La nitro et la dynamite de l’Indicateur Anarchiste


La fabrication de la cartouche de la dynamite, qui fait suite à l’élaboration de la nitroglycérine, occupe les neuf premières pages de l’Indicateur Anarchiste, introduction exceptée. Rappelons que c’est cet ouvrage que le nommé Leca donne en 1897 au jeune Alexandre Jacob avant de le dénoncer aux services de la police marseillaise. Le livre, dont nous avons précédemment établi le sommaire, appelle les chimistes anarchistes en herbe à multiplier les précautions. L’exemple du belge Pauwels se faisant sauter avec sa marmite dans l’église parisienne de la Madeleine en 1894 doit effectivement inciter ces lecteurs assidus à une prudence extrême même s’il est écrit qu’un enfant pourrait aisément mettre en application lesdites recettes détonantes. Et notamment celle mise au point par Alfred Nobel en 1866. Mais si la dynamite a fait la fortune de ce Suédois, depuis converti au pacifisme et au scientisme positiviste le plus ardent, elle fut un des explosifs de la propagande par le fait, dont la gloire fut écrite par Martenot en 1893 et chantée par tous les compagnons libertaires ensuite :


Pauwels explosé à l\'église de la Madeleine 15 mars 1894

Il est un produit merveilleux
Expérimenté par la science
Et qui pour nous les miséreux
Fera naître l’indépendance
Tant mieux s’il éclate parfois
En faisant beaucoup de victimes
Chez nos ennemis les bourgeois
Cela nous venge de leurs crimes

Placez une marmite
Bourrée de dynamite
Quelle que soit la raison
En faisant explosion
La nouvelle ira vite
Car pour inspirer la terreur
Il n’y a rien d’meilleur
Qu’la dynamite !

On guillotine Ravachol
Un copain qu’avait d’l'envergure
Aujourd’hui c’est un espagnol
Qu’on fusille pour son allure
Vallas sut monter à son tour
Qu’il était un homme invincible
En plus il promettait qu’un jour
Sa vengeance serait terrible

Vive la dynamite
Puisque l’on nous irrite
A chaque exécution
Nous mettrons en action
Notre arme favorite
Car pour semer la terreur
Il n’y a rien d’meilleur
Qu’la dynamite !

Vous pouvez dresser l’échafaud
La potence et la guillotine
Nous, nous avons ce qu’il nous faut
Pour vous faire sauter en sourdine
Si vous croyez qu’ça finira
Vous êtes loin de votre affaire
Pour un homme qu’on nous tuera
Nous en foutrons cinq-cents par terre !

Avec la dynamite
Nous répondrons de suite
Casernes et prisons
Sans flûtes et sans violons
Danseront au plus vite
Car pour semer la terreur
Il n’y a rien d’meilleur
Qu’la dynamite !

 

 

Fabrication de la cartouche de dynamite.

Aie soin si tu veux réussir et éviter tout accident de te conformer scrupuleusement aux prescriptions suivantes.

 MATERIEL QU’IL FAUT TE PROCURER

1 flacon bouché à l’émeri de 250 grammes : fr. 0,45

1 flacon bouché à l’émeri de 500 grammes : fr. 0,65

1 flacon bouché à l’émeri de 1000grammes : fr. 0,80

1 capsule de porcelaine de 167 millimètres : fr. 2,25

Un case quelconque pour servir de bain-marie à cette capsule : fr. 0,00

Un grand bocal en verre blanc à très large ouverture d’une contenance de 5 litres : fr. 1,60

1 pipette en verre : fr. 0,5

1 petit entonnoir en verre : fr. 0,25

1 spatule de bois : fr. 0,10

1 baguette de verre de la grosseur d’un porte-plume : fr. 0,10

En ayant soin de te faire donner juste le poids ou la mesure des substances au degré indiqué, tu peux pour le moment te passer de balances et d’aréomètre. Aie toujours auprès de toi une cuvette pleine d’eau dans laquelle tu mettras tremper tes instruments dès que tu cesseras de t’en servir ; tu les auras ainsi toujours propres et en bon état de conservation.

2° SUBSTANCES QU’IL FAUT TE PROCURER

120 grammes de glycérine pure (3 fr. le kilog.)

200 grammes d’acide azotique monohydraté fumant ordinaire à 46° Beaumé - qu on te mettra dans le petit flacon à l’émeri (1,75 fr. le kilog,) : fr. 0,35

400 grammes d’acide sulfurique ordinaire pur à 66° Beaumé - qu’on te mettra dans le moyen flacon à l’emeri (1,25 fr. le kilog.) : fr. 0,25

Papier de tournesol : fr. 0,25

Tripoli en poudre environ 1/4 de litre : fr. 0,25

Eau très pure (soit eau de pluie, soit eau distillée).

Eau ordinaire très froide (soit eau de puits, soit glace)

bocal de nitroglycérine3° CONFECTION DE LA NITROGLYCERINE

Fais un mélange des 200 grammes d’acide azotique monohydraté fumant ordinaire a 46° et des 400 grammes d’acide sulfurique ordinaire à 66°. Pour faire ce mélange, après avoir versé dans l’un des grands flacons de verre l’a­cide azotique, verse doucement l’acide sulfurique et laisse reposer le tout pendant quatre heures, afin que la réaction chimique ait le temps de s’accomplir. Cette réaction pro­duit une forte chaleur qui doit être passée quand tu verseras la glycérine, sans quoi ce dernier corps s’enflammerait avant que la totalité voulue ne fut mélangée.

Donc, après le repos indiqué de 4 heures et quand les acides mélangés seront rertoidis, tu les versera dans la capsule que tu auras préalablement plongée jusqu’à 2centi­mètres du bord, dans de l’eau froide (prenant bien garde qu’il n’entre jamais d’eau dans la capsule ce qui gâterait le produit). Après avoir transvasé tes acides, tu attendras encore 1/4 d’heure, pour donner aux vapeurs le temps de se dégager.

Pendant tonte l’opération tu renouvelleras constamment l’eau de ton bain-marie pour la tenir aussi froide que possible.

Tu prendras enfin la glycérine en plongeant dedans l’extrémité de la pipette et en aspirant fortement pour la faire monter dedans, puis tu la laisseras tomber goutte à goutte dans l’acide, remuant constamment avec 1a baguette de verre, et renouvelant constamment l’eau froide du bain marie de façon que ta préparation ne dépasse jamais 25° à 30° de chaleur.

Quand les 120 grammes de glycérine seront mélangés avec les acides, la nitroglycérine sera faite, mais elle sera encore impure et il faudra la décanter.

Tu attendras encore ¼ d’heure avant de transvaser le contenu de ta capsule (acide et glycérine mélangés) dans ton grand bocal. Tu auras auparavant versé dans ce bocal 5 ou 6 fois le volume d’eau très pure de ce que tu as de nitroglycérine.

Tu verseras alors très doucement la nitroglycérine car il faut éviter de manier cette substance avec des mouvements brusques.

Tu verras alors se déposer au fond du bocal une sorte d’huile. C’est la nitroglycérine purifiée. Après un repos d’une ou deux heures, tu renouvelleras l’eau en en remuant bien doucement la nitroglycérine afin que toutes ses parties soient en contact avec l’eau qui doit lui enlever ses principes acides. Tu renouvelleras ces lavages jusqu’à ce qu’une bandelette de papier de tournesol plongée dans l’eau ne change plus de couleur, c’est-à-dire ne rougisse plus. Alors toute trace d’acidité aura disparu et tu auras de la nitroglycérine pure et bonne à être employée.

4° CONSERVATION DE LA NITROGLYCERINE

Tu la tiendras dans le bocal de verre à large embouchure, non bouché, mais sous 3 à 4 fois son volume d’eau que tu renouvelleras tous les huit jours par les temps froids et tous les jours par les temps chauds, dans un lieu où la température sera comprise entre 12° et 20°, ni plus ni moins, évitant surtout les brusques changements de températures. De temps en temps tu tremperas dans l’eau où elle a séjourné une feuille de papier de tournesol ; si le papier changeait de couleur, c’est-à-dire rougissait, cela dénoterait des traces d’acidité, il faudrait alors recommencer l’opération de lavage à l’eau pure, jusqu’à ce que le papier de tournesol plongé dans l’eau restât absolument bleu.

Si pourtant la décomposition de la nitroglycérine était trop rapide et que dans l’intervalle de quelques heures l’eau se saturât abondamment de vapeurs nitreuses, il faudrait immédiatement employer ce produit, ou bien le détruire en le répandant sur la terre et en l’allumant avec une bougie pour qu’il brûle à l’air libre. Car la nitroglycérine étendue et allumée à l’air libre brûle sans explosion ni détonation.

5° MANIPULATION DE LA NITROGLYCERINE

Tu dois toujours te rappeler que la nitroglycérine est un poison, elle est vénéneuse et corrosive attaquant surtout les parties muqueuses du corps. Il faut le moins possible t’exposer les vapeurs qui se dégagent pendant et après l’opération ; ces vapeurs causent de fortes migraines. Il faut même éviter que cette substance ne soit en contact avec la peau du corps, même de la main, car dans ce cas elle cause des migraines.

Un choc ou un frottement un peu fort, un brusque chan­gement de température peuvent déterminer l’explosion de ce corps. Enfermée dans un vase hermétiquement bouché, la nitroglycérine peut aussi exploser spontanément sous la pression des gaz qui s’en dégagent par la décomposition.

Tu pourrais, si tu voulais la conserver longtemps sans trop de danger, la mêler à son poids d’esprit de bois (Esprit de bois rectifié à 3 fr. le kilog.), elle deviendrait alors inexplosible. Il faudrait néanmoins tou­jours la manipuler avec précaution. Pour lui rendre ses qualités, tu ajouterais de l’eau qui dissoudrait l’esprit de bois, tandis que la nitroglycérine, redevenue libre retomberait au fond du vase,ensuite tu changerais l’eau que tu remplacerais par de l’eau pure. Mais il vaut mieux la conserver sous forme de dynamite, c’est à dire prête à être employée.

6° CONFECTION DE LA DYNAMITE

Tu prends une quantité de tripoli égale en poids au 1/4 de la nitroglycérine. Ce tripoli doit être bien pur et en poudre très fine et bien tamisée. Tu le places dans ta capsule de porcelaine et après avoir vidé du bocal l’eau qui couvrait la nitroglycérine, tu la fais couler dans la capsule sur le tripoli très lentement, t’arrêtant souvent pour remuer le mélange avec une spatule de bois. Tu as alors de la dynamite prête à être employée.

Il y a plusieurs qualités de dynamite. Toute la différence entre elles consiste dans le choix du corps absorbant employée et aussi dans la qualité de ce corps : voici la composition des trois principales qualités de dynamite :

N°1 Nitroglycérine 3/4, tripoli 1/4, très forte

N°2 Nitroglycérine 2/3, tripoli 1/3, forte

N°3 Nitroglycérine 1/2, tripoli 1/2, faible

Une dynamite contenant moins d’un quart de matière absorbante est dangereuse à manier. Une dynamite contenant plus d’une moitié de matière absorbante a très peu de force.

7° MANIPULATION DE LA DYNAMITE

Cette préparation a l’apparence d’une pâte faite de brique pilée et d’huile, elle peut supporter des chocs et des frottements sans détonner, elle est donc plus maniable que la nitroglycérine. Il faut pourtant, comme cette dernière, la conserver sous l’eau pue dans un lieu tempéré à l’abri des brusques variation de température et surtout ne pas la tenir dans un vase hermétiquement fermé.

Lorsqu’on approche la dynamite de la flamme d’une bougie, la nitroglycérine qu’elle renferme brûle doucement laissant le tripoli en poudre fine et sèche. Mais si la dynamite avait subi un commencement de décomposition, elle fuserait au lieu de brûler. Tu reconnaîtras qu’elle se décompose lorsqu’une bandelette de papier de tournesol placée en l’air au-dessus d’elle, rougit sous l’action des vapeurs qu’elle dégage.

Il faut alors s’en servir de suite ou bien l’étendre sur la terre et la brûler en l’allumant avec une bougie.

8° AMORCES DE LA DYNAMITE

Tu dois savoir qu’il te faut pour faire détonner la dynamite des amorces puissantes, une des meilleures est le fulminate de mercure.

9° SUBSTANCES QU’ILL TE FAUT TE PROCURER POUR CONFECTIONNER LE FULMINATE DE MERCURE

10 grammes de mercure : fr. 0,10

120 grammes d’acide azotique à 36 : fr. 0,15

110 grammes d’alcool à 90 : fr. 1,05

De l’eau bien pure

Comme instruments ta capsule de porcelaine bien nettoyée et le bain marie.

10° CONFECTION DE LA FULMINATE

Fais d’abord dissoudre dans la capsule les 10 grammes de mercure dans les 120 grammes d’acide azotique. Cela prend une heure et demie environ. Si tu emploies biens les quantités de matières indiquées, tout ira bien et il ne te restera plus de mercure dans la capsule. S’il en restait un peu, il faudrait les séparer de l’acide et le réserver pour une autre fois.

Tu auras soin de faire cette opération et toutes celles qui vont suivre sous le manteau d’une cheminée ayant un bon tirage, parce qu’il dégagera beaucoup de vapeurs nuisibles.

Tu allumeras ensuite un fourneau de charbon de bois à chaleur douce et ne donnant pas de flamme ; tu mettras dessus ton bain marie et dans le bain de la capsule, prenant toujours garde qu’il n’y entre de l’eau. Tu ajouteras alors les 110 grammes d’alcool et feras chauffer. Dès qu’il se dégagera des vapeurs blanches, tu enlèveras vivement ta composition de dessus le feu car elle pourrait s’enflammer.

Cependant, si la composition prenait feu, il ne faudrait pas t’émouvoir et fuir ; retirant simplement la capsule du feu, tu soufflerais dessus pour éteindre la flamme et, si tu ne pouvais y parvenir, tu laisserais tranquillement brûler le tout en ayant soin d’éloigner le vase de ce qui pourrait s’allumer et causer un incendie, mais tu n’aurais à redouter aucune explosion. Seulement la composition serait perdue et il faudrait recommencer.

La première partie de l’opération ayant réussi, c’est-à-dire les vapeurs blanches se dégageant, retire donc la capsule du feu, mais en la laissant dans son bain marie et sous le manteau de la cheminée. Il continuera à se dégager des vapeurs qui bientôt deviendront rouges, retire alors immédiatement ta capsule du bain marie. Alors l’opération touchera à son terme. Il se déposera une poussière cristalline blanche au fond de la capsule. Laisse marcher l’opération jusqu’à ce que tout soit bien refroidi et qu’il ne se dé&gage plus de vapeurs.

Quand ça sera froid, lave successivement cinq ou six fois les cristaux obtenus dans de l’eau pure. Ces cristaux sont du fulminate de mercure. Ayant enlevé la dernière eau, mets sécher les cristaux sur des feuilles de papier buvard blanc.

A partir du moment où tu auras retiré les cristaux de fulminate de mercure de l’eau, prends les plus grandes précautions, car ce corps explose très facilement par le choc, le frottement, le tassement ou la chaleur.

11°  CONSERVATION DU FULMINATE

Tu le mettras dans une petite boite en carton sans le tasser, le presser, ni le secouer ; puis tu en envelopperas la boite dans une bonne couche de ouate pour la préserver des chocs ou des changements brusques de températures.

Tiens le tout dans un endroit très sec. Laisse de temps en temps tomber une goûte d’eau dans ton fulminate pour le tenir humide.

12° CONFECTION DE LA CAPSULE

Fais un petit tube de cuivre, d’étain ou de plomb, de 0,01 cm de diamètre et de 0,1 de long, ouvert à un bout, fermé à l’autre, mais ayant dans le cul un petit trou de 0,002 de diamètre.

Fabrique ensuite avec 12 ou 15 fils ou brins de mèche jaune à briquet une petite natte longue de 0,40 environ, ayant un nœud à l’extrémité. Ce sera la mèche de la capsule. Enfile la dans le cul du tube de façon à ce que toute la mèche sorte au dehors et que le nœud reste en dedans.

Mets dans le fond du tube une forte pincée de poudre de chasse, remplis ensuite avec 6 grammes de fulminate de mercure, achève s’il y a lieu de bourrer très délicatement avec de la ouate et bouche enfin avec de la cire à modeler ou du mastic.

Laisse à le mèche autant de fois 2 centimètres de longueur que tu veux qu’il s’écoule de minute avant l’explosion.

13° CONFECTION DE LA CARTOUCHE

Fais un tube de papier parcheminé, ou de cuivre, ou de zinc, ou de n’importe quelle matière pourvu qu’elle soit étanche, c’est-à-dire imperméable ; ferme le d’un bout, laisse l’autre ouvert.

Remplis le de dynamite jusqu’à 0,05 du bord.

Introduis alors la capsule, en l’enfonçant dans la dynamite, de sorte que la partie par où sort la mèche, dépasse de 0,002 le haut de la cartouche.

Mastique ensuite toute la partie demeurée libre entre les parois de la cartouche et ceux de la capsule avec un corps facilement maniable à froid, soit du gypse, soit du mastic laissant, comme il est dit plus haut, passer de 0,002 le cul de la capsule et la mèche qui en sort, et prenant bien garde de n’abîmer cette mèche et de boucher le petit trou par où elle passe.

14° INSTRUCTIONS GENERALES

Pour amorcer convenablement la dynamite, il faut employer du fulminate de mercure dans la proportion de 5%. Donc une cartouche de 100 grammes de dynamite exige 5 grammes de fulminate. Si la dynamite est gelée, augmente la dose de fulminate.

Généralement dans la fabrication de la nitroglycérine on obtient autant de grammes de matière explosible qu’on a employé de glycérine.

Une petite cartouche de 30 gramme de dynamite, convenablement préparée et employée, perce une plaque de tôle de 0,005 d’épaisseur.

Il ne faut pas oublier que la dynamite agit par percussion et non par expansion des gaz. Elle produit un choc très rapide et très violent, semblable à un fort coup de marteau, sur l’objet avec lequel elle est en contact au moment de la détonation.

Il n’en est pas ainsi de la poudre ordinaire qui développe une grande quantité de gaz et, allumée dans un lieu clos et ouvert, déplace violemment l’air contenu dans ce lieu, agissant par poussée, renversant les murs et soulevant (faisant sauter) les plafonds.

Il faut donc mettre la cartouche de dynamite en contact avec l’objet sur lequel on veut agir ; soit en la posant dessus, soit en la suspendant contre au moyen d’une petite ficelle et d’une boule de mastic ou de cire molle. Puis on allume et on s’éloigne tranquillement.

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6 commentaires pour “La nitro et la dynamite de l’Indicateur Anarchiste”

  1. aslan dit :

    vs etes des dingues de laisser sa sur le net si un fou tomber dessus vs seriez responsable de ce qui arriverais

  2. JMD dit :

    Cher Aslan,
    Votre rhétorique est finalement assez pauvre et banale. Je n’oserai même pas la commenter. Vous remarquerez que je viens de supprimer votre second propos. Le but de ce blog et des commentaires assortis n’est pas forcément d’être ordurier. Ce que vous faites dans le commentaire supprimé. Maintenant, je vous rappelle que ce que vous dites à propos de l’Indicateur Anarchiste nous semble ici mal venu. Il s’agit dans ce blog d’analyser une source historique fondamentale. Car elle explique entre autre l’histoire, ou une partie de celle-ci, du mouvement libertaire. Elargissons alors notre propos : Nous diffusons une source. D’autres peuvent y voir une manière de prosélytisme (Ca veut dire essayer de convaincre). Ce n’est pas notre affaire. Nous aurions aimé que vous tenassiez ce genre de propos en revanche à tous ceux et celles qui ont envoyé, envoie et enverront des centaines, des milliers, des millions de personnes se faire trouer la peau au nom d’une hypocrite et fallacieuse notion de patrie, de religion, de propriété privée, etc…. de crever de faim, de soif, de maladie, d’épuisement, parce que votre soi-disante et aveugle honnêteté vous empêche de discerner les rapports humains et autorise depuis des millénaires l’exploitation des plus faibles. C’est à dire ceux qui ne possèdent rien. Je ne parle même pas de votre espèce de manichéisme absurde sous-tendu parce que vous affirmez. Balayez devant votre porte avant de vous occuper de celle des autres. Peut-être, nous osons l’espérer que vous y verrez finalement la fausse innocence de vos propos mal intentionnés. Et surtout, surtout, éviter ce genre de discusion de bas, très bas étage. Si nous vous répondons, c’est d’abord parce que cela nous amuse de le faire. Ne vous croyez pas obligé de nous répondre. Nous vous refuserions l’accès à ce blog. A bon entendeur.
    JMD

  3. inconnu dit :

    cela reste quand meme dangereux d’ouvrir ce site au grand public etant donner la dangereusitée de la nitroglycerine … mai bons apres tout tout le monde peut faire ce q’uil veut ou il veut alors esperont que ce blog ne tombera pas entre de mauvaises mains …

  4. JMD dit :

    Cher inconnu,
    Je vois que tu n’as pas suffisamment visité ce blog. Je t’invite à le faire. Peut-être alors comprendras-tu la démarche historique qui est la notre. Le reste, c’est à dire, l’aspect politique du fait, pour ne pas dire de la propagande par le fait, constitue une autre point de vue. Maintenant en quoi il y a danger de dire ce qui fut, ce qui est et ce qui sera. En l’occurence, ici, ce qui a été. Nous avons décidé de diffuser cet opuscule qui date de 1890 car il y va de la compréhension de phénomènes historiques et politiques. Y-a-t-il danger par exemple à lire le Figaro Magazine ???? La remarque peut te sembler stupide mais pourtant nous pouvons lire dans ce torch… nombre de propos extrèmement dangereux, et certainement plus que ceux développés dans l’Indicateur, pour la santé mentale d’une population.
    Bien à toi
    JMD

  5. Patrick STUART dit :

    Bonjour,
    je suis resté stupéfait d’enfin trouver un site abordant un fait d’importance dans sa pure réalité loin de toute langue de bois et en parfaite objectivité. La tendance actuelle au puritanisme hypocrite et à la doxocratie (légiférer pour le “bien” et la “préservation” de l’individu) ne fait que diaboliser et refuser la réalité des fait. Trop souvent l’histoire officialisée a été manipulée à fin politique. chercher la réalité des fait ne veux pas dire accepter ou promouvoir. J’en veux pour preuve tout fait touchant le 3ème reich. Je ne suis en rien un admirateur du nazisme, bien au contraire, ma famille en a malheureusement souffert, mais il est impossible de ne pas remarquer, par exemple, l’incryoable sens de la communication et la force des spectacles proposés lors des manifestations publiques à l’apogée de cette période. remarquer et exposer ne veux pas dire promouvoir et admirer. notre société a perdu le sens de la recherche et de la réalité historique. on acceptera de savoir que le “masque de fer” qui n’en porta jamais n’était qu’un “valet” (d’un rang différent du valet de ferme), nouvelle thèse officielle…
    mais il reste difficile voire impossible d’aborder des sujets comme la torture, le cannibalisme de certains clans celtes ou le fait que le peuple africain n’a pas été le seul peuple en esclavage: on refuse de voir que des individus vendaient leur congénères sans le moindre état d’âme: ils étaient noir africain; combien d’européens sont morts sur les galères barbaresques musulmanes, j’en passe et des meilleures. mais il est impossible d’évoquer ces fait sans être taxé de racisme, xénophobie ou autre forme d’ostracisme. mais je persiste et signe. je travaille dans le domaine du spectacle et essaye résolument de faire oeuvre de réalité, l’humour aide souvent… vous n’imaginez pas comme il est dur de faire comprendre que la “Gaule” n’a jamais existé ou que les vikings ne portaient pas de casques à cornes alors pour les reste…
    trés amicalement continuez, merci.
    patrick STUART

  6. JMD dit :

    Merci pour ton compliment. L’histoire est interprétation de faits. Mais il y a des faits que l’on ne peut nier. C’est toute la différence entre révisionnisme et négationnisme. C’est Vidal Naquet qui disait, je crois, dans “un Eichmann de papier” à moins que ce ne soit dans “Les assassins de la mémoire” que nous sommes tous des révisionnistes. De là les multiples interprétations, dont celles officielles, sur tel ou tel fait, évènement ou autre. Maintenant, le but de ce blog est de diffuser des sources pour replacer un homme dans un contexte plus vaste. Bref on ne peut comprendre Alexandre Jacob si on ne met pas en avant l’anarchiste qu’il fut. De là la mise en ligne sur ce blog de l’Indicateur Anarchiste, dont on ne sait finalement pas grand chose. Dans l’absolu on peut même envisager un manip policière. Le préfet Andrieux en a fait de belles à ce sujet. NOte encore la position plus qu’ambigue de nombre d’historiens vis à vis de l’illégalisme et de la propagande par le fait considérés comme autant d’actes politiques. Tout se passe comme si parce qu’il y a violence et illégalité, on sort du champ politique, ce qui constitue une erreur fondamentale. Je change de sujet. Bien évidemment les ethnies africaines ne furent pas les seules soumises à l’esclavage, les Européens enchaînèrent aussi les Indiens mais tu ne peux nier que le nombre de “blancs” d’Europe fut largement minoritaire au regard d’un phénomène qui a vidé certains espaces africains de sa population. Je ne sais donc si ton exemple sur l’esclavage dans les galères barbaresques est réellement pertinent.
    Bien à toi
    JMD

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