le troisi\u00e8me acte d&rsquo;une repr\u00e9sentation de <em>Carmen<\/em>, un individu se pr\u00e9sente \u00e0 la porte de la loge du pr\u00e9sident du Venezuela, le g\u00e9n\u00e9ral Crespo. Il sort un couteau et se pr\u00e9cipite sur le Pr\u00e9sident ; il en fut emp\u00each\u00e9 par un garde. &#8211; 21 janvier : Anina (Hongrie). Les mineurs m\u00e9contenta de leur situation, saccagent les bureaux de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Exploitation. &#8211; 29 janvier : Alger. <em>Susini<\/em> fait feu sur la voiture de Gambon, gouverneur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Alg\u00e9rie. Il manque son coup. &#8211; 31 janvier : Le Consul de la R\u00e9publique Argentine \u00e0 Newcastle, est bless\u00e9 \u00e0 la gorge par un coup de rasoir de <em>Lopez<\/em>. &#8211; 6 mars : Amiens. <em>G. Bastien<\/em>, soldat au 51<sup>e<\/sup> de ligne est puni parce qu&rsquo;\u00e9tant permissionnaire il organisa une r\u00e9union anarchiste ; mis en prison, il r\u00e9ussit \u00e0 s&rsquo;\u00e9vader. Rencontrant son capitaine, il voulut l&rsquo;\u00e9tranger. Bastien fut r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 dans sa cellule. &#8211; 11 mars : Uskub. Des Turcs, arm\u00e9s de couteaux, ont attaqu\u00e9 Ristitch, Consul de Serbie. &#8211; 5 avril : Alameda (province de Malaga). Surexcit\u00e9s par la question des octrois, les habitants envahissent les bureaux. Les meubles et les documents sont br\u00fbl\u00e9s. &#8211; 22 avril : Montevid\u00e9o. Un coup de revolver est tir\u00e9 sur le Pr\u00e9sident qui n&rsquo;est pas atteint &#8211; 23 avril : Rome. Arm\u00e9 d&rsquo;un poignard, <em>Acciarito<\/em> approcha de la voiture du roi Humbert qui allait au Champ de Courses de Campanelle. La voiture allant vite, le roi ne fut pas touch\u00e9. &#8211; 9 juin : Nadudvar (Hongrie). La foule des mis\u00e9reux lapide les gendarmes et essaye de p\u00e9n\u00e9trer dans la gendarmerie. &#8211; 17 juin : Paris. Explosion au pied de la statue de Strasbourg, place de la Concorde. &#8211; 4 juillet : Albacete (Espagne). Un groupe de femmes incendie les postes d&rsquo;octroi, les gendarmes sont re\u00e7us \u00e0 coups de pierres. &#8211; 27 juillet : Ar\u00e9nas (province de Santander). Une cartouche de dynamite explose dans la maison de l&rsquo;Alcade. D\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels. &#8211; 9 ao\u00fbt Saint-S\u00e9bastien. Aux bains de San-Agueda, le tortionnaire Canevas, est tu\u00e9 par trois coups de revolver tir\u00e9s par le napolitain <em>Miguel Angiolillo<\/em>, qui voulait venger ainsi les tortur\u00e9s de Montjuich. &#8211; 18 ao\u00fbt : Paris. Le train officiel arrive \u00e0 la gare du Nord avec un peu de retard, ramenant les ministres M\u00e9line, Barthou, ainsi que les g\u00e9n\u00e9raux Saussier et Billot ; ils sortaient de la gare, quand une bombe \u00e9clate au coin du boulevard Magenta et de la rue Lafayette. &#8211; 4 septembre : Barcelone. <em>Ramon Sampau-Baril<\/em>, tire deux coups de feu sur Portas, le chef de la police, qui est gri\u00e8vement bless\u00e9 \u00e0 la poitrine. &#8211; 20 septembre : Budapest. Des coups de revolver sont tir\u00e9s sur la voiture de Fran\u00e7ois-Joseph. &#8211; 21 septembre : Orense (Espagne). Le palais du marquis de Leis est d\u00e9truit par un explosion de dynamite &#8211; 30 octobre : Or\u00e9sahowo (Russie). Les ouvriers d&rsquo;une grande cotonnerie se r\u00e9voltent, mettent le feu \u00e0 la maison du directeur et br\u00fblent cinquante mille roubles de papier monnaie. Pour \u00e9chapper \u00e0 la mort, le directeur s&rsquo;est enfui. &#8211; 6 novembre : Rio de Janeiro. La garnison tire des coups de feu sur le Pr\u00e9sident Mora\u00e8s, \u00e0 l&rsquo;instant qu&rsquo;il d\u00e9barque. Seul le fr\u00e8re du pr\u00e9sident est gri\u00e8vement bless\u00e9. &#8211; 14 novembre : Forl\u00ec. Les femmes et les enfants affam\u00e9s pillent les boulangeries. &#8211; 9 d\u00e9cembre : Ath\u00e8nes. Deux soldats de la garde imp\u00e9riale attentent \u00e0 la vie du Sultan.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1898<\/strong>, 19 janvier: Paris. <em>Eti\u00e9vant<\/em> tire plusieurs coups de revolver sur deux agents de service au poste de police de la rue Berz\u00e9lius. &#8211; 5 f\u00e9vrier : Finale Emilia. La population sans travail assaille les boulangeries et en distribue le pain. &#8211; 9 f\u00e9vrier : Le pr\u00e9sident de Guatemala est tu\u00e9 par <em>Solinger<\/em>. &#8211; 26 f\u00e9vrier : Ath\u00e8nes. Un homme dissimul\u00e9 tire sept coups de revolver sur le landau du roi de Gr\u00e8ce. Le piqueur fut bless\u00e9. &#8211; 21 mars : Koursk. Une explosion est produite sous le tabernacle de la vierge, au couvent de l&rsquo;Apparition. Les ustensiles du culte sont bris\u00e9s &#8211; 7 mai : Milan. Les ouvriers emp\u00eachent le d\u00e9part des soldats de la classe. Les tramways sont renvers\u00e9s, le palais Saporiti est mis \u00e0 sac, des barricades sont \u00e9lev\u00e9es. &#8211; \u00c0 Turin. Pour le m\u00eame motif, il y eut des morts et des bless\u00e9s dans les collisions avec la police. &#8211; 9 mai : Linar\u00e8s (Espagne). Dans une manifestation contre la guerre, l&rsquo;h\u00f4tel de ville est envahi, les meubles sont jet\u00e9s par les fen\u00eatres. Dans la bataille avec la gendarmerie, il y eut 12 morts et 60 bless\u00e9s. &#8211; 10 mai : C\u00f4me. Les gr\u00e9vistes tentent d&rsquo;envahir la caserne des carabiniers et d&rsquo;ouvrir les prisons. Il y eut des morts et des bless\u00e9s. &#8211; 11 mai : Logrono. La population demande du pain, elle envahit les d\u00e9p\u00f4ts de farine et de bl\u00e9 et les distribue au peuple. &#8211; 11 ao\u00fbt : Bruxelles, Le commissaire Monmaerts en voulant arr\u00eater l&rsquo;anarchiste <em>Willems<\/em> \u00e0 son domicile, fut re\u00e7u par plusieurs coups de feu. Willems r\u00e9ussit \u00e0 s&rsquo;enfuir ; poursuivi par les policiers et par la foule, il d\u00e9chargea vingt-deux fois ses armes sur eux. &#8211; 10 septembre : Gen\u00e8ve. L&rsquo;imp\u00e9ratrice \u00c9lisabeth d&rsquo;Autriche est poignard\u00e9e sur le quai de l&rsquo;h\u00f4tel Beau-rivage par <em>Luigi Luccheni.<\/em> &#8211; 15 octobre : Alexandrie. Un gar\u00e7on de caf\u00e9 s&rsquo;est engag\u00e9 sur le bateau que doit prendre Guillaume II. Son colis de bombes est d\u00e9couvert. &#8211; 10 novembre : Lyon. Les agents Maurin et Saujou demandent \u00e0 <em>Pilleyre<\/em> ses papiers. Pour toute r\u00e9ponse celui-ci d\u00e9charge sur eux son revolver.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1899<\/strong>, 8 avril : Saint-P\u00e9tersbourg. Le g\u00e9n\u00e9ral Manzey re\u00e7oit plusieurs coups. de couteau \u00e0 la gorge par <em>Languinov<\/em>. &#8211; 4 juin : Au Champ de Courses d&rsquo;Auteuil, Christiani, petit-fils d&rsquo;un g\u00e9n\u00e9ral du premier Empire, voulut, sans r\u00e9ussir, donner un coup de canne au pr\u00e9sident Loubet, qui \u00e9tait dans sa loge. &#8211; 6 juillet : Belgrade. Quatre coups de revolver sont tir\u00e9s par <em>Kn\u00e9siwitch<\/em> sur le roi Milan, qui n&rsquo;est qu&rsquo;effleur\u00e9. &#8211; 6 juillet : Caboul. Un afghan essaie de tuer l&rsquo;\u00e9mir. &#8211; 21 juillet: Betenzos (Corogne). Les postes d&rsquo;octroi sont incendi\u00e9s ainsi que la maison du maire et celle d&rsquo;un conseiller municipal. &#8211; 27 juillet : Cap Ha\u00eftien. Le g\u00e9n\u00e9ral Heureaux, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Dominicaine est tu\u00e9 de deux coups de revolver au c\u0153ur par <em>Cac\u00e9r\u00e8s<\/em>. &#8211; 14 ao\u00fbt : Rennes. Labori, d\u00e9fenseur de Dreyfus, re\u00e7oit un coup de revolver dans le dos, par le nationaliste Paulin Guillaume. &#8211; 25 septembre : Paris. Puybaraud, directeur des services \u00e0 la pr\u00e9fecture de police, est assailli au revolver, sans \u00eatre atteint. &#8211; 8 octobre : Constantinople. Djavid-bey, fils du grand vizir est tu\u00e9 \u00e0 coups de revolver. &#8211; 22 novembre : Kaborowska (Russie). Somov, ma\u00eetre de police est tu\u00e9 d&rsquo;un coup de carabine.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1900<\/strong>, 28 f\u00e9vrier : Caracas. Pendant la f\u00eate du Carnaval, un individu tente de tuer le g\u00e9n\u00e9ral Castro &#8211; 7 mars : Paris. Explosion chez Picart, commissaire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Exposition D\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels. &#8211; 4 avril : Bruxelles. \u00c0 la gare du Nord, le jeune <em>Sipido<\/em> tire deux coups de revolver sur le prince de Galles, par indignation de la conduite des anglais envers les Boers. Le Prince de Galles ne fut pas atteint. &#8211; 16 avril : L&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Aubervilliers est incendi\u00e9e. &#8211; 2 mai : Barcelone. Des groupes d&rsquo;ouvriers en gr\u00e8ve lapident plusieurs tramways ainsi qu&rsquo;une fabrique dans le quartier de Sans. &#8211; 4 mai : Roustchouck (Bulgarie). Les paysans se sont r\u00e9volt\u00e9s pour ne pas payer la d\u00eeme. &#8211; Trestnich (Bulgarie). Le sous-pr\u00e9fet est attaqu\u00e9, deux officiers sont tu\u00e9s ainsi que des soldats. &#8211; 11 mai : S\u00e9ville. Le cercle militaire est attaqu\u00e9, les becs de gaz et les vitres sont d\u00e9molis. Des gendarmes, des policiers et des gardes sont bless\u00e9s. &#8211; 10 juin : Saint\u00a0Louis. Dans les gr\u00e8ves du service des transports, trois bombes sont lanc\u00e9es et d\u00e9truisent deux voitures et un tramway. &#8211; 29 juillet : Rome. <em>Gaetano Bresci<\/em> (n\u00e9 \u00e0 Prato en Toscane), tire trois coups de revolver sur le roi Humbert. Atteint au c\u0153ur, Humbert succombe. &#8211; 2 ao\u00fbt : Place de la Concorde, Paris. <em>Fran\u00e7ois SaIson<\/em> renverse un agent et se pr\u00e9cipite sur le Shah de Perse, sur lequel il veut tirer avec un revolver, il est d\u00e9sarm\u00e9 aussit\u00f4t. &#8211; 6 ao\u00fbt : Vienne. Le prince Odelcaschi est gri\u00e8vement bless\u00e9 dans sa propri\u00e9t\u00e9 de Santa Marinella. &#8211; 11 octobre : Paris. Le commissaire de police de la gare de l&rsquo;Est, ne voulant pas reconna\u00eetre un fils dit \u00ab\u00a0naturel\u00a0\u00bb, celui-ci fit feu \u00e0 cinq reprises sur son p\u00e8re qui fut bless\u00e9. &#8211; 16 novembre : Breslau. Une femme, <em>Schnepka<\/em> jette une hachette sur l&rsquo;\u00e9quipage de l&#8217;empereur Guillaume ; elle est tomb\u00e9e derri\u00e8re la voiture. &#8211; 31 d\u00e9cembre : B\u00e9ziers. <em>Geysse<\/em> tire cinq coups de revolver sur les juges du tribunal correctionnel.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1901<\/strong>, 26 janvier : Arlon. Un employ\u00e9, <em>Schneider<\/em>, d\u00e9charge son revolver sur Orban de Xivry, gouverneur provincial, trois balles l&rsquo;atteignent mortellement. &#8211; 15 f\u00e9vrier : \u00c0 Chalons-sur-Sa\u00f4ne (France), les ouvriers m\u00e9tallurgistes en gr\u00e8ve envahissent les usines. &#8211; 13 avril : Madrid. Dans les manifestations anti-cl\u00e9ricales, les manifestants lancent des pierres sur la police, des pots de fleurs sont jet\u00e9s sur les gendarmes, les becs de gaz sont bris\u00e9s. &#8211; 7 mars : Br\u00eame. <em>Veiland<\/em> lance un morceau de fer sur la voiture de l&#8217;empereur d&rsquo;Allemagne, qui est l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 \u00e0 la joue. &#8211; 23 mars : Saint-P\u00e9tersbourg. Attentat au pistolet contre le procureur g\u00e9n\u00e9ral du Saint Synode. &#8211; 6 ao\u00fbt : Canegrati (Lombardie). Deux cents paysans envahissent le ch\u00e2teau du duc de Visconti, menacent de mort l&rsquo;Intendant et font des d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables. &#8211; 11 ao\u00fbt : Troyes. Une bombe explose dans l&rsquo;\u00e9glise Saint-Nizier, pr\u00e8s l&rsquo;autel de la Vierge, produisant d&rsquo;\u00e9normes dommages. &#8211; 16 ao\u00fbt : Tunis. Matta\u00ef, chef de la s\u00fbret\u00e9, ayant perquisitionn\u00e9 chez un maure, on tente de le tuer. &#8211; 6 septembre : Buffalo. \u00c0 l&rsquo;Exposition, le pr\u00e9sident Mac-Kinley, re\u00e7oit deux coups de feu mortels de l&rsquo;anarchiste <em>Czolgolz<\/em>. &#8211; 22 septembre : Vienne. \u00c0 la chasse, pr\u00e8s de Nohaes en Hongrie, l&rsquo;Archiduc re\u00e7oit un coup de feu qui lui traverse la manche. &#8211; 24 octobre : T\u00e9h\u00e9ran. Un complot contre le Shah de Perse est d\u00e9couvert. &#8211; 4 novembre : P\u00e9kin. En vain, un fonctionnaire arm\u00e9 d&rsquo;une pique a voulu se jeter sur l&rsquo;Imp\u00e9ratrice de Chine. &#8211; 21 novembre : Ath\u00e8nes Un coup de feu est tir\u00e9 sur Th\u00e9otokis, pr\u00e9sident du Conseil. &#8211; 6 d\u00e9cembre : Autriche. Dans une partie de chasse, <em>N\u00e9miezick<\/em>, tente de tuer l&#8217;empereur Fran\u00e7ois-Joseph, mais il est arr\u00eat\u00e9 avant.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1902<\/strong>, 1er janvier : Tokyo. Tandis que <em>Thorson<\/em> s&rsquo;\u00e9lance vers la voiture du Mikado et ajuste l&#8217;empereur avec son revolver, le cocher fouette vivement ses chevaux, c&rsquo;est ce qui fit rater le coup. &#8211; 21 janvier : Alger. Deux officiers fran\u00e7ais sont trouv\u00e9s tu\u00e9s dans le massif des montagnes du Djebel-Oulad-Abdallah. &#8211; 24 janvier : Ath\u00e8nes. Attentat manqu\u00e9 sur le roi de Gr\u00e8ce. &#8211; 19 f\u00e9vrier : Dans les gr\u00e8ves de Barcelone, un patron est bless\u00e9 d&rsquo;un coup de poignard, un autre a eu ses magasins pill\u00e9s. &#8211; 3 mars : Naples. Une balle de fusil tir\u00e9e sur le train imp\u00e9rial, traversa la robe de la princesse Fr\u00e9d\u00e9ric Charles de Prusse. &#8211; 1<sup>er<\/sup> avril : Moscou. <em>Mlle Allart<\/em>, institutrice, tente de tuer au revolver le g\u00e9n\u00e9ral Tr\u00e9pow ; elle est d\u00e9sarm\u00e9e. &#8211; 6 avril : Moscou. <em>Mikalewsky<\/em>, arm\u00e9 d&rsquo;un couteau, se jette sur Zaremba, le chef de la police. &#8211; 8 avril : Bruxelles. Attentat \u00e0 la dynamite pour faire sauter la Banque Nationale, les d\u00e9g\u00e2ts sont consid\u00e9rables. &#8211; 15 avril : St-P\u00e9tersbourg, Spigiaguine, ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur de Russie, est tu\u00e9 de quatre balles de revolver par l&rsquo;\u00e9tudiant <em>Malyschell<\/em>. &#8211; 18 mai : Madrid. Un vaste complot contre le roi Alphonse est d\u00e9couvert, des explosifs et neuf cartouches de dynamite sont saisis. &#8211; 19 mai : Vilna. Le gouverneur Wahl sortant du Cirque, re\u00e7oit deux d\u00e9charges de revolver de <em>Hirsch Zekert<\/em>. Bless\u00e9 aux mains et aux pieds. &#8211; 20 mai : Vienne. Une bombe est plac\u00e9e au terminus du chemin de fer de l&rsquo;\u00c9tat, dans le but de faire sauter Fran\u00e7ois Joseph qui va arriver (d\u00e9couverte \u00e0 temps). &#8211; 3 juin : Nice. <em>Alexandre Owen<\/em>, tire \u00e0 bout portant un coup de revolver sur le Consul g\u00e9n\u00e9ral de Russie qui a un doigt coup\u00e9. &#8211; 26 juin : Puteaux. Dhomme, commissaire de police, accompagn\u00e9 d&rsquo;un huissier, veut expulser un locataire. Le locataire fait feu et atteint au genou le commissaire qui roule \u00e0 terre. &#8211; 12 ao\u00fbt : Karkhof. Pendant l&rsquo;entracte, au th\u00e9\u00e2tre, dans le jardin de Tivoli, quatre coups de feu sont tir\u00e9s sur le prince Obolenski. Il est bless\u00e9 ainsi que le policier Bessonof. &#8211; 24 octobre : Au moment o\u00f9 le Sultan traverse le Cours Yeldiz-Kiosk, un homme se pr\u00e9cipite sur lui un revolver et un poignard aux mains. Il est arr\u00eat\u00e9 par les gardes. &#8211; 5 novembre : New-York. Cinq bombes explosent dans la foule qui attend \u00e0 Madison Square le r\u00e9sultat des \u00e9lections (12 morts, 50 bless\u00e9s). &#8211; 15 novembre : Bruxelles. En sortant de Sainte\u00ad Gudule, deux coups de revolver sont tir\u00e9s par <em>Rubino<\/em> sur L\u00e9opold II (manqu\u00e9). &#8211; 23 d\u00e9cembre : Gen\u00e8ve. Un engin fait explosion contre la porte de la cath\u00e9drale, les fen\u00eatres et les maisons de la place sont endommag\u00e9s, la porte de la cath\u00e9drale est d\u00e9molie. &#8211; 30 d\u00e9cembre : T\u00e9h\u00e9ran. Plusieurs coups de feu sont tir\u00e9s sur le Shah de Perse qui ne fut pas atteint.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1903<\/strong>, 10 janvier : Madrid. Un coup de feu est tir\u00e9 par <em>Feito<\/em> sur le cort\u00e8ge royal qui est rat\u00e9. &#8211; 22 f\u00e9vrier : Mitrovitza. Le Consulat russe, en Vieille Serbie, est attaqu\u00e9 et pris d&rsquo;assaut par les Albanais. Le Consul bless\u00e9 mortellement a succomb\u00e9. &#8211; 18 mars : Co\u00efmbra (Portugal). Malgr\u00e9 la garde, les gr\u00e9vistes prennent l&rsquo;H\u00f4tel de Ville d&rsquo;assaut, mettent tout \u00e0 sac et d\u00e9truisent les actes officiels (3 morts, nombreux bless\u00e9s). &#8211; 30 avril : Salonique. La banque ottomane est d\u00e9truite par une bombe de dynamite, des explosions se produisent en cinquante endroits ; un bureau de poste et d&rsquo;autres b\u00e2timents sont attaqu\u00e9s. &#8211; 5 mai : Bonneville. Une pierre de 2 kilos est jet\u00e9e sur le Substitut Hauvy, qui est l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9. &#8211; 19 mai: Oufa (Russie). Le gouverneur est tu\u00e9 par plusieurs coups de feu. &#8211; 31 mai : Figuig. Jonnart, gouverneur de l&rsquo;Alg\u00e9rie, est assailli par une fusillade qui blesse un certain nombre d&rsquo;hommes de son escorte. &#8211; 11 juin : Belgrade. Le roi Alexandre et la reine Draga sont tu\u00e9s \u00e0 coups de fusils par un complot de soldats et d&rsquo;officiers. &#8211; 14 octobre : Paris. <em>Baumann<\/em>, ouvrier \u00e9b\u00e9niste, vieux et sans travail, tire un coup de revolver sur un pr\u00eatre. &#8211; 8 novembre : Paris. Une petite bombe explose dans l&rsquo;\u00e9glise de Belleville. &#8211; Novembre : Vilna (Russie). Des soldats ex\u00e9cutent leur colonel parce qu&rsquo;ils ont \u00e0 s&rsquo;en plaindre. &#8211; D\u00e9cembre : Cournozols (Aude). Le duc de La Roche\u00ad foucault retire aux habitants le droit de faire pa\u00eetre leurs troupeaux dans ses bois ; des poursuites sont engag\u00e9es. Un huissier venant notifier un jugement les condamnant, fut re\u00e7u \u00e0 coups de fusils par quatre\u00ad vingts gaillards. Un garde-forestier trop z\u00e9l\u00e9 eut sa maison br\u00fbl\u00e9e.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1904<\/strong>, 8 avril : Espagne. Une bombe \u00e9clate quelques minutes avant l&rsquo;entr\u00e9e du roi dans l&rsquo;Exposition. &#8211; 12 avril : Madrid. Maura, pr\u00e9sident du Conseil, est poignard\u00e9 par le jeune <em>Miguel Artal<\/em>. &#8211; 8 juillet : Paris. <em>Pivoteau<\/em>, ouvrier m\u00e9canicien, tue son contremaitre de deux coups de couteau. &#8211; Russie : <em>Sazsnotf<\/em> abat le ministre Pl\u00e8ve.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1905<\/strong>, 25 avril : Limoges. Les gr\u00e9vistes pillent les armuriers et tentent d&rsquo;ouvrir les portes de la prison ; ils sont d\u00e9cim\u00e9s par une fusillade des Lebel. &#8211; 15 juin : Paris. L&rsquo;\u00e9quipage pr\u00e9sidentiel dans lequel \u00e9tait le roi d&rsquo;Espagne entrait par la rue de Rivoli dans le pavillon de Rohan ; au m\u00eame instant une bombe \u00e9clate et tue un cheval du cort\u00e8ge. &#8211; Russie : Assassinat par Kala\u00efeff<em> <\/em>du Grand Duc Serge.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1906<\/strong>, janvier : Russie. Attentat contre Nicolas Il ; coup de canon tir\u00e9, de la forteresse Pierre et Paul, contre le pavillon du Tzar, \u00e9rig\u00e9 en face de la forteresse, lors de la b\u00e9n\u00e9diction des eaux de la N\u00e9va. &#8211; 8 mai : Vaziers (Nord). Des cartouches sont distribu\u00e9es aux soldats pour aller dans les gr\u00e8ves. Le fantassin <em>Legrand<\/em> ayant \u00e9t\u00e9 malmen\u00e9 par le sous-officier Barbieux, il l&rsquo;ex\u00e9cute d&rsquo;abord d&rsquo;un coup de fusil. &#8211; 5 septembre : Toulon. Le maire de Toulon, Escartefigue, en auto avec un officier de police, sont assaillis sur la route par une gr\u00eale de pierres ; les vitres sont bris\u00e9es et le policier est bless\u00e9. &#8211; Russie : Fusilleur des paysans insurg\u00e9s, Loujenovsky est ex\u00e9cut\u00e9 par <em>Marie Spiridonova<\/em>.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1907<\/strong>, 12 juin : Paris. Le journal Le Matin ayant ins\u00e9r\u00e9 des mensonges calomnieux sur les anarchistes, une dizaine de camarades se sont pr\u00e9sent\u00e9s au secr\u00e9taire pour lui demander de force une rectification. Elle fut ins\u00e9r\u00e9e le lendemain.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1909<\/strong>, 21 juin : Auteuil (France). Les lads emp\u00eachent les chevaux de venir au champ de courses. Ils veulent un salaire de 70 francs par mois au lieu de 60. Le public s&rsquo;impatiente et met le feu aux tribunes. &#8211; 20 octobre : Grenoble. Les soldats du 14<sup>e<\/sup> bataillon de chasseurs, m\u00e9contents de leur lieutenant, lui flanquent une correction et le jettent dans un foss\u00e9.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1910<\/strong>, 25 avril : Saint-Denis. Dans les gr\u00e8ves des poseurs de rails du chemin de fer du Nord. Les cuirassiers charg\u00e8rent les gr\u00e9vistes ; il y eut un mort et huit bless\u00e9s. &#8211; 2 mai : Dunkerque. Gr\u00e8ve des ouvriers du b\u00e2timent, Ils sont charg\u00e9s par les dragons, plusieurs sont bless\u00e9s. &#8211; Mai : Pr\u00e9vost-Paradol (province d&rsquo;Oran). Deux d\u00e9tenus militaires, occup\u00e9s au terrassement, voulant fuir, sont fusill\u00e9s par le factionnaire. &#8211; 15 octobre : H\u00e9douville (S.-et-O.). Des paysans en gr\u00e8ve saccagent la ferme et enfoncent les portes de l&rsquo;habitation du directeur Berthelot. Les gendarmes sont refoul\u00e9s. &#8211; Le chef de police de Buenos-Aires, colonel Ram\u00f4n Falc\u00f4n, qui avait fait assassiner de sang-froid les ouvriers argentins pendant la manifestation du 1<sup>er<\/sup> mai, fut tu\u00e9, en compagnie de son secr\u00e9taire, par l&rsquo;anarchiste <em>Simon Radowisky<\/em>, aujourd&rsquo;hui enferm\u00e9 dans la terrible prison polaire d&rsquo;Usuahia (R\u00e9publique Argentine). &#8211; Novembre : Bourges. Pendant les gr\u00e8ves des cheminots, le soldat <em>Lecoin<\/em> refuse de marcher contre les gr\u00e9vistes.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1911<\/strong>, mars : Damery-Ay (France). Les vignerons champenois veulent du mieux-\u00eatre, ils font gr\u00e8ve. Les ma\u00eetres des grands crus font la sourde oreille. Les vignerons envahissent les caves, entre autres celles de Casimir P\u00e9rier, ils \u00e9ventrent les futailles et font couler le vin dans les ruisseaux. &#8211; 26 mai : Aimargues. Aigues-Mortes (France). Les vignerons de la r\u00e9gion font gr\u00e8ve, les soldats refusent de marcher contre eux. Les gendarmes chargent et font des prisonniers qui sont d\u00e9livr\u00e9s par la foule. &#8211; 12 avril : Epernay. Dix mille vignerons r\u00e9volt\u00e9s sont entr\u00e9s dans la ville en chantant la Carmagnole. Le m\u00eame soir une bombe \u00e9clate \u00e0 Ay. &#8211; 3 juillet : Beauvais. Un r\u00e9serviste fatigue ne peut plus marcher, l&rsquo;officier insiste brutalement. Un soldat indign\u00e9 lui envoie une balle sans l&rsquo;atteindre. &#8211; 2 ao\u00fbt : Le Chambon-Fougerolles. Dans la gr\u00e8ve des boulonniers plusieurs maisons sont dynamit\u00e9es. &#8211; 25 ao\u00fbt : Ch\u00f4mage intense dans les d\u00e9partements du Nord. Les marchands haussent leurs prix, le lait augmente ; un commer\u00e7ant est d\u00e9shabill\u00e9 et ross\u00e9. \u00c0 Saint-Amand, les femmes s&#8217;emparent de ce dont elles ont besoin. \u00c0 Carvin, le march\u00e9 est sabot\u00e9. Les gendarmes chargent les habitants. \u00c0 Saint-Quentin, tous les \u00e9talages sont saccag\u00e9s. A Billy-Montigny, un boulanger voyant sa boutique menac\u00e9e tire sur la foule, le sang coule. Les magasins sont envahis. &#8211; 26 ao\u00fbt : Avesnes. Les manifestants envahissent et pillent le march\u00e9. &#8211; Valenciennes : Les boutiques et le march\u00e9 sont mis \u00e0 sac.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1912<\/strong>: Russie. Assassinat du ministre Stolypine par <em>Bogroff<\/em>.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1913<\/strong>, octobre. Lib\u00e9r\u00e9 du p\u00e9nitencier d&rsquo;Alberville o\u00f9 il souffrit toutes les tortures, <em>Duval<\/em> vint \u00e0 Paris acheter un revolver, puis retourna \u00e0 Alberville. Rencontrant le commandant du P\u00e9nitencier il tira sur lui et sur les sous-officiers qui l&rsquo;accompagnaient.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1918<\/strong>: Assassinat du comte Tisza, \u00e0 Budapest. -Paris : Exasp\u00e9r\u00e9 de savoir que les morts de la guerre se comptaient par millions, et qu&rsquo;assis dans leur fauteuil les gouvernants voulaient que continue encore la boucherie humaine, \u00e9pris d&rsquo;humanit\u00e9, le jeune <em>\u00c9mile Cottin<\/em> va attendre Cl\u00e9menceau, un des responsables. Il lui d\u00e9charge son revolver et ne le blesse que l\u00e9g\u00e8rement. &#8211; Russie. Assassinat de Ouristki, chef de la Tch\u00e9ka de Petrograd. &#8211; Russie. Assassinat, par <em>Donsko\u00ef<\/em>, du g\u00e9n\u00e9ral allemand Eichborn. &#8211; Russie. Assassinat de Mirbach.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1919<\/strong>. Attentat contre plusieurs membres \u00e9minents du Parti communiste si\u00e9geant en assembl\u00e9e. &#8211; Attentat de <em>Kaphan<\/em> contre L\u00e9nine.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1921<\/strong>, 23 mars : Milan (Italie). Au th\u00e9\u00e2tre Diana, attentat important, le dernier, d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;attentats accomplis pendant la p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire qui va de la date de l&rsquo;armistice \u00e0 la lutte arm\u00e9e contre le Fascisme.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1923<\/strong>. Le 25 janvier, l&rsquo;anarchiste allemand <em>Kurt G, Wilckens<\/em>, arriv\u00e9 \u00e0 Buenos-Aires (R\u00e9publique Argentine), le 23 septembre 1920, en qualit\u00e9 d&rsquo;immigrant, ouvrier mineur, tua avec une bombe de dynamite le lieutenant-colonel Hector B. Vaaela, qui avait ordonn\u00e9 le massacre des ouvriers de Santa Cruz (Patagonie-Argentine), r\u00e9volt\u00e9s contre leurs oppresseurs. &#8211; Novembre. La Ligue de l&rsquo;<em>Action Fran\u00e7aise<\/em>, dans son journal, lance chaque jour des calomnies abominables sur les anarchistes. Une impulsive jeune fille de 20 ans <em>Germaine Berton<\/em>, veut mettre fin \u00e0 ces insultes en tuant l&rsquo;inspirateur des gens du roi : L\u00e9on Daudet. Dans les bureaux, elle ne trouve que Plateau, le metteur en sc\u00e8ne de tous les mauvais coups. Elle lui d\u00e9charge son browning, il tombe mortellement atteint.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>1925<\/strong>. \u00c9gypte. Assassinat d&rsquo;un chef militaire anglais. &#8211; Sofia (Bulgarie). La cath\u00e9drale est le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une formidable explosion. Cet attentat est, sans doute, celui (de ce genre) qui fit le plus grand nombre de victimes. La r\u00e9pression qui s&rsquo;en suivit d\u00e9passe en horreur tout ce que l&rsquo;Histoire a enregistr\u00e9 de plus sauvage et tout ce que l&rsquo;imagination peut concevoir.<\/p>\n<p align=\"left\">* * *<\/p>\n<p align=\"left\">\u00c0 cette liste, qu&rsquo;il convient de compl\u00e9ter par l&rsquo;attentat de <em>Law<\/em>, de <em>Taul\u00e8le<\/em>, de <em>Bouvet<\/em>, de <em>Castagna<\/em> de <em>Bonomini<\/em>, pour la France et de quantit\u00e9 d&rsquo;autres attentats &#8211; individuels ou collectifs &#8211; ayant eu lieu un peu partout, il faut ajouter la foule de complots, d&rsquo;attentats, de gestes de r\u00e9volte et de soul\u00e8vements populaires que cette \u00e9num\u00e9ration, rapide et forc\u00e9ment incompl\u00e8te, ne mentionne pas. Aux mots <em>Bolchevisme<\/em>, <em>Dictature<\/em>, <em>Fascisme<\/em>, on trouvera une liste \u00e9difiante des innombrables attentats provoqu\u00e9s, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 et de l&rsquo;autre, par ces odieux et n\u00e9fastes r\u00e9gimes.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>De 1914 \u00e0 1918<\/strong>, au cours des horreurs sanglantes qui ont converti une partie de la plan\u00e8te en une sc\u00e8ne gigantesque sur laquelle se sont d\u00e9roul\u00e9es les plus \u00e9pouvantables p\u00e9rip\u00e9ties d&rsquo;un Drame sans pr\u00e9c\u00e9dent, innombrables ont \u00e9t\u00e9 les mutineries de soldats las d&rsquo;\u00eatre brim\u00e9s et sacrifi\u00e9s par l&rsquo;incapacit\u00e9, l&rsquo;impr\u00e9voyance et la froide f\u00e9rocit\u00e9 du Haut-Commandement, ainsi que les gestes de d\u00e9sob\u00e9issance par lesquels les combattants se sont refus\u00e9s aux ordres qui leur \u00e9taient donn\u00e9s. Lorsque ces faits seront divulgu\u00e9s et, avec le recul suffisant, appr\u00e9ci\u00e9s et compris, on constatera que si l&rsquo;ob\u00e9issance aveugle fut la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale en ces ann\u00e9es de massacre fr\u00e9n\u00e9tique, vaillantes cependant et beaucoup moins rares qu&rsquo;on est tent\u00e9 de le croire, furent l&rsquo;indiscipline chez les soldats et l&rsquo;indignation active chez les civils.<\/p>\n<p align=\"left\">Nous avons d\u00e9j\u00e0 dit et nous r\u00e9p\u00e9tons que cette \u00e9tude concernant les attentats n&rsquo;est pas close. Nous y reviendrons. (Voir <em>Complot<\/em>, <em>Conspiration<\/em>, <em>\u00c9meute<\/em>, <em>Gr\u00e8ve<\/em>, <em>Insurrection<\/em>, etc. Consulter surtout la deuxi\u00e8me et la troisi\u00e8me partie de cette Encyclop\u00e9die Le lecteur y trouvera nombre de pr\u00e9cisions et de faits dont nous renvoyons l&rsquo;expos\u00e9 \u00e0 ces deux parties, afin de ne pas surcharger cet article d\u00e9j\u00e0 copieux.)\u00a0<\/p>\n<p align=\"left\">L. GU\u00c9RINEAU.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>QUELQUES D\u00c9CISIONS INT\u00c9RESSANTES Bulletin de la F\u00e9d\u00e9ration Jurassienne, 1876 : \u00ab\u00a0La f\u00e9d\u00e9ration italienne croit que le fait insurrectionnel, destin\u00e9 \u00e0 affirmer par des actes les principes socialistes, est le moyen de propagande le plus efficace et le seul qui, sans tromper et corrompre les masses, puisse p\u00e9n\u00e9trer jusque dans les couches sociales les plus profondes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[42],"tags":[2083,95,1132,1777,2091,2079,2089,2090,2082,2092,1192,2085,2087,747,2088,824,1697,2078,391,825,2081,2077,2080,326,379,1191,317,1599,1102,380,2086,401,2084],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1619"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1619"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1619\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1619"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1619"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1619"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}