{"id":1394,"date":"2010-05-08T01:30:31","date_gmt":"2010-05-07T23:30:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/?p=1394"},"modified":"2010-05-08T06:31:17","modified_gmt":"2010-05-08T04:31:17","slug":"les-tatouages-de-loncle","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/2010\/05\/les-tatouages-de-loncle\/","title":{"rendered":"Les tatouages de l&rsquo;Oncle"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/tatouage-1930-4.jpg\"><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/tatouage-1930-4.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-1395\" title=\"tatouage 1930\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/tatouage-1930-4-262x300.jpg\" alt=\"\" width=\"132\" height=\"153\" \/><\/a>Dans son \u00e9tude sur la <em>Terre<\/em><em> de grande punition<\/em>, Michel Pierre signale le grand nombre de bagnards tatou\u00e9s et, malgr\u00e9 l&rsquo;interdiction r\u00e9glementaire de cet usage, \u00ab\u00a0<em>il est rare de rencontrer un for\u00e7at\u00a0 qui ne porte point sur le corps quelques dessins ou devises<\/em> \u00bb . Barrabas, matricule 34777 fait figure d&rsquo;exception. Le for\u00e7at sait se jouer des r\u00e8glements et faire inscrire sa vie, ses pens\u00e9es, son \u0153uvre sur le corps.<\/p>\n<p>Albert Londres consacre tout un chapitre en 1923 \u00e0 cette v\u00e9ritable \u00ab\u00a0<em>litt\u00e9rature de tatou\u00e9s<\/em> \u00bb qui, comme les foires aux monstres dans les f\u00eates foraines, suscitent un certain voyeurisme malsain chez nombre de reporters venus chercher le scoop en Guyane. Certains peuvent y voir une confirmation de la tr\u00e8s hypoth\u00e9tique justesse des th\u00e8ses du m\u00e9decin italien Lombroso sur l&rsquo;homme criminel qui porterait sur lui les stigmates de ses crimes pass\u00e9s et \u00e0 venir.<!--more--><\/p>\n<p>Beaucoup de condamn\u00e9s arrivent d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9s, portant sur eux \u00ab\u00a0<em>une sorte de degr\u00e9 z\u00e9ro de la biographie<\/em> \u00bb. Ils viennent pour la plupart de Biribi. Mais, pour Dominique Kalifa, auteur r\u00e9cent d&rsquo;une excellente histoire des bagnes militaires, ces tatouages constituent une source de premier ordre pour qui veut \u00e9tudier cette population p\u00e9nale particuli\u00e8re, \u00e0 fort pourcentage d&rsquo;analphab\u00e8tes, socialement d\u00e9favoris\u00e9e et peu encline \u00e0 coucher ses souvenirs de l&rsquo;enfer sur papier.<\/p>\n<p>C&rsquo;est alors sur lui que l&rsquo;ancien des bat&rsquo; d&rsquo;Af&rsquo; et autres camps disciplinaires, en d\u00e9barquant au bagne, peut laisser entrevoir \u00e0 qui le veut une trace de son pass\u00e9. Ces marques sur les \u00ab\u00a0homme bleus\u00a0\u00bb des bagnes, aussi \u00e9ph\u00e9m\u00e8res puissent-elles \u00eatre, ne manquent pas d&rsquo;intriguer \u00e0 son tour ce fin connaisseur de l&rsquo;institution p\u00e9nitentiaire coloniale que fut le docteur Louis Rousseau. Les conclusions de l&rsquo;Oncle rejoignent finalement et bien des ann\u00e9es avant celles de l&rsquo;auteur de <em>Biribi<\/em>.<\/p>\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-510\" title=\"Un m\u00e9decin au bagne, \u00e9ditions Fleury, 1930\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne1-221x300.jpg\" alt=\"\" width=\"114\" height=\"155\" srcset=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne1-221x300.jpg 221w, http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/medecin-bagne1.jpg 540w\" sizes=\"(max-width: 114px) 100vw, 114px\" \/><\/a>Docteur Louis Rousseau<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un m\u00e9decin au bagne<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00c9ditions Fleury, 1930<\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">p.221\u00a0:<\/span><\/strong> Beaucoup de transport\u00e9s sont tatou\u00e9s. Les uns ont un tatouage, les autres plusieurs. Quelques-uns en sont, couverts de la t\u00eate aux pieds. Les d\u00e9tenus les plus tatou\u00e9s et les plus enclins \u00e0 pers\u00e9v\u00e9rer dans cette pratique sont ceux que l&rsquo;on appelle improprement d&rsquo;ailleurs les condamn\u00e9s militaires. En fait, ce sont des d\u00e9tenus condamn\u00e9s \u00e0 la peine des travaux forc\u00e9s alors qu&rsquo;ils purgeaient une peine de travaux publics ou de prison dans un p\u00e9nitencier militaire. Le tatouage est si \u00e0 la mode parmi eux qu&rsquo;on peut croire qu&rsquo;il ne leur est pas d\u00e9fendu. Je croirais volontiers que dans ce milieu la pratique du tatouage est en assez \u00e9troite relation avec l&rsquo;homo-sexualit\u00e9. Les dessins, qui sont tr\u00e8s souvent des portraits de femmes et des sujets obsc\u00e8nes, et les parties du corps o\u00f9 ces dessins sont plac\u00e9s le laissent \u00e0 penser. Il est possible aussi que l&rsquo;op\u00e9ration du tatouage soit pour l&rsquo;op\u00e9rateur qui pique pendant des heures l&rsquo;\u00e9lu de son coeur, un plaisir sadique que l&rsquo;op\u00e9r\u00e9 partage. Il est certain que quelques amants f\u00e9roces, \u00e9mus des assiduit\u00e9s que rapportait \u00e0 leurs amis une figure eff\u00e9min\u00e9e, les ont d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 se laisser tatouer sur le visage un masque repoussant, esp\u00e9rant ainsi \u00e9loigner les pr\u00e9tendants. Tous ces tatouages ex\u00e9cut\u00e9s dans les \u00e9tablissements militaires ou par d&rsquo;anciens pensionnaires de ces \u00e9tablissements sont en g\u00e9n\u00e9ral bien faits.<\/p>\n<p>Cette ma\u00eetrise dans l&rsquo;art d&rsquo;illustrer la peau manque \u00e0 ces enfants de quinze \u00e0 seize ans qui, priv\u00e9s de toute surveillance familiale battent le pav\u00e9 des grandes villes en attendant de faire un mauvais coup. Le tatouage con\u00adsid\u00e9r\u00e9 par le gamin comme une marque de sup\u00e9riorit\u00e9 est fait ici par cr\u00e2nerie pour \u00e9pater les camarades. Il n&rsquo;a rien d&rsquo;artistique. C&rsquo;est aussi dans cet esprit que se tatouent les jeunes d\u00e9tenus des maisons de correction auxquels cependant le tatouage est s\u00e9v\u00e8rement d\u00e9fendu. Mais cette d\u00e9fense n&rsquo;est qu&rsquo;un attrait de plus. A cet \u00e2ge le d\u00e9linquant ne conna\u00eet pas les inconv\u00e9nients du tatouage. Par esprit d&rsquo;imitation et pour suivre la mode, il illustre sa peau et ne voit dans le tatouage qu&rsquo;une parure qui pose son homme. Ce n&rsquo;est que plus tard qu&rsquo;il regrettera et essaiera mille moyens pour l&rsquo;effacer, ce qui prouve que de judicieux conseils seraient plus efficaces que la r\u00e9pression. Mais les administrations p\u00e9nitentiaires voyant \u00a0dans le tatouage de gros avantages d&rsquo;ordre signal\u00e9tique, se soucient peu du tort qu&rsquo;il fait aux jeunes d\u00e9linquants et, n&rsquo;osant l&rsquo;encourager ouvertement, le tol\u00e8rent.<\/p>\n<p>Dans quelques grandes Villes, il n&rsquo;est pas rare de voir de jeunes d\u00e9linquants se tatouer sur le visage ou sur la main des points qui rappellent les mouches de la R\u00e9gence et ne sont que des signes de ralliement. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il y eut la bande des trois points, la bande du point bleu&#8230;<\/p>\n<p>Les tatouages ex\u00e9cut\u00e9s dans les prisons m\u00e9tropolitaines, notamment dans les maisons d&rsquo;arr\u00eat et de justice, sont mieux faits que ceux des jeunes d\u00e9linquants mais ne valent pas encore ceux des prisons militaires. Inculp\u00e9s ou condamn\u00e9s se tatouent par cafard. Certains, d\u00e9ses\u00adp\u00e9rant de leur sort, se tatouent des aphorismes de haine. D&rsquo;autres, d&rsquo;esprit plus pratique, comprenant la vanit\u00e9 de ces inscriptions qui ne servent qu&rsquo;\u00e0 les trahir, fix\u00e9s sur l&rsquo;inefficacit\u00e9 des traitements qui pr\u00e9tendent les faire dispara\u00eetre pratiquent l&rsquo;hom\u00e9opathie et se font tatouer de\u00a0 nouveaux sujets sur les anciens, de mani\u00e8re \u00e0 d\u00e9router les recherches anthropom\u00e9triques. Ils se font alors des placages : ce sont le plus souvent des grappes de raisin.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/tatouage-1930-3.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-medium wp-image-1396\" title=\"tatouage 1930\" src=\"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-content\/uploads\/tatouage-1930-3-300x224.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"172\" \/><\/a>Au bagne guyanais il est rare qu&rsquo;un for\u00e7at n&rsquo;ayant pas de tatouage \u00e0 son arriv\u00e9e se fasse tatouer. Si d&rsquo;aventure le cas se produit, on peut \u00eatre s\u00fbr qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un jeune condamn\u00e9 et le plus souvent d&rsquo;un \u00a0inverti tr\u00e8s ardent. Mais le tatouage y est fort go\u00fbt\u00e9 des anciens condamn\u00e9s militaires qui ajoutent de nouveaux tatouages aux anciens. D&rsquo;autres condamn\u00e9s porteurs de quelques inscriptions se font faire des placages pour mieux \u00e9chapper aux recherches quand ils s&rsquo;\u00e9vaderont. Cette supercherie est quelquefois couronn\u00e9e de succ\u00e8s. \u00c0 Demerara et \u00e0 Trinidad, les autorit\u00e9s judiciaires anglaises se sont quelquefois mon\u00adtr\u00e9es exigeantes en mati\u00e8re de preuves signal\u00e9tiques, quand le gouverneur de la Guyane fran\u00e7aise demandait l&rsquo;extradition d&rsquo;un for\u00e7at fugitif. Un tatouage remplac\u00e9 par une cicatrice, une figure remplac\u00e9e par une autre, cela suffit \u00e0 faire prononcer le relaxe du fugitif. En 1902, \u00a0la Cour de la Reine \u00e0 Georgetown, jugeant sur appel une affaire d&rsquo;extradition, fut le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;un incident curieux. Parmi le nombre de pr\u00e9venus, arr\u00eat\u00e9s sur d\u00e9nonciation consulaire, se trouvaient une douzaine de for\u00e7ats qui s&rsquo;\u00e9taient \u00e9vad\u00e9s du p\u00e9nitencier de Saint-Laurent \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un chaland de l&rsquo;administration. Celle-ci pour faciliter l&rsquo;identification, avait envoy\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9tat de refuge un surveillant principal et un surveillant anthropom\u00e9treur. A l&rsquo;audience, comme le Pr\u00e9sident opinait pour le relaxe des cas douteux, l&rsquo;agent fran\u00e7ais demanda la parole pour expliquer la pratique du placage. Il aurait d\u00fb s&rsquo;en tenir l\u00e0, mais il voulut en prouver davantage et \u00e9non\u00e7a une g\u00e9n\u00e9ralisation un peu os\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li>&#8211; D&rsquo;ailleurs, dit-il au pr\u00e9sident, le fait seul que ces individus sont tatou\u00e9s prouve leur origine p\u00e9nale.<\/li>\n<li>&#8211; Vous allez un peu fort, Monsieur le t\u00e9moin, lui r\u00e9pliqua le pr\u00e9sident, et relevant une de ses manches, il ajouta ironique en exhibant un bras illustr\u00e9 : \u00ab Moi aussi je suis tatou\u00e9 et cependant je ne viens pas de Cayenne\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Et il pronon\u00e7a le relaxe du pr\u00e9venu en cause.<\/p>\n<p>Le tatouage d&rsquo;un homme n&rsquo;est pas dans un rapport constant avec son degr\u00e9 de moralit\u00e9, d&rsquo;intelligence et de culture. Bien qu&rsquo;il soit exact que le plus grand nombre des transport\u00e9s dont la peau est tr\u00e8s illustr\u00e9e aient des facult\u00e9s morales et intellectuelles au-dessous de la moyenne, il ne l&rsquo;est pas moins que dans le groupe des peaux vierges le degr\u00e9 de moralit\u00e9 et d&rsquo;intelligence n&rsquo;est pas de beaucoup sup\u00e9rieur. On peut trouver parmi les porteurs de quelques tatouages des hommes tr\u00e8s intelli\u00adgents, de bonnes moeurs,d&rsquo;une haute probit\u00e9 p\u00e9nale et incapables de d\u00e9lation, cependant que dans le groupe des peaux vierges on peut rencontrer des buses doubl\u00e9es de mouchards et de catins.<\/p>\n<p>Au contraire, le tatouage m&rsquo;a paru \u00eatre dans un r:apport constant avec le jeune \u00e2ge. Tous les condamn\u00e9s plus ou moins tatou\u00e9s ont eu une enfance mal surveill\u00e9e. Beau\u00adcoup ont pass\u00e9 par les maisons de correction et par les \u00e9tablissements p\u00e9naux militaires. Quelques-uns ont servi dans la marine ou dans les troupes coloniales. D&rsquo;o\u00f9 il appert que le tatouage &#8211; il s&rsquo;agit ici du premier tatouage qui est la raison des suivants &#8211; a toujours \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 entre douze et vingt-cinq ans et que le mobile est \u00e0 chercher dans les usages des milieux fr\u00e9quent\u00e9s. Le tatouage parait \u00eatre une mode \u00e0 laquelle sacrifient certains hommes jeunes pour diff\u00e9rents motifs. Il est le signe de reconnaissance d&rsquo;une bande de malfaiteurs. Il est quel\u00adquefois une manifestation \u00e9rotique. Plus souvent il per\u00adp\u00e9tue une date m\u00e9morable, un fait de guerre, un souve\u00adnir d&rsquo;amour ou d&rsquo;amiti\u00e9. Il sert aussi \u00e0 inscrire en lettres ind\u00e9l\u00e9biles des cris de haine. On peut le rapprocher dans tous ces cas de la manie assez innocente qu&rsquo;ont beaucoup de jeunes gens de graver sur le bois ou la pierre et dans les endroits fr\u00e9quent\u00e9s leur nom, une sentence et une date dans le but ridicule de laisser trace de leur passage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son \u00e9tude sur la Terre de grande punition, Michel Pierre signale le grand nombre de bagnards tatou\u00e9s et, malgr\u00e9 l&rsquo;interdiction r\u00e9glementaire de cet usage, \u00ab\u00a0il est rare de rencontrer un for\u00e7at\u00a0 qui ne porte point sur le corps quelques dessins ou devises \u00bb . Barrabas, matricule 34777 fait figure d&rsquo;exception. Le for\u00e7at sait se [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[6],"tags":[32,1873,1254,1527,906,411,34,69,1347,606,634,1590,1871,1872],"jetpack_publicize_connections":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1394"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1394"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1394\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.atelierdecreationlibertaire.com\/alexandre-jacob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}